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"Clockwork Angels" est, mine de rien, le vingtième album studio de Rush, ce trio Canadien de rock progressif.
Sa production est réalisée avec Nick Raskulinecz, et il bénéficie d'un son énergique et nickel qui met d'entrée une énorme claque. Basé sur un concept, ou un homme tente de trouver le jardin de ses rêves (lors de son périple il croisera un horloger, des anarchistes, des pirates, un carnaval exotique, et traversera des citées d'or). Embarqué dans une "Caravan", suivi d'un "BU2B" deux mid-tempos rocks et progressifs, l'album démarre plutôt bien. En plus de compositions toujours remarquablement construites, d'une interprétation quasiment parfaite, chacun des trois membres trouve sa place. Le tentaculaire Neil Peart frappe habilement, les interventions d'Alex Lifeson sont très fortes, et la présence de Geddy Lee à la basse est assez impressionnante. L'éponyme "Clockwork Angels" et "The Anarchist", entretiennent ces effets. Les tempos se font ou plus musclés avec de gros riffs, sur "Carnies", "Seven Cities Of Gold" et "Headlong Flight", mais toujours dans une veine plus progressive que hard, avec de très bons et costauds passages instrumentaux. Ou parfois plus posés sur les "Halo Effect", "The Wreckers" et "Wish Them Well" (au super solo), portés par les lignes de chant mélodiques de Lee. Le concept prenant fin sur un "The Garden" en partie acoustique.
Si Rush est un groupe qui demande un effort particulier pour pénétrer dans leur univers, le trio a réalisé avec "Clockwork Angels" un bon album, toujours plus progressif que typiquement hard. Pour ne rien gâcher, l'album est doté d'un chouette livret et d'un bel artwork. Du travail d'orfèvre.
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le 28 août 2012
Pratiquement 40 ans de carrière, et Rush tient toujours le haut du pavé en publiant un album magnifique!!!
Le groupe renoue avec l'album concept comme à la période "2112". Ceux qui avait enterré Rush se sont sévèrement trompés, car tout les ingrédients faisant la force du trio Canadien figure dans cet album.
Comme l'explique Geddy Lee dans une interview la plupart des morceaux sortent de plusieurs séances de jam et certains titres ont été joués en concert avant la parution de ce fameux "Clockworks Angels". Ce n'est pas étonnant que le groupe affiche une forme insolente à l'écoute de cet album. "Clockwork angels" allie la sophistication avec l'énergie brute qui se manifeste tout au long de cet opus. On a affaire à des musiciens exceptionnels, la basse de Geddy Lee sonne merveilleusement bien en particulier sur "Clockwork Angels". Alex Lifeson nous délivre des solis brefs mais jouissifs sur "The Anarchist" avec ses mélodies orientales. "Seven City of Gold " titre Heavy par excellence nous donne l'envie de décoller de notre siège. "Headlong Flight " est l'un des plus beau morceaux écrit par le groupe. C'est un sommet!!! avec Neil Peart déchainé avec sa batterie, phénoménal, le musicien alterne roulements et contre-rythmes avec un riff puissant de Lifeson à la guitare. Je l'affirme c'est SUBLIME!!!
Et que dire de "Wish them well" avec son refrain qui s'incruste dans notre tête. L'album se conclut par un morceau raffiné et calme comme "The garden". En tout cas le ton a été donné un album franchement Rock avec par moments des accents bluesy, on pense à "Caravan" et une très belle assise rythmique encore une fois de la basse de Geddy Lee "Carnies" Un album ravageur, direct qui fonctionne comme une mécanique de précision bien huilée.
Rush démontre à tout le monde qu'il a remis les pendules à l'heure et ce n'est pas un vain mot!
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le 23 juin 2012
Enfin, Rush revient avec un nouvel album, "Snakes and Arrows" avait été très bon, on espérait forcément un prochain album d'aussi voire de meilleure qualité. Les titres "caravan" et "BU2B" avaient été de bonnes mises en bouche. L'attente n'a été que plus longue.
J'avoue que même si j'ai retrouvé le RUSH que j'avais apprécié sur le précédent album, il m'a fallu un temps d'adaptation pour celui-ci.

