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Un village de pêcheurs de la côte bretonne. Jock (Fernand Ledoux) ramène de la ville (de Saint-Brieuc) une grisette (Suzy Delair) qu'il installe dans son café-restaurant. La belle jure dans le paysage et s'ennuie vite. Deux hommes vont vite l'intéresser : le désargenté châtelain local (Paul Bernard), un homme qui paraît las de tout, et le demi-frère de celui-ci, Maurice (Michel Bouquet, tout jeune), un bâtard marginalisé et enflammé.
J'ai vu plusieurs fois ce film admirable voire génial et je reste stupéfait par son manque de notoriété : c'est pourtant un des chefs d'oeuvre incontestables du cinéma d'après-guerre et l'une des plus belles réussites de Grémillon. Celui-ci déploie ici les talents qu'on lui connaît : un sens aigu du lieu et du cadre, une aptitude naturelle à faire vivre plusieurs personnages issus de classes sociales diverses et de centres d'intérêt variés, une ampleur subtile du récit qui parvient à déborder un cadre formel a priori très réaliste - voire naturaliste. Ici, il a joint ses talents à ceux de Jean Anouilh, qui était alors au sommet de sa gloire, et le mélange fonctionne merveilleusement bien.
Le scénario tient à la fois de ses pièces grinçantes et brillantes. L'argument pourrait être celui d'un film noir mais le film refuse les facilités du film criminel. Il n'y a ni bons ni méchants, ni ange ni garce, chaque personnage ayant ses mérites et ses limites. Grémillon sait admirablement esquisser, affiner puis porter à ébullition les conflits et, au moment où l'on s'y attend le moins, bifurquer avec un naturel saisissant vers le fantastique (le songe, digne des contes de fée, du châtelain et de la petite bossue). L'ensemble, en dépit de son caractère dramatique et très écrit, est d'une fluidité déconcertante. Le film croît en intensité, en beauté, en originalité au fil de son développement, jusqu'à son point d'orgue, une magnifique conclusion digne des plus grands films amoureux (The Ghost and Ms Muir, auquel on pense). Interprétation géniale du trio masculin et de Mme Suzy Delair, cette nature, à l'apogée de sa beauté.
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Ce film de Jean Grémillon est un chef d'oeuvre et on se demande après l’avoir vu sous quelle sombre étoile ce réalisateur extrêmement doué mais mort trop jeune est né pour que ce film splendide ne soit pas érigé au rang de "haute lumière".
Tout de noirceur et de poésie.
L'action se passe dans un village de pêcheurs en Bretagne, non loin de Saint-Brieuc, et plus précisément dans une auberge où son tenancier prospère, Jock Le Guen (Fernand Ledoux), règne en petit maître, despotique, bonasse et veule.
Un jour, à bord d'une charrette (c'est ainsi que commence le film, dans un paysage marin en noir et blanc magnifiquement suggestif), il y amène Odette, sa "nièce" (Suzy Delair), une fille de rien, outrageusement pulpeuse et offerte, manifestement avide, calculatrice, rouée et vénale, dont il affiche promptement à la face de tous qu'elle est sa maîtresse parce qu'il est fier de l'afficher.
Odette en a bavé avec les hommes qui la coursent plus qu'ils ne la courtisent depuis toujours, elle le dira, et elle tient en Jock, fou d'elle et ivre d'un désir qui le rend inconscient du néant de leur relation, celui qui ferait n'importe quoi pour la posséder, la garder et lui mettre la bague au doigt.
Mais elle ne s'y tiendra pas car d'autres désirs la guettent, où elle s'engouffrera.
Celui de Julien de Kériadec (Paul Bernard), l'aristocrate ruiné, reclus dans son château avec pour seule compagnie celle de son cheval César et immuablement habillé de ses guêtres, d'où son sobriquet au village : "Pattes Blanches".
Celui de Maurice (Michel Bouquet alors âgé de vingt-quatre ans), demi-frère banni et humilié du châtelain aux "pattes blanches", fruit des amours ancillaires du père de Julien avec sa servante de mère (Sylvie), animé par une féroce et aveugle soif de vengeance.
Dans cette toile noire, un éclat lumineux : "Mimi" (Arlette Thomas), la servante "laide et bossue" (pas laide du tout en réalité et voûtée plus que bossue) de Jock Le Guen.
Habituée à servir et à se taire, à souffrir sans mot dire ni maudire, Mimi croise le chemin de "Pattes Blanches" et lui offre le dévouement sinon la dévotion que seule une "Mimi" peut offrir à un homme tourmenté, courtois et respectueux, il y est sensible dans sa solitude amère, un lien s'établit entre eux et c'est ce lien qui se résoudra dans la superbe scène finale qui me fait plutôt penser à l'épilogue d'un roman de Daphné du Maurier ou d'une sœur Brontë qu'à "The ghost and Mrs. Muir", soit dit en écho à un excellent commentaire publié ici et que je salue.
Ce film réalisé en 1949 a inspiré à Bertrand Tavernier ces propos très forts et très beaux.
"Ce chef d’œuvre qu’est "Pattes Blanches" de Jean Grémillon, film maudit, devrait retrouver enfin un public. Et ceux qui prennent de grands airs avec Jean Anouilh (lequel devait réaliser le film) devraient étudier ce beau scénario, ces dialogues lyriques, tendus, inventifs, avec ces éclairs de compassion, ces déchirements dont Michel Bouquet qui trouve son premier grand rôle, rend toutes les nuances, les délicatesses comme les éclairs d’âpreté. Le réalisateur ne cache pas son estime pour le travail entamé par Jean Anouilh : "Je suis particulièrement sensible à la richesse, à la vigueur, à la cruauté du dialogue de Jean Anouilh dont j’ai la charge de faire un film. J’essaye, pour être le plus fidèle illustrateur de l’histoire de "Pattes Blanches", d’utiliser au mieux les ressources de l’écriture cinématographique.
"C’est peu dire qu’il ait réussi.
"Voilà un film écrit et filmé à fleur de peau, avec une maîtrise confondante de l’espace, une science du découpage.
"Quand je pense que les Cahiers (du cinéma) parlaient de la "médiocrité grémillonnante" alors qu’on est face à un tourbillon de sentiments qui se heurte à une Nature qui semble les orchestrer...
"Arlette Thomas est magnifique de dignité, de lyrisme retenu. Paul Bernard, une fois encore, rare, s’aventurant dans des couleurs qu’on ne mettait pas en avant.
"Fernand Ledoux a cette force, cette probité qui permettent d’enraciner cette histoire presque gothique".
Entièrement d'accord avec cette belle analyse, je dis que ce film de Jean Grémillon, regrettablement oublié (?) est génial, avec, peu avant la fin, une scène onirique de toute beauté dont je ne dirai rien pour vous la laisser découvrir mais qui, à elle seule, interdit l'oubli.
Un diamant noir.
44 commentaires| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 février 2013
Très beau scénario d'Anouilh et magnifique réalisation de Grémillon. Début au cinéma de Michel Bouquet dans un personnage insolent qu'il campe de manière très original et qui est pour beaucoup dans la beauté du film.
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le 22 mars 2016
Ce film admirable bénéficie d'une intéreprétation haut de gamme : Suzy Delair, Fernand Ledoux, Michel Bouquet et Paul Bernard, tous remarquables. Mention spéciale à Arlette Thomas dans le rôle difficile de la servante handicapée, qui s'en tire de façon subtile et poignante. La photo rend juste les images mystérieuses et poétiques de la lande bretonne. Un grand film, à voir absolument!
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le 24 février 2013
Une bonne édition DVD pour un excellent film que je n'avais pas revu depuis les années 70 mais qui n'a pas pris une ride. À voir absolument...
0Commentaire| 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 avril 2015
Excellent film car j'adore la Bretagne, Suzy Delair, Paul Bernard ( les dames du bois de boulogne) et Michel Bouquet ( immense acteur actuel
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 décembre 2012
Intéressante analyse critique du film publiée par le site DVDclassik
[...]
Où l'on perçoit le talent injustement méconnu du réalisateur Jean Gremillon
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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