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le 21 mai 2014
"Frankenstein s'est échappé !" est réalisé par Terence Fisher en 1957. C'est le premier film d'horreur de la Hammer, société de production britannique, qui entreprend de revisiter les classiques du genre en reprenant les grandes figures des monstres de la Universal.
Suivront, entre autres, Le Cauchemar de Dracula en 1958 et La Malédiction des pharaons (The Mummy) en 1959...

L'Horreur en couleur ! Tel est le fil conducteur de ces relectures des classiques du patrimoine horrifique. Avec les films de la Hammer, "Frankenstein", Dracula", "la Momie", "le Loup-garou" et "Docteur Jekyll & Mister Hyde" brillent sous les feux du technicolor. Les couleurs sont flamboyantes et le sang coule en rouge vif !
Mais il ne s'agit pas là du simple intérêt de ces nouvelles adaptations des classiques du genre (qui viennent au départ de la littérature). Tout d'abord, les films de la firme britannique sont vraiment des relectures ambitieuses, qui évitent scrupuleusement de recopier ceux des années 30 et 40 tournés par la Universal.
"Frankenstein s'est échappé !", par exemple, se démarque complètement du Frankenstein de 1931 avec Boris Karloff. Ici, le récit est entièrement centré sur la figure du "Baron Frankenstein" (interprété par Peter Cushing), reléguant le rôle du Monstre (Christopher Lee) à une poignée de scènes tardives. La figure du "Baron" est étonnante, et avoisine celle du "savant fou" : Victor Frankenstein est un riche orphelin, fier de l'être, qui ne pense qu'à la science et désire par dessus tout créer un être de chair. Il ignore parfaitement toutes les considérations d'éthique et de bienséances qui se dressent ponctuellement entre lui et son "œuvre". C'est un homme froid et cynique, qui n'hésite pas à commettre les pires actes afin de parvenir à son objectif. La morale, la religion et le code pénal sont autant d'obstacles qu'il évacue d'un tour de main, prétendant que la science n'a pas à s'embarrasser de telles inepties obsolètes !
Le scénario prend ainsi ses distances aussi bien par rapport au film de 1931 qu'avec le roman de Mary Shelley, et s'impose comme une véritable relecture du mythe.

Et puis il y a le réalisateur Terence Fisher. Ce dernier met en scène ses films avec une intelligence incroyable. Les couleurs vives, les décors soignés et le vernis somptueux de ces images gothiques flamboyantes ne sont en réalité qu'un moyen de distiller une horreur manifeste tout en douceur. Désirs morbides, pulsions sexuelles, malveillance latente. Tout ce qui s'élève contre la pudibonderie est ici emballé avec soin dans de belles images.
L'horreur en couleur et les pires cauchemars célébrés dans l'esthétique la plus chatoyante, tels auront été les thèmes de prédilection de cet auteur majeur du cinéma anglais. Ou quand l'horreur devenait belle, offrant aux amateurs privilégiés l'occasion de découvrir les fantasmes interdits qui se cachent sous les figures monstrueuses. Ainsi se développait une propension à la métaphore exceptionnelle, où le Vampire cachait à peine le riche aristocrate qui soumet le pauvre en son pouvoir, où le Monstre, parfois dissimulé sous les traits d'un être à l'apparence tout à fait commune, devenait l'incarnation de l'interdit libertinage, avec un refus absolu du romantisme à l'eau de rose (toute histoire d'amour finissant très mal !). Une manière de révéler les tréfonds de l'âme humaine sous un vernis d'une séduction des plus vénéneuses !

Les amateurs de film d'action et tous ceux qui n'aiment pas les films lents et bavards devront néanmoins s'abstenir. Car "Frankenstein s'est échappé !" est un film dénué d'action et quasiment filmé en huis-clos puisque le château du Comte demeure, avec la forêt alentour, le seul décor dans lequel se déroule le récit. Le film a bien entendu vieilli et ne fait plus peur à personne, entendu que la notion de "Peur" au cinéma souffre rapidement du poids de l'âge. Les scènes d'horreur ne sont pas très nombreuses et, la plus-part du temps, se déroulent hors-champ. Mais il y a tout de même trois ou quatre plans bien gores pour l'époque.
Le titre français est complètement grotesque (une mode à l'époque, avec par exemple King Kong s'est échappé !) puisque le film s'appelle "Curse of Frankenstein" ("La Malédiction de Frankenstein") dans sa version originale...
Le succès fut important et le studio produisit toute une série de suites dans lesquelles le Baron Frankenstein (toujours interprété par Peter Cushing), à chaque fois présumé mort dans le film précédent, opérait sans cesse son scandaleux retour ! Se succédèrent ainsi "La Revanche de Frankenstein" (1958), L'empreinte de Frankenstein (1964), Frankenstein Créