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le 19 juillet 2012
livre en complement avec le piege de la dette des memes auteurs non seulement à lire mais à faire lire à "nos" "hommes" politiques qui de droite ou de "goche" ne parlent que de crise de la dette , competitivité et du cout du travail pour mettre en place une austerité sans aucune analyse du pourquoi de cette "crise " .
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le 14 mars 2013
Tout citoyen français devrait lire cet ouvrage pour prendre conscience de l'enfumage des principaux médias de notre pays. Il ne s'agit pas du livre d'un illuminé isolé, mais d'un collectif éclairé.
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le 29 novembre 2010
Je ne regrette pas que ce livre soit sorti, l'intégralité du texte est aussi disponible gratuitement sur le web. Mais pour réunir les signatures de plus de 700 économistes, ne vous attendez pas à y trouver des idées neuves et très embarrassantes pour le système établi... Ce livre dénonce certes certains excès du néolibéralisme, mais ne le remet pas en cause. Les théories ne sont pas ébranlées.

Cependant, si c'est votre premier livre sur le sujet, si vous vous intéressez à l'économie depuis 6 mois et que vous n'avez rien lu dessus, ou si vous voulez l'offrir à quelqu'un qui ne comprend rien: c'est le livre qu'il vous faut.

Loin d'être inutile, c'est un livre qui en appelle d'autres sur le sujet.
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D'abord, garder à l'esprit que ce manifeste ne prétend pas constituer un programme, ce qui est en fait, plutôt une bonne chose. En effet, si comme le soulignent les auteurs, les économistes doivent assurer leurs responsabilités vis à vis de la société, il ne faudrait tout de même pas déresponsabiliser les politiques et les citoyens, ni oublier que la crise économique n'est qu'un aspect de la tension ressentie aujourd'hui, qui se nourrit également d'une crise sociale et morale.
Mais pour que les citoyens disposent d'un choix véritable, il convient au préalable de les informer a minima, et c'est le principal objet du manifeste qui leur est dédié.
Ce livre tire profit de la crise financière pour dénoncer "10 fausses évidences" à propos notamment des marchés, de la dette publique et de l'Europe. Il faut reconnaître que les analyses, si elles ne sont pas extrêmement détaillées, ne sont pas pour autant ineptes et il est bien difficile de les prendre sérieusement en défaut. Chaque idée reçue est suivie de propositions, elles aussi ébauchées et là, cette frugalité se révèle plus dommageable. Sans doute en raison d'un consensus difficile à trouver entre 700 économistes, certaines propositions (par exemple : "réaliser un audit public et citoyen des dettes publiques..." ou "supprimer les exonérations consenties aux entreprises sans effets suffisants sur l'emploi") ne trouveront leur intérêt qu'au travers du débat.
Bref, un livre utile comme tous ceux qui fournissent une base solide de discussions et qui permettra à chacun intéressé, d'apporter terreau et arrosage.
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le 27 mai 2012
Ce manifeste est d'une redoutable efficacité s'agissant de la mission qu'il s'assigne: en 10 leçons pulvériser les mythes construits par la vulgate néolibérale (comme on dit par souci de raccourci, parce que les libéraux expliquent que si l'économie va mal c'est parce qu'elle n'est pas assez libérale, mais c'est un autre débat). Qu'il s'agisse de l'efficience des marchés battus en brèche par les bulles spéculatives ou l'explosion de l'endettement privé à force de financer des investissements sans valeurs, des effets sur la croissance de la contre-révolution fiscale (au nom de laquelle moins on taxe, plus il y a de richesse et donc plus de rentrées fiscales), ou encore de la dédiabolisation de la dépense publique, les auteurs font un job pédagogique assez remarquable.

