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Ecrit au moment de l'avènement de la démocratie et de l'opinion publique dans le monde, "psychologie des foules" est un livre extraordinairement bien écrit que l'on peut lire et relire tant il est riche et dense. Les phrases claquent comme des slogans, les idées sont fulgurantes, même si parfois elles sont un peu rapides. Le sujet est mis en perspective historique.
Des dizaines d'années avant l'avénement de l'hitlérisme, Le Bon avait prévut que celui qui saurait comprendre et parler aux foules saurait en être le maitre.
Il y a très peu d'ouvrage de sociologie d'un tel niveau ou d'une telle originalité. C'est de très loin le meilleur de tous les livres écrit par Gustave Le Bon.
Bien sur le ton du livre n'est pas très positif et joyeux, il a un coté 'noir'. Le Bon ne se faisait pas d'illusion sur la nature humaine. Il montre à quel point les foules sont naives, influençables, manipulables. C'est l'inverse de la fameuse intelligence collective.
Et puis il y a le style d'écriture de Gustave Le Bon, son extraordinaire sens de la formule, sons sens de la concision et de la synthèse.
Un livre constamment réédité dans de nombreuses langues depuis plus d'un siècle, un livre qui est restée LA REFERENCE sur le sujet, un ouvrage fondateur qui pour la première fois a marié la psychologie et la sociologie et qui a fait découvrir de nouveaux horizons de la pensée.
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Cet essai fait partie des grands classiques dont la validité est intemporelle.

Il apporte une explication fondamentale aux changements de civilisations, montrant que ce qui agit véritablement sur celles-ci, plus encore que les grands événements marquants, au sens historique, qui ne sont que la partie visible ou apparente, est le renouvellement des opinions, des conceptions ou des croyances, par nature assez lent.

Dès lors, on comprend mieux les périodes de transition historiques des sociétés ou les révolutions qui semblent parfois y apporter du tumulte.

Dans ce contexte, Gustave Le Bon montre qu'un facteur devenu progressivement essentiel joue désormais un rôle majeur : la psychologie des foules, qui influence fortement aujourd'hui les décisions des dirigeants. Cette force, difficilement contrôlable peut être, tour à tour, destructrice ou héroïque. A l'extrême, elle peut mener à d'inquiétantes dérives (voir à ce sujet « Les démagogues de l'Antiquité à nos jours » de Yves Roucaute). Elle pourrait même, selon l'auteur, mener à la destruction de notre civilisation, comme tant d'autres en ont connues auparavant (sur la nature de celle-ci, voir notamment « Qu'est-ce que l'Occident ? » de Philippe Némo).

En fin sociologue, Gustave Le Bon analyse donc l'âme des foules, étudiant d'abord ses caractéristiques générales (la foule, de taille variable, peut être tant physique qu'une réunion à distance d'une multitude de personnes soumises aux mêmes événements, idées ou croyances, y compris à des moments divers) pour en dégager une loi psychologique de leur unité mentale.

Puis, il étudie différents signes distinctifs pouvant être observés, de manière à les étudier plus en détail, tels l'impulsivité, la mobilité, l'irritabilité ou la crédulité, entre autres, révélant le simplisme des sentiments des foules, susceptibles de mener à l'intolérance, l'autoritarisme et le conservatisme de celles-ci, et par extension de leur absence de moralité, la férocité destructrice et le sentiment d'impunité (très intéressant, en particulier, dans l'explication de grands événements tels que le Révolution Française et ses terribles dérives) pouvant l'emporter sur toute autre considération valable au niveau de l'individu isolé (on le constate bien aujourd'hui dans tous les petits phénomènes de groupes menant à des violences ou des comportements d'irrespect). A l'inverse, certaines circonstances peuvent très bien mener à une moralité très haute, faite de sacrifice et de désintéressement.

Voici pour le cadre général. Gustave Le Bon s'intéresse, dans le reste de l'ouvrage, beaucoup plus en profondeur aux idées des foules, à leur raisonnement, voire leur imagination, ainsi qu'aux mécanismes des idées et croyances, en révélant le caractère parfois quasi-religieux. Il analyse tous les facteurs qui peuvent exercer une influence sur celles-ci, étudie le rôle des meneurs et s'intéresse à différents types de foules, des foules criminelles aux foules électorales, en passant par les jurys d'assise ou les assemblées parlementaires.

