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Lorsque paraît ce disque, les Deep Purple sont au creux de la vague. Un début de carrière sans intérêt, des changements de personnel, une atroce tentative de fusion rock / musique symphonique (« Concerto for group and orchestra ») ; bref ils n’intéressent personne.
Et contre toute attente, ils vont sortir un des disques les plus importants de toute l’histoire du rock, un disque qui à lui seul invente et définit un genre (en l’occurrence le hard-rock), tant musicalement qu’esthétiquement (tout les clichés qui vont avec la musique : look crasseux, cheveux longs, bière, gonzesses faciles, …). Les disques qui ont réussi cette performance se comptent sur les doigts d’une main (« Nevermind the bollocks » des Pistols pour le punk, « Nevermind » de Nirvana pour le grunge, « Catch a fire » de Marley pour le reggae).
On trouve dans « In rock » une agressivité, une sauvagerie, une violence, une rage que Deep Purple ne retrouvera plus. Tout ce que le hard-rock a développé depuis plus de trente ans est là : la virtuosité instrumentale (les solos de guitare, d’orgue, de batterie et leurs mélanges), le guitar-hero (le ténébreux Ritchie Blackmore), le chanteur – hurleur (Ian Gillan), … Le tout au service d’une musique novatrice (on trouvait dans celle de Led Zeppelin l’autre pilier du genre des racines bluesy et rock’n’roll), sans référence au passé : tout est ici inouï, au sens littéral du terme.
Parmi tous les morceaux dont aucun n’est à jeter se détache l’épique « Child in time », porté par une performance vocale exceptionnelle de Gillan.
11 commentaire| 44 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
En matière de hard rock, nous avons affaire à l'un des plus grands groupes de tous les temps. En effet, Deep Purple est une figure inamovible de ce genre musical et In Rock (son quatrième disque sorti en 1970) l'a incontestablement aidé à avoir cette reconnaissance. In Rock est le quatrième opus du groupe de Gillan, Blackmore, Lord, Glover et Paice. Et un monstre du hard rock. Leur place, comme en atteste la pochette, est sur le Mont Rushmore. Ni plus, ni moins. Pourtant, ils sont au creux de la vague, les gaillards. La pochette, un tantinet prétentieuse, les met au même niveau que les Présidents des States qui se sont succédé dans l'histoire des Etats-Unis. Ces fortes personnalités se voient comme les Présidents du rock. A leur manière, ils vont marquer aussi l'histoire, mais celle du rock, celle qui nous intéresse. Pour ce faire, Deep Purple va donner le jour à un album intense, novateur et original, puissant et plein de finesse, un album fondateur du rock des seventies dans lequel les grands moments se succèdent : le furissimo Speed King (quel riff assassin et quelle voix ce Ian Gillan), Bloodsucker, plus lent mais tout aussi égal, l'extraordinairissimo Flight Of The Rat, Hard Lovin' Man lourd mais puissant en phase terminale. Et puis il y a cet épique et anthologique Child In Time, 10 minutes, calme dans ses couplets et déchaîné dans ses refrains, aux mélodies vocales géniales, au solo de guitare énormissimo. C'est le titre qui porte l'album à bout de bras et une pièce angulaire de la musique rock, un titre gigantesque qui fera de In Rock un album référence du genre et qui ouvrira les portes de la notoriété mondiale à Deep Purple (5 virtuoses) pour l'éternité.
22 commentaires| 16 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Peu d'albums, au fond, justifient à chaque écoute que l'on pense au mot "chef-d'oeuvre". Peu d'albums filent le frisson à chaque fois. Peu d'albums ne vieillissent absolument pas. Peu d'albums n'ont pas de morceaux un peu plus faibles ou un peu moins réussis. Peu d'albums réunissent autant de louanges unanimes. "Deep Purple in rock" est de ceux-là...

C'est vrai, il y a aussi l'effet souvenir : j'étais ado dans les années 70... et Deep Purple était ma première vraie "expérience rock" (les Stones, à côté, ça me semblait bien plat...). N'empêche. J'ai fait découvrir cet album, récemment, à un petit gars de 16 ans, féru de guitare et de Led Zeppelin. Curieusement il ne connaissait pas "in rock" : il ne s'en est pas encore remis... Totalement subjugué.