On reste un peu sur sa faim s'agissant des contre-mesures qui ponctuent chaque article même si certaines paraissent de prime abord de bon aloi (plafonnement des rémunérations, interdiction des pratiques purement spéculatives, séparation des banques de dépôt / banques d'affaires). Puis on est déçu car le manifeste règle des comptes (pas volé certes) mais manque un peu d'envergure: la relance européenne à part un appel incantatoire à l'Europe sociale est absente; le poids des pays émergents, nada; la transition énergétique walou. Et au bout du bout, on découvre un texte assez classique d'économistes de gauche qui donne le primat à la croissance par le relance de la demande, sans remise en cause du laxisme budgétaire. Mais toute remise en cause des postulats doctrinaires et toujours bonne à prendre, à condition de ne pas retomber dans d'autres dogmes aveuglants.
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le 27 avril 2011
En lisant leur manifeste publié en 2010, j'ai été étonné de constater que les Économistes Atterrés défendent une Europe qui n'existe pas. Une Europe imaginaire où la santé (sociale, mentale, physique, culturelle, etc.) de l'humanité serait la première préoccupation de cette union. Il n'en a jamais été question : l'Europe a été fondée sur le principe d'échanges commerciaux. Tout a commencé en 1948 avec le plan Marshall pour la reconstruction économique de l'Europe occidentale dévastée par la guerre financée par une Amérique enrichit par la guerre (elle possédait ses propres usines dans l'Allemagne nazie avec la main-d'oeuvre prisonnière gratuite) et géré par la première union de l'Europe : l'Organisation européenne de coopération économique (O.E.C.E.) dont le titre est clair : favoriser les échanges commerciaux entre l'Amérique et l'Europe*. Suivi en 1951 de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (C.E.C.A.) signée par l'Allemagne fédérale, la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Jusqu'à aujourd'hui, la communauté européenne se préoccupe d'économie et toutes les autres préoccupations sont rattachées à cette économie et l'entretiennent. Cette économie est particulière, car elle n'est pas destinée à sa population : c'est la « macroéconomie » (sic). Il est vrai que la population ne siège pas au parlement européen et ce qui s'y passe reste obscur pour la majorité des gens. Rappelons que le vote négatif du référendum pour la ratification du traité établissant une Constitution européenne en 2005 n'a eu aucun effet, car le gouvernement en place c'est empressé de voter une loi (non médiatisée) pour ratifier le traité en 2008 sans prendre en compte l'avis de la population. C'est en cela que l'Union européenne est technocrate : une Administration procédurière centralisante qui ne tient pas compte des besoins des populations. L'Europe s'est construite sur la base d'enrichir le marché financier. Et non sur la protection (« l'harmonisation des droits ») de sa population. L'Europe est gouvernée par la haute bourgeoisie éduquée aux opérations financières, dont l'occupation n'est pas de s'appauvrir. Les revendications des Économistes Atterrés pour une Europe « plus juste » sont en contradiction avec la constitution et les résultats produits de la commission européenne. Par exemple comment a pu être approuvée l'autorisation de la production de légumes génétiquement modifiés (dont personne encore ne peut prévoir les conséquences sur sa santé) proposée par la compagnie allemande BASF soutenue par la compagnie américaine Monsento qui détient le quasi-monopole planétaire des semences OGM, cela pour produire des pommes de terre OGM en Europe ? Malgré que « plus d'un million de personnes de chaque pays de l'Union Européenne ont demandé un arrêt immédiat de l'autorisation d'entrée dans l'Union Européenne de cultures OGM » à travers les réseaux pétitionnaires d'Internet. L'Europe était nommée « marché commun » plus que « Union européenne » d'aujourd'hui qui n'est manifestement pas celle de ses populations. L'Europe est gouvernée par une armée de fonctionnaires soumis à la caste dominante et minoritaire qui pense d'abord à sauvegarder le bénéfice de ses rentes (d'où la pratique dominante de l'économie) tout en jouissant de sa domination par sa position centrale : « l'Europe au-dessus des nations » (sic) a été fondée par les États-Unis d'Amérique et son crédit.

