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"O terra addio, addio valle di pianti... Sogno di gaudio que in dolo svani... A noi si schiude il ciel, et l'alme erranti volano al raggio dell'eterno di".
(Ô terre adieu, adieu vallée de pleurs... rêve de bonheur qui s'est dissipé dans la douleur... le ciel s'ouvre à nous, et nos âmes errantes s'envolent vers la lumière de l'éternité).
C'est sur ces mots écrits par Verdi lui-même que Radamès et Aïda, ensevelis vivants, scellent dans la mort leur union immortelle, leur chant est pur, suave, élégiaque, serein, la spiritualité et l'érotisme s'y fondent, chant frôlé par un orchestre arachnéen, cependant qu'Amnéris, jalouse repentie et désespérée, implore la paix, le rideau tombe sur un souffle lent, pianissimo.
Cette fin admirable d'Aïda dit à elle seule les contresens et les malentendus dont un chef d'œuvre fut et est encore l'objet.
Chef d'œuvre paradoxal, certes, puisqu'il expose le drame intime vécu par trois êtres enfermés dans la passion sur le théâtre d'apparat et d'apparences de la vie publique, la guerre, le vacarme, le gigantisme vertigineux d'un décor vertical où se dressent portiques, colonnes, palmiers, les héros sont calfeutrés dans leur histoire.
L'horizontalité, c'est le Nil et c'est aux abords du Nil que le drame se cristallise, de duo splendide en duo splendide, Amonasro et Aïda, Aïda et Radamès, Radamès et Amnéris, il atteint son acmé dans la sublime scène du jugement de Radamès et il se dénoue dans le tombeau nuptial des amants.
Victime du succès planétaire des trompettes du triomphe et de la grandeur ostentatoire du deuxième acte qui en font une oeuvre populaire, Aïda est pourtant une œuvre intimiste, sa puissance lyrique se déploie dans le clair-obscur d'une inspiration subtile et poétique.
Verdi a lui-même ironisé sur le luxe de moyens "grand opéra" réunis dans Aïda, ce qu'il a nommé "tutto il bataclan" (en français dans le texte) !, mais il a été peiné par les contresens et les malentendus qui sont hélas encore prospères aujourd'hui, avec un exemple caricatural de notre temps, après les arènes antiques : le Stade de France n'est pas une scène pour Aïda.
Mais il y a cette version discographique, une version indispensable, sans égale, "la" version.
Un commentateur a très bien parlé avant moi de la direction de Sir Georg Solti, je n'ajoute rien.
Quant aux trois chanteurs héros, on tient là la distribution idéale, tous trois sont à la même altitude, c'est si rare.
Léontyne Price est la plus grande Aïda d'après guerre, elle "occupera" ce rôle pendant quelque trente ans, rôle somptueux pour une cantatrice somptueuse, et dans ce disque, son Aïda est un miracle de beauté sonore et d'intelligence musicale, un pur miracle.
Rita Gorr, fabuleuse mezzo-soprano, nous donne une Amnéris anthologique, gloire du timbre, onctuosité du legato, autorité princière, son extraordinaire incarnation culmine dans la scène du jugement qu'elle clôt par un fulgurant anathème jeté sur le roi et les prêtres après l'arrêt de mort prononcé contre Radamès, d'une beauté pétrifiante.
Le Radamès de Jon Vickers... que dire de cet artiste lyrique immense qui parvient à insuffler une dimension tragique à un héros dont le caractère est pourtant conventionnel, qu'il s'agisse du guerrier adulé ou de l'amoureux persécuté.
Ténor héroïque exemplaire de vaillance mais jamais monolithique, Jon Vickers donne à Radamès une envergure et une aura bouleversantes d'humanité déchirée, entendre Jon Vickers refuser la vie sauve offerte à Radamès par Amnéris à condition qu'il renonce à Aïda qu'il croyait morte mais dont il apprend alors qu'elle est vivante, est un moment qui suspend le vol du temps.
Ovation.
66 commentaires| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Voila sans doute parmi d'autres très bonnes versions de cet célébrissime mais paradoxalement mal connu opéra de Verdi, la référence discographique.

Le grand khédive d'Égypte Ismaïl Pacha commanda l'oeuvre lyrique à Giuseppe Verdi pour l'achèvement des travaux du canal de Suez, en 1870.

