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4,5 sur 5 étoiles
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le 12 février 2013
Le film raconte l’histoire de Clive Wynne-Candy, militaire britannique de carrière pendant plus de quarante ans.

Le récit démarre en 1942 à Londres après le Blitzkrieg: le héros supervise un exercice de défense de la ville bombardée.
Après un long travelling, le film prend la forme d’un flash-back qui revient sur la Guerre des Boers en 1902 et voit s’affronter en duel le jeune Clive à un officier allemand Theodore Kretschmar-Schuldorff.
La suite du film raconte l’amitié qui va naître entre les deux duellistes, notamment au cours de la Première Guerre mondiale puis de la Seconde. Parallèlement à cette complicité, vont aussi se nouer plusieurs histoires d’amour avec des femmes se ressemblant étrangement.

Colonel Blimp est sorti sur les écrans anglais en 1943.
Les autorités britanniques de l’époque ont tenté, vainement, d’empêcher le tournage puis la sortie de ce film: elles estimaient qu’inspirée par une caricature satirique du quotidien London Evening Standard, l’histoire n’était pas assez propagandiste en ces temps de guerre, voire qu’elle pouvait être anti-militariste.
Mais c’est ce qui fait sa force aujourd’hui. La guerre n’est pas montrée mais subtilement suggérée. Elle n’est donc pas le sujet du film, c’est plutôt la complexité de ses enjeux et ses conséquences désastreuses qui intéressent les metteurs en scène.

Une autre force du film est d’alterner des séquences contrastées: on passe de scènes violentes à des scènes nostalgiques, d’instants cocasses à des moments cruels. La mise en scène peut être minimaliste comme extravagante et grandiose. Par ces changements de rythme, qu’ils soient narratifs, thématiques ou visuels, le spectateur ne ressent pas la durée du film (plus de 2 heures et demie).

Les acteurs sont excellents et soulignons que Deborah Kerr interprète trois personnages différents, à trois époques distinctes: ces portraits de femmes sont complémentaires et très troublants, pas seulement pour les deux amis duellistes.

Les dialogues sont remarquables: le film n’étant disponible qu’en version originale sous-titrée, l’attention du cinéphile est mise à rude épreuve.

Colonel Blimp est aussi un grand film par sa splendeur visuelle: la qualité du Technicolor est éblouissante, et préfigure les couleurs du Narcisse noir ou des Chaussons rouges des mêmes réalisateurs britanniques Michael Powell et Emeric Pressburger, assistés par le grand photographe Jack Cardiff.

La restauration 4K de Colonel Blimp est somptueuse, donnant ainsi un très beau Blu-ray. Les couleurs sont magnifiques, les contrastes bien équilibrés, et l’image est d’une grande stabilité. C’est, avec Le Fleuve de Jean Renoir, la meilleure édition que je connaisse de Carlotta qui distribue des DVD de films anciens depuis 2002.
Il faut rappeler que l’étalonnage de cette restauration a été supervisé par Martin Scorsese et Thelma Schoonmaker, la monteuse fétiche de la quasi-totalité des films de fiction de Scorsese (elle devint d’ailleurs la troisième femme de Michael Powell, ce jusqu’à sa mort).
Le réalisateur de Raging Bull est le fondateur de la World Cinema Foundation qui contribue à la préservation du patrimoine cinématographique, à la prévention contre la décomposition des pellicules de films en stock, et à la restauration des chef-d’œuvres méconnus.
Ceci étant dit, on peut s’étonner de la piètre qualité des Blu-ray de films de Scorsese, comme New York, New York ou Gangs of New York. Mais c’est peut-être dû aux studios hollywoodiens qui en possèdent les droits et dont l’intérêt n’est que peu artistique mais surtout commercial: «Money is money!».

Les deux suppléments sont corrects mais très courts pour la capacité de stockage d’un Blu-ray.
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le 12 avril 2010
Nombreux, bien plus autorisés que moi en matière cinématographique l'affirment. Le meilleur de Michael Powell. un chef d'oeuvre. Ils n'ont pas tort. La fin d'un monde et le début d'un monde nouveau. Somptueusement filmé. Et politiquement pas correct à l'époque, et sans doute encore un peu, aujourd'hui. Un détail : la musique d'ouverture ; du jazz, accompagnant une "désobéissance" efficace d'un groupe de soldats anglais. Powell sous entend-il que seule une bande de voyous yankee pouvait venir à bout des gangsters du troisième reich ?
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le 7 avril 2013
Une fois de plus les Archers nous surprennent, nous questionnent, nous amusent
et nous émerveillent, tout en nous déstabilisant.
Tout d'abord dés le départ les images se heurtent à notre
à priori stéréotypé des films des années 40. La qualité technique est
époustouflante ( ! On s'en émerveille de son lecteur Blu-ray ! oui, oui !) , et
dés le départ, le rythme, les plans, l'esprit léger et moqueur vis à vis de
l'armée semblent contredire que le film sort sur les écrans en 1943 dans un
Londres en proie aux bombardements allemands.

