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le 22 avril 2009
Egalement père de 3 enfants dont deux sont handicapés, il va sans dire que je me suis retrouvé dans cet ouvrage de JL Fournier. Du coup, alors qu'on se croit seul à éprouver ce type de situations difficiles, ce livre vient comme un encouragement.
Je le regrette juste un peu trop court, même si son efficacité provient selon moi de la description concise des évènements et des sentiments de l'auteur.
C'est vrai qu'il n'y a pas de réflexion sur la société et sa capacité à aider les enfants handicapés et/ou leurs parents, sur le corps médical ou sur un éventuel rapport au mystique... et c'est tant mieux!
Il me semble que l'objectif était de décrire le quotidien dans ces familles, la douleur profonde et silencieuse, les craintes de l'avenir qui peuvent émerger, mais aussi, et bien-sûr les moments intimes de bonheur, souvent les rires: c'est réussi, et j'ai souri!
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C'est un livre terrible. Par son sujet, bien sûr, mais surtout par ce qu'il nous renvoie, à nous, les humains. Parce qu'il pose la question terrible de notre orgueil : pourquoi nous reproduisons-nous ? Parce que, inconsciemment bien sûr, nous sommes tellement content de ce que nous sommes que nous voulons nous poursuivre, continuer d'exister à travers d'autres. Pour cela, nous rêvons l'enfant le plus parfait qui soit, et nous sommes fier lorsqu'il apparaît, magnifique, avec ses cinq doigts à chaque main, ses ongles jolis, cette miniature parfaite. Et puis parfois, il n'est pas pas parfait. Parfois, comme le dit Jean-Louis FOURNIER, c'est "un miracle à l'envers". "On aurait bien voulu le défendre contre le sort qui s'était acharné contre lui. Le plus terrible, c'est qu'on en pouvait rien."

Et être parent, c'est cela aussi. C'est en finir avec l'insouciance de se croire immortel, libre de toute responsabilité, être parent, c'est apprendre qu'on est responsable. Pas coupable. Mais parfois, la limite n'est pas toujours très facile à déterminer. " Quand je pense que je suis l'auteur de ses jours, des jours terribles qu'il a passés sur Terre, que c'est moi qui l'ai fait venir, j'ai envie de lui demander pardon."

Voilà pourquoi le livre de jean-louis FOURNIER est magnifique. Voilà pourquoi il fait souvent monter les larmes. Mais ce ne sont pas des larmes de pitié, comme il le redoute, plutôt des larmes égoïstes, car on pleure à se voir si clairement dans son miroir. Sans concession, il raconte la jalousie à voir les autres enfants "normaux", ses tentations de fuite pour échapper au fardeau, les regrets de tout ce qu'il n'aura pas pu partager avec eux, les regrets de tout ce qu'ils n'auront pas pu connaître "conjuguer à la première personne du singulier et à l'indicatif du présent le verbe du premier groupe : aimer." C'est triste, c'est impudique et c'est vrai.
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le 29 novembre 2008
Je suis effarée par l'un des commentaires acides, qui fait plus que soupçonner l'auteur d'hypocrisie et de simple opération commerciale, allant jusqu'à utiliser le nom de Desproges comme coup marketing. Cette personne a-t-elle bien lu le livre ? Moi oui, je l'ai lu d'une traite et je le relirais. Parce que Fournier parle avec simplicité, sincérité, comme s'il voulait se libérer, comme si nous étions, lecteurs, ses confesseurs. Ses doutes, ses colères, sa tristesse, ou plutôt son désespoir, car c'est évident, il ne fait que survivre. Et au-delà de son histoire personnelle, une vision oh combien critique de notre société actuelle, et, justement, de cette consommation effrénée qui nous rend nous aussi handicapés mentaux alors que nous avons eu la chance d'être normaux. Il est normal que ce livre ait eu un prix. Il est vrai, et l'auteur peut bien blaguer, il est difficile de cacher qu'il a le cœur qui saigne. Le traiter d'imposteur, c'est non seulement idiot mais cruel et inutile.
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le 28 octobre 2008
...à nos préjugés tant sur le handicap que sur la paternité.

Sans misérabilisme, sans apitoyement, sans détachenement trop fort, ce père meurtri arrive, avec un style unique, à nous faire partager son amour pour ses deux moineaux.

La dérision n'empêche pas les sentiments, le cynisme est l'outil de sa pudeur manifeste...un livre touchant, poignant.

Les lignes iront droit au coeur de tout parent.

"Lhumour, cest comme les essuie glaces,
ça narrête pas la pluie, mais ça permet davancer ."

