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le 4 octobre 2011
Ce fut « LE » succès du Festival d'Ambronnay en 2010. Et, après les Vêpres de San Marco, cela devrait être un nouveau succès discographique pour Alarcon, ce jeune chef argentin en résidence à l'abbaye qui marche sur les traces de son maître, aujourd'hui un peu oublié, Gabriel Garrido.

Garrido avait fait redécouvrir le répertoire baroque de l'Amérique Latine, avec fastes et rutilances. Avec ce même sens du théâtre et de l'exubérance, et ici une pointe de métissage culturel qui regarde vers l'Orient, clin d'œil évident voire un peu racoleur à l'histoire de la Sicile, Alarcon revisite le baroque italien et fait donc renaître un oratorio inédit d'un compositeur inconnu, maître de chapelle à Messine.

Repris en ce mois d'octobre, toujours à Ambronay, le « spectacle » a d'ailleurs eu les honneurs de la télévision (chaine Mezzo, 9 octobre 2011), car il s'agit d'un oratorio dans tout ce que le baroque peut avoir de « spectaculaire » : frapper les imaginations populaires par un déluge de sons et d'images. On espère un DVD !

Tableaux brefs et compositions variées, les critiques ont déjà parlé à son propos de composition « cinématographique », de quoi servir avec efficacité le programme artistique et théologique de la Contre-Réforme et, accessoirement, « imager » la rhétorique de la justice et du pardon devant des populations qui venaient de se rebeller : « divin monarca », en effet (numéro 12). Aujourd'hui, nos sensibilités particulièrement réceptives à la séduction de l'effet immédiat ne pourront qu'applaudir.

Comme l'a fort justement indiqué PVP Markala, les numéros musicaux susceptibles de retenir l'attention ne manquent pas, en effet. J'ajouterai juste la spectaculaire symphonie de tempesta (numéro 19) où le baroque est à son sommet. L'interprétation est rutilante, les solistes très bons, sans être exceptionnels, mais c'est ici l'effet d'ensemble qui l'emporte sur les individualités.

Cette musique à effets et à affects fait donc son effet, effet démultiplié par la réverbération habituelle de l'abbatiale. Il est bon que le disque prolonge et fixe ainsi sa renaissance au concert. C'est sans doute d'ailleurs une des dernières chances qui lui reste pour survivre encore un peu à sa disparition annoncée. Seule, l'histoire dira si ce déluge sicilien entrera dans le répertoire ou s'il restera un de ces grandioses moments de l'art éphémère, aussi vite oublié que ressuscité.

Présentation très soignée, comme toujours avec Ambronnay.
33 commentaires| 33 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 octobre 2011
Comment imaginer sujet plus puissant que le Déluge pour un compositeur, maître de chapelle d'une ville ravagée par les tremblements de terre et raz-de marée ?

En 1682, c'est le thème que retient Michelangelo Falvetti pour écrire son oratorio, Il Diluvio Universale, à Messine, en Sicile.

De ses oeuvres, il ne reste quasiment aucun témoignage. Si l'on doit en juger par l'interprétation que nous livre García Alarcón, on pourrait même parler de chef d'oeuvre tant se mêlent avec brio toutes les expressivités et vocalités de l'opéra baroque italien à l'intensité collective et chorale de l'oeuvre religieuse.

Le Déluge universel reflète magnifiquement le caractère de cette terre métissée qu''est la Sicile.

Pour interpréter cette oeuvre totalement inédite au disque et jusqu'alors inconnue des plus fins musicologues, Leonardo García Alarcón a associé au travail de la Cappella Mediterranea et du Choeur de Chambre de Namur un maître des percussions orientales, Keyvan Chemirani.

L'auditeur conservera longtemps en mémoire le souvenir du duo bouleversant de tendresse et de sensualité entre Noé et sa femme Rad, la pluie qui submerge les choeurs désespérés, le finale lumineux porteur d'espoir. Un disque plein de surprises'

En effet, le temps fort de ce drame du cataclysme est évidemment le numéro 22 : exhortation de la nature humaine dont la voix angélique (miraculeuse Caroline Weynants) se fait ambassadrice et intercesseuse pour le Salut des hommes perdus... Prière vaine car la mort veille et guette. Toute issue est impossible... D'ailleurs, l'ouvrage aurait pu s'appeler le triomphe de la mort (écoutez la tarentelle funèbre n°26), comme l'écrit Camille de Joyeuse.

