Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici cliquez_ici. NEWNEEEW Cloud Drive Photos nav_BTS17CE En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici cliquez_ici Jeux Vidéo



Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 17 décembre 2016
Livre d'aventure qui plaira aux scientifiques ;)
J'aime le fait que ce soit une biographie non chronologique, et également les incursions de l'auteur...
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Alexandre Yersin ? La plupart des gens ne savent pas qui il est, et même, n'en n'ont jamais entendu parlé. Sans doute est-ce parce l'homme s'est toujours tenu à l'écart des mondanités et des honneurs. Pourtant, on lui doit, entre autres, la découverte du bacille de la peste et la mise au point de son vaccin. Scientifique de génie, collaborateur de Pasteur, Yersin ne s'est pas contenté d'une seule discipline ni d'une seule vie. Pour ne jamais s'enfermer, s'ennuyer, il a touché à tout : la médecine, la bactériologie, l'ethnologie, agronomie, l'exploration, l'aviation, la botanique, la mécanique, etc. Avide de connaissances, tout l'intéresse, mis à part l'art et la politique. Car si Yersin se préoccupe du bien de l'humanité et oeuvre pour un monde meilleur, il évite de se mêler à ses semblables, sorte de misanthrope contradictoire. Trop à l'étroit dans les laboratoires de l'Institut Pasteur, il part pour l'Indochine où il sera médecin de bord pour les Messageries Maritimes et finira par s'installer à Nha Trang pour y créer son paradis. Mais il ne s'agit pas pour Yersin de profiter de la douceur de vivre et de la beauté des paysages qui l'entourent. Très vite, il se rêve explorateur, traversant la jungle hostile, ouvrant des routes, rencontrant des populations inconnues. Mais pasteurien un jour, pasteurien toujours, l'Institut le sollicite pour ouvrir un centre à Saïgon, tâche dont il s'acquitte avec zèle, pour mieux reprendre sa vie aventureuse une fois sa mission accomplie. Toujours guidé par la passion et la curiosité, Alexandre Yersin a vécu mille vies, libre, insatiable, audacieux, jusqu'à sa mort.

S'il a eu une vie fascinante et s'est investi avec passion dans de nombreux projets d'envergure, Alexandre Yersin, en tant qu'homme, n'est pas tout à fait à l'abri de certaines lacunes. Son indifférence aux problèmes du monde, son refus de s'impliquer, sa misogynie évidente, en font un personnage fort peu attachant sur le plan humain. Cependant ses contributions dans des domaines aussi différents qu'hétéroclites montrent tout le génie d'un homme qui semble austère de prime abord. On peut donc comprendre que Patrick DEVILLE ait voulu lui rendre justice avec cette biographie très bien documentée qui lève le voile sur un des grands hommes du XXè siècle. Au fil des pages, des voyages, des enthousiasmes de son sujet, on finit par prendre goût à cet hyperactif touche-à-tout, impatient de connaître sa prochaine ''lubie''. Pourtant, il faut bien du courage pour s'accrocher au style particulièrement agaçant de l'auteur. Des phrases courtes, sèches, sans verbe parfois. Des redondances ridicules : Pasteur décrit comme ''le vieil homme à la redingote noire'', Yersin étant ''l'orphelin d'Aubonne'', etc. Plus de simplicité n'aurait pas nui. Et Deville ne s'arrête pas là dans le maniérisme. Il ose se mettre lui-même en scène. Sous prétexte de suivre les pas de Yersin dans ses nombreux voyages, il ''invente'' un ''fantôme du futur'' qui hante les lieux où a vécu Yersin, observe et fait même des prédictions sur l'avenir. Nul intérêt dans le procédé, on se doutait bien, à la lecture du livre, que DEVILLE s'était très bien renseigné sur son sujet, les preuves de son travail de documentation sont superfétatoires. Et passons aussi sur le rapprochement Yersin / Rimbaud, difficilement convaincant, les détails sur les inventions en tout genre de l'époque qui viennent se greffer artificiellement au récit et dans lesquels DEVILLE s'égare parfois. Heureusement, son personnage est suffisamment fort pour sauver l'ensemble du naufrage. La vie, riche et captivante, d'Alexandre Yersin méritait bien un livre, dommage que celui-ci pêche par le style...Restent la description d'une époque, la rencontre avec des célébrités du monde de la science et bien sûr la sortie de l'ombre de Yersin.