Rassurez-vous ce disque est bon, c'est un RUSH vigoureux et plein d'énergie que nous retrouvons ici, et c'est pas moi qui vais m'en plaindre. "Caravan", "BU2B", "The anarchist", "the headlong flight"...sont de véritables leçons d'ingéniosité rythmiques. Bref, ça botte le cul de manière intelligente si on peut dire. On remarque quelques incrustations de synthés et d'électro bien dosés remplissant l'espace sonore juste comme il faut. "the wreckers" a tout d'un tube, l'album s'achève avec l'envoutant "the garden" avec quelques lignes symphoniques à la fin du titre.

Malgré tout on peut regretter un certain manque de variété comparé au précédent. Bien que certains titres soit longs, ils ne sont pas si complexes que ça et je ne sais pas vous, mais les soli d'Alex manquent cruellement. Le milieu de l'album est clairement en dessous du reste. "Carnies" heavy rock trop simpliste, "Halo effect" pop song relativement banale et "seven cities of gold" le moins bon titre de l'album rappelant les mauvais titres de "vapor trails". A noter "Headlong flight" bon titre au demeurant mais le riff principal est calqué sur le riff de "bastille day" que l'on retrouve sur "caress of steel".

En résumé, un bon disque qui ne surpasse pas "snakes" mais qui reste dans le haut du panier en ce qui concerne la dernière période du groupe. J'espère qu'ils évolueront notablement pour le prochain disque.
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le 20 juin 2012
5 ans après l'excellent SNAKES AND ARROWS revoilà notre trio de choc.J'étais très impatient
de les retrouver d'autant que les 2 singles CARAVAN et BU2B sortis en 2010 étaient très bons avec
un son très dynamique dans la lignée du cd précédent.

Mais à l'écoute du cd , je me dis qu'il y a un souci au niveau son ( compression, les cymbales
de Peart sont étouffés dans le mixage ou peut etre le mastering).C'est dommage car il y a
une vraie énergie sur ce disque mais pour moi on retombe dans les écueils de VAPOR TRAILS,
à savoir une batterie qui manque de brillance . Pour vous en convaincre, écoutez la version
2010 de CARAVAN (version mp3)et celle de 2012 : c'est sans appel la version MP3,et c'est un comble,
sonne 10 fois mieux grace à son de batterie irréprochable.

Les fans risquent de demander un nouveau mixage comme ils l'ont déjà réclamé sur les forums à
propos de VAPOR TRAILS.
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Vous en connaissez beaucoup, vous, des groupes capables, quasiment quarante ans après leurs premières traces discographiques, d'envoyer le bois comme les trois quinquas rayonnants de Rush ? Moi pas.

On avait déjà été séduit par un Snakes & Arrows après le dispensable Vapor Trails, plus qu'enfoncer le clou, Clockwork Angels nous assène l'uppercut magistral d'une formation qui tutoie de nouveau les sommets. Musicalement, la formule d'un hard rock progressif puissant et précis où quelques claviers discrets et « texturants » soulignent le propos (sorte de résumé stylistique d'un groupe à l'impressionnante palette, en fait) a été reconduite. Et Lee, Peart et Lifeson ont pris leur temps... Grand bien leur en prit ! Le résultat n'est pas à la hauteur des espérances, il les dépasse de quelques dramatiques coudées.