Mais l'opéra n'étant pas prêt pour l'occasion, il fut interprété pour la première fois lors de l'inauguration du théâtre royal du Caire, le 24 décembre 1871.

L'intrigue se déroule en Égypte antique, à Memphis et à Thèbes. C'est l'histoire d'une esclave éthiopienne, Aïda, vivant à la cour de Ramsès III, servant sa fille Amneris.
Toutes les deux sont amoureuses du général égyptien Rhadamès, épris d'Aïda.
Au retour d'une campagne militaire contre les Éthiopien, il ramène comme prisonnier le père de celle-ci, le roi éthiopien Amonastro.
Pour le remercier, Pharaon lui offre sa fille en mariage.
Amonastro obligera le général à trahir le pharaon.
Le complot sera découvert et les deux amants mourront ensemble.

Cet opéra dramatique connaît à l'image de "Roméo et Juliette" un succès sans limite à Vérone, puisque l'on compte aujourd'hui pas moins de 400 représentations de l'oeuvre de Verdi dans la ville.

Aïda reste encore aujourd'hui une oeuvre contemporaine incontournable, les décors les plus grandioses se succédant pour accueillir les diverses représentations : le plateau de Guisèh en 1987 ou le temple de Deir-el-Bahari en 1994 donnèrent au lyrisme une dimension "pharaonique" intemporelle.

Une version de Aida domine la discographie: La présente dirigée par Solti à la tête des choeurs et de l'orchestre de l'Opéra de Rome .

Le plateau vocal réunit les remarquables prestations de :
Jon Vickers, le ténor héroïque le plus demandé des années 1960 avec sa voix particulièrement puissante et aux nuances infinies,

Leontyne Price, la première interprète noire à chanter un grand rôle dans la maison historique de l'opéra italien,

Rita Gorr, l'une des plus grandes mezzo-sopranos de l'histoire,

Georg Solti, pour qui une interprétation passait d'abord par une reproduction aussi proche que possible des intentions du compositeur telles qu'elles sont indiquées dans la partition. L'exactitude, notamment rythmique, était primordiale pour lui.

Son oreille exceptionnelle ainsi que sa connaissance des possibilités de chaque instrument et son sens de l'équilibre de la masse orchestrale font qu'il était particulièrement à l'aise dans les grandes fresques romantiques comme cet opéra à grand spectacle.

Son souci de la précision n'en faisait pas pour autant un musicien froid car il avait une âme profondément lyrique dont il a montré l'étendue dans ses anthologies wagnériennes.

Alors certes l'orchestre de l'opéra de Rome n'est peut être pas aussi inspiré que le chef ou les solistes, certes le son est parfois un peu en limite, mais cette reparution de Aida est une bénédiction pour les amoureux de Verdi, loin des enregistrements ou le peplum prend le pas sur le génie de Verdi et ou les paillettes dissimulent les talents des solistes.

Une superbe acquisition !
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le 18 novembre 2011
La référence de la discographie, à un prix dérisoire... mais sans livret. Chanteurs et direction superlatifs, hors d'atteinte de nos jours.
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Dernier habillage en date de l'Aida de l'équipe SOLTI-PRICE-VICKERS qui passe pour la référence absolue, cette édition sur deux CD d'un enregistrement Decca, longtemps vendu au prix fort et naguère conditionné sur trois CD, permet de revenir sur terre tout en relativisant les propos hyperboliques qui ont, tout récemment, accompagné la sortie de la version PAPPANO-KAUFMANN-HARTEROS.

Le son d'abord... Une grosse claque massive dont l'amélioration ne saute pas aux oreilles si l'on fait la comparaison avec l'édition 3 CD de première génération. Spectaculaire et puissant mais, finalement, peu représentatif de ce que l'on peut entendre dans une salle d'opéra... Du cinéma plus que du théâtre, somme toute, mais c'est aussi ce que l'on vient chercher quand on écoute une version audio. À ceci près que les mêmes ingénieurs Decca avaient fait mieux, en 1959, avec la première version KARAJAN qui me semble moins agressive. Le chef et la beauté de la Philharmonie de Vienne faisant sans doute la différence.