Je pense à la trouvaille des années 1973, libérée en 1992 avec le traité de Maastricht et franchement spéculée à partir de 2007 depuis sa mise en constitution (avec le traité de Lisbonne), « une idée géniale de spéculateurs financiers pour s'enrichir » qui est nommée : « la dette publique » ou « l'endettement des nations »** qui permet de placer son argent, de spéculer sur les dettes des pays et dont les travailleurs sont à l'échelle d'une nation et non plus à celle d'une entreprise cotée en bourse : ce sont les impôts qui payent les traites des placements et non plus les bénéfices d'une entreprise. C'est-à-dire que tant que les citoyens du pays endetté travaillent et payent leurs impôts, le placement est assuré et est moins risqué que le placement sur une entreprise. Les présidents de Nation sont devenus des chefs d'entreprise. Les pays spéculés sont classés en « taux de risques » c'est-à-dire en fonction de l'efficacité du prélèvement des impôts, c'est-à-dire en fonction de l'obéissance des contribuables qui payent les bénéfices des placements financiers privés. C'est en cela que la libéralisation des marchés financiers favorise les régimes totalitaires : l'enrichissement est favorable dans l'obéissance absolue où libéralisation des marchés financiers signifie : permission à l'escroquerie et à la tromperie de milliards de personnes. Il est important de savoir qu'en France le Trésor public est géré par la Banque de France qui est un organisme privé, privatisé en 1967 et qui défend les intérêts des banques privées. Les travailleurs contribuables se retrouvent toujours être « les gogos du micmac » économique, autrement dit de l'escroquerie : ils sont trompés. Aujourd'hui, la BCE (Banque Centrale Européenne) se dit l'arbitre des dettes publiques transnationales qui c'est donné le rôle d'équilibrer les endettements des pays européens (sic) pour favoriser le placement rationnel du : « plus la dette s'accroit, plus les intérêts explosent ». Si la « dette publique » en France rapporte 40 milliards d'euros par an, cela signifie que le contribuable en France travaille pour payer environ 1000 euros par an pour rémunérer des comptes privés d'investisseurs. Autrement dit, 40 millions de contribuables travaillent pour enrichir des escrocs en leur donnant volontairement environ 1000 euros de leur salaire pour les entretenir. Nous sommes très loin d'une Europe équitable qui pense aux gens plus qu'à jouer au casino aux dépens des gens appauvris et accablés d'impôts au profit d'un luxe bête et élitiste. L'argent a une qualité exceptionnelle : il tarit l'imaginaire. Il suffit de constater l'appauvrissement intellectuel des populations riches et l'appauvrissement matériel des populations pauvres déjà pauvres dû entre autres au projet européen d'une monnaie « unique » : l'euro. L'euro a été conçu pour se battre avec le dollar américain, pas pour nourrir les Européens.

En lisant leur manifeste, les solutions proposées par les Économistes Atterrés ressemblent plus à des pansements sur des plaies ouvertes et restent insuffisantes à leurs guérisons. Mais l'Europe des gens n'a pas besoin de « guérison » de l'Union Européenne. L'Union Européenne qui selon les Économistes Atterrés pratique une « macroéconomie » qui n'influence en rien la « microéconomie » des ménages montre que « jouer à la roulette des nations » n'augmente pas le coût de la vie pour les appauvris ? Dans ce cas on les laisserait jouer dans leur coin. Les Économistes Atterrés sont-ils économiquement suffisants ? Le concept même de la « croissance économique » implique une augmentation constante des coûts (loyers, alimentation, artisanat, taxes, mais baisse du coût du travail industriel) qui favorisent la spéculation financière : « Je mise sur un truc pas cher, il devient plus cher, je le vends, etc.; c'est comme ça que je vis. », et tous le font. Mais en effet, le public n'est pas responsable de la « dette publique » de la nation qui est contractée par ses gouvernants, mais que le public paye***. Le public est responsable en ce qu'il paye ses gouvernants : c'est son acte de soutien à sa peine. Les gouvernants depuis 1967 vendent leur pays aux banques et la révolution néolibérale a transformé depuis 1980 l'Europe et le Monde en casino où ses joueurs ne jouent jamais perdant ****.