Evidemment, comme toujours avec Rush, l'album est magnifiquement mis en son (Nick Raskulinecz, déjà coproducteur de Snakes & Arrows a été rappelé) et superbement joué par trois musiciens dont les compétences ne sont plus à vanter. Il est, en effet, vain de d'encore dire quel parolier fin et exceptionnel batteur Neil Peart est, quel guitariste sous-estimé mais vrai virtuose est ce bon vieil Alex Lifeson et quel chanteur si particulier (mais ô combien attachant) et bassiste hors pair Geddy Lee demeure... Vous le savez déjà tous ! Il n'est par contre pas inutile de souligner l'exceptionnelle consistance de compositions articulant, de fait, un album presque parfait. Presque parce que deux titres un tout petit peu en deçà (Carnies et Seven Cities of Gold) se sont glissés dans une tracklist qui, sinon, brille de mille feux. Et on goûte comme il se doit le détail d'une pochette pas exceptionnelle mais qui marque le temps à 9:12 ou... 2112 !

En 2012, Rush s'affirme, une fois de plus, comme un grand groupe. Si grand que même en France, ça finit par se savoir ! Reste à espérer qu'ils daignent enfin nous honorer de leur présence scénique (ils ne sont plus venu chez nous depuis la tournée Roll The Bones, plus de 20 ans !). C'est d'ailleurs probablement la raison d'un statut « seulement » culte là où ils mériteraient tellement mieux. En attendant, jouissons de ce Clockwork Angels si justement nommé puisque il tourne telle une horloge suisse et approche du divin.
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le 22 juin 2012
Il est toujours délicat de parler de Rush tant leur unviers musical est vaste et évolutif. En gros, ils abordent un virage tout les 3 ou 4 albums. Il est donc impossible de conseiller un seul album à une personne désireuse de découvrir le groupe car quelque soit le style abordé, synthé, heavy, prog, c' est toujours la grande classe. Clockworks Angels est un très bel album tendance prog-heavy, quelque part entre "Snawke and arrows" et "hemisphères" déjà indispensable dans leur discographie. Les compositions sont riches et mélodiques. La voix de Geddy a changée mais elle est plus posée en restant toujours très typée. J' ai retrouvé avec plaisir ces moment d' envolée guitaristiques sur une section basse/batterie typiques qui avait un peu disparues depuis longtemps. Si "Snake and arrows" nous avait largement rassuré sur l' inspiration du trio, ce nouvel album montre rush au sommet de son art.
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le 10 juillet 2013
Pour rappel, ce trio existe depuis le début des années 70 et ils ont déjà fait leurs preuves (outre atlantique) en presque 40 ans de carrière, une vingtaine d'albums studio à leur actif, notamment au tournant des années 80 avec des albums tels que Permanent Waves, Moving Pictures ou encore Power Windows.
Pour faire bref, ils ont sorti une série d'albums "moyens" depuis les années 90, avec de bonnes chansons ici ou là... Mais pas vraiment de révélation. Je suis allé les voir en concert le 4 juin à Cologne en pensant qu'il allaient nous faire un best off, mais voilà qu'ils consacrent une partie (8 chansons) à leur dernier album Clockwork Angels. Je me suis donc empressé de me le procurer (je sais: j'aurai mieux fait de l'acheter avant le concert!!) et l'ai tout de suite trouvé excellent. Je ne pensais pas qu'un tel "come-back" était possible.
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Il n'est pas simple de chroniquer le dernier album de votre groupe préféré depuis trente ans. Pas facile car la plupart d'entre vous pourront me reprocher un certain fanatisme qui viendrait altérer ma subjectivité. Ceci étant dit, il faut bien que quelqu'un s'en charge, et comme il m'aurait été insupportable de laisser un autre chroniqueur s'en charger, me voilà donc.