Bruno Coppens
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Jean-Louis Fournier nous a toujours fait rire avec intelligence dans ses précédents livres, et naturellement il en est de même ici. Pourtant, le sujet n'est pas si aisé puisque pour la première fois il parle de ses deux fils handicapés. Mais sans moralisme, ni plainte, ni misérabilisme ; non, il se moque d'eux, de lui, de nous, de leur place dans la société, et parce qu'il est leur père, l'humour grinçant n'est jamais méchant, il déculpabilise plutôt et nous dit simplement de rire de tout, car la vie est ainsi. Un beau livre, touchant, drôle et qui fera certainement du bien aux parents comme Fournier !
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le 2 octobre 2008
merci monsieur Fournier...maman d'une enfant polyhandicapée, j'ai ri, pleuré...j'ai retrouvé dans vos lignes ma vie...et surtout l'humour de mon mari qui est comme vous, j'ai retouvé certains de ces mots, de ces " pauvres blagues " ....comme j'ai aimé ce livre .....MERCI.
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Quand Jean-Louis Fournier dans Où on va papa? prend le risque d'évoquer un thème " casse-gueule",au possible, nous présentant dans de courtes vignettes des instantanés de sa vie avec ses deux enfants pas comme les autres, on le suit en confiance, certains d'échapper au récit convenu, à la guimauve des bons sentiments. Il ne se donne pas le beau rôle , Jean-Louis, loin s'en faut, et il préfère rappeler que grâce à ses enfants il a pu être exempté de vignette automobile et ainsi rouler dans de somptueuses voitures étrangères où il promenait ses petits princes cabossés...Qui d'autre que lui pouvait nous faire rire avec un Noël dans un institut où les parents doivent se mettre à l'abri sous les tables pour éviter les boules de pétanque, cadeau qu'un père a eu la " bonne" idée d'offrir à son fils ? Qui d'autre que lui pouvait écrire
"Si vous aviez été comme les autres , j'aurais peut être eu moins peur de l'avenir.
Mais si vous aviez été comme les autres, vous auriez été comme tout le monde.
Peut être que vous n'auriez rien foutu en classe.
Vous seriez devenus délinquants.
Vous auriez bricolé le pot d'échappement de votre scooter pour faire plus de bruit.
Vous auriez été chômeurs.
Vous auriez aimé Jean-Michel Jarre.
Vous vous seriez marié avec une conne.
Vous auriez divorcé.
Et peut être que vous auriez eu des enfants handicapés.
On l'a échappé belle."
Carapace de l'humour pour affronter la loterie génétique.
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le 18 octobre 2008
Je n'avais pas ressenti une telle émotion depuis la lecture des "Onze lettres de mon père" de Philippe Gourdin.
Fervente adepte de l'écrivain Jean-Louis Fournier, j'ai découvert ici l'homme, le père. La rencontre fut belle, drôle et douloureuse sans être jamais larmoyante. Le monde du handicap ne sera plus jamais le même désormais, voilà le livre qu'on attendait sans oser l'espérer.
Merci monsieur Fournier d'avoir eu la générosité de nous offrir ces pages de votre vie avec la délicieuse impertinence de votre regard qui rend l'insupportable possible.
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le 3 novembre 2008
Savoir dire,oser dire, avec-apparemment- tant de simplicité : l'amour, l'agacement, la violence, l'injustice, le courage et la lâcheté, embellis, ennoblis par cet humour ravageusement positif.
Non je ne vous envie pas d'avoir engendré Mathieu et Thomas, c'est trop dur à vivre,.
Oui je vous envie, comme homme, comme écrivain, comme humoriste.
Et je vous remercie.
Michèle Bruhat
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Telle est la question que répète inlassablement Thomas, handicapé physique et mental à son père chaque fois que celui-ci le fait monter dans sa voiture. Et quoi que l'auteur lui réponde, l'enfant « cabossé » reprend son interrogation cent fois. Car J. L. Fournier le talentueux écrivain (« Il n'a jamais tué personne mon papa », « J'irai pas en enfer » et bien d'autres) est le père de deux enfants lourdement handicapés, Mathieu et Thomas. Il apporte son témoignage sur ces vies cassées, sans avenir. Ses enfants ne sauront ni lire, ni écrire, ni penser, ni travailler, ni même se suffire à eux-mêmes. Ils sont incapables de se nourrir, de se laver ou de se vêtir seuls. A petites touches, Fournier nous fait partager son quotidien, ses inquiétudes, ses souffrances. Mathieu est décédé assez jeune. Thomas a séjourné en IMP, il a maintenant 30 ans et toujours avec autant sinon plus « de paille dans la tête ». Quand il devient incontrôlable, il se retrouve même en hôpital psychiatrique. Le couple n'a pas résisté au traumatisme. Fournier lui, gardera cette blessure au plus profond de lui-même. « Je ne sais plus bien qui je suis, je ne sais plus très bien où j'en suis, je ne sais plus mon âge. Ma route se termine en impasse, ma vie finit en cul-de-sac», dit-il. Cruauté du destin.
Un témoignage magnifique, bouleversant et honnête. Fournier ne se paye pas de mots, de sentiments surfaits ou de lieux communs consolateurs. Il est d'une franchise absolue. Il raconte tout : son dégoût, sa culpabilité, son agacement, ses moments de rejets, la cruauté de la condition de parent d'handicapé et même une certaine forme de désespoir devant un pareil gâchis. S'il évoque le pire, il n'oublie pas le meilleur, l'amour qui apparaît en filigrane presque à chaque ligne pour ses deux petits oiseaux cabossés, ses enfants ratés qui n'aiment que Snoopy et les pommes de terre frites. Un livre très court (155 pages), merveilleusement écrit dans le style si particulier de Fournier, intimiste, minimaliste. Il arrive à dire un maximum de choses, à faire passer une multitude de sentiments ou de sensations avec un minimum de mots. Du grand art qui repose de certains verbeux qui nous assomment avec des pavés aussi lourds que creux de 1000 ou 1200 pages. Merci, M. Fournier pour ce beau livre qui décomplexera tous les parents d'enfants handicapés et qui réconfortera les autres. Un Prix Femina 2008 très largement mérité !
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