Leonardo Garcia Alarcón toujours aussi convainquant.
11 commentaire| 31 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 juillet 2012
Les commentaires précédents pourraient se suffire, et quand même, je tiens à participer à cette "exaltation" : superbe!
Pour encore mieux apprécier cette musique, je conseille d'écouter ce disque, au moins la première fois, en ayant le livret sous les yeux.
Cela permet de comprendre mieux l'interprétation, je dirais même, la justesse de l'interprétation.
En effet, la première intervention soliste apparaît un peu abrupte à première écoute, mais cela prend tout son sens une fois que l'on sait qu'il s'agit de la Justice divine.
Les inflexions de la musique, et des interprètes, sont tellement calquées sur le texte, qu'on se demande comment on pourrait faire autrement.
(Mais l'expérience montre qu'il peut y avoir plusieurs interprétations valables pour les chefs-d'oeuvres!). Quoi qu'il en soit, il n'y aurait que cet enregistrement que l'oeuvre serait déjà sauvée, et de quelle manière! Même les interventions de percussions, qu'on imagine initialement hors partition originale, sont les bienvenues.
Bravo les artistes!
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le 15 novembre 2011
Oeuvre remarquable, injustement oubliée. La recherche de la couleur sonore semble très "moderne", quelquefois loin des formules usuelles un peu répétitives.
Interprétation excellente
Un enregistrement à recommander
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le 17 octobre 2013
Longtemps, j'ai remis au lendemain le plaisir d'écrire tout l'émerveillement que j'ai ressenti à l'écoute de ce cd, tant les commentaires dans ce sens étaient nombreux. Mais pourquoi ne pas participer à l'afflux de témoignages unanimement bons sur cette oeuvre que je ne me lasse pas d'écouter ? Les choeurs sont formidables ; la musique d'une générosité créatrice, d'une puissance d'évocation sans pareille emporte tout avec elle (Ah les choeurs pendant la noyade !) et malgré l'horreur de l'évènement conté elle reste d'une allégresse communicative. Saluons au passage le travail des historiens de la musique, des chefs d'orchestres (tel Alarcon ou Hervé Niquet) ou des chanteurs (Cécilia Bartoli et son travail autour de Vivaldi) qui exhument des bibliothèques ces chefs d'oeuvres injustement oubliés, et ces compositeurs - temporairement - évanouis dans la poussière du temps. Falvetti est de ces musiciens que leur génie rattrape un jour ou l'autre. Félicitons-nous d'assister à ces retrouvailles. Merci Monsieur Alarcon.
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le 7 novembre 2014
Un disque à offrir et à s'offrir, afin de redécouvrir la musique d'un maître oublié, que Leonardo Garcia Alarcon et le festival d'Ambronay ont révélé au grand jour.
Fernando Guimaraes, qui interprète Noé, est charismatique, et toute la partition est merveilleuse.
Il faut également saluer l'inventivité avec laquelle "Leo" (Garcia Alarcon) fait revivre la musique de Falvetti, n'hésitant pas à mêler aux instruments baroques "traditionnels" d'autres qui sont issus des musiques du monde.
Quant au choeur "Ecco l'iride paciera", il justifie à lui seul que l'on s'empare sans tarder de ce disque indispensable pour qui aime la musique baroque.
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Je découvre à mon tour cet oratorio si particulier et je suis tout autant enthousiaste que ceux qui se sont exprimés auparavant.
Nous savons bien peu de choses de son compositeur Michelangelo Falvetti (1642-1692), qui vécut en Sicile à Messine. « Il Diluvio Universale » fait partie des 2 œuvres principales qu'il a composées et qui, ayant survécu aux siècles passés, ont été retrouvées et rééditées par le musicologue italien Nicolò Maccavino.

La première écoute m'en a montré la force et l'originalité, que chaque nouvelle écoute me permet d'approfondir.
L'œuvre en elle-même a été bien commentée précédemment alors je voudrais surtout dire toute mon admiration pour l'excellence de ses interprètes :

Mariana Flores (Rad, la femme de Noé), qui allie à une voix forte et lumineuse une sensualité éblouissante, Fernando Guimarães (Noé) pour sa sensibilité naturelle. Je citerai également la mezzo Evelyn Ramirez Munoz (la « Justice Divine ») à la voix sombre et puissante, sans oublier les autres solistes et les remarquables chœurs de Namur.
Bien entendu chaque instrumentiste de la jeune Capella Mediterranea est également à féliciter.
C'est aussi tout le mérite de Leonardo Garcia Alarcon d'avoir su réunir autour de lui tous ces talents, d'avoir investi sur cette œuvre hors du commun qu'il dirige avec une force de conviction où transparaissent sa foi et son amour pour l'œuvre et ses interprètes.

Et c'est bien un « déluge d'émotions » qui nous est délivré comme le disent les 2 excellents textes de présentation du livret trilingue. Celui-ci comprend également le texte intégral de l'oratorio (avec traductions française et anglaise).

Alors c'est déjà un miracle d'avoir retrouvé ce « Diluvio Universale ». Il s'est déjà renouvelé pour un Nabucco du même compositeur. Alors souhaitons que ce miracle se renouvelle encore et nous apporte de nouvelles merveilles.
22 commentaires| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 octobre 2014
On croit connaitre toutes les ressources de la musique baroque, mais non... Voilà une approche encore inexplorée.

Vivement le DVD e l'enregistrement d'Ambronay ! Ne serait-ce que pour voir la mort qui danse...
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le 12 janvier 2013
Une interprétation fabuleuse de cette oeuvre baroque à la beauté fascinante ! Une alternance de religieux et de morceaux baroque, et des moments de pure grâce !
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le 29 août 2013
Superbe cd, musique, musiciens , chanteurs, magiques
Œuvre peux connue, mais tellement surprenante et très bien orchestrée
A découvrir absolument
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