Reprenons un peu. Cet album est le vingtième du groupe. Il fait suite à Snakes & Arrows, que j'avais trouvé fort à mon goût. Le nombre d'albums est un argument qui force le respect, mais laissez-moi vous en dévoiler quelques autres. Sur ces vingt albums studio, dix-neuf (tous sauf le tout premier en 1974) ont été enregistrés avec les mêmes trois Canadiens : Neil Peart (batterie et toutes les paroles), Alex Lifeson (guitares) et Geddy Lee (basse et chant). Tu parles d'un line up stable ? Une vraie famille oui ! Alex et Geddy sont potes depuis 44 ans ! Bien sûr les grosses années Rush sont bel et bien passées, mais le talent des musiciens, lui, est une constante. Chacun individuellement s'est retrouvé et se retrouve encore sur les premières pages des magazines de musiques. Le power trio a construit sa carrière sur cette virtuosité, le talent d'écrivain de Neal et des albums de génie (2112, Permanent Waves, Moving Pictures), qui ont inspirés la plupart des groupes de metal prog en activités depuis les années 80.

La question, avec une telle carrière derrière eux, est : comment faire à la fois plaisir aux fan inconditionnels du groupe, tout en évitant de tourner en rond ? Comment continuer à se faire plaisir et écrire de la musique qui plaise, alors qu'ils n'ont plus rien à prouver ? A ce propos, je vous suggère le DVD documentaire sur Rush - Beyond the lighted stage [Import anglais], vous y découvrirez des hommes vraiment humbles et attachants, bien loin des clichés rock'n'rollesques.

La réponse nous avait déjà été donnée avec le Snakes & Arrows : d'excellentes compositions, quelques instrumentaux mémorables, des lignes de basses atomiques, des guitares précises et soignées et une voix, moins aigus, mais plus mature. Clockwork Angels continue dans cette direction, en y ajoutant une histoire qui est racontée au fil des douze morceaux et soixante-six minutes de cet album. Car c'est bien un album concept auquel nous avons droit ici, comme à la belle époque de 2112, sauf que les morceaux ne sont pas enchaînés. L'histoire devrait aussi voir le jour sous forme de roman de science-fiction, et c'est l'auteur Kevin J. Anderson, ami de Neal, qui devrait s'en charger.

Le thème de cette histoire est le voyage initiatique d'un jeune homme qui quitte sa ferme, en empruntant un des trains à vapeur qu'il regarde sans arrêt passer. Il découvre, tout au long de cette aventure, un monde étrange et pas aussi idéal qu'il se l'était imaginé. Il poursuit néanmoins son rêve d'évasion et rencontre tour à tour la religion, l'amour, la trahison et pas mal d'autres choses. Chaque morceau représente une scène de l'histoire. Ceux qui se rappellent leurs années de lycée y verront une analogie avec Candide, de Voltaire, et d'ailleurs le préambule du dernier morceau y fait référence, puisque comme Candide, le héros revient « cultiver son jardin » au sens propre comme au figuré et conclut que seul l'amour et le respect restent de vraies valeurs à rechercher dans ce bas monde.

Coté production, on retrouve aussi le son de Snakes & Arrows et c'est un peu normal puisque le même producteur, Nick Raskulinecz, est à la manœuvre. Je trouve que si la basse et la guitare sont bien mis en valeur, la batterie me semble un peu en retrait, en sonorité et en technicité. Un coup de mou le père Neal ? La voix, qui a toujours été une signature de Rush, reste bien présente. Un peu moins haute, l'âge aidant certainement, mais au final plus mature et aboutie. Geddy vieillit plutôt bien, autant côté voix que côté lignes de basse (je vous conseille d'écouter Clockwork Angels, le morceau, pour vous faire une petite idée).