Note
* plan Marshall : en 1947 Washington propose de fournir aux Européens les dollars dont ils ont besoin, à condition qu'ils déterminent eux-mêmes leurs besoins et assurent la répartition des crédits américains. Du 3 avril 1948 au 31 décembre 1951, douze milliards de dollars seront fournis par les États-Unis (5/6 sous forme de don, 1/6 sous forme de prêt) ; 26 % iront à la Grande-Bretagne, 23 % à la France (2 800 000 dollars). Le plan Marshall est appuyé par une « aide » militaire (André Kaspi) toujours présente aujourd'hui sur le continent européen. Le plan Marshall contribue à démontrer la victoire totale des Américains sur l'Europe à la fois économique et militaire voire même culturelle. Depuis l'Indépendance, le plan américain a toujours été de manger l'Europe : c'est leur jeu.
** La loi 73-7 portant sur la réforme des statuts de la Banque de France du 3 janvier 1973 et en particulier l'article 25 qui bloque toute possibilité d'avance au Trésor : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France » signifie que le Trésor public ne peut plus emprunter à taux zéro son argent géré par la Banque de France en cas de déficit de l'État. Le Trésor public doit chercher cet argent ailleurs dans les crédits des banques privées centralisées à la Banque de France et depuis le traité de Maastricht en 1992 en dehors du territoire. Ce qui est nommé volontairement « dette publique » qui ne l'est pas trouve son origine dans cette loi fomentée par Valérie Giscard d'Estaing et Georges Pompidou. Mais d'où leur est venue cette idée ? et pourquoi ?
*** Notons que toute prohibition étatique partielle ou crise économique sert à multiplier les bénéfices par les taxes. Exemple : le tabac en France est taxé à plus de 300% (2 € hors taxe et plus de 7 € toutes taxes comprises) au nom de la « santé » publique traitée aux médicaments de l'industrie pharmaceutique coté en bourse. L'essence est taxée à 80% depuis 1973, année de la « crise du pétrole ». Crise et prohibition partielle justifient les abus d'impositions d'impôts qui sans ses mensonges seraient considérées comme inadmissibles par ses contribuables. Plus l'interdiction est lourde (au nom de la santé) plus son abrogation est chère qui en même temps la justifie auprès de ceux qui payent. Le pouvoir est dans les mains de ceux qui payent, mais beaucoup ne veulent plus le savoir.
**** Il est intéressant de savoir que le système féodal fut abandonné au profit du système monarchique (union des seigneuries) pendant la guerre de 100 ans (1338 - 1453) pour contrer avec une Administration naissante le pouvoir grandissant des banquiers, car le système du change de monnaies pouvait réduire un pays à la famine (XIVe et XVe siècle) ou un seigneur isolé à la misère (à cette époque, chaque seigneurie possédait sa propre monnaie). C'est ce qu'on pourrait croire du rôle d'une Union Européenne : une Administration servant à contrarier les spéculations des marchés financiers qui paupérisent les populations européennes non concernées : mais ce n'est pas le cas puisque les États ont vendu le travail de leurs contribuables aux banques pour payer leurs endettements. L'Union Européenne n'a pas le pouvoir ou la volonté de stopper les fausses dettes publiques puisqu'elle s'est vendue aux crédits américains depuis 1948. Depuis 1948, l'Europe est devenue une province économique des États-Unis d'Amérique.

Précisions :
Macroéconomie = économie étudiante des phénomènes économiques globaux qui produit les théories économiques suivantes : la Courbe de Phillips, le Modèle de Solow, les Modèles « millésimés » ou à générations de capital (vintage models), le Modèle IS-LM (Investment & Saving - Liquidity et Money), la Théorie de l'état stationnaire, la Théorie de l'oscillateur, la Théorie de la croissance endogène, la Théorie de la régulation de la croissance, la Théorie des cycles économiques, la Théorie du capitalisme monopolistique d'État (CME), la Théorie keynésienne de la crise, la Théorie marxiste de la crise, la Théorie néoclassique de la crise, la Théorie régulationniste de la crise, etc. Toutes ces théories produites par des économistes dont des prix Nobel (M. Friedman prix Nobel 1976, Samuelson prix Nobel 1970, Solow prix Nobel 1987, Hicks prix Nobel 1972, et Phillips, Phelps, Lucas, Ricardo, Malthus, Barro, Levine, Romerne, Aglietta, Boyer, Bénassy, Mistral, Kondratiev, Schumpeter, Juglar, Kitchin, Boccara, Keynes, Marx, Engels, Lénine, Luxembourg, Say, Hayek, Laffer, Buchanan, Boyer, Bénassy, Mistral) qui ne servent qu'à protéger les rentiers « millésimés » et leurs rentes au désavantage des esclaves qui travaillent : c'est l'hypocrisie même de la « science » économique de ne servir que les rentiers dominants. (source : [...])