Tout ce que l'on a pu voir par la suite et que l'on fabrique encore sur le
thème de la seconde guerre mondiale nous paraît en comparaison
particulièrement grave et coincé, mis à par peut être la Grande Vadrouille,
mais qui elle, reste une farce.
Le film qui se rapproche le plus dans son esprit du Colonel Blimp serait à
rechercher du côté de la Grande Illusion de Renoir, avec laquelle on trouve
bien des similitudes.

Quant au sujet, il laisse plus que songeur. Amitié indéfectible entre un
soldat britannique et un soldat allemand, considérations sur l'écrasement
économique de l'Allemagne suite à la première guerre mondiale, remarques, en
passant, sur les exactions criminelles, véritables ou non (?), des Anglais
durant la guerre des Boers, etc.. etc...
Mais aussi, bouleversement des mœurs et de la société en à peine quelques décennies,
et tout particulièrement de l'image de la femme.
Belle leçon donnée en toute légèretés de questions fondamentales, qui
travaillent encore notre monde, comme information et désinformation, vérité
hypocrite et biaisée, pour ne pas dire manipulatrice ( même sous prétexte de
bons sentiments et d'encouragements au vaincus...) du vainqueur, colonialisme
intégré et normalisé, relativité du bien et du mal en fonction des
circonstances, dangers de la trop "bonne éducation"... et j'en passe
inévitablement, comme la passion amoureuse discrête et hantée par un modèle initial.
Imprégnant l'ensemble, humour, surréalisme, gravité, pastiche et réalisme,
aventure et vie bourgeoise patachone, burlesque, flegme anglais et esprit
aristocratique allemand, se mêlent en un ensemble saisissant qu'il est une
fois de plus difficile à saisir et encore moins cerner en une première vision.
Comme pour Les Chaussons Rouges et Le Narcisse Noir, ce type de film nécessite d'être
vu et revu,toujours avec, en sus de la délectation de l'esprit, du beau langage, un
plaisir esthétique à l'indéniable qualité de composition tant scénaritique que
picturale. Sur ce dernier point, on est avec ce Colonel Blimp dans quelque
chose de certainement moins extrême mais dans un mouvement déjà bien amorcé
qui ira par la suite crescendo.

A voir absolument donc.
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L'histoire est celle d'un soldat de l'armée britannique ayant fait ses premières armes aux Indes et au cours de la guerre des Boers. Blimp (Roger Livesey) se rend en Allemagne avant la 1ère Guerre Mondiale pour raisons diplomatiques. Il est mêlé à une cabale qui le conduit à être défié en duel. Son antagoniste lui délègue un adversaire qu'il ne connait même pas. Les deux officiers se battent, sans se tuer, puis sont soignés dans le même hôpital. Ils tombent amoureux de la même femme, une anglaise jouée par Deborah Kerr.

Les deux soldats se lient d'amitiés, même si la femme qu'ils se disputent choisit d'épouser Théo Kretschmar-Schuldorff (joué par Anton Walbrook).

Le reste du film va s'attacher aux destins croisés des deux officiers, qui se rencontrent à nouveau au cours de la 1ère Guerre Mondiale. . Ils sont animés du même sens de l'honneur. Juste avant la 2e Guerre Mondiale, Théo quitte l'Allemagne nazie, pour se réfugier chez son ami Anglais. Blimp, toujours animé par des principes stricts, sur la manière de mener une guerre, ne se résout pas à considérer le combat à venir, contre le nazisme, comme une guerre d'une autre nature. Il ne veut pas transiger avec ses principes. Le destin se charge ensuite de lui administrer la preuve qu'il a tort. Sa conception de la guerre est alors définitivement remise en question... Des fins justes (comme la lutte contre Hitler) peuvent-elles parfois justifier des moyens qui dérogent au code de l'honneur ?

A titre anecdotique, la très belle Deborah Kerr joue dans le film 3 personnages qui ne se rencontrent jamais : l'épouse de Théo, l'infirmière de la 1e GM qui épousera Blimp, puis l'aide de camp de Blimp vieillissant (au cours de la 2e GM), dont le petit ami administrera la leçon final de réalisme et de pragmatisme militaire à Blimp.

Tourné en pleine 2e Guerre Mondiale, Colonel Blimp pose des questions essentielles sur le métier des armes, mais il les traite avec humour et émotion.
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Humain , trop humain ... tel est le paradoxe : passé le fabuleux préambule des motos qui foncent dans la campagne et de l'"arrestation " dans les bains-douches , notre colonel Blimp semble d'abord assez peu sympathique , tel une possible baderne , une " culotte de peau " à l'ancienne , pas spécialement perspicace , issue d'une haute société anglaise gratinée ...

Lourde erreur car le film , génialement , va suggérer progressivement , à petites touches , un tout autre Blimp , avec une infinie délicatesse : son romantisme , son sens de l'amitié absolue , la noblesse , chez lui , des vieilles valeurs chauffées à blanc ( honneur , dignité , pudeur ) , la force de sa nostalgie , dans une approche d'une subtilité inouïe ( la non-scène du duel ! la brasserie à Berlin ! la déclaration d'amour à l'Angleterre de l' Allemand devenu apatride ! la beauté du visage de Deborah KERR au coin du feu filmé avec l'amour que l'on sait ... ) , portée par des acteurs qui donnent tout ...( Livesey ! Walbrook ! )

Restauration d'une incroyable qualité , résultat du mécénat , nous rendant des couleurs somptueuses , dans une palette sans limites , dans des nuances à tomber à genoux , dans un éclat stupéfiant pour un film de 43 .