Les deux chanteurs principaux ensuite... Leontyne PRICE, l'Aida générationnelle des années soixante/soixante-dix, entretient une épaisseur légendaire que l'on ne retrouvera pas chez Anja HARTEROS. Jon VICKERS, le Radamès de ceux qui n'ont jamais entendu Franco CORELLI dans les sixties, reste un modèle de contrôle et d'intentions qui a, assurément, inspiré Jonas KAUFMANN dont le métal naturel est nettement plus phonogénique. Je ne veux pas être de parti pris mais, à ce formidable couple PRICE-VICKERS, l'on pourrait tout pareillement préférer le couple dirigé par KARAJAN en 1959 : Renata TEBALDI et Carlo BERGONZI qui, lui aussi, est un maître du contrôle quoiqu'il ne s'essaye pas à la moindre nuance sur le Si bémol final de son air d'entrée. Si cette affaire de "morendo" au final de l'air devait être le juge de paix pour discriminer les Radamès, ils ne seraient pas légion les grands mâles qui, d'Enrico CARUSO (en 1902 seulement) à Jonas KAUFMANN (2013/2015), se seraient bâti un trône solide au plus près du soleil : Helge ROSWAENGE (en 1940), Franco CORELLI (le plus souvent), Jon VICKERS (de temps en temps). À ce compte-là, Jon VICKERS l'emporterait immédiatement sur Carlo BERGONZI. Cependant, la vérité d'un Radamès n'est pas seulement dans 'Celeste Aida', elle est aussi au temple (cf. MARTINELLI avec PINZA), au Nil (cf. LAURI-VOLPI avec RETHBERG) et jusqu'à la tombe... C'est alors que, raffinements contre raffinements, c'est Carlo BERGONZI qui gagnerait ce combat de titans qui, avec KARAJAN, livre un 'Sacerdote, io resto a te' impressionnant venant d'un ténor dont on critique trop souvent la technique de couverture des aigus. Mais je vois que je viens de renouer avec une vieille affaire de ma jeunesse : SOLTI (1962) vs KARAJAN (1959) ; un truc aussi éculé que l'opposition entre les Beatles et les Stones. Cela, alors que souhaitais confronter, sommairement, deux versions dont nombre de passionnés voudraient que l'une (SOLTI) soit la référence du passé quand l'autre (PAPPANO) devienne la référence de l'avenir.

Bilan... SOLTI (Decca 1962) vs PAPPANO (Warner 2015) : je prends les deux et bien d'autres encore... Je songe, par exemple, à trois versions EMI dont je n'ai jamais pu me défaire : METHA 1966 (CORELLI - NILSSON), MUTI 1975 (DOMINGO - CABALLÉ), KARAJAN 1979 (CARRERAS - FRENI).
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le 5 décembre 2014
Léontyne Price est pour moi la plus belle Aïda , et la meilleure Léonora du Trouvère , peu devant une Tebaldi au timbre si pur , Price étant mieux en adéquation avec l'exotisme du sujet . Rita Gorr incarne sa rivale avec une noblesse rarement égalée et Vickers possède le timbre rugueux et l'engagement qui conviennent parfaitement au personnage . Solti emporte l'ensemble pour donner ma version préférée .
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le 29 octobre 2011
Je ne sais pas si la meilleure version d'Aïda, existe, mais celle ci en est une des plus aboutie avec un trio de chanteurs fabuleux qui incarnent leurs rôle à la perfection . Et puis il y a aussi Solti qui mérite aussi notre considération.
Enfin, il y a le prix dérisoire pour tant de beautés
à acheter les yeux fermés !
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le 25 juin 2013
Est-ce le preneur de son qui a mal réglé ses potentiomètres,je trouve que Price et Gorr crient bien fort...et que le son n'est pas excellent.Je me contente de la version Abbado,malgré quelques défauts mineurs,mais d'une atmosphère générale parfaite.
.
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le 12 novembre 2014
Avec le temps... Rien n'y fait. Vickers n'est pas - pour moi - un radamès. La voix manque cruellement d'italianité. Price sera meilleure plus tard aux côtés de Domîngo, Bumbry. Gore est véhémente certes mais n'a pas la beauté de timbre d'une Verrett ou Bumbry voire la sublime Simionato. Solti brille. Sans plus. karajan fera mieux avec Tebaldi, Bergonzi (oooo seigneur quelle voix et quel style) et la royale Simionato. Toujours chez Decca. Et mieux enregistrée.
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