Microéconomie = économie étudiante des comportements économiques individuels qui produit les théories économiques suivantes : l'Économie de l'information, l'Économie des coûts de transaction, la Microéconomie traditionnelle, la Théorie de la logique d'action collective, la Théorie des jeux, etc. Toutes ces théories produites par des économistes (dont aucun prix Nobel ?) : Akerlof, Stiglitz, Alchian, Demsetz, Coase, Williamson, Teece, Walras, Arrow, Debreu, Sonnenschein, Bertrand, Cournot, Olson, Von Neumann, Morgenstern, Nash, Harsanyi, Selten, Kreps, Axelrod, etc. (source : [...])

Lectures :
. Manifeste d'Économistes Atterrés (2010)
. Repères chronologiques de la construction européenne (et économique et monétaire)
. Jacques Le Goff : La Civilisation de l'Occident médiéval (1964)
. le Revenue de Base : propositions des économistes allemands, suisses et autrichiens pour en finir avec la misère (film en fr)
. Jacques R. Pauwels : le mythe de la bonne guerre (2006)
. Serge Halimi : Le Grand Bond en Arrière (2004)

Mathius Shadow-Sky
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le 5 janvier 2014
La crise de 2008 est une crise particulière, car intrinsèquement liée au fonctionnement de notre capitalisme néolibéral, remettant partiellement en cause l’hypothèse clé de l’efficience des marchés. Pourtant, la réponse à cette crise utilise exactement les mêmes recettes que d’habitude, fondées sur la soumission aux exigences des marchés financiers ou la réforme pour redonner confiance aux marchés, selon le point de vue qu’on a.

4 économistes reconnus mais aussi marqués politiquement ont donc décidé d’isoler 10 « fausses évidences » utilisées pour justifier les politiques actuelles de réponse à la crise, et une vingtaine de propositions alternatives. Des propositions souvent fortement discutables (e.g. « restructurer la dette publique […] en opérant une discrimination des créanciers selon le volume des titres qu’ils détiennent ») et parfois de la naïveté ou de la malhonnêteté intellectuelle (cf p.29-30, ou en synthèse on dit « la réponse au déficit est plus de déficit, avec les mêmes méthodes qu’avant » : mesures 10 et 11 ; raisonnement A n'est pas terrible, donc B est forcément excellent), mais ce livre a le mérite de faire réfléchir chacun sur ses hypothèses implicites, et de mettre le doigt sur le décalage fort entre le côté péremptoire des affirmations des très nombreux « experts économistes » et la fragilité des modèles sur lesquels ils s’appuient (quand ils s’appuient sur un modèle).

On aurait aimé aller un peu plus loin sur certaines questions clés, notamment le financement de la dette (aujourd’hui, les états européens ne peuvent être financés que par les banques, qui elles-mêmes sont financées en partie par la BCE, qui leur offre des taux d’intérêts plus bas que ceux offerts aux Etats, ce qui suppose que le profil de risque des banques est plus faible que celui des Etats, et on a bien vu avec cette crise que c’était l’inverse : ce sont les Etats qui ont sauvé les banques. Pourquoi les banques méritent-elles donc cette rémunération ?), ainsi que l’origine de la dette et le lien avec taux d’intérêt vs taux de croissance nominal.
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le 6 janvier 2011
Si ce livre n'est pas une critique constructive du système économique je ne sais pas ce que cela veut dire!

C'est clair, précis, cela dénonce 10 fausses évidences pour plus du double de propositions. Certes, ces dernières ne sont pas très étoffées, mais il semble que ce soit l'esprit de ce texte qui ne vous empêche pas, si vous vous en sentez le courage, de vous plonger dans 400 pages d'explications économiques.