Pourt décrire la musique de Deep Purple sur cet album, on peut se référer aux excellentes critiques ci-après... Rien à ajouter. Si on a tous envie de dire la même chose, pour une fois, parler par exemple de cet incroyable mélange de force et douceur, de speed et de breaks, d'influences classiques et de hard-rock vibrant, ce n'est pas anodin...

Non, décidément, je n'en ai pas beaucoup comme ça, d'albums dans ma CDthèque, qui soient à ce point "incontournables"...
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Nous sommes en 2010, et les jeunes de 15-25 ans (à part quelque uns) n'ont jamais entendue parler de ce fabuleux groupe qu'était " Deep Purple".
Je connais une fille de 20 ans qui ne connait même pas Les Beatles.
Pour en revenir à Deep Purple in rock, c'est une pure merveille.
Ecoutez Child In Time, Speed King, ou encore Flight Of The Rat et vous comprendrez que ce groupe avec Ritchie Blackmore, Jon Lord, Ian Peace, Ian Gillan et Roger Glover n'avait rien à envier à Led Zep qui était un super-méga Groupe.
Bien que l'ayant racheté en CD, je me rappelerai la pochette du vinyle toute ma vie.
En effet jusqu'en 1988-1990 (Début des CD), acheter un 33 tours avec sa grande pochette était une merveille et un objet précieux.
Deep Purple comme Led Zep, les Stones ou Les Beatles n'ont été pour moi que des vinyles.
Ecoutez Deep Purple.
Celui là ou "Machine Head" ainsi que "Fireball" ou le fabuleux live "Made in Japan".
Long live rock.
99 commentaires| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Quatrième album de Deep Purple sorti en 1970, c'est aussi le premier du fameux Mark II line up composé de Ian Gillan (voix), Ian Paice (batterie), Roger Glover (bass), Jon Lord (claivers) and Ritchie Blackmore (guitare), qui va aussi sortir par la suite les albums Fireball et Machine Head. Autant dire que c'est la grande époque de Deep Purple qui s'ouvre avec cet album. In Rock marque aussi un tournant dans le style musical de Deep Purple, car il constitue le réponse Blackmore à l'influence classique et l'orientation groupe avec orchestre développée sur les albums précédents. En 1970, Blackmore veut faire du rock ! In Rock devient avec Led Zeppelin II de Led Zeppelin (1970) et Paranoid de Back Sabbath (1970) , l'une des trois pierres angulaires d'un manifeste musical sur lequel un nouveau courant va naître : le Heavy Metal. Trois albums absolument indispensables pour les amateurs de rock et de metal, donc.
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le 15 mars 2003
Véritable bombe médiatique dans les charts anglais lors de sa sortie au début de 1970, cet album est un tournant dans la carrière du groupe, mais également dans l'histoire de la musique anglo-saxonne. Ce qui en fait, à ce titre, et à bien d'autres, un CD de légende et de référence pour tous les esthètes du rock : Le riff hyper puissant de "SPEED KING" avec les hurlements de possédé de GILLAN ( ce qui en surpris plus d'un à l'époque) ; le crescendo d'un douce mélopée de "CHILD IN TIME" couplé à des vocalises déchirantes ; le fameux single "BLACK NIGHT" et sa rythmique infernale. L'intérêt de cette version remastérisée, outre son livret sur la génèse de l'album, c'est de nous offrir quelques out takes comme ce "CRY FREE" très flower power'70 ou bien encore cet instrumental jouissif "JAM STEW", ou une version piano de "SPEED KING" qui ne démérite pas. Pour tous les fans, et les autres, à posséder en complément de la galette vynil originale.
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le 11 juin 2002
Je pense que le commentaire fait par Serge au-dessus résume parfaitement la qualité de l'album. Aussi pourrais-je souscrire à chaque mot.
Ce groupe est un des plus grands groupes de Rock des années 70, peut-être de maintenant aussi. Comme son nom l'indique à juste titre, cet album est ancré solidement dans le Rock, le pur, le vrai, et je dirais même plus que c'est une de ses principales racines. En effet, la parution de cet album tourne une nouvelle page : celle du bon rock, et laisse entrevoir celle qui sera plus tard le Hard Rock.
