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5,0 sur 5 étoiles
4
Schubert : Schwanengesang - Sonate pour piano n°21 D.960
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500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 20 janvier 2013
A côté des diverses versions historiques avec Dietrich Fischer-Diskau (voire entre autres le coffret Schubert : Intégrale des Lieder (Coffret 21 CD)), il faudra compter avec cette version très personnelle, à la gravité envoûtante du duo Mathias Goerne - Christoph Eschenbach. Malgré quelques fêlures ici ou là du baryton-basse que soulignait très bien Thierry Morice dans son excellent post, on se laisse prendre d'emblée par la puissance d'un chant au service d'un texte. Goerne ne cherche pas à en faire trop : il suffit de s'en tenir aux indications détaillées de la partition et aux mots soigneusement sélectionnés par ce que l'Allemagne typiquement romantique compta de poètes parmi les meilleurs. Du coup, l'émotion est immédiate et vous happe d'autant plus que Christoph Eschenbach, à son habitude, donne à son interprétation une vision très personnelle qui se met à habiter, à hanter une ligne de piano parfois pourtant minimaliste. La juxtaposition de ces deux conceptions qui ont certainement été longuement discutées entre ces deux artistes superlatifs finit par créer un climat assez noir qui fut aussi sans doute celui de Schubert, malade et se sachant proche de la fin, lorsqu'il composa ces opus en forme de testament musical.

La sonate D.960 figure comme une oeuvre majeure, presque surhumaine parmi les sonates de Schubert. Sa longueur est terrifiante (au bon sens du terme), sa difficulté technique importante mais, surtout, l'éternelle question du climat que son auteur a voulu lui conférer se pose. D'où une multitude d'interprétations qui nous mènent sur des chemins parfois un peu hasardeux. Eschenbach y voit ici avant tout une oeuvre également très sombre mise en évidence par un ralentissement, une quasi suspension de bien des tempi. On adhérera ou non mais il n'en reste pas moins que ce parti-pris frappe l'imaginaire et se démarque assez franchement de l'approche généralement admise. On est aux antipodes d'un Brendel en tous cas par exemple !

Un disque très personnel donc qui se doit de figurer dans toute discothèque schubertienne d'autant que la prise de son est assez extraordinaire.
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le 23 avril 2012
Avec ce nouveau Schwanengesang (son 2e), Matthias Goerne continue son voyage vers la lenteur introspective, méditative et contemplative. C'est assez nettement plus lent qu'en concert au Wigmore Hall avec Brendel en 2003. Par exemple: Der Doppelgänger en 6'25 au lieu de 4'23. Une telle intériorisation, une telle rumination intérieure est évidemment un peu déroutante, mais, dans son genre propre, c'est fascinant car la voix de Goerne, sombre, profonde et toujours ronde (même si elle est devenue plus grise), a les moyens de cette méditation habitée.
Il en va de même de la sonate D.960 gravée par Christoph Eschenbach sur le CD 2: l'enregistrement dure 49'19, alors que même Claudio Arrau, qui n'est pourtant pas un rapide, l'interprète en "seulement" 44'01. Pour donner une idée précise de cette lenteur choisie et assumée jusqu'au bout, voici les durées comparées de chacun des mouvements chez Eschenbach, Arrau et Maurizio Pollini:

Eschenbach: 21'13 - 13'24 - 4'52 - 9'47
Arrau: 20'07 - 10'49 - 4'45 - 8'20
Pollini: 18'52 - 9'54 - 3'49 - 7'28

