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Ivan Fischer ne m'a apporté que du bonheur lors des concerts auxquels j'ai pu assister ces dernières années salle Pleyel, avec SON orchestre du Festival de Budapest qu'il a créé en 1983 et dont il est toujours le directeur. Deux temps forts : une 4ème symphonie de Mahler et une 7ème de Bruckner inspirées et sans pathos...

Dans le corpus symphonique de Beethoven, la symphonie "pastorale" porte bien son nom et présente deux singularités. Tout d'abord, son plan ne respecte pas à  la lettre celui d'une symphonie classique en quatre mouvements, plan rencontré chez Haydn, Mozart et Beethoven lui-même. Non, il y a cinq mouvements. Ensuite, chaque mouvement, en plus d'une indication de tempo habituelle, a reçu un sous-titre définissant les intentions descriptives et émotionnelles voulues par le compositeur face au spectacle de la nature : "Scène au bord du ruisseau", "Orage et tempête", etc. ça a ne vous rappelle rien ? Si bien sûr, les quatre saisons de Vivaldi où pour chacun des douze passages constituant les quatre concertos, le compositeur proposait un programme détaillé.
Beethoven poursuit sa construction de l'univers romantique : la 3ème symphonie et l'héroïsme, la 5ème et ses interrogations tragiques et philosophiques, et enfin cette 6ème qui se veut une communion musicale avec la nature et les paysans. Berlioz parlera de paysage musical en comparaison avec l'art pictural qui commence lui aussi à évoluer vers le naturalisme. On note que la "Scène au champs" de la Symphonie Fantastique s'inspire en droite ligne du climat de la "Scène au bord du ruisseau". Berlioz apportant un dramatisme là  où Beethoven optait pour une poésie bucolique.

Anecdote : composée en 1803-1805, l'ouvrage est créé en 1808 à  Vienne lors d'un concert fleuve de quatre heures comportant également la 5ème symphonie, le 4ème concerto pour piano, la fantaisie Chorale, de larges extraits de la messe en Ut... Hélas, un véritable fiasco pour des musiciens encore mal formés à  l'exécution d’œuvres aussi ambitieuses et un public trop familier des simples divertissements. On se les gèle dans la salle en ce 22 décembre, et il n'y a eu qu'une seule répétition assurée par un Beethoven furieux de tant de négligences. Un rendez-vous historique manqué, pour le moins...

1 - Allegro (éveil d'impression agréable en arrivant à  la campagne) : Les cordes entonnent un chant paysan populaire en bohème à  l'époque. Le hautbois puis les autres bois annoncent un autre thème plus énergique qui, souligné par le groupe des cordes, sera répété plusieurs fois avec moult variations de son orchestration. Cette écriture suggère un Beethoven bonhomme marchant sur un chemin sous les ramures. Une écoute inattentive ferait penser à  de la musique répétitive contemporaine, mais la richesse des variations et la débauche de couleurs sont totalement charmeuses. Ivan Fischer adopte un tempo moyen, fait briller chaque instrument de son bel orchestre. Il est fréquent que les symphonies de Beethoven souffrent d'une épaisseur des timbres due à  une prépondérance du jeu des cordes bien plus nombreuses qu'à  l'époque classique. Dans cette interprétation, pas de tutti pathétique hors de propos. On se laisse baigner dans une allègre poésie, dans les dialogues pittoresque des bois, notamment dans la coda avec ce passage si difficile des clarinettes. Lumière et brise orchestrales distinguent cette grande interprétation moderne... à  ce stade de l'écoute.
2 - Andante molto mosso (Scène au bord du ruisseau) : Une douce ondulation aux cordes nous entraînent près d'un petit cours d'eau. Clarinette et bassons apportent une lumière diffuse dans un pré où le promeneur s'est allongé, peut-être pour une petite sieste rêveuse... Ivan Fischer prend son temps fait chanter avec sensualité les cordes dans le développement. (J'ai connu une amie qui discernait une forme d'érotisme latent dans cette musique !) Frémissement des cordes et mélodies lyriques des bois se lovent lascivement... en effet. Ivan Fischer articule avec génie cette page tout en contraste. Son phrasé se modernise (élève d'Harnoncourt), tourne le dos au romantisme parfois épais des décennies précédentes. Le chef développe chaque détail, détache chaque note des bois aux rôles si essentiels dans cette scène vespérale. Beethoven joue à  l'oiseleur avec la flûte et d'autres bois dans la conclusion. Magique.

3 - Allegro (Danse joyeuse des paysans) : Après une introduction staccato des cordes Beethoven nous entraînent dans une danse populaire énergique dans laquelle domine un extraordinaire et joyeux papotage des flûtes, hautbois et bassons, le tout coloré d'une mélodie chantante des cors (Merveilleux orchestre de Budapest). Cette partie chorégraphique est répétée deux fois et se conclut sur des tressaillements angoissants des contrebasses qui marquent l'approche de l'orage ; les trois derniers mouvements sont enchaînés sans transition.