De part le son (caractéristique de Deep Purple d'ailleurs) déjà, qui déchire tout : mélange de basse, guitare, orgue. Comment résister au charme de "Speed King" avec son son surpuissant, sa voix accrocheuse et son question-réponse orgue/guitare? Comment ne pas être scié à l'écoute de "Child In time" : sa superbe intro, son chant transcendant, son long solo de guitare, et à sa fin apocalyptique?
En résumé, cet album est totalement inovant, de part son son, ses idées et sa philosophie, et est haut la main le meilleur album studio du groupe qui a hissé celui-ci jusqu'au Panthéon du Rock.
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le 8 février 2006
"In rock" porte bien son nom, car avec cet album, les Deep passent de l'état de petit groupe psyché très doué à celui de combo génialissime. C'est violent, brut, purement novateur pour l'époque. "Child in time" fait encore résonner son gigantisme dans nos têtes, "Speed King" inflige toujours la même baffe magistrale. Le reste suit le même mouvement. Avec cette "25th anniversary edition", les Deep nous offrent en plus des prolongations dantesques. On entre dans l'intimité du groupe, en plein studio. "In rock", pas de doute, car ces notes là restent gravées dans la pierre pour la nuit des temps... Deep Purple invente le heavy et ça fait mal !!!!
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Tous les commentaires sur ce site sont unanimes : "In Rock" est un chef d'oeuvre de la pop musique, et certainement l'album le plus important de l'histoire du hard rock. C'est un cataclysme métallique de 43 minutes, avec une première explosion atomique ("Speed King"), et les 10 minutes phénomènales de "Child in time" dont les vocalises ne cesseront à jamais de nous chatouiller la george. J'ai une grosse faiblesse pour "Flight of the rat" et la transition entre le solo d'orgue et de guitare, qui me file des frissons à chaque fois (le meilleur passage de l'album ?), ainsi que "Hard lovin' man", deux titres moins repris sur scène par le groupe.

Mais la question que je pose est celle-ci : comment font-ils ? Comment Deep Purple a opéré cette métamorphose entre le groupe de rythme'n'blues psychédélique, ingénieux, lyrique, et gentillet (voir les trois albums précédants "In Rock") et ce magma, cette fusion, cet électro choc binaire ? Je ne me l'explique toujours pas. Chez Led Zep, il y a une cohérence entre les albums, une évolution musicale lisible. Avec "Deep Purple in Rock" c'est la rupture totale, et la naissance d'un nouveau genre musical, le hard rock ultra speedé et virtuose. Cela tient sans doute à l'arrivée de Ian Gillan au micro (voir l'interprétation originale de "Mandrake root" et ce que Gillan en fait après 70 !) mais les deux solistes Blackmore et Lord, étaient là depuis le début... Mystère... En tout cas, pour ceux (il y en a encore ?) qui ne connaissent pas "In Rock", plongez-vous dans cette débauche de décibels, de riff rageurs, de claviers survitaminé, de hurlements de bête, et vous remarquerez au passage, que Deep Purple "the loudest band in the world" écrivait avant tout de remarquables chansons !
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le 14 novembre 2004
Je me souviens de cet après-midi enneigé, lorsque j'avais 17 ans. A l'époque j'écoutais surout du punk, pour la puissance et la sauvagerie, et voilà qu'un ami me rit au nez et me propose d'écouter un disque qui, selon lui, dépasse tout ce que j'ai pu imaginer jusque là. Et c'est parti pour l'intro de Speed King : la claque ! Le mur du son dans la figure. Ce fut, je pense, une des révélations musicales qui m'ouvrit les portes du rock, du hard-rock et de tout le reste (même de la drum and bass, de l'électro, de tout !). Ce mélange de puissance et de finesse, de gros son et de subtilité est imparable. Les duos clavier-guitare sont divins (la grande époque Lord-Blackmore) et le solo de guitare de Child in Time est... comment dire ? IMMENSE !
Cet album a contribué à modifier le rock, à en faire une musique en perpétuelle mutation. On ne peut sous-estimer son influence sur tout ce qui s'est fait ensuite.
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