Bons bonus .
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le 11 janvier 2013
j'ai halluciné sur la qualité de l'image de ce blu ray quand je pense que le film date des années 40, le film en lui même est vraiment excellent, je ne regrette pas mon investissement. Je conseille aussi les chaussons rouges et le narcisse noir du même réalisateur, le travail de restauration sur ces 3 films est prodigieux.
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le 22 novembre 2012
Enfin une édition HD définitive, digne de ce chef d'œuvre, vous pouvez revendre, balancer, brûler vos précédentes versions, celle là les enterre toutes !
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Tourné et sorti en pleine guerre, cet étonnant film des productions Archers est bien délicat à résumer - et fortiori à commenter. Fondamentalement, il s'agit de l'amitié de deux officiers, un Britannique et un Allemand, qui, tels les Boëldieu et Rauffenstein de Renoir, vont unir leurs destinées et contempler impuissants la ruine de leur monde et de leur éthique face aux assauts du nazisme. De surcroît, une femme va les séparer, Blimp tombant amoureux de la dulcinée de son ami et ne cessant ensuite de la rechercher dans l'épouse qu'il choisira puis dans la chauffeure de ses vieux jours (c'est une toute jeune Deborah Kerr qui jour les trois personnages). Ce dernier parti pris colore d'une lumière presque fantastique cette fresque intime non pas des guerres du XXè siècle (conflits qu'on ne voit jamais) mais d'une culture guerrière en décrépitude. Blimp est un sympathique bonhomme, doté de réelles qualités morales mais affligé d'une vision étroite : il ne change pas quand son monde s'écroule, quand ses méthodes ont fait leur temps. La forme du film en sublime le contenu : incroyables couleurs, caméra virtuose et les mailleurs maquillages de vieillissement jamais vus à l'écran.
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le 28 mars 2013
Des "Chaussons rouges" au "Une question de vie ou de mort", du "Narcisse noir" aux "Contes d'Hoffmann", en passant par "la Renarde" et ce "Colonel Blimp", le duo Powell-Pressburger est au Panthéon du cinéma britannique. Aidés par des techniciens hors pair (George Perinal ici à la photo, Alfred Junge aux décors), et par des comédiens dont c'est peu dire qu'ils sont exceptionnels (Roger Livesey, Deborah Kerr dans un triple rôle, et l'excellent Anton Walbrook, acteur autrichien qui avait fui le régime nazi), les deux complices nous livrent un film qui court sur une quarantaine d'années et, au travers de ce qui semble être une baderne à moustaches de phoque, et se révèle l'un des personnages les plus attachants et les plus émouvants du 7ème Art. Amputé de près d'une heure à sa sortie et monté de manière purement chronologique, le film a retrouvé sa construction originelle avec un flashback audacieux. Réalisé en pleine Seconde Guerre Mondiale, le film ne cesse de vanter les valeurs les plus élevées de la civilisation, face à la montée du mal absolu qu'est le nazisme. Et comme toujours chez Powell-Pressburger, les plans et les couleurs sont d'une splendeur à couper le souffle. Rares sont les films de près de trois heures dont on aimerait qu'ils durent encore autant...
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Sur le film : une émouvante biographie fictionnelle d'un militaire depuis les guerres de la fin du 19ème siècle jusqu'au beau milieu de la seconde guerre mondiale, traité à la manière d'une sorte de conte de fée réaliste. C'est tout public et c'est un must, idéal pour donner corps aux imbuvables programmes du collège et lycée, et ouvrant la porte à des discussions passionnantes sur de multiples sujets universels. Tout simplement un must.

Image : Formidable, 4/3 couleur. Les détails fins sont visibles jusqu'aux cils. En fait l'écran HD devient comme une fenêtre ouverte sur l'histoire. Le documentaire joint sur la restauration explique plus ou moins qu'en y mettant le prix, tous les films de cette période dont les négatifs ont été conservés peuvent atteindre ce degré de qualité de transfert.

Son : Très bon, original anglais sous-titré français mono DTS HD Master Audio. Malgré le mono, le rendu des voix est remarquable et les acteurs principaux sont plus que convaincants.

Bonus : total une heure très intéressante - 5 minutes pour la restauration avec le détail des dégâts et le détail des technologies appliquées pour les réparer ; 24 minutes sur la production du film et sa censure par Churchill et compagnie, 29 minutes des souvenirs et points de vue de la veuve de Powell (co-réalisateur).

Colonel Blimp est une référence en matière de restauration. Techniquement c'est formidable, et le film est un must si vous aimez les bonnes histoires historiquement pertinentes, riches en idées, très bien racontées, très bien jouées, pour tout public. Je rêve de voir d'autres classiques de cet époque restaurés avec un tel talent.
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