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le 5 juin 2011
Le pianiste Murray Perahia au piano et à la baguette nous interprète avec le English Chamber Orchestra l'intégrale des concertos pour piano et orchestre ainsi que les rondos de W A Mozart. Une interprétation grandiose à tout point de vue et une excellente prise de son.
Cela n'engage que moi mais l'intégrale des concertos pour piano et orchestre que je placerai au-dessus de toute les intégrales est celle jouée par Alfred Brendel au piano et à la tête de l'Academy of St Martin in the Fields Sir Neville Marriner.
L'idéal est d'avoir les deux coffrets.
Musicalement vôtre.
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le 8 mars 2013
évidemment, cette intégrale des concertos pour piano de Mozart par Perahia est éminemment recommandable, pour son prix, pour sa cohérence d'ensemble, pour la qualité très correcte de l'enregistrement, pour la perspective historique sur l'évolution de la mentalité et de l'état d'esprit de Mozart,.....mais:

-1ère oreille: sur l'interprétation fusionnelle et très chambriste de Perahia et l'English Chamber, rien à redire, c'est remarquable, et le 'partenariat' est plus équilibré qu'entre l'English et Barenboïm, par exemple, et ce coffret nous offre quelques mo(uve)ments inoubliables; mais Perahia est trop 'serein', trop 'lisse', trop 'révérencieux' parfois, et il lui manque un peu de folie pour rendre certains excès, dans l'exaltation comme dans la dépression; enfin, il me semble un peu dépassé , en temps que chef, après le 21, et le English moins bien tenu!

-2éme oreille: mis à part l'aspect financier et sauf Mozartolatrie compulsive, on est pas obligé de posséder les 27 concertos, les plus connus étant, globalement, les plus beaux, et je me contenterai de ce seul commentaire( je renverrai simplement à une conversation de Andréas Staier, dans le livret du CD d'une très intéressante version des concertos n° 9 et 17 sur pianoforte)!!!;
l'interprétation de Mozart doit se faire sur le fil du rasoir, mais pas nécessairement en termes de virtuosité, c'est pourquoi des versions unitaires par des pianistes différents sont aussi à privilégier, chacun trouvant dans l'éxécution les échos de ses propres 'vision' mozartienne et états d'ame!

Auribus tenere asinum: pour enfiler mon bonnet, c'est plus facile!
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le 1 décembre 2010
Cette intégrale nous revient en digipack économique pour un prix modique. Perahia, Mozartien né, nous offre l'intégrale la plus subtile, dirigant du piano un orchestre en osmose avec son jeu d'une grande finesse. Parfois les fin de phrase se meurt dans un pianissimo divin, et montre une certaine coquetterie. Mais la beauté de l'ensemble balaie ces quelques réserves (que seul à notre gout Haskil, et serkin chez CBS en sont exempts). Les réussites sont nombreux, une 24eme d'une grandeur et d'une noiceur "don juanesque", une 25eme plein de noblesse, une 27eme rayonnant. Le drame pointe son nez dans ce flot de musique heureux en apparence. La poésie est omniprésente. Aussi ce coffret est une base pour se constituer une discothèque mozartien.
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le 19 avril 2012
Pour comprendre l'importance de ce coffret dans la discographie, il faut bien saisir que lorsqu'on la connaît, on a tendance à oublier qu'il existe d'autres intégrales des concertos pour piano de Mozart... Déjà plusieurs fois éditée en coffret (mais pour plus cher, ce que la présence d'un livret d'ailleurs fort succinct ne peut justifier), cette intégrale fut enregistrée entre 1975 et 1990 par le prodige américain, Murray Perahia, certainement le pianiste au style le plus constant, le plus sûr, et à la constance admirée depuis plusieurs décennies, une « patte », mélange d'articulation parfaite, d'intonation subtile, de lyrisme et de délicatesse, qui font mouche aussi bien dans Mozart que dans Chopin ou Bach, entre autres grands succès.

Mais la réussite de cette intégrale dépasse tout ce que Perahia a pu entreprendre par ailleurs (et cela est peut-être dû au fait qu'elle date de la période où il fut le plus productif et en pleine possession de ses moyens, avant les problèmes de santé aux articulations de la main, qui l'ont rendu plus rare depuis les années 1990). Non seulement parce que le grand style dont il fait preuve convient tout à fait au génie mozartien, à ce mélange toujours indéfinissable d'enthousiasme juvénile côtoyant des abymes de tristesse, mais parce qu'il gagne toujours les rangs de l'English Chamber Orchestra qui sonne de façon plus cohérente encore, plus dense, plus chambriste en somme, que dans d'autres enregistrements, Perahia jouant AVEC eux plutôt qu'à leur tête (comme le fit, brillamment d'ailleurs, mais différemment, Daniel Barenboim). Le dialogue entre le pianiste et ses coéquipiers donc, est toujours excellent, de mutin dans les œuvres de jeunesse il se fait plus frémissant la maturité approchant, et aborde avec une pudeur toute classiciste les pages plus tourmentées, plus passionnées, plus touchante, pour un résultat fort convaincant.
Difficile par conséquent de définir un « sommet » dans ce coffret puisque rien n'est moins bon que le reste. Toutefois deux des concertos contenus sont particulièrement attachants : le concerto pour deux pianos (K.365) et celui pour trois pianos mais arrangé ici pour deux (K.242). En effet, Perahia et Radu Lupu qui le rejoint à cette occasion offrent une leçon de dialogue musical, un duo (un trio avec l'orchestre) exemplaire, plein de joie, de plaisir de jouer ensemble, pour un résultat véritablement jubilatoire !

