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La collection Sony Masters s'enrichit d'un nouveau joyau, et nous propose (enfin) de retrouver l'un des immenses artistes de son catalogue : Rudolf Serkin, en un coffret économique de 11 cd regroupant l'essentiel du leg Beethovénien enregistré pour CBS (et dont certains enregistrements n'avaient été publiés qu'après la disparition du maître) :
- les Sonates pour piano n°1, 6, 8, 11 à 14, 16, 21, 23, 24, 26, et 28 à 32. A noter que la 31ème Sonate est présentée dans ses deux captations (1960 et 1971). Sans oublier les 33 Variations Diabelli op.120 (Marlboro, septembre 1957), les Bagatelles op.119 (1966) et la Fantaisie op.77 (1970).
- les 5 Concertos pour piano (version stéréo : n°1, 2 et 4 avec le Philadelphia d'Ormandy, le n°3 et 5 avec le New-York de Bernstein), ainsi que la Fantaisie Chorale (en 1962 avec Bernstein).
[ à ce sujet : merci à "Melar Modelo" d'avoir remarqué l'incohérence dans l'impression de la pochette Sony, qui indique erronément le 3ème avec Ormandy ! ]
- des captations de ce Festival Marlboro auquel il était si attaché : le Triple Concerto (en 1962, avec Jaime Laredo et Leslie Parnas, sous la baguette d'Alexander Schneider) et une version alternative du 4ème Concerto (en 1974, également avec Schneider), ainsi que la Fantaise Chorale (en 1981, sous la baguette de son fils Peter Serkin).

Né au début du XXème siècle dans la Bohème austro-hongroise, Rudolf Serkin est toujours resté dans la droite lignée de son héritage musical. Ne cherchant pas à brasser absolument un répertoire très large, ne s'autorisant jamais le jeu du pathos débordant ou de la séduction facile, mais travaillant ses grandes oeuvres classiques avec la vigilance et le savoir-faire d'un orfèvre, remettant cent fois sur le métier ces ouvrages qu'il connaissait pourtant si bien, infatigable et respectueux arpenteur de la forme musicale en quête de grandeur.

Le pianisme ascétique et maniaque de Serkin est ainsi celui d'un maître artisan, fait de dépouillement stylistique et d'immanence musicale, servi par une articulation impérieuse et une sorte de luminisme digital. Austérité et simplicité du style bien sûr, mais aussi puissance, raffinement, limpidité du son, félinité (mais aussi parfois rudesse) du toucher, et précision des formes ; un musicien destiné à briller dans le répertoire germanique, particulièrement (mais pas seulement) dans Beethoven, à qui il confère une compréhension inexplicablement authentique et immédiate.

Ces enregistrements CBS respirent ainsi l'évidence, et sont tous à tout le moins passionnants, recèlant nombre de merveilles. Ainsi par exemple du 4ème Concerto et sa poésie irrésistible, du légendaire 5ème et sa flamboyante grandeur, de l'Appassionata plus électrique que jamais, de l'incomparable Waldstein, de la Hammerklavier dont la fugue aura rarement paru aussi claire, etc.

On émettra toutefois des regrets que Sony ne nous ait pas livré la totalité des enregistrements Beethoven de son catalogue. Ainsi pourquoi ne pas proposer aussi la première intégrale mono des concertos avec Ormandy (depuis longtemps introuvable) ? Sans parler de l'oeuvre pour piano et violoncelle avec Pablo Casals, ou encore l'album Marlboro regroupant le Quintette à vent, Trio op.11 et Variations Kakadu.

Quoiqu'il en soit, nous ne bouderons pas notre plaisir de retrouver ces splendides réalisations en un seul coffret économique. Parmi les corpus beethovénien partiels, celui-ci apparaît tout aussi indispensable que celui de Richter-Haaser chez EMI. A moins d'avoir déjà ces disques séparés, il semble bien difficile de s'en passer...
99 commentaires| 34 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 octobre 2012
Magnifique coffret et interprétation éblouissante et très "sensible" de Rudolf Serkin.
J'ai déjà plusieurs intégrales des sonates et concertos pour piano de Beethoven (CD et DVD), et parfois jusqu'à 10 interprétations par sonate (Brendel, Arrau, Pollini, Serkin, Gould, Richter, Nat, Barenboim, etc.) et parfois plusieurs interprétations de la même sonate par le même pianiste.
Rudolf Serkin nous offre - à mon gout/sensibilité - une des plus belles interprétations des 5 derniers sonates en particulier (mais pas seulement).
Du point de vue de l'enregistrement, la mastérisation a enlevé un peu d'ampleur et de profondeur à la sonorité du piano (harmoniques et basses).
Le rapport qualité/prix/plaisir est toutefois exceptionnel.
11 commentaire| 27 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Rudolf Serkin est un des interprètes majeurs de Beethoven. Il a su produire un son beethovenien unique à la fois viennois mais aussi implacable (avec une force sèche démentielle quand il le fallait) et empreint de la profondeur requise pour ce compositeur. L'art du phrasé de Serkin était inimitable dans ce mélange d'invention et de précision toujours au service de l'oeuvre et avec une économie de moyens déconcertante.

