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le 20 février 2012
Ordet (dont la meilleure traduction est "Le Verbe"), chef-d'œuvre archi-célébré de Carl Theodor Dreyer, est un film extraordinaire sur la Foi.

A l'origine Ordet était une pièce de théâtre écrite en 1925 par le dramaturge et pasteur luthérien danois Kaj Munk. Des deux adaptations cinématographiques, on se souvient surtout de celle de Dreyer, Lion d'Or à la Mostra de Venise en 1955.

L'action se passe vers 1925 dans les dunes du Jutland. Morten Borgen, riche paysan luthérien devenu patriarche, a trois fils : Mikkel, l'ainé, qui n'a plus la foi ; Anders, le cadet ; et Johannes, qui se destinait au pastorat et avait entrepris des études en théologie, mais est devenu fou au point de se prendre pour Jésus-Christ revenu sur terre. La maisonnée compte aussi Inger, la femme de Mikkel, enceinte, qui est la compassion même. Tout le monde traite le fou avec patience et commisération ; seules les deux petites filles d'Inger l'écoutent comme un être sensé.

Le jeune Anders est amoureux de la fille du tailleur. Le patriarche commence par rejeter toute idée de mariage, car il abhorre le groupe de fondamentalistes protestants animé par le tailleur. Il change totalement d'avis quand il apprend que son cadet a été éconduit par le père de la jeune fille. L'histoire ne se résume pas à une discorde religieuse entre deux familles, car plusieurs événements viennent tout bouleverser.

Ce film émouvant et merveilleux est de nature à faire réfléchir tout spectateur, athée, chrétien ou autre. Comme le dit Patrick Zeyen "les Hommes ne savent plus croire et ne savent plus voir. Le Christ ou son émanation est parmi eux, et ils ne veulent pas le savoir car ils ont perdu l'innocence". La scène finale échappe au chromo, car chacun demeure libre d'y voir ce qu'il veut, miracle ou sortie d'un état rationnellement explicable.

Il y a aussi de l'humour dans ce film, ainsi quand Morten revire instantanément après avoir appris que le tailleur ne veut pas donner sa fille ; et lorsque le tailleur, digne et rigide, traite subitement Morten de "Sale nanti".

Dreyer place le divin au sein même du quotidien. L'essentiel se passe en intérieur, et les quelques extérieurs évoquent les travaux et les jours. L'image épurée, l'utilisation du noir et blanc et les plans très simples d'apparence confèrent au film un caractère authentique et réaliste. Il y a aussi une maîtrise de l'éclairage, notamment celui des visages, qui évoque la manière de certains peintres flamands.

L'édition mk2 du DVD est d'une qualité très honorable, mais une courte séquence a curieusement échappé au travail de restauration d'image. Le film est en VO, avec la possibilité d'afficher un sous-titrage français. Les bonus sont très intéressants, notamment l'analyse du film par Patrick Zeyen, ainsi que les interviews du chef opérateur Henning Bendtsen, de Birgitte Federspiel (Inger) et Preben Lerdorff Rye (Johannes).
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le 20 février 2012
Ordet (dont la meilleure traduction est "Le Verbe"), chef-d'œuvre archi-célébré de Carl Theodor Dreyer, est un film extraordinaire sur la Foi.

A l'origine Ordet était une pièce de théâtre écrite en 1925 par le dramaturge et pasteur luthérien danois Kaj Munk. Des deux adaptations cinématographiques, on se souvient surtout de celle de Dreyer, Lion d'Or à la Mostra de Venise en 1955.

L'action se passe vers 1925 dans les dunes du Jutland. Morten Borgen, riche paysan luthérien devenu patriarche, a trois fils : Mikkel, l'ainé, qui n'a plus la foi ; Anders, le cadet ; et Johannes, qui se destinait au pastorat et avait entrepris des études en théologie, mais est devenu fou au point de se prendre pour Jésus-Christ revenu sur terre. La maisonnée compte aussi Inger, la femme de Mikkel, enceinte, qui est la compassion même. Tout le monde traite le fou avec patience et commisération ; seules les deux petites filles d'Inger l'écoutent comme un être sensé.

Le jeune Anders est amoureux de la fille du tailleur. Le patriarche commence par rejeter toute idée de mariage, car il abhorre le groupe de fondamentalistes protestants animé par le tailleur. Il change totalement d'avis quand il apprend que son cadet a été éconduit par le père de la jeune fille. L'histoire ne se résume pas à une discorde religieuse entre deux familles, car plusieurs événements viennent tout bouleverser.