11 commentaire| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Le contenu de ce livre est sérieux et solidement documenté, il constitue donc une biographie certainement fiable. Le style est vif et enlevé, mais certains passages nécessitent un effort particulier de compréhension en raison de tournures souvent elliptiques ou allusives. Il est aussi légèrement distant, ce qui n’empêche pas l’auteur de parvenir à faire ressentir au lecteur, rien qu’au travers du rythme de ses phrases, le caractère trépidant de la vie d’Alexandre Yersin, touche à tout génial ne tenant pas en place, découvreur du bacille de la peste, puis concepteur, vite fait bien fait, du sérum pour traiter la maladie et du vaccin pour la prévenir, entre deux voyages ou expéditions. Et ce n’est encore qu’une petite partie de tout ce qu’il a accompli. Incroyable.

De nos jours, au Vietnam, le souvenir de Yersin est encore très vivace, c’est un personnage vénéré pour tout ce qu'il a apporté au pays. En Europe, au contraire, Yersin avait été pratiquement oublié avant que cet ouvrage ne lui rende enfin justice.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Patrick Deville nous livre un très beau livre,à partir de la vie de Yersin,disciple de Pasteur et découvreur du bacille de la peste,mais,avant tout,esprit libre :médecin de bord en Indochine,explorateur,animé par le souci permanent de ne se lier en rien,et détaché de tout ce qui n'est pas préoccupation scientifique.
L'écriture rigoureuse de Deville,servie par une construction sans faille,dresse un portrait attachant de Yersin tout en n'oubliant pas le cadre historique dans lequel il évolue.Les nombreuses péripéties sont narrées "sans gras",et le portrait du savant vaudois est illustré par la sobriété construite du style.
La biographie est donc ici littérature,et Deville réussit ici ce que Vargas Llosa a raté avec Roger Casement.
0Commentaire| 33 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 octobre 2012
La vie de cet illustre inconnu qui pourtant oeuvra toute sa vie pour exterminer les grandes pandémies des siècles passés est écrite comme une épopée et menée tambour battant. En effet, Alexandre Yersin, disciple surdoué de "la Bande à Pasteur", vécut mille vies et fut certes un microbiologiste de génie, mais aussi un explorateur, un ingénieur, un fondateur de villes, un colon roi du caoutchouc et du quinquina et j'en passe. Il côtoya Pierre Loti, aida les frères Michelin à mettre au point leurs pneus, conduisit la première voiture de Serpollet, pilota un avion après l'exploit de Blériot, bref, sa vie est un roman d'aventure. Et ce qui séduit dans cette biographie, c'est l'enthousiasme de Patrick Deville à faire revivre cette époque où la jeune équipe de Pasteur, avec une foi inébranlable dans la science et le progrès, mena un combat incessant contre les préjugés et les fléaux qui décimèrent l'humanité pendant des millénaires. Deville adopte le rythme vif et alerte du récit d'aventure, raconte au présent, ménage le suspense en piquant toujours la curiosité du lecteur car l'imagination de Yersin est sans limite quand il s'agit de trouver de nouveaux défis pour pimenter sa vie, sorte de grand enfant hyperactif qui va toujours là où on ne l'attend pas. C'est une façon ludique d'aborder une biographie qui pourrait être rébarbative et Deville invente de nouveaux codes d'écriture, se mettant lui-même en scène, homme du futur mettant ses pas dans ceux de cet illustre personnage qu'il admire et qu'il rend si vivant.
