Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici MUSSO Cloud Drive Photos cliquez_ici. nav_TPL0516 cliquez_ici Cliquez ici En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

4,4 sur 5 étoiles
22
4,4 sur 5 étoiles
5 étoiles
17
4 étoiles
2
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
3
Format: DVD|Modifier
Prix:8,99 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 27 mai 2015
Voici certainement le flambeau du cinéma vérité celui explosant la sédentarité de décors pyramidaux et sédentaires comprimant des comédiens prisonniers dans une surface imposée.
Les plateaux de cinémas volent en éclats.
La caméra s'installe dans la rue en filmant à la dérobée un nouvel espace de liberté offrant à des comédiens enfin oxygénés une suite de mouvements incorporés à la réalité des choses dans un concept scénarisé fusionnant merveilleusement avec la technologie de son époque.
Antoine Doinel premier cas social citadin de l'histoire du cinéma Français vit ses dysfonctionnements à l'air libre ou en milieu exigu en gérant en alternance traversées de rues à haut risque et promiscuités contraignantes.
Le rendu de la fin de ces années cinquante rigides et austères est remarquable parce qu'il est tout simplement vrai.
Ce Paris aux façades noires pardonne pratiquement les écarts d'un jeune esprit vif prisonnier d'un contexte familial, étroit, instable, indifférent, sévère et punitif.
Les adultes sont perçus comme procéduriers, limités, inintéressants dans leurs médiocrités moralistes et leurs manques total d'écoute et d'affection envers un adolescent en plein trouble.
Sans être le composant d'une génération perdue, Antoine Doinel se construit par une opportunité libératrice éloignée d'une société fonctionnant à la blouse grise, à la gifle et au sifflet.
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Je tiens à préciser que le film est en noir et blanc. Ce choix lui donne un caractère un peu vieilli. Le début, qui me rappelle un peu "Zéro de conduite", s'ouvre sur la description de l'école d'antan: stricte, avec la séparation des garçons et des filles et un rapport un peu autoritariste des maîtres sur les élèves. J'ai donc eu du mal à entrer dans le film, en raison d'une bande son perfectible et de cette école d'un autre temps où les garçons n'hésitent pas à faire les "400 coups" derrière le dos du maître inflexible.

Ce qui n'a cependant pas vieilli, ce sont les émotions du protagoniste, ses sentiments: jeune adolescent, en échec scolaire, n'ayant jamais connu son géniteur, adopté par son beau-père qui tente tant bien que mal de l'élever, ce jeune souffre. Mal aimé, incompris, il se révolte contre les institutions: l'école qui ne le comprend pas, ses parents qui le condamnent parce qu'ils sont démunis face à un adolescent qu'ils ne contrôlent plus.L'amitié, heureusement, lui procure un soutien chaleureux.

Le film n'apporte aucune conclusion psychologisante. La fin reste ouverte. Que deviendra ce jeune homme et d'autres qui n'ont pas trouvé leur place dans un système scolaire, éducatif, qui leur convient? On ne sait pas. On voit juste une image conclusive: l'appel du grand large, celui de la fuite vers un autre ailleurs.

Ce long-métrage, premier grand succès du cinéma de la Nouvelle Vague, m'a d'autant plus touchée qu'il s'inspire de la vie du réalisateur. François Truffaut aurait failli sombrer dans la petite délinquance, s'il n'avait pas été sauvé par son amour pour les livres et le cinéma. Un peu comme Gérard Depardieu qui a trouvé un exutoire dans le cinéma et une issue glorieuse grâce à cette passion.

Peut-être que la véritable issue de ces enfants un peu marginaux, c'est de trouver leur voie, en développant une passion. Mais laquelle? C'est ce que n'a pas encore trouvé ce jeune homme. Tout est alors possible: la chute ou la renaissance.
0Commentaire| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
1959, le premier film du François Truffaut qui lui assure le succès, filmé à Paris, en noir et blanc, c'est un drame qui va crescendo...et le spectateur en sortant de la salle de ciné s'est dit qu'il aurait été si facile de "comprendre" l'enfant ....