Ce film émouvant et merveilleux est de nature à faire réfléchir tout spectateur, athée, chrétien ou autre. Comme le dit Patrick Zeyen "les Hommes ne savent plus croire et ne savent plus voir. Le Christ ou son émanation est parmi eux, et ils ne veulent pas le savoir car ils ont perdu l'innocence". La scène finale échappe au chromo, car chacun demeure libre d'y voir ce qu'il veut, miracle ou sortie d'un état rationnellement explicable.

Il y a aussi de l'humour dans ce film, ainsi quand Morten revire instantanément après avoir appris que le tailleur ne veut pas donner sa fille ; et lorsque le tailleur, digne et rigide, traite subitement Morten de "Sale nanti".

Dreyer place le divin au sein même du quotidien. L'essentiel se passe en intérieur, et les quelques extérieurs évoquent les travaux et les jours. L'image épurée, l'utilisation du noir et blanc et les plans très simples d'apparence confèrent au film un caractère authentique et réaliste. Il y a aussi une maîtrise de l'éclairage, notamment celui des visages, qui évoque la manière de certains peintres flamands.

Attention : ce DVD est en VO danoise, et l'anglais constitue la seule langue de sous-titrage. Logiquement un cinéphile francophone devrait se tourner vers l'édition mk2 Ordet qui comporte des bonus différents, mais permet d'afficher un sous-titrage en français.
44 commentaires| 9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
L'oeuvre de DREYER est devenue difficile à trouver , dans son ensemble et à prix " normaux " , en France , et nous nous devons nous réjouir du fait que cet extraordinaire chef d'oeuvre soit encore disponible dans cette édition parfaitement recommandable : l'image et la bande son sont tout à fait honorables , même si une oeuvre de cette dimension appellerait évidemment une restauration complète et un transfert en BR avec les ressources stupéfiantes des technologies numériques actuelles ...!

Les bonus ( analyse du film , témoignages du chef opérateur et des deux principaux acteurs ) sont précieux et surtout en harmonie avec l'atmosphère exaltée du film !

J'ai visionné ce film deux soirées de suite et je ne peux cacher que le dernier quart d'heure m'a laissé sanglotant d'émotion et de bonheur , oui , bonheur de cinéma mais aussi bonheur spirituel et mystique , car tout le film se situe sur les hauteurs sans être jamais didactique ou abstrait ...

Ce film ose tout , prend tous les risques , jusqu'à proposer à l'écran l'inconcevable , c'est à dire la représentation d'un miracle . Nous sommes en 1955 : un tel film pourrait-il être présenté de nos jours ? j'en doute et crains qu'il ne soit accueilli sous les quolibets et ricanements !

Cependant , tout ce qui précède cette rupture absolue est ancré dans une matérialité solide , une nature incarnée ( la lande du Jutland ! les bêlements des brebis ! les dunes ! le chant du vent , omniprésent ! ce cadre d'une ferme aisée aux beaux meubles anciens transmis de génération en génération , cette tradition non point sclérosante mais vivifiante ; j'ai senti la cire , l'encaustique , la bonne odeur du café ! ) et c'est dans ce cadre au plus haut point matériel que va se produire un évènement totalement inconcevable ...et la caméra va tourner autour des personnages , pendant deux heures , dans des mouvements d'une incroyable grâce et d'une incroyable souplesse et ductilité ....

avec une approche d'une vérité à mon avis sans égal sur le plan spirituel , car lumineuse et cruelle : le fils " idiot " ,; qui est aussi JOHANNES - Jésus - le Rédempteur , passe d'une pièce à l'autre , rappelle les bases de l'Evangile , mais absolument personne ne l'écoute et le reconnait et surtout pas le nouveau pasteur !

et donc , à la fin , alors que Johannes va renoncer , l' intercession lumineuse de l'enfant , de la petite fille , qui le pousse à agir , car " laissez venir les petits enfants à moi " ...

la scène de la résurrection , ô combien délicate voire apparemment impossible , est filmée avec une retenue et une sobriété qui sont la marque d'un très grand créateur

le fils spirituel de DREYER , s 'il faut en trouver un , n'est certainement pas BERGMAN mais plutôt DUMONT ...
22 commentaires| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 juin 2013
Il est difficile de parler de ce film de manière rationnelle, en ce sens qu’il est un hymne à la foi, et que le miracle final (à taire pour ne pas gâcher le film à ceux qui ne l’ont pas vu) est tout, sauf acceptable par la raison. Et pourtant, je pense que ce miracle passe bien pour le spectateur, qu’il soit croyant ou non, parce que tout le film fait cheminer dans le domaine des possibles, en même temps que les personnages du film, en proie au doute et au questionnement. On a là le patriarche, Morten, fermier respectable et respecté, croyant, qui vit avec ses trois fils. L’aîné, terre à terre, n’a pas de temps à perdre avec des bondieuseries qu’il juge bien moins réelles et tangibles que les joncs à aller couper ou la truie à surveiller. Mais comme le dit sa femme, la douce et fine Inger, c’est un homme bon et c’est là le principal. Inger est la bonne fée de la maison, celle qui rassure, console, calme, nourrit, prend soin, et aplanit les difficultés. Elle est prête à accoucher de son troisième enfant, après deux petites filles. Le plus jeune des fils est encore très jeune, on le sent timide et très amoureux de la fille du tailleur. Malheureusement, le tailleur est plus engagé dans sa foi et sa pratique que la famille de Morten, et il refuse que sa fille aille chez ces Protestants qu’il estime trop tièdes. Morten juge le Dieu du tailleur froid et triste, tandis que le sien est synonyme de joie et de lumière. une mini guerre des religions, qui n'aura plus sa raison d'être lorsque les deux hommes seront témoins du même miracle. La dispute entre les deux hommes est à son comble lorsque survient le drame qui frappe la famille de Morten, à savoir le décès d’Inger et de son enfant pendant l’accouchement. Il ne faut pas oublier Johannes, le second fils, le seul à avoir fait des études, parce que son père le jugeait comme celui qui pouvait relancer la foi en Dieu dans ces lieux devenus oublieux de la divinité. Mais les études de théologie ont semblé faire perdre la raison à Johannes qui erre maintenant dans la maison, vêtu de son grand manteau, le regard perdu dans le vague et la parole lente. Johannes se dit être Jésus réincarné, que personne ne reconnaît, et s’exprime comme tel. Seule la petite fille, ainée des deux enfants d’Inger et du fils aîné, croit en son oncle et ne doute pas un seul instant qu’il peut faire l’impossible. Lorsque le drame frappe la maison, il s’enfuit, et reste introuvable. Lorsqu’il revient, au moment où la famille brisée s’apprête à refermer le cercueil d’Inger, c’est un homme nouveau, qui a quitté son manteau, s’exprime normalement, mais toujours avec des paroles qui laisseront planer un doute : Johannes est-il Jésus réincarné, ou sa foi lui a-t-elle permis d’accomplir un miracle, par la demande d’un enfant, représentant la pureté de la foi et la confiance totale en son Dieu ? A noter que deux hommes sont aussi présents, lors de ce miracle : le pasteur et le médecin, qui a essayé de sauver Inger. N’est-il pas étonnant que celui qui s’interpose pour empêcher ce qu’il considère comme un blasphème de la part de Johannes, est non pas le médecin, homme rationnel et concis, mais le pasteur, qui devrait être celui qui croit que la foi rend tout possible ? C’est un film magnifique, tant par le sujet qu’il traite, la foi, qu’on croit souvent avoir, mais qui est en fait bloquée par notre raison et nos analyses, notre logique bien terre à terre, et par son esthétique. Le noir et blanc rend les images magnifiques. Chaque plan montrant la campagne, la nature, est superbe et pourrait faire un tableau. Et il est étonnant de voir avec quel naturel on accepte le miracle, comment on a cheminé aux côtés de la famille de Morten pour finalement accepter que l’impossible n’existe pas, lorsqu’on a vraiment la foi.
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Quand la lumière s'est rallumée dans le cinéma de la rue Médicis où j'ai vu ce film pour la première fois, il y a bien (trop) longtemps, les yeux étaient humides et on entendait les gens se moucher. Moi-même, j'étais très ému. Ma voisine avait la tête dans ses mains et pleurait en silence, à grosses larmes, toute secouée par des sanglots muets.

Je l'ai emmenée dans un café voisin et elle m'a dit que sa mère était décédée d'un cancer peu de temps auparavant, et qu'il n'y avait eu personne pour lui dire de se lever et de marcher. J'ai dévié la conversation sur Dreyer, Bergman, Kierkegaard et sur la Scandinavie. Ce fut le début d'une longue amitié.

Ordet (Le Verbe) évoque diverses manières de vivre la foi chrétienne au sein d'une communauté luthérienne danoise. La première heure du film nous en donne une étude aussi longue que minutieuse selon le principe: Un protestant scandinave = un croyant, Deux = une église, Trois = un schisme. Il y a les puritains rigoristes et ceux qui, à l'image de la famille paysanne au centre du film, pratiquent une religion humaine et tolérante. Il y a ceux qui s'inscrivent dans une logique plutôt institutionnelle et d'autres qui participent de la mouvance typiquement protestante des "réveils"..

Mais, par delà tous ces conflits, Dreyer veut surtout nous montrer comment une foi naïve, pure et enfantine peut triompher du scepticisme des adultes. Pour ce faire, il s'essaye à rien moins que la mise en scène d'un miracle. Johannes, le dément, va, devant le désespoir de son frère, ramener à la vie sa belle soeur Inger, pourtant déclarée cliniquement morte de la fièvre puerpérale, et cela grâce à la foi pure et inébranlable de la petite fille du couple, la seule à croire en lui.