4 - Allegro (Orage et tempête) : Beethoven déchaîne les éléments, zèbre l'orchestre de coups de foudres et de tonnerre aux cuivres et aux timbales. Mais là  où son génie s'exprime, c'est dans le naturel de cet orage estival. Point de déchirement wagnérien, quelques éclairs et rafales de vents, un petit orage pour animer une symphonie. L'homme se voit confronter aux éléments dans ce passage aux dissonances inquiétantes, aux sifflements stridents du piccolo... Le réalisme du discours nous projette dans les futurs poèmes symphoniques du milieu du XIXème siècle. Le calme revient...

5 - Allegretto (Chant des bergers. Sentiments joyeux et de reconnaissance après l'orage) : Quelque gazouillis d'oiseaux, de très lointains grondements marquent la fin de l'orage et le passage à  un ultime mouvement moins descriptif, plus spirituel, un chant de reconnaissance des bergers et paysans. Ivan Fischer met bien en avant le court solo de violon qui annonce le thème central de ce mouvement d'une durée comparable à  l'allegro initial et à  l'andante. Une fois de plus, Ivan Fischer joue la bonne carte interprétative : pas de précipitation, plutôt une prière qu'un hymne survolté. Cette apparente lenteur rappelle qu'il s'agit bien d'un allegretto (pas un allegro) et permet d'apprécier ainsi les innombrables variations apportées par le compositeur. L’œuvre, dans cette interprétation se termine dans une douceur onirique, une infinie délicatesse champêtre.

La 4Ã'me symphonie est du même intérêt.

Extrait d'un article paru dans le Deblocnot (voir profil)
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Trop souvent, on se plaît à attribuer les meilleures interprétations des symphonies de Beethoven à des orchestres mythiques publiés par des majors, alors que le disque nous propose régulièrement des alternatives tout aussi séduisantes. En voici une preuve parmi les plus convaincantes qui soient. Captée avec beaucoup de réalisme dans la nef du Palais des Arts de Budapest - un temple musical qui brille manifestement davantage par son acoustique que par son esthétique -, l'interprétation de ces deux symphonies résonne sans complexe au regard de ses plus illustres devancières, par exemple celles de Karajan (1977) et celles d'Abbado (1999-2000) - toutes les deux chez Deutsche Grammophon. D'une approche assez conventionnelle, dans le sens qu'elle s'applique à reproduire la musique plutôt qu'elle cherche à la modeler, la lecture d'Iván Fischer s'avère passionnante. Disposant d'un orchestre à l'aise dans tous les types de situation, le chef exploite au mieux sa pâte sonore et sa réceptivité, ceci dans une ambiance studieuse, mais sereine. Ainsi, dans le deuxième mouvement, l'Adagio de la Quatrième Symphonie - une œuvre quelque peu sous-estimée -, il sait, en quelques mesures seulement, grâce à sa conception du développement, établir un climat d'intériorité et le maintenir sans relâche. Sans trop de mordant, mais avec juste ce qu'il faut de pugnacité, sa lecture met en lumière ce qui donne à l'œuvre son caractère, à savoir sa vitalité, sa paisibilité et sa fraîcheur. De plus, que pourrions-nous espérer de plus « pastoral » pour la Sixième Symphonie, tant les thèmes qu'elle aborde sont ici évocateurs ? La pertinence musicale des phalanges hongroises débouche en permanence sur des phrasés aux contours bien dessinés. Là encore, le deuxième mouvement Andante molto moto, (Scène au bord du ruisseau) est très évocateur. En agissant subtilement sur les variations de tempos, la musique de Beethoven n'en est que plus vivante, plus essentielle. Dans les deux mouvements suivants, Allegro (Joyeuse assemblée de paysans et Tonnerre - Orage), jamais les rythmes ne deviennent mécaniques ni le ton agressif. Non, tout est dosé et sonne à merveille, à tel point que l'on se demande ce que l'on pourrait espérer que ce disque ne nous offre déjà. Entre le rêve et l'ivresse, moitié apollinien, moitié dionysien, voilà un Beethoven comme j'aime me l'imaginer.
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le 10 mars 2011
Interprétation exemplaire de ces symphonies, bien que certains mouvements en soient à mon gré exagérément accélérés.
Orchestre lumineux.
Le tout bien capté.
Des versions à avoir.
M.R.
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le 10 juillet 2015
Très belle version pleine des belles couleurs de ce grand orchestre , mention spéciale pour la pastorale très poétiquement jouée ici , une grande version moderne de ces deux symphonies .
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