0Commentaire| 14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 décembre 2012
Une biographie comme on aimerait en lire plus souvent ! Le personnage est fabuleux, et le style de Deville, son enthousiasme font dévorer le livre ! Qui était Yersin ? Pour moi juste un nom de lycées français au Vietnam. J'avais acheté le livre avant le prix Fémina pour son titre accrocheur.
C'est d'abord la découverte de l'univers pasteurien, d'une façon un peu moins exemplaire qu'on nous le présente généralement, avec ses disputes, ses difficultés mais aussi ses élans, cette passion pour la recherche qui voit la fin de fléaux de l'humanité. Finalement c'est très proche de nous, qui tremblons devant la moindre grippe venant d'Asie.
Les pasteuriens viennent de tous les coins du monde, ce sont d'excellents exemples d'intégrations réussies, ils ont connu des enfances difficiles... Deville le souligne bien en parlant des "juifs", des "orphelins".
L'histoire de Yersin, c'est aussi celle de la colonistion triomphante, des messageries maritimes, des débuts d'Air France, et c'est passionnant.
Le héros est des plus attachants, souvent comparé à Rimbaud pour sa vie d'aventures, mais une vie qui laisse des fruits étonnants, le bacille de la peste, la découverte de la géographie du Vietnam central, l'introduction de cultures nouvelles, dont celle de l'hévéa.
Un livre à lire
0Commentaire| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 novembre 2013
Ce livre retrace la vie du docteur Yersin, celui qui a trouvé le premier le vaccin contre la peste. L'idée est excellente tant la vie de cet homme fut hors du commun, dans une époque, le début du XXeme siècle, très mouvementée. C'est suffisant pour en faire un bon livre, mais peut être pas assez pour en faire une biographie passionnante. Même si c'est bien écrit, on reste parfois un peu sur sa faim tant les événements et les anecdotes s'enchaînent à toute allure, avec parfois des redites comme si l'auteur craignait que cela n'aille un peu trop vite, à l'image de la vie de Yersin.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Disons le tout net, on adore.
C'est frais, lumineux et intelligent. On croirait du Echenoz. Le meilleur d'Echenoz, celui des biographies comme celle de Zatopek ou celle de Tesla.
Car il est encore question de biographies romancées, de Vies comme dirait Patrick Deville.
La "Vie" dont il est question ici, c'est celle d'Alexandre Yersin.
Comment vous ne connaissez pas ? Nous non plus.
Enfin, jusqu'à il y a peu, car depuis ce petit bouquin on sait tout ou presque de ce petit suisse qui aura inventé (excusez du peu) : le sérum contre la peste (la Yersinia Pestis, c'est lui) ou la culture intensive du caoutchouc pour les pneus Michelin.
Car Yersin est un touche-à-tout de génie. Il ne tient pas en place, ayant grandi à l'ombre de Pasteur, le voici qui ne rêve que de marcher dans les traces de Livingstone. Se lassant très vite une fois la chose découverte, pressé de passer à autre chose.
Au cours ce petit bouquin, on croisera (outre déjà ces deux là) : Paul Doumer, le Dr. Schweitzer, Céline, Rimbaud, et même Serpollet, l'inventeur des moteurs qui feront la fortune de MM. Renault et Peugeot.
Car Yersin s'intéresse à tout : microbiologie, astronomie, botanique, ethnologie, mécanique, ...
Il sera le premier à importer une automobile en Indochine.
Car c'est en Indochine qu'il trouvera un havre de paix, fuyant les folies guerrières de 14 et 40.
Le bouquin de Patrick Deville est magique : enlevé, frais, virevoltant, ... il nous emmène sur les traces de cet esprit touche-à-tout et après avoir parcouru à grandes enjambées la Vie de Yersin, on a l'impression d'être plus intelligent.
Car on y fréquente les esprits les plus fins de l'époque (on en a déjà cité quelques uns).
Des esprits avides de modernité et de découvertes.
Cela nous vaut quelques très belles pages sur les découvertes scientifiques.