Certains morceaux ne sont pas des inconnus. En effet, deux d'entre eux étaient disponibles en téléchargement depuis un bon bout de temps et étaient même joués en live, par exemple sur le Time Machine 2011 Live In Cleveland. Il s'agit des deux premiers morceaux sur l'album : Caravan et BU2B (« Brought Up To Believe » / « élevé pour croire »). On note quand même une nouvelle intro calme pour BU2B qui vient s'ajouter au morceau que l'on connaissait. J'aime bien ces morceaux, même s'ils ne sont pas les meilleurs de l'album. Caravan pour son refrain accrocheur et son riff syncopé, le travail de titan de la basse. BU2B, plus complexe, pour ses superbes lignes de chant. Le morceau me rappelle un peu Red Barchetta (un peu). Les paroles touchent à la fatalité et au destin, une sorte de pamphlet contre notre éducation et la religion qui nous font croire que tout est écrit, couru d'avance et que si ça arrive c'est qu'on l'a mérité. Je trouve ce texte très édifiant et touchant (« Believe in what we're told, blind men in the market, buying what we're sold » / « Nous croyons ce qu'on nous dit, comme des aveugles sur un marché, achetant ce qu'on leur vend ». Headlong Flight est un morceau qui avait aussi été mis à l'écoute, mais plus récemment. Il sonne plus Rush des années 80, c'est le morceau chanté le plus aigu par Geddy. La ligne de basse est énorme, le solo d'Alex excellent, les deux ensemble : craquant.

Outre ces trois morceaux disons, connus, mon oreille est particulièrement attirée par le morceau qui donne le titre à l'album. Epique à souhait, c'est avec Headlong Flight les deux morceaux qui dépassent les sept minutes. C'est probablement mon préféré avec The Wreckers, dans la pure tradition de Rush (sans pour autant sentir le réchauffé), avec une basse et une voix franchement fantastique. Il me tarde d'entendre ça en live tant l'énergie y est débordante. Le refrain est subtil, bien chanté. Le break bluesy est étonnant : guitare acoustique slidée et voix radio-boxée. Un autre morceau qui force le respect, c'est The Anarchist. Le solo de guitare d'Alex est superbe, le chant parfait, la basse ronflante et tonitruante, c'est encore un futur morceau culte qui rappelle un peu l'époque Rush des synthé. Carnies est un morceau assez speedé, plus heavy, plus classique aussi, dans lequel Alex joue avec la voix de Geddy, tantôt en riff, tantôt en solo. Neal bourrine à l'arrière, enfin façon de parler car son jeu reste très élégant. The Wreckers est le morceau dont le refrain vous scotche par sa magnifique mélodie. C'est simple, depuis plusieurs jours, je me réveille avec ce refrain dans la tête. Enorme. Le morceau est tout en douceur, ce qui contraste avec la violence de la scène décrite (une phare dans la tempête, que les marins pensent salvateur, mais qui les drosse sur les récifs). Alex joue pas mal en acoustique et Geddy nous gratifie donc d'un somptueux et touchant refrain (« All I know is that sometimes you have to be wary of a Miracle to good to be true » / « On devrait toujours se méfier des miracles trop beaux pour être vrais »). Il y a vraiment du contenu et de la profondeur dans un morceau comme ça, il faut juste savoir l'entendre. Quand j'entends la ligne de chant, je me demande aussi comment certains peuvent critiquer Geddy sur sa voix.

BU2B2 is un petit intermède chanté par Geddy et accompagnés de violons et de violoncelles, qui ne dure qu'une minute et demi. L'album se termine avec les deux morceaux Wish Them Well et The Garden. Le premier possède une structure assez simple, assez rock, et un bon refrain, sur lequel Geddy fait ses propres chœurs. Alex y réalise un bon solo assez heavy et contrasté. Le deuxième décrivant le jardin dont je parlais tout à l'heure, métaphore du bonheur « The measure of a life is a measure of love and respect / Une vie se mesure à sa dose d'amour et de respect ». C'est un morceau calme, quasi acoustique, où la voix de Geddy, subtile et délicate, est accompagnée d'une guitare acoustique et de violoncelles. La basse et une légère batterie les rejoignent ensuite. Finalement, un superbe piano accompagne Geddy sur un petit break et sur le final (piano joué par Jason Sniderman). Alex n'oublie pas de se rappeller à notre bon souvenir au travers d'un solo très inspiré. C'est un très joli morceau qui se cache tout au bout de cet album, comme un dernier joyaux à découvrir. Ne le ratez pas.