Il est toujours bon d'entendre des critiques légitimes à l'heure ou il existe une réelle occasion de remettre en cause le système économique européen. Profitons-en avant que ces voix ne soient plus écoutées! C'est le moment ou jamais de lire ce genre de texte, et celui-ci est particulièrement accessible, bon et légitime vu le calibre de ses auteurs et le nombre de ces signataires.

Si vous voulez mieux comprendre les enjeux et pouvoir prendre une place plus active dans ce débat majeur et actuel, je ne vois pas de meilleure solution!

A lire donc!
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le 9 août 2011
Bon ouvrage, un peu technique si on ne maitrise pas les tenants de l'économie mais se laisse lire avec une bonne explication générale de l'économie politique par les auteurs.
je recommandes ce petit opuscule même si je le trouve un peu cher au vu de la longueur du contenu.
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le 6 mars 2011
Le Manifeste démontre avec justesse comment les marchés financiers, soumis à des comportements moutonniers, génèrent de manière récurrente des bulles spéculatives et ne répondent pas aux mécanismes classiques d'équilibre de l'offre et de la demande, nécessitant des mécanismes de régulation particuliers inexistants aujourd'hui. Les taux de rentabilité irraisonnables qu'ils exigent des entreprises engendrent un sous investissement chronique, et les rémunérations démesurées de leurs dirigeants.
La partie consacrée à la dette des Etats est beaucoup moins crédible. Si à juste titre, les auteurs dénoncent le moins disant fiscal qui avantage les plus riches et ne procure aucune relance, ils oublient de mentionner la hausse continuelle des prélèvements libératoires qui laisse peu de marge de manaeuvre pour résoudre le problème par une augmentation de la fiscalité. Aucune mention de l'incroyable incurie de la gestion grecque, corruption, clientélisme et laxisme de la gestion publique, qui a amené ce pays là où il se trouve aujourd'hui. Il peut-être de bon ton de critiquer les agences de notation, mais qui à leur place avait jamais auparavant dénoncé ce type de scandale ? La mesure proposée visant à faire racheter les titres publics par la Banque Centrale Européenne n'est pas sérieuse et reviendrait à transférer des obligations pourries d'un organisme d'Etat vers un autre organisme d'Etat (version publique du mécanisme des subprimes entre les banques privées). Les auteurs proposent sans rire d'identifier tous les détenteurs de la dette publique : ainsi il y aurait les « bons » détenteurs et les « mauvais ». Bien sur les « mauvais » auraient peu de chance d'être remboursés. La proposition d'annuler toute ou partie de la dette est irresponsable, car comment les Etats, en particulier les plus pauvres, trouveront-ils désormais à financer leur déficit si les préteurs n'ont plus l'assurance d'être remboursés. L'augmentation des impôts demandée pour les entreprises fait l'impasse sur leur compétitivité et l'ouverture internationale qui verraient celles-ci migrer rapidement sous d'autres cieux.
Coté Europe, les auteurs proposent une fermeture des frontières européennes à la libre circulation des biens et capitaux et une harmonisation des politiques sociales : faut-il leur rappeler sur ce dernier point qu'en Europe, il y a vingt sept pays, que chaque avis compte, et que tout le monde n'est pas vraiment d'accord avec nous ? On notera ici aussi le dernier poncif qui consiste à accuser l'autre de ses propres insuffisances : ainsi si des pays en Europe sont en déficit, c'est de la faute de ceux qui sont en excédent, en particulier de l'Allemagne qui a su « maltraiter » ses travailleurs plus que d'autres : allez donc raconter cela en ce moment en Allemagne, dans un pays qui a moitié moins de chômeurs que les autres, où les augmentations salariales sont à l'ordre du jour et qui retrouve une prospérité éclatante. Enfin une dernière proposition : pour que cela aille mieux en Europe, « yaka » coordonner les politiques macroéconomiques entre Etats.
On l'aura compris, « Le Manifeste » veut dénoncer un dogmatisme libéral, mais c'est pour mieux le remplacer par un autre dogmatisme. Certains points sont intéressants, mais beaucoup d'autres sont caricaturaux, simplistes, insuffisants et s'apparentent plus à la méthode Coué qu'à une construction sérieuse d'une autre politique.
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