Un véritable chef d'oeuvre, impossible à résumer en si peu de mots, et un ouvrage essentiel pour mieux comprendre nos civilisations et en expliquer les fondements, ainsi que les multiples évolutions.
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Pourquoi une foule fanatisée est-elle capable de tout, du pire comme du meilleur ? Comment une foule psychologique se forme-t-elle ? En quoi n'a-t-elle que peu à voir avec un agrégat d'humains rassemblés au hasard ? De qui et de quoi est-elle composée ? Comment réagit-elle aux sollicitations ? Qui sont ses meneurs ? Comment parviennent-ils à leurs fins ?
Paru en 1921, ce livre majeur de psychologie et de sociologie devenu une référence et un classique, répond brillamment à toutes ces questions et à bien d'autres en démontant nombre de mécanismes de manipulation, d'embrigadement et de propagande. Le Bon illustre son propos par de nombreux exemples tirés de l'Histoire (apogée et chute de l'Empire Romain, Révolution Française, Napoléon, Boulanger, Lesseps et quelques autres...) Le lecteur contemporain pourra y ajouter quelques dictateurs comme Hitler, Staline, Mao, Pol Pot et autre Kim Il Jong en se disant que tous ces phénomènes n'ont fait que croître et embellir ! En dépit d'un sujet relativement ardu, « La Psychologie des Foules » demeure un livre passionnant où le lecteur apprendra encore beaucoup tout en restant admiratif devant la finesse de l'analyse, la clarté du propos et l'élégance du style.
Citations : « Les foules ont des opinions imposées, jamais des opinions raisonnées. »
« La puissance des foules est la seule force que rien ne menace et dont le prestige ne fasse que grandir. L'âge où nous rentrons sera véritablement l'ère des foules. »
« Le droit divin des foules va remplacer le droit divin des rois. »
« Les foules n'ont de puissance que pour détruire. »
« Les foules sont incapables d'avoir des opinions quelconques en dehors de celles qui leur sont imposées. »
« On conduit les foules en cherchant ce qui peut les impressionner et les séduire. »
« Dans les foules, c'est la bêtise et non l'esprit qui s'accumule. »
« La foule ne peut qu'être d'une crédulité excessive. »
« Les Jacobins de la Terreur étaient aussi foncièrement religieux que les Catholiques de l'Inquisition et leur cruelle ardeur dérivait de la même source. »
« Les foules ont une telle soif d'obéir qu'elles se soumettent d'instinct à qui se déclare leur maître. »
« La foule est toujours intellectuellement inférieure à l'homme isolé. »
« C'est l'intelligence qui guide le monde, mais elle le guide de fort loin.»
« L'homme moderne est de plus en plus envahi par l'indifférence. »
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le 16 février 2017
Gustave Le bon publie en 1895 cet essai précurseur sur les mécanismes qui régissent la pensée des foules. Les observations et les analyses livrées par l'auteur sont en grande partie toujours actuelles. Elles prennent même une résonance particulière avec la campagne présidentielle très médiatisée qu'a menée Trump aux Etats-Unis et celle qui vient de commencer chez nous.

Le postulat du livre est que la logique de pensée d'un individu se modifie lorsqu'il se trouve regroupé à d'autres personnes, formant ainsi une foule. Qui a déjà assisté une réunion d'information houleuse dans sa commune sera forcément surpris d'en lire l’observation formulée par Le Bon : " Dans les réunions publiques, la plus légère contradiction d'un orateur est immédiatement accueillie par des hurlements de fureur et de violentes invectives [...]" p. 37. Cela vaut aussi bien entendu pour les meetings politiques.

L'auteur décrypte la logique de pensée des foules mais aussi la façon, assez aisée, des orateurs de s’en attirer le soutien : exagérations, affirmations violentes, répétitions, absence de démonstrations, emploi de métaphores. chaque citoyen qui suit un minimum la politique connaît la très faible espérance de vie des promesses de campagnes éléctorales...

On achève ce livre en ayant acquis un regard beaucoup plus lucide sur la politique, les hommes qui la pratique, et sur nous mêmes, pauvres hères que nous sommes à espérer tous les 5 ans, que le nouveau président élu soit moins pire que le précédent...

Je terminerai mon commentaire par cette citation de l'auteur : "L'art des gouvernants, comme celui des avocats, consiste surtout à savoir manier les mots. Une des des grandes difficultés de cet art est que dans une même société, les mêmes mots ont le plus souvent des sens forts différents pour les diverses couches sociales. Elles emploient en apparence les mêmes mots, mais elles ne parlent jamais la même langue." p. 76
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le 25 décembre 2011
Ce livre dénonce les faits les plus grossiers de la propagande, qui caractérise les mouvements de masse du XXe siècle. C'est fait avec beaucoup de sensibilité, même si je dénote un mépris des classes populaires, assez odieux.
Du coup, j'ai bien peur que le livre soit devenu un peu obsolète. Aujourd'hui, les meneurs sont plus subtils, psychologiques... On ne parle plus d'empire colonial mais de "mondialisation raisonné". Avec le règne de matraquage télévisé, les gens ne sont plus endoctrinés en foule, mais manipulés individuellement. Je pense qu'un livre comme "Influence et Manipulation" (Robert Cialdini) ou en encore "La société du spectacle" (Guy Debord) serait plus d'actualité.
Mais "Psychologie des foules" est peut-être le meilleur livre qui permette de comprendre son époque. Et les mouvements de foule encore très présents (pastorat à l'américaine, supporters, concerts...) Beaucoup d'anecdotes, qui ne manquent pas d'humour, notamment.
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le 3 juillet 2013
Le fond du livre est excellent. Une bonne analyse de la psychologie des foules, des groupes.
Mais que de fautes, d'erreurs de ponctuation. La forme est sabotée.
Il est vrai que sur cette édition, ce n'est pas une maison d'édition française qui publie le livre.
Donc, achetez le poche pour l'édition papier ou préférez l'édition gratuite numérique proposée par Amazon !
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Cet essai aborde dans dans un style iconoclaste la Psychologie des foules, il passe en revue tous les aspects de ces masses humaines, de leur débilité, de leur hétérogénéité, de leurs forces, de leur faiblesse.
Toujours prêtes à suivre les meneurs les plus prestigieux, les plus talentueux qui ne sont pas forcément les plus intelligents.
L'auteur évoque les sentiments et les consciences de ces foules, explique clairement que toutes les foules se valent, que ce soit des intellectuels ou des manants.
Gustave le Bon explique clairement que pour guider ces foules il faut ne pas avoir peur de dire des contre vérités, de les asséner avec sérieux, de ne pas toujours carresser les masses dans le sens du poil, bien au contraire et de laisser la contagion des idées se diffuser.
A la lecture de cet essai on comprend très bien l'avénement de tous les dictateurs, la montée du nazisme, on comprend les révoltes des printemps arabes, les hystéries collectives sportives ou culturelles, les hallucinations collectives.
L'auteur évoque l'ascenscion de Napoléon, son entregent et sa réussite.
Il évoque les journaux qui ne sont plus des leaders d'opinions mais qui flattent le peuple pour vendre du papier.
Tout cela est réuni dans ce livre que tout communicant, tout homme politique se doit d'avoir lu.
Jamais la parole n'est confisquée par le politiquement correct, Gustave le Bon évoque la différence des races, leur psychologie si chère à Charles de Gaulle.

Tout cela résonne dans notre société contemporaine et semble traduire notre époque, sauf que le livre fut écrit en 1895 !!!