Truffaut nous donne un reflet d'une école marquée par la discipline, l'autorité, l'incompréhension des élèves ...les règles de bonne conduite à l'école sont appliquées si sévèrement qu'elles deviennent des ordres militaires...
Il porte également un regard sévère sur les parents déficients...le manque d'amour, d'une mère, son manque de responsabilité vis à vis d'un enfant qui lui pèse et son envie de fuir sa vie de foyer, vont être les facteurs déterminants de la révolte, bien sage pourtant, du jeune Antoine, un gamin de douze ans (Jean Pierre Léaud). Une révolte qui parait être la seule solution possible à l'abandon d'une famille et des institutions (école, police, éducation surveillée)...Un film poignant qui fait inévitablement penser à un autre chef d'oeuvre abordant le même thème : s'échapper aux règles sociales devient fatal au candidat à l'évasion Sans toit ni loi [ DVD ] (1985) en VF - Un film d'Agnès Varda avec Sandrine Bonnaire, Macha Meril, Stephane Freiss, un film où une fille vit une dégringolade progressive sans trouver comme Antoine de solution d'accueil....

Truffaut insiste sur la vie des gens pauvres d'un arrondissement de Paris, le XIX ème où les enfants vivent de débrouille, entrent dans les cinémas par la porte de sortie, volent leur nourriture aux étalages, et jouent les provocateurs...
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 mai 2016
Mais d'où mk2 tient-elle sa réputation d'édition de prestige? A part pour les DVD de Chaplin, je me suis toujours retrouvé avec des éditions bâclées et vendues à prix d'or car ce sont les seules disponibles sur le marcher.
Avec François Truffaut on pourrait se dire que l'édition française ferait un effort, mais même pas. Dans cette édition spéciale, la couverture (en carton) est un montage à partir d'une salle de classe qui n'est pas celle du film même si, sur le tableau noir, on a collé le visage de Jean-Pierre Léaud. En ouvrant la couverture on découvre la belle affiche originale du film, le chapitrage du film ainsi que deux critiques et une filmographie de Truffaut. C'est certes très joli, par contre on déchante tout de suite en découvrant que le DVD est un DVD double face, une face A avec le film et une face B avec les compléments. Ainsi, nous sommes absolument certain d'abimer l'édition collector à chaque fois qu'on tente de s'en saisir.
Mais les problèmes deviennent plus conséquents lorsque l'on se rend compte que le portage des "400 coups" est proprement abominable. Le format original (cinemascope) n'est pas respecté (la couverture vente même une compatibilité 4/3!!), l'image est pleine de fantômes signe d'une mauvaise numérisation, bref c'est scandaleux.
Les compléments, quant à eux, sont sympathiques, en particulier le court-métrage "les mistons". Par contre, comme d'habitude, mk2 nous propose un énorme bonus présentant sa collection François Truffaut et seulement un bonus - un commentaire audio - sur "les 400 coups" eux-mêmes. Est-ce que l'on fait la promotion de mk2 ou des "400 coups", je ne sais plus trop?
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 avril 2015
Un classique incontournable. Même les jeunes générations apprécient, c'est dire ! Truffaut est un grand artiste, et il n'a pas son pareil pour nous dire ce que c'est qu'un jeune, quelle que soit l'époque.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 mars 2003
Les débuts dans la vie d'Antoine Doinel, célèbre personnage de François Truffaut. A douze ans, Antoine découvre le monde et ses parents. Une triste découverte qui provoque sa fugue et son internement dans une maison de redressement dont il s'évade.
0Commentaire| 12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 mai 2016
j'ai acheté un DVD qui ne marche pas!!!
LA face A celle du film il n'y a rien!!! l'écran reste noire!
La face B marche parfaitement.
Malheureusement je n'ai pas pensé à le vérifier à la réception, c'était pour faire un cadeau...grosse arnaque!
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 mai 2008
Ce qui est singulier dans ce film, c'est la façon dont la caméra s'attarde quand les paroles s'envolent... Inversement, les images de l'enfance humiliée, gifles et brimades, sont montrées sans voyeurisme ni dramatisation facile. Ce faux rythme, c'est tout Truffaut. Reste un enfant qui accepte bon an mal an d'être poussé hors de l'enfance, ce qui serre un oeu le coeur. Jean-Pierre Léaud n'aura jamais été aussi bon.
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 novembre 2008
beaucoup de termes techniques dans les commentaires précédents... en ce qui me concerne, j'ai tout simplement été bouleversée et j'ai vu une histoire et un enfant qui m'ont touchée direct aux tripes.
excellent et efficace sans pathos.
pour TOUS les parents.
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 septembre 2013
Le premier intérêt de ce film c’est qu’il donne une vision forte du sort des garçons dans la société française à la fin des années 1950, du moins dans le système scolaire et dans la famille, avec une échappée sur l’éducation spécialisée de type militaire sous contrôle judiciaire. Mais le film n’est pas véritablement exact sur ces questions.

D’abord le fait que les garçons (l’école française est sexuellement coupée en deux jusqu’en 1968) n’aient qu’un seul professeur, donc un instituteur, fait qu’ils doivent être en école primaire, et même pas les classes de Certificat d’Etudes Primaires (deux ans) qui les auraient menés à 14 ans, mais qui auraient eu des enseignements orientés sur le monde professionnel, sur la pratique. Ils ont donc au plus douze ans. Et pourtant on nous sert un professeur d’anglais, et cela n’est pas possible en primaire ou en classe de certificat d’études car les langues étrangères ne pouvaient commencer qu’en sixième et donc en dans les cours complémentaires mis en place en 1956. Mais alors les garçons auraient eu plusieurs professeurs, un par matière, parfois un pour deux matières, mais à Paris très probablement un par matière. Et alors ils auraient pu avoir plus de douze ans. Le fait de donner l’âge du garçon comme étant quatorze ans, pas dans le film d’ailleurs mais sur la pochette, est donc en contradiction avec l’environnement scolaire.

Ce flou sur l’âge de ces garçons rend les choses difficiles au niveau réaliste. La mère doit être bien perverse pour donner un bain dans la cuisine à son fils s’il a plus de douze ans (et même plus de six), et ensuite le mettre tout nu dans son propre lit. Cela semble un peu extrême et plutôt métaphorique du désir du garçon concerné, du désir de la mère concernée et de la promiscuité absolue en France jusqu’au début des années 1960, après la guerre d’Algérie. Mais cela semble un peu fort car l’ellipse implique un rapport sexuel tout à fait déplacé.

Ce premier garçon, Antoine, est le fils de sa mère et non de son père et elle est secrétaire (avec le baccalauréat) alors que le père est ouvrier (avec un simple brevet). Il est surprenant qu’ils aient une voiture à cette époque-là. Le mariage n’a eu lieu que quand le garçon avait quelques années. Cela pose problème pour l’identification du fils qui connaît tous ces secrets du fait de la promiscuité de l’appartement. Et en plus il surprend sa mère en ville avec un amant, ce qui explique alors les séances tardives de travail qu’elle doit à son patron. Le second garçon, René, est le fils d’une famille aisée mais en pleine décompositio. La mère a mis au Mont de Piété tout ce qu’elle a pu du patrimoine matériel de la famille et mène sa vie de telle sorte que le fils et le père ne la voient jamais.

Si nous prenons ce film comme une métaphore et donc plus comme une vision de ce qui va arriver que comme quelque chose de réel, on a alors des sens multiples qui apparaissent.