Ce coffret regroupe notamment:
- Des concertos pour piano enregistrés dans la force de l'âge dans une serenité absolue avec son ami Eugene Ormandy à la direction carrée presque caricaturale (Ormandy et Serkin ont tous les deux été profondément influencés par Toscanini) mais la clarté des lignes et la netteté des contrastes met très bien en valeur la brillance et la poésie de Serkin. C'est tout de même le 5eme concerto et la fantaisie chorale avec Bernstein qui forment le moment fort de ce cycle de concertos peut être égalé mais pas vraiment dépassé à mon avis, même pas par la légendaire version du duo Kempff/van Kempen.
- L'ensemble des enregistrements studio des sonates de Beethoven réalisés par Serkin chez CBS: celles éditées de son vivant et celles qui l'ont été après sa mort: la crème de la crème pratiquement sur toute la ligne même si les premières sonates (il y en a peu de toute facon) sont peut-être un peu "sérieuses" malgré leur son viennois. Sinon, on va de miracle en miracle et je trouve que ces enregistrements offrent toujours quelque chose de nouveau à la réécoute.
- Des variations diabelli d'anthologie: inventives, rythmiques, intransigeantes, visionnaires. D'une certaine facon, l'équivalent des variations Goldberg de Gould pour ces variations très spéciales de Beethoven. Attention, ne vous attendez pas au son de piano produit par Arrau ou Brendel, c'est très différent et plus proche de Pollini qui est mon autre référence dans ces "diaboliques variations".
- Quelques prises de concert à ma connaissance soit inédites soit introuvables jusqu'alors où serkin rayonne de bonheur avec ses amis au festival de Marlboro avec notamment un triple concerto d'exception incisif et solaire dirigé par Alexander Schneider (du quatuor Budapest).

Ce coffret économique est donc l'occasion unique pour certains de découvrir le Beethoven de Serkin et pour les autres de rassembler l'essentiel des enregistrements Beethoveniens (et les meilleurs en tout cas, même si les 3 dernières sonates enregistrées en concert et éditées chez DG valent le détour car elles offrent l'image d'un amour du son et une effusion d'émotion inhabituelle chez le Serkin de Studio), y compris des enregistrements majeurs épuisés comme les concertos pour piano et les variations Diabelli.
1010 commentaires| 19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 novembre 2012
Le Beethoven de Serkin n'est pas de tout repos. Mais c'est la vie même avec ses tourments et ses joies. Serkin nous permet de dialoguer avec Beethoven et de partager ses inquiétudes et ses visions particulièrement prégnantes dans ses dernières sonates.
A acquérir et écouter sans retenue.
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 22 novembre 2012
quand on est jeune artiste ? Vous avez beau être prometteur, sublime, brillant, exceptionnel...Bref tout ce que le panygérique a d'adjectifs...Vous vous trouvez face à des murs d'une hauteur insoupçonnée...Vous croisez Rubinstein, Horowitz, Berman , Gilels, Kempff, Aarau, Argerich, Serkin...Serkin et sa Hammerklavier..Le vertige doit vous saisir...Après l'Orgueil, la Conscience de Soi et l'Ambition vous redressent...

