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3,9 sur 5 étoiles
2

le 24 juin 2013
Un acteur qui déclenche des catastrophes sur les plateaux se retrouve invité par mégarde à la réception somptueuse d'un producteur d'Hollywood.

1969. Année érotique. Le réalisateur Blake Edwards, l'acteur Peter Sellers et le compositeur Henry Mancini, trio gagnant de la La Panthère Rose, s'associent une nouvelle fois et, dans la folie et l'émancipation de la fin des 60's, livrent leur chef d'œuvre. Une merveille de burlesque et d'humour absurde plein d'esprit et de glamour. Une sucrerie à l'épreuve du temps. Une des plus belles comédies de l'histoire du 7° art.
Le film et la bande originale étant à ce point indissociables l'un de l'autre, mon commentaire portera aussi bien sur l'un que sur l'autre.

- Le film : En 1969, Edwards dirige Peter Sellers pour la troisième fois après La panthère rose et Quand l'inspecteur s'emmêle. Ensemble, ce sera la seule et unique fois qu'ils exploreront un univers différent de celui de "l'Inspecteur Clouzot" (il y aura en tout cinq films dédiés à la saga "Pink Panther", plus un sixième à titre posthume pour l'acteur !). Mais quelle réussite !
Le film est très original. Son rythme indolent et le parti-pris d'étirer les séquences à l'extrême lui donneront probablement un côté un peu ennuyeux pour les nouvelles générations avides de spectacles à 100 à l'heure. Ils passeront ainsi à côté d'une des montées en puissance les plus hallucinantes jamais filmées ! D'une complexité formelle inouïe (inspirée des films de Jacques Tati), d'une nonchalance presque provocante, "The party" est une machine à gags qui apporte peu à peu les engrenages d'une bombe à retardement, qui explose à la fin une fois toute la pièce reconstituée !
Ce sommet du comique fait partie des œuvres cultes que l'on revoit sans cesse, guettant les scènes avec lesquelles on a tissé des liens complices, que l'on se répète entre connaisseurs et qui seront maintes fois citées dans tous les médiums possibles. A ce titre, la séquence d'ouverture qui reprend la scène finale du film Gunga Din est un monument de comique burlesque, qui annonce la couleur de manière grandiose. Par la suite, plusieurs scènes d'anthologie viendront pimenter le rythme incroyablement suspendu d'un film unique en son genre, qui expose un personnage complètement incongru : Hrundi V. Bakshi, acteur indou aussi gentil qu'il est incapable de rester une minute sans déclencher une série de catastrophes qui, tel "l'effet papillon", commencent de manière presque invisibles pour se révéler titanesques au bout du compte...
Derrière cette avalanche de gaffes se cache en réalité une critique vitriolée de la jet-set hollywoodienne dont Blake Edwards nous dévoile l'envers du décor et toutes les bassesses les plus viles. La maladresse de notre Mr Bakshi exacerbant toutes les facettes de l'arrogance et de la suffisance d'une certaine intelligentsia superficielle et décadente du monde occidental.

Le film se regardera aussi bien en anglais qu'en français, la traduction se révélant désopilante en transformant certains gags pour les besoins du passage à la langue de Molière ! En anglais, on profitera du délicieux "Birdie neum neum" (traduit par un "miam miam du petit oiseau" un peu moins glamour), mais on gagnera en VF quelques perles, tel que le superbe : "Mais vous être maniaque ?" - "Non je ne suis pas votre niaque !" !!!

- La musique : La splendide bande-son composée par Henry Mancini offre un vernis classieux et délicieusement suranné à cette satyre sucrée-salée. Et c'est l'occasion de se rappeler à quel point le jazz (et son dérivé latino-américain la bossa-nova) était un style musical important dans cette période de l'histoire du 7° art. Voici sans doute le plus bel album de Mancini, dont rien n'est à jeter tandis que certains parlent ici d'un manifeste de l'école "easy-listening". Du jazz orchestral somptueux, dominé par le piano et les cuivres, tantôt doucereux et velouté, tantôt plongeant dans la tourmente du be-bop avec une élégance rarement égalée. On prend alors conscience que certains jazzmen parmi les plus talentueux avaient choisi de se consacrer corps et âme à l'industrie cinématographique, au point d'en devenir les artisans discrets et parfois ignorés du grand public. Et pourtant, un saxophoniste de la trempe de Plas Johnson (le fameux saxo de la "Panthère rose", c'est lui !), ou un pianiste comme Jimmy Rowles n'avaient rien à envier, dans le jeu, aux stars de l'époque.
Les titres de l'album s'enchaînent de manière variée, alternant balade cristalline et jerk sophistiqué. Chaque morceau est lié à une séquence du film au point d'en devenir le thème musical, qui revient en boucle selon les scènes. La chanson-titre est interprétée par l'actrice principale du film : Claudine Longet, sachant que les musiciens de l'album jouent leur propre rôle tout au long de la fameuse "party" entant que musiciens de soirée, comme si la bande-son était diégétique !

Au terme des années 60, dans la folie et l'insouciance des trente glorieuses, le binôme "The Party le film / The party la musique" s'impose comme la synthèse de ce qui se faisait de mieux en matière d'intelligence, de classe, d'humour raffiné et plein d'esprit, et de glamour.
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le 28 mars 2016
Célèbre bande-son du flim du même nom. Il manque LA plage la plus célèbre de l'album (même si elle n'est pas la plus réussie de l'album, loin s'en faut!), la version chantée par Claudine Longet, "Nothing To Lose". Faut-il l'acheter? C'est vous qui voyez!
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