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Les traits qui débutent le 13e quatuor, joués prestement, m'avaient fait penser à pas mal de quatuors de la nouvelle génération, au jeu tendu, sans beaucoup de respiration, et à la virtuosité affichée, si du moins ils en ont les moyens, mais qui ne vont pas loin dans l'intériorité et risquent d'être froids. La suite m'a rassuré sur ces points.

Les deux violonistes du Quatuor Pavel Haas sont des femmes et les cordes graves sont confiées à des hommes, ce qui n'est d'ailleurs pas en contradiction avec les réalités biologiques de la voix. Les violonistes ont souvent un jeu pas très intense au point de vue sonore, mais plein de fluidité et de grâce, le violoncelliste se faisant remarquer par sa netteté rythmique et une santé robuste et même joviale, si la musique le permet. Chaque instrumentiste semble avoir comme une autonomie qui ne nuit pas à l'unité de l'ensemble : certains contrechants, qui pourtant arrivent au moment voulu, donnent parfois l'illusion d'une improvisation; c'est le véritable esprit de la musique de chambre. Le jeu des Pavel Haas n'est pas trahi par la prise de son très transparente, étagée et équilibrée, qui met en valeur leur beauté instrumentale. Par ailleurs, le son n'a pas été poussé, au contraire de l'usage de certaines maisons de disques, ce qui n'est pas plus mal pour la sonorité et ne demande qu'à user de la molette du potentiomètre.

Dès le premier mouvement du 13e quatuor, par lequel le disque commence, on s'aperçoit que les Pavel Haas sont plus proches de la liberté et de la créativité des Vlach (première formation) Bagatelles que de la rigueur disciplinée et très sobre du Quatuor de Prague Dvorak : Les quatuors à cordes. L'Adagio ma non troppo est traité avec chaleur, ce qui rapproche toujours des Vlach, mais aussi avec beaucoup de légèreté, due aux violons. Les moments de quasi-silence et ceux qui encadrent les pauses donnent un sentiment de mystère et d'attente. Le Scherzo a quelque chose de volontaire, les deux trios sont réussis et poétiques, sans atteindre tout de même ce qu'avaient réussi les Vlach.

Grâce aux violons notamment, la joliesse du premier mouvement est bien rendue et les cordes graves contribuent efficacement à la réussite des jeux rythmiques. Le Lento n'est pas très lent (comme d'ailleurs l'Adagio du 13e Quatuor), mais ça fonctionne; il devient vite très poétique en évoquant quelque lointain. Les Pavel Haas donnent une grande netteté rythmique au Molto vivace, mais aussi le sentiment d'un au-delà des notes. Le Finale bénéficie de la même perfection rythmique que les autres mouvements, mais aussi de la douceur charmeuse du premier violon. On a donc deux quatuors joués avec une maîtrise et une beauté instrumentales des plus accomplies, mais aussi avec une liberté, une intériorité et une chaleur qu'on trouve rarement à ce degré.
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Composés à un peu plus de deux années d'intervalle par Antonin Dvorák, les deux Quatuors à cordes qui illustrent fièrement cet enregistrement sont à classer parmi les plus belles pages du compositeur tchèque. Dépassant les contraintes de cohésion et d'harmonie habituellement liées à l'interprétation de la musique de chambre, les Pavel Haas affichent une entente parfaite, aussi bien dans la technique de quatuor que dans son rayonnement musical. Dépourvus de toute raideur, l'exaltation, le lyrisme, la tension sous-jacente et la rythmique souple et bondissante qui caractérisent la musique de Dvorák ne pouvaient espérer trouver de meilleurs ambassadeurs. Les trajectoires conquérantes et les espaces de liberté du Quatuor n° 12 - dit « Américain » - sont joués avec une concentration et une sincérité qui n'ont d'égale que la simplicité mélodique de l'œuvre. Ainsi, rarement cette musique nous aura parlé avec autant d'émotion dans la voix, et c'est avec un nœud dans la gorge que l'on écoute son Lento, tant la mélancolie et la nostalgie qui s'en dégagent sont poignantes. Confronté à cet indéboulonnable chef-d'œuvre, le Quatuor n° 13 ne manque ni d'allure ni de passion. D'un climat et d'un esprit très différent, il dénote l'inspiration et la prodigieuse vitalité de l'écriture de Dvorák. À travers cette partition, c'est toute l'âme slave qui s'exprime, et à travers l'interprétation des Pavel Haas, l'âme des plus illustres ensembles tchèques. Alors que nous avons affaire à une musique à l'écriture parfaitement ordonnée, placée sous le contrôle de leurs quatre archets elle s'exprime avec un sentiment de grande indépendance. Toutefois, contrairement à « l'Américain », plusieurs écoutes sont nécessaires pour l'apprécier pleinement. Moins immédiat donc, les plaisirs vers lesquels ils nous conduisent sont pourtant d'une beauté comparable. Assister à une telle adéquation entre un compositeur et ses interprètes est toujours un réel bonheur. Reproduit par une prise de son aux contours amples et aux timbres chaleureux, le jeu des musiciens offre toute la mesure d'une musique qui va droit au cœur. Un témoignage irrésistible et prioritaire de la musique d'Europe centrale.
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