Ce coffret contient des sonates et des concertos qui donnent aux partitions écrites par ce génie qu'était Beethoven une dimension himalayenne...Magnifique...
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le 17 janvier 2016
Le piano est très rarement joué comme un instrument de musique. Serkin n'était pas un pianiste, mais un musicien. Son respect des partitions est exemplaire, son humilité de musicien lui permet de comprendre en profondeur la pensée d'un grand compositeur, son sens des rythmes est confondant, la précision du jeu est - peut-être - inégalée, en tout cas parmi les plus exaltantes. Serkin n'a jamais cherché à se mettre en avant, il fait connaître les aspects les plus merveilleux, les plus déroutants aussi, de Beethoven.
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le 30 septembre 2012
Malgré l'absence des enregistrements consacrés par Serkin à la musique de chambre de Beethoven (et dieu sait s'ils sont irremplaçables, tant Serkin était aussi un chambriste-né, que ce soit avec les Busch, Casals, Schneider ou d'autres, à Vienne, Prades, Marlboro ou ailleurs) ; malgré l'absence, encore, de tout livret ou texte de présentation (mais presque jamais comme ici ce qu'on entend ne semble autant se suffire à lui-même) ; ce coffret qui rassemble toutes les sonates que Serkin a gravées, et l'intégrale des concertos, pourrait à lui seul cependant servir de certificat de bonne conduite ou « d'indulgence » aux majors du disque, lorsqu'elles comparaîtront au tribunal de la justice universelle... bien qu'une telle « démocratisation » de la beauté soit peut-être même à la limite du scandaleux et de l'indécent !
Jugez-en plutôt : pour une somme vraiment dérisoire – et qui vous paraîtra même invraisemblablement dérisoire après avoir écouté ces 11 disques – vous trouverez ici une approche de Beethoven qui ne ressemble absolument à aucune autre, qu'on l'aime ou pas et qu'on l'estime convaincante ou pas, d'ailleurs ; une « proposition » de piano ou de musique sans aucun équivalent, parce que l'art de Serkin, son approche du piano et peut-être de la musique en général, sont eux-mêmes très singuliers, suivent une voie qui n'est qu'à lui ou presque, à ma connaissance en tout cas.
Serkin, en effet, ne s'est pas voulu « l'interprète » de Beethoven (ni d'aucun autre sans doute), quoi qu'on entende dans ce mot : traduction scrupuleuse (Schnabel, Backhaus, et même Gilels) ; commentaire ou analyse qui en révèle des ressorts cachés, en propose une « lecture » selon un angle déterminé, psychanalytique, métaphysique, formel, politique, historique ou tout ce qu'on voudra (Arrau, Brendel, Pollini, Gould...) ; médiation existentielle radicale ou incarnation à corps perdu si l'on peut dire (Nat)... Non, rien de tout cela qui donne peu ou prou sens à la notion d' « interprétation » ne correspond à Serkin.
Alors quoi ? A tort ou à raison, avec une candeur touchante, ou une ambition, une audace et une exigence d'une hauteur admirable, ou bien encore une prétention insensée et scandaleuse (ce sera à vous d'en juger), il s'en est voulu l'INTERLOCUTEUR. Ce que vous entendrez ici, en effet, ce n'est pas Beethoven : c'est un DIALOGUE avec Beethoven, une série de questions à lui posées, de demandes de précisions ou de refus, aussi, devant les réponses que le texte propose (Serkin « tape » les aigus comme personne, il accentue toujours la note d'avant celle attendue, par exemple, ce qui donne un ton supérieurement interrogatif à son jeu). Se vouloir « l'interlocuteur de Beethoven » : vous imaginez ?!? Cela suppose qu'on se hisse à sa hauteur, à son niveau, qu'on tâche de s'en faire l'égal : et voilà pourquoi le plus modeste, scrupuleux et honnête des pianistes était aussi le plus inquiet, le plus insatisfait, le plus tourmenté et torturé, en un sens. On ne se fixe pas un tel but sans savoir d'avance le risque pris (le ridicule), et les sacrifices à consentir (comment jamais être satisfait, en effet, pour peu qu'on soit un peu honnête – et Serkin était la droiture même ?).
Et c'est cela justement qui rend Serkin irremplaçable, et irremplacé, même si ce n'est pas mon « pianiste préféré », en un sens. Personne, normalement, ne devrait oser ce « don quichottisme » bravache et rebelle, cette exigence démesurée vis-à-vis du créateur comme de soi-même (questionner Beethoven d'égal à égal ?!? Il se prend pour qui, le môme ?), qu'il a osés sans faux-fuyants, sans attentisme ni détour (et l'on voit bien de quelle religion il est ici question, au fond...). Personne, d'ailleurs, ne semble avoir voulu le faire non plus, depuis.
Mais moi je crois, pour écouter ce « Beethoven »-là depuis des lustres, que Serkin a réussi, et que Ludwig y a trouvé en effet autre chose qu'un interprète (il y en a d'excellents, et évidemment de bien meilleurs, même, dans cet ordre-là) : un alter ego, au sens strict. Le grand affirmateur a, enfin, trouvé son grand questionneur – quelqu'un, oui vraiment, à qui parler, quelqu'un qui a du REPONDANT.
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le 21 décembre 2015
L'intégrale des sonates : une interprétation magistrale : austère, sobre, mais juste
+ les variations Diabelli (certes, elles ne valent pas celles de Pollini, Brendel, Arrau ou Kovacevich, mais elles sont quand même très bien)
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le 13 décembre 2012
Un merveilleux album sans aucune scorie. Serkin n'a pas donné d'intégrale des sonates pour piano de Beethoven mais celles qu'il a interprétées sont irremplaçables; virtuosité, vigueur, simplicité, honnêteté, expressivité, pénétration totale des œuvres... que demander de plus. Même commentaire pour les concertos, en particulier ceux accompagnés par Bernstein: très tonique sans artifice -enthousiasme total. On pourra aussi aimer le Serkin plus tardif mais on a là le témoignage d'une époque glorieuse. Il me semble que le nouveau "mastering" technique améliore le son par rapport aux anciennes gravures.
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le 23 janvier 2016
C'est un vrai régal d'écouter Serkin dans l'interprétation des sonates et concertos de Beethoven.
Magnifique. A recommander. A posséder absolument dans sa discothèque
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