A lire un tel résumé, on pourrait craindre le pire dans le genre piétiste. Et c'est là qu'éclate tout le génie de Dreyer. Par l'honnêteté, la rigueur et l'austérité de sa démarche, par la sobriété absolue de sa mise en scène, par une direction d'acteurs sans faille, le réalisateur parvient à nous convaincre du miracle et arrive à nous faire partager les sentiments des différents protagonistes du drame.

A chaque fois que je le revois, la fin me met les larmes aux yeux. Je le connais pourtant par coeur. Mais il y a en lui une profondeur et un mystère qui me fascinent. Je suis toujours aussi bouleversé par cette histoire, celle d'une réconciliation des hommes avec le monde. Une réconciliation qui passe par le corps et par les mots. A la fin du film, un miracle se produit parce que quelqu'un a prononcé une parole, et cette parole, par sa ferveur, fait revivre la chair morte d'une femme bien-aimée.

Et ce qui est audacieux et troublant, c'est que cet événement extraordinaire devient possible grâce à un illuminé, Johannes. Autour de lui, il y a des hommes d'Eglise, mais c'est LUI qui prononce la parole, l'"Ordet".

Peut-être faut-il être un enfant ou un "chaste fol", comme le Parsifal de Wagner, pour donner aux autres la force de croire, sinon en Dieu, du moins en la puissance de la foi, celle du "charbonnier", celle qui renverse des montagnes et fait des miracles à Lourdes. Celle de Kaj Munk, le pasteur danois auteur de la pièce d'où a été tiré le film, mort assassiné par les nazis pour avoir déclaré qu'Hitler était l'incarnation du mal et proclamé sa fidélité au Christ.

Ode à l'amour humain et à la foi religieuse, "Ordet" est un chef-d'oeuvre absolu que nous redonne magnifiquement ce DVD ( attention:l'import GB ne comporte qu'un sous titrage effaçable en anglais).

Tout cinéphile, qu'il partage ou non la foi du réalisateur, se doit un jour de le visionner.
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C'est un film assez ancien, un peu long et qui a parfois "vieilli" au niveau de sa réalisation. Mais il conserve le mérite de parler de spiritualité comme un sujet personnel et de fond. Entre ceux qui sont bien pensants, ceux qui flirtent avec la folie mais ont la foi et ceux qui croient, tout simplement, on voit les évolutions et les dénouements. A voir au moins une fois dans sa vie pour s'en faire une idée.
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Le cinéma s'intéresse assez peu à la quête spirituelle lorsqu'elle apparait sous la forme des "fous de Dieu" ou encore plus habituellement nommés "illuminés". Il y est fait parfois mention comme dans "Bab'Aziz" mais je ne connais pas de film dont ce sujet soit aussi central que dans "Ordet". Le tournage en noir et blanc est splendide, la mise en scène méticuleuse et chaque scène est à tous points de vue révélatrice d'un chef d'œuvre. La construction du film est faite pour représenter les difficultés relationnelles entre communautés mais elle est entièrement sous-tendue par la tension croissante dont l'apothéose survient à la conclusion et au dénouement de l'intrigue.
Un film unique et splendide.
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le 29 mars 2013
Véritable oeuvre d'art, ce film, qui a une "portée hypnotique" intéresse tout le monde. Succession de véritables tableaux, ce film porte la marque d'un "génie" ayant sa vision propre. Il conduit à un profond questionnement sur la foi, qui n'est pas nécessairement religieuse.
A chacun de trouver sa réponse.
Certes, l'oeuvre porte la date de sa création (1954) , certes l'accès au grand public reste difficile, mais elle "impressionne". Elle questionne sur des sujets métaphysiques très importants.
Un film qu'il faut connaître.
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le 19 septembre 2015
Un film à ne pas oublier dans sa dvdthèque ! Un film âpre, aux moyens réduits au minimum mais qui garde en lui un formidable espoir d'amour et de foi !
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le 3 mars 2013
Ordet, c'est le Verbe, l'Esprit, l'Entendement.

Dans son film, Carl Dreyer donne une indication très importante pour donner une interprétation au film:

Johannes est au début du film complètement illuminé. Il a l'air complètement ailleurs, dans une autre sphère. Il prédit la mort de sa belle-soeur et disparaît en disant que là où il ira personne ne le suivra. Il revient ensuite complètement transformé, il est redevenu normal et entreprend de ressusciter sa belle-soeur.

Interprétation possible ?

Il est le Fils , parti chez son Père, rejoindre l'âme de sa belle-soeur morte pour la ramener à la vie.

(C) JJM36
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