Ainsi, avec Eschenbach, l'Andante sostenuto est-il comme suspendu, proche de l'immobilité et pourtant allant, mû par un secret mouvement intérieur.
Ce disque est donc très particulier. Mais il est aussi passionnant et beau. Chacun jugera s'il est tenté ou non par l'aventure.
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le 19 mai 2012
Matthias Goerne continue son exploration des lieder de Schubert chez Harmonia Mundi.
Son partenaire au piano est ici de nouveau (après leur Belle Meunière) Christoph Eschenbach.
Le piano est ici somptueux et Eschenbach réussit la quadrature du cercle, à savoir donner vie à une partie de piano multiforme, allant de l'esquisse au tableau symphonique, tout en restant un partenaire solide du chanteur. Nous avons ici de la musique de chambre au plus haut niveau, obtenue par la complicité de deux grands artistes. La partie de piano a sa logique propre, qu'Eschenbach défend avec brio, et c'est la magie de Schubert que de la mettre non au service de la voix, mais en rapport avec elle, rapport de complémentarité, d'opposition, d'indépendance ou de soumission.
Matthias Goerne a toujours sa belle voix de baryton-basse qui rappelle Hans Hotter plus que Dietrich Fischer-Dieskau. Il a conservé la flexibilité qui lui permet d'exécuter tous les ornements prévus dans la partition (cf Ständchen oder Das Fischermädchen), que Fischer-Dieskau ne respectait que dans ses tous premiers enregistrements, et même d'ornementer déicatement Herbst ou Liebesbotschaft. L'interprétation est, à juste titre, plus lyrique que dramatique, soulignant le texte par des inflexions de la ligne plutôt que par des effets histrioniques qui risquent de briser la mélodie.
Quelques signes inquiétants sont toutefois à noter. Certaines phrases ne s'éteignent pas d'elles-mêmes mais sont abrégées brutalement ("wie hab'ich oft so süß geträumt" dans Kriegers Ahnung par exemple) ou terminées à bout de souffle. Dans Der Doppelgänger, le baryton doit reprendre son souffle à deux moments inopportuns (vor Schmerzens//gewalt et meine eigne // Gestalt).
Le piano est souvent détimbré, tandis que le fortissimo est plutôt dû à l'intensité qu'au volume (et Schubert va jusqu'à demander trois fois un fff - dans Aufenthalt, Der Atlas et Der Doppelgänger - , qui n'est pas ici lancé à pleine voix).
Ceci ne ternit pas la beauté de l'interprétation (il n'y a pas de notes criées par exemple), mais fait naître des inquiétudes sur la santé vocale du baryton. Je viens de l'entendre à la radio dans un Winterreise en direct où les "piano" détimbrés et les "forte" sans véritable corps étaient encore plus marqués. J'espère très fort qu'il ne s'agit que d'une disposition passagère.

En complément de programme, la sonate en si bémol D960 dans une interprétation très personnelle par Eschenbach. L'Andante sostenuto est devenu quasiment un Adagio, à la limite du silence mais sans aucune perte de tension. Le premier mouvement est d'une grande ampleur et pour une fois, le finale est joué Allegro "ma non troppo" comme indiqué. On pourrait concevoir des interprétations plus contrastées, mais celle-ci est réellement envoûtante, sans atteindre la quasi-paralysie d'Afanassiev.

Un enregistrement qui continue de manière très convaincante la belle anthologie Schubert de Matthias Goerne. Reste à espérer que les volumes suivants contredisent les mauvais présages sur l'évolution de sa voix.
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le 18 mai 2012
J' ai décidé, juste aujourd'hui, de porter un commentaire sur le CD Le Chant du cygne par M Goerne et C. Eschenbach. Le jour de la disparition de DFD....
Malgré le bouleversement que cause la disparition du baryton du siècle, et le fait que tout être est plus vénéré mort que vivant, je tente de rester lucide et objectif et d' écrire les quelques mots qui suivent selon mes impressions d' hier après l 'écoute de ce nouveau CD.

Je suis un fervent admirateur de M Goerne que j' ai découvert dans wintereisse voici de nombreuses années dans la version de la collection Hypérion.

En revanche je n' ai pas du tout apprécié les deux CD enregistrés avec A Brendel tant sur le plan musical que sur le plan de la restitution technique et ceci malgré des enregistrements live.

La nouvelle collection des lieds de Schubert par MG chez H Mundi m'a séduit dès la première parution retrouvant l' éclat des débuts de MG.Mais cet album est une véritable apothéose dans la multitude des interprétations de ce cycle de Schubert.Le timbre de la voix de MG confirme sa supériorité à tout autre baryton actuel et, au début de Aufenthalt (5) on croit entendre une fantastique basse russe.

Pour l 'ensemble des lieds le tempo et l' intériorisation sont hors du commun.Ce disque met au rayon des accessoires toutes les autres interprétations.A se procurer d' urgence toute séance tenante.
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