Comme celles justement du bacille de la peste à Hong-Kong pendant l'épidémie de 1894 qui ravage la Chine : sur fonds douteux de rivalités scientifiques et de conflits politiques, les japonais s'arrogent (avec la complicité des anglais) le meilleur labo, le meilleur matériel ... et les meilleurs cadavres. Le franco-suisse Yersin se trouve relégué en arrière-plan. Sans autoclave moderne, il n'atteint pas les bonnes températures pour cultiver les souches des microbes.
C'est donc le japonais Kitasato qui va découvrir ... ce qui s'avère n'être qu'un streptocoque.
Et c'est bien finalement Yersin qui découvre le bacille de la peste, puisque le microbe se développe à une température qui n'est pas celle-là où on l'attendait !
De très belles pages également sur la naissance de l'Institut Pasteur et des Instituts Pasteur à travers le monde colonial. Sur ces découvreurs qui, même pas médecins, vont révolutionner la médecine pour longtemps.
À l'époque, ils avaient encore à lutter contre les créationnistes qui n'avaient encore jamais vu un microbe.
Bref, c'est toute une Histoire en raccourci, un nouveau plaisir à chaque page.
Et puis il y a l'écriture. La prose de Patrick Deville rappelle celle d'Echenoz : des petites phrases courtes et sèches, un humour décalé, de la belle langue. Un délice.
On avait eu la main heureuse avant que ce petit bijou ne reçoive le prix Femina : prix bien mérité.
Jusqu'ici vous ignoriez sans doute tout d'Alexandre Yersin : il est grand temps combler cette lacune !
0Commentaire| 36 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 septembre 2012
Le sujet de ce "roman" est très intéressant et très instructif. Le destin d'Alexandre Yersin est exceptionnel. Il aurait pu être un grand savant au fond de son laboratoire... Il aurait pu être un explorateur dans les jungles d'Asie... ou un médecin des pauvres... Il a été tout ça et bien plus encore, et a trouvé la force de mener sa vie et ses recherches sans se lier à personne, au fond de l'Indochine loin des conflits mondiaux de cette première moitié du XXème siècle.
La démarche consistant à établir des parallèles entre sa vie et celle d'autres grands hommes qu'il a croisés est excellente mais aurait dû être plus développée. Le lecteur lambda trouve ses simples "évocations" un peu courtes et aimerait bien des compléments historiques plus explicites.
Le style de ce texte est très succinct et très allusif. De petites phrases courtes font des zigzags dans le temps et sautent d'un personnage à un autre, souvent introduits de façon indirecte par des périphrases. Certains raccourcis sont amusants, d'autres incompréhensibles. Cela rend peu fluide la lecture de ce livre qui aurait gagné à être écrit de façon plus posée.
0Commentaire| 47 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Patrick Deville nous fait découvrir le passionnant Alexandre Yersin, un touche à tout génial qui a traversé cette période entre Pasteur et ses élèves et colonisation de l'Indochine. Mais si le livre est bien documenté, il présente plusieurs défauts.

- Les incessants allers retours entre passé et futur font qu'on ne sait plus très bien où l'on en est. Tout cela est très chaotique. La linéarité permet mieux de comprendre un destin si extraordinaire que ce portrait en kaléidoscope assez déroutant.
- Le voyageur du futur avec son carnet gris taupe n'amène pas grand chose à la lecture.
- Le style n'est pas très séduisant alors que le sujet indochinois aurait permis d'aller vers une plus grande sensualité. Cela reste sec comme du Wikipédia.
- Les approximations scientifiques sont nombreuses (sérum versus vaccin par exemple).

Mais le plus grand défaut à mon avis est ce sentiment de rester à l'extérieur du personnage de Yersin. Deville nous fait comprendre que l'homme ne reste guère plus de deux ans dans un poste ou sur un sujet mais pour le reste de sa vie, on a du mal à entrer dans sa psychologie même si des allusions parlent de jeunes aides qui l'accompagnent sans aller jusqu'au bout. Yersin reste un homme sans sexualité (alors que son attirance pour les jeunes garçons est connue) et sans véritable caractère alors qu'il devait en avoir un sacré pour réaliser tant de choses.
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus