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le 6 avril 2013
formidable roman, foisonnant, surprenant, horrifique, drolatique et en plus une passionnante histoire politique et morale des Etats Unis du début du siècle dernier.
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Quel livre ! Maudits (dans sa traduction française) est un très gros roman passionnant et foisonnant, riche et déroutant, drôle et effrayant qui relate la chronique, sous la plume d’un historien autoproclamé, de la malédiction de Princeton, qui frappa au cours des années 1905 et 1906 le fameux village universitaire du New Jersey (où Joyce Carol Oates enseigne) et ébranla le monde de quelques notables familles locales (les Slade essentiellement, mais également les Van Dyck - les parents du narrateur - et d’autres).

Ce livre imposant et érudit est riche de multiples niveaux de lecture et de style. Pur plaisir de l’horreur gothique, avec des scènes situées dans le Royaume des Marais dont la narration provoque des frissons où le dégoût se mêle à la jubilation ; plongée détaillée et parfois austère dans les arcanes de la politique universitaire ; évocation détaillée grâce à la multiplicité des personnages d’une époque face à de grands bouleversements, sociaux et économiques. Les questions raciales, les droits des femmes, le socialisme, tout ceci met à mal les fondations jusqu’ici solides de la société bourgeoise emprisonnée sous la chape de plomb de la Foi et du respect des règles édictées par les hommes et l’Eglise.

D’ailleurs, cette malédiction de Crosswicks ne serait-elle pas en définitive qu’une manifestation métaphorique de ces révolutions à venir ? Le lecteur se fera son opinion.

On croise dans ce livres beaucoup de personnages réels.

Mark Twain en vacances aux Bermudes ne fait qu’une brève apparition, au contraire de Woodrow Wilson, le président en exercice de l’Université qui avant de devenir président des Etats Unis doit faire face à de nombreux problèmes qu’ils soient médicaux, sentimentaux ou politiques. Homme rigide et obsédé par ses luttes de pouvoir, il est présenté sous un jour peu flatteur.

Upton Sinclair, fervent socialiste auteur d’une enquête sur les conditions de travail dans les abattoirs de Chicago, est installé près de Princeton pour poursuivre son oeuvre et mener à bien l’Utopie Socialiste, quitte à y sacrifier son mariage et sa santé. Il voue une grande admiration à Jack London, star de la littérature de l’époque favorable aux idées progressistes, qu’il finira par rencontrer, dans une énième scène d’anthologie dont je n’ose révéler la teneur au risque de gâcher la découverte.

Je finirai en évoquant Sherlock Holmes, dont l’apparition est un des sommets délirants du livre.

Mais comme le précise l’historien en exergue, les protagonistes principaux de la chronique sont les petits-enfants du pasteur Winslow Slade (ancien gouverneur d’Etat et président de l’Université) qui vont subir de plein fouet la Malédiction : Annabel, belle jeune femme fiancée à un Lieutenant, son frère Josiah qui cherche encore sa voie entre obligations familiales et souhaits de liberté, son jeune cousin Todd dont le comportement excentrique désespère les parents et enfin Oriana, l’autre jeune cousine dont il ne sera finalement que peu question.

On n’a de cesse d’être impressionné par l’humour subtil qui imprègne ce livre sous le couvert du plus grand sérieux, l’intelligence de sa structure et de la narration, l’attention portée aux détails et à chacun des personnages, le mélange des styles et des ambiances.

J’ai souvent jubilé et souri en lisant ces pages, j’ai aussi beaucoup songé à ce début de 20ème siècle, si loin et si proche à la fois de nous, je n’ai eu de cesse de m’émerveiller du pouvoir que peut avoir sur nos vies la grande littérature.

NB : J’ai lu ce livre en version originale, j’espère que la traduction française est soignée et lui fait honneur. En anglais, ce n’est pas une lecture facile, mais c’est abordable avec un bon niveau d’anglais pour ne pas buter sur certaines tournures de phrases complexes. Une liseuse est d’un grand secours pour la traduction de quelques mots de vocabulaires sans s’en remettre trop souvent au dictionnaire (ce qui est fastidieux).
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