En effet en 1958 le Général de Gaulle prend le pouvoir à la faveur d’un coup de force militaire à Alger de façon anticonstitutionnelle, mais avec l’aval après coup (d’état) du Parlement et donc un vote d’auto-résignation et plus tard d’autodissolution de ce parlement pourtant largement dominé par la gauche : les socialistes votent avec le MRP et la droite gaulliste. Le film est sorti avant la nouvelle constitution de 1959 et il représente les frayeurs des Français devant la guerre d’Algérie qui a suivi la guerre d’Indochine (guerres coloniales continues depuis 1945-46 et elles dureront encore quatre ans). L’économie avance à grands pas grâce au Plan Marshall, mais les retombées sont maigres au niveau de l’habitat après les destructions de la guerre, au niveau de l’éducation avec un système scolaire inadapté, et avec une atmosphère délétère qui règne partout. On sent cependant monter des désirs de progrès représentés pour le garçon par le désir de voir la mer et pour sa mère le désir qu’il puisse voir la mer. Truffaut prédisait une vraie catastrophe sociale si rien ne changeait.

Un garçon qui a ainsi des rêves et des désirs, ici parfaitement justifiés par sa situation sociale et familiale, d’aller vers des horizons nouveaux, ne peut les réaliser, croit-il, qu’en suivant la route parallèle et clandestine du vol, de la débrouille, de l’école dite buissonnière, et de bien d’autres choses. On remarquera cependant que la pratique du tablier gris pour les garçons à l’école n’est pas respectée alors qu’elle ne disparaîtra qu’en 1968. Les filles avaient droit à un tablier en vichy rose. Et le film montre l’impossibilité de cette aventure dans la société car tous se liguent contre l’enfant. Les parents pour s’en débarrasser, l’école pour s’en débarrasser, la société pour s’en débarrasser. Tous se mettent d’accord sur l’éducation surveillée de type militaire avant que ce ne soit plus tard l’incorporation quasi obligatoire, par juge interposé, dans l’armée ou la marine pour cinq ou dix ans à l’âge de seize ans. Cette pratique de l’armée comme échappatoire aux manquements sociaux existe encore pour les plus rebelles, et cela commence très tôt avec les écoles militaires qui recrutent les « volontaires » dès l’âge de douze ou quatorze ans. Le célèbre prytanée.

Mais alors que reste-t-il pour un tel garçon ? Aller vivre sa vie. Mais c’est impossible car la police veille. Aller rue Saint Denis ou dans ce quartier pour côtoyer et intégrer le milieu de la prostitution, mais le film ne fait allusion qu’à l’utilisation de cette prostitution par le garçon, et non le fait qu’il aurait pu devenir un « gigolo » d’une sorte ou d’une autre, qui plus est adolescent, et il aurait alors vraiment disparu. Une tout autre histoire. On appelait cela à l’époque « les ballets bleus » pour les garçons et les ballets roses pour les filles. Il y eut quelques scandales au niveau du Parlement justement dans les années de la quatrième république avant 1958-59.

Le film finit avec une évasion de l’école d’éducation surveillée et la fuite à pied en courant jusqu’à la mer dans les vagues de laquelle il marche pour une dernière image sinistrement triste car il sera repris incessamment sous peu et qu’il n’a pas de bateau, et donc on ne peut que penser à la plaisanterie de potache du célèbre Donald et ses neveux du Journal de Mickey qui veulent traverser l’Atlantique : ils sont déjà au milieu et un neveu demande « C’est encore loin ?» et Donald répond « Tais-toi et nage ! »

La morale de ce film est plutôt « Tais-toi et noie-toi ! » Jusqu’à ce que cette bombe à retardement explose. Boum ! Ce sera en 1968. Le film est donc prophétique. Saint François d’Assise priez pour nous. Ce François là sera François Mitterrand dès 1965. C’est comme cela que se construit un mythe. Il se trouve toujours un homme, ou une femme, qui saura s’investir dans une tendance de l’histoire et se faire porter par elle.

Dr Jacques COULARDEAU
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus


Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)