Un extrait :

Evidemment la progression continue de telles dépenses a forcément pour issue la faillite. Beaucoup de pays en Europe : le Portugal, la Grèce, l'Espagne, la Turquie, y sont arrivés; d'autres, comme l'Italie vont y être acculés bientôt, mais il ne faut pas trop s'en préoccuper, puisque le public a successivement accepté sans grandes protestations des réductions des quatre cinquièmes dans le paiement des coupons par ces divers pays. Ces ingénieuses faillites permettent alors de remettre instantanément les budgets avariés en équilibre. Les guerres, le socialisme, les luttes économiques nouspréparent d'ailleurs de biens autres catastrophes, et à l'époque de désagrégation universelle où nous sommes entrés, il faut se résigner à vivre au jour le jour sans trop se soucier de lendemains qui nous échappent.
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le 23 novembre 2015
J'ai acheté ce livre neuf et je me retrouve avec dans les mains sûrement l'édition la plus dégueux, à titre général, dont un livre ai pu bénéficier. Je n'en suis même pas à la page 40 que je remarque des coquilles et fautes de frappe (?) littéralement toutes les deux pages. Un guillemet, une apostrophe, des virgules placées n'importe où ou collées à un début de mot, des fautes de conjugaison, etc... Deux exemples des dernières rencontrées en images jointes.

Edition à éviter.
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le 11 août 2011
Je suis frappé par le côté actuel de ce livre: par exemple le constat sur la crise de l'autorité.
Le texte est parsemé de petits exemples tirés de l'histoire qui viennent étayer la démonstration de l'auteur.
Ce livre m'a donné envie d'en apprendre plus sur Napoléon tant son charisme semble grand.
Le Bon sait aussi se montrer très critique.
La description sur le cycle de vie d'une civilisation est inquiétante (est-ce bientôt la fin de la nôtre ?)
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le 17 juillet 2009
J'ai abordé La Psychologie des Foules comme mon premier essai de sociologie compréhensible (j'avais essayé Baudrillard, il faut croire que c'est réservé à une élite). J'y suis allé avec un certain entrain, croyant que j'allais découvrir les rouages des sociétés, les mécaniques qui allaient me permettre de comprendre les mouvements de foule, les groupes de toute sorte. Je ne fus qu'à moitié satisfait.

D'abord effectivement j'ai appris beaucoup de choses : caractéristiques, ce qu'on ne peut attendre des foules et ce qu'on doit plutôt espérer d'elles. Comment fonctionne une foule, sur quelles bases psychologiques, qu'est ce qu'un leader et il y a des passages qui permettent de mettre en lumière les phénomènes de propagation, de rumeur, de buzz. Cela fut très enrichissant.

Pourtant, cela sent son époque, ou une manière de voir non seulement le domaine, mais également les opinions politiques de l'auteur. Cela entache la lecture pour ceux qui ne cherchent pas à situer l'œuvre dans son contexte et cherchent plutôt des réponses. Tout y est affirmé sans preuve réelle, ou faisant référence à d'autres livres du même auteur (mais dont je suppose que la méthodologie est la même). Les syllogismes sont des raccourcis, les sophismes au bord de l'écriture, les courts circuits de la pensée protégés par des arguments fallacieux du type "seul un voyageur expérimenté peut comprendre à quel point cela est vrai", suivi d'un "on vient de démontrer". Est ce là une façon de faire en sociologie qui perdure ou est ce propre à l'auteur et son époque? Je ne connais pas très bien le statut épistémologique de la sociologie, ou de quelque domaine pouvant se réclamer ce livre. Je trouve seulement la démarche scientifique (si elle prétend l'être) bien peu rigoureuse, et on lit finalement une série d'affirmations tombées de nulle part ou presque. Presque, parce que l'auteur n'est pas sans montrer un "racisme d'époque", un anti-socialisme primaire et un mépris global des foules. Là, peut être est ce moi qui réagit personnellement, mais enfin c'est d'autant plus difficile de faire la part des choses.

Un classique? Oui, peut être le premier dans son genre, et des tas de petites infos utiles qui nous font réfléchir sur nos conceptions politiques, sur nos mécanismes en bande (de cons?), sur l'Histoire, etc. Mais on espère que mieux s'est fait dans ce domaine, notamment grâce à l'outil statistique, à la modélisation, la clarification de concepts sociologiques. Donc un classique, mais un peu poussiéreux.
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