Pour revenir aux autres coffrets d'intégrales disponibles, pas forcément mauvaises d'ailleurs, l'œuvre pionnière de Géza Anda avec le Mozarteum demeure inimitable, et le jeune Barenboim avec l'English Chamber Orchestra a lui aussi établi une sorte de standard, un peu plus charpenté (ou lourd, c'est selon). On peut en revanche sans souci oublier l'indigeste Brendel et l'insipide Uchida, et on préférera si l'on veut varier les plaisirs le juvénile Bilson avec Gardiner et la très énergique et verte Viviana Sofronitsky. Sans oublier naturellement les versions isolées de Casadesus avec Szell (incontournable absolu), de Lili Kraus, de Clara Haskil, de Christian Zacharias (surtout le nouveau cycle chez MDG) et bien d'autres évidemment.

Voici donc non seulement la référence la plus incontournable (et certainement l'une des mieux enregistrées, soit dit en passant !), la plus constante à travers l'ensemble des concertos, celle qui fait preuve du goût le plus « médian » sans emportements romantiques ni tranchant baroqueux... Mais aussi désormais la moins chère, et cela fait beaucoup de bonnes raisons pour ne pas hésiter !
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le 9 janvier 2012
L'intégrale des concertos de Mozart par Murray Perahia est sans doute la plus homogène et la plus constante en (très) haute qualité. Je précise cependant que je ne connais pas celles qui font appel à des instruments anciens. Elle est parsemée de poésie et de finesse, sans que le drame inhérent à certains de ces chefs-d'oeuvres soit absent. La sensibilité mozartienne de Perahia est remarquable d'un bout à l'autre de ce coffret. Comme le souligne un des internautes, le mélomane exigeant préférera dans l'une ou l'autre oeuvre tel ou tel interprète (je citerai pour ma part Clara Haskil, Clifford Curzon et Annie Fischer), mais une telle constance dans la qualité, à un tel prix, cela tient du miracle. A se procurer absolument!
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le 15 novembre 2014
Perahia est un vrai poête dans Mozart, son toucher sait faire preuve de délicatesse, de retenue ou de violence à la demande. Ce qui modère mon enthousiasme c'est d'une part l'orchestre (plutôt "standard") et la prise de son qui nous "cache" la profondeur de la scène sonore, l'image stéréo est en effet bien plate malgré un remastering (technique qui, rappelons le, ne peut jamais réaliser de miracle!). Personnellement je prends beaucoup de plaisir à écouter l'English Chamber Orchestra accompagnant M. Uchida dans ces mêmes concertos (PHILIPS) , non pas pour la pianiste elle-même, mais surtout pour cet orchestre poète avec ses vents savoureux (écoutez le basson, la flûte ou le cor... tous merveilleux!). Un autre orchestre très bien capté est le Camerata Mozarteum sous la direction du génial Sandor Végh (DECCA) soutenant Andras Schiff dans ces mêmes concertos du divin Mozart.
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le 4 septembre 2013
Même si je suis et peux paraître subjectif, je considère que les concertos pour piano de Mozart reçoivent de la part de Murray Perahia (avec la fidélité du English Chamber Orchestra) l'hommage absolue. Beaucoup de bravoure, de légèreté, avec un brin de romantisme (qui n'est pas obligé d'être apprécié par tous ... mais qu'importe). Cette version est une véritable évasion ; un voyage vers le rêve, le merveilleux et la grandeur. Et c'est ce qui est essentiel dans la musique de Mozart.
Enfin, saluons cette nouvelle édition qui intègre les deux concertos (absents dans la précédente) avec lesquels Perahia s'associe avec Radu Lupu.
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le 17 juin 2013
Ca fait des années que je repousse l achat de cette intégrale au motif que j avais celle de Brendel. J ai craqué et je ne le regrette pas. Perahia a une relation presque charnelle avec cette musique. C est aéré et aérien. Ceci reste valable sur toute l intégrale. Je recommande même en cas d autre intégrale. Ceci n empêche pas de craquer sur d autres enregistrements isolés comme ceux de Haskil, de Lupu par exemple. Mais quelle homogénéïté. Magique...
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le 1 septembre 2013
De cette intégrale, il faut bien reconnaître l’homogénéité. On pourrait débattre à l'infini de savoir si ces concertos gagnent à être dirigés du piano, ou par un chef d'orchestre. Personnellement, je pencherais pour la 2ème option, mais enfin, tout est question d'exécutants.
L'histoire de faire la fine bouche (oreille plutôt) je dirai que le 22ème est quand même très décevant, surtout si l'on se réfère à l'enregistrement de Rudolf SERKIN avec Claudio ABADO (DG).
Et puis, pourquoi le concerto Rondo K 382 ne contient-il qu'un mouvement ? BRENDEL en a fait un excellent enregistrement, d'autant plus que l'adagio central est merveilleux.
Ah ! Un petit bijou que je ne connaissais pas : le deuxième mouvement (allegretto) du 19ème ... Et faut-il choisir, hiérarchiser ? Ma foi, je le ferai quand même : donc je considère que WA MOZART a atteint des sommets dès le 15ème concerto auquel il faut bien sûr rajouter le 9ème qui, on le sait maintenant, n'était pas dédié à la pianiste Melle JEUNEHOMME. Mais peu importe !
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le 28 juillet 2007
pas de problème en ce qui concerne les interprètes - mais vous annoncez 12 CD et n'en présentez que 10 = manquent les concerti n° 25 - 26 , du couronnement et le 27 ° et dernier
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