Les morceaux les moins accrocheurs sont pour moi, Halo Effect, manquant un peu d'originalité malgré l'accompagnement subtil de violoncelles, et Seven Cities of Gold, pour lequel je fais la même remarque malgré l'intro de basse atomique. Ils restent largement acceptables, apportant leur pierre à l'histoire globale de l'album

Au final, je pense que c'est encore un très bon album de Rush, dans la lignée de son prédécesseur, peut-être même plus homogène encore. Certains pourront reprocher un certain manque de prise de risque, mais je trouve que ça serait un peu sévère devant ce que le groupe a déjà réalisé dans sa longue carrière, toujours à contre-courant, loin des modes et totalement occultée en France. On retrouve tout au long de l'album des petites touches qui nous rappellent les étapes de cette carrière, comme si ce voyage initiatique était, par la même occasion, un voyage dans cette carrière musicale sans égale. Comme toujours avec Rush, il faut du temps pour totalement appréhender un album et tenter de se plonger dans l'histoire qui est contée, en étudiant le magnifique livret de quatorze pages inclu. Les amateurs s'accorderont certainement ce temps et cet exercice. Ceux que Rush n'a toujours pas convaincu, ou touché, passent encore à côté de quelque chose d'énorme. On notera le petit clin d'œil sur la pochette représentant une horloge indiquant 21h12, les fans comprendront'

A l'heure où la tournée Clockworks Angel se dévoile petit à petit et que le groupe est annoncé en juin 2013 sur un festival en Suède, je prie tous les saints du metal (et surtout St Barbaud) pour que le Hellfest 2013 les accueillent dignement en tête d'affiche (enfin !), eux qui ne sont pas passé en France depuis 1992 ?!

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Bien des années après les mythiques 2112 et Hemispheres, le trio progressif canadien dont le succès inaltérable tient plus de son talent que de son exposition médiatique revient à l'album concept avec cet ambitieux Clockwork Angels. Basé sur l'univers Steampunk avec une histoire co-écrite par le parolier/batteur Neil Peart et l'écrivain de SF Kevin J. Anderson, qui en tirera aussi un roman complet. L'histoire mise en musique est la poursuite de ses rêves par un jeune homme, pris entre les forces grandioses d'ordre et de chaos. Il voyage à travers un monde exubérant et coloré, teinté de l'ambiance steampunk et d'alchimie, avec des villes perdues, des pirates, des anarchistes, des carnavals exotiques et un Horloger rigide qui impose la précision à chaque aspect de vie quotidienne.

Fruit d'une longue élaboration entre Lee, Lifeson et Peart, l'album introduit les instruments à cordes dans 5 de ses titres, tout en conservant un coté électrique qui rassurera les plus métalliques des fans de Rush, comme moi.

Compliqué avec une oeuvre ourdie par Rush de disséquer le tout en track by track, car c'est son homogénéité qui séduit, toutes les pièces étant complémentaires. on notera tout de même les excellents et dynamiques Caravan et BU2B qui ouvrent le skeud, ou encore Headlong Flight. 12 titres (d'en moyenne 6 minutes) pour plus d'une heure de voyage aussi dense que prenant, avec une envie d'y retourner à peine le dernier morceau terminé. La prod est signée Nick Raskulinecz, le bonhomme qui a su tirer le meilleur des 3 compères. Dans la lignée de Snakes & Arrows en encore meilleur, ce petit bijou couronne 40 ans de carrière et ravira les fans au plus haut point.

Les plus pointilleux apprécieront la pochette, qui indique l'heure de 21:12, référence qu'il n'est nul besoin d'expliciter...
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le 12 octobre 2012
Magnifique concept album qui marque un retour de ce groupe mythique vers le heavy fm progressif des années 70-80; le fond reste très métal, dans la continuité des 2 albums précédents, mais les deux splendeurs que sont "the wreckers" et "halo effect" justifient à elles seules les 5 étoiles, malgré c'est vrai une production un peu trash qui ne met pas assez en valeur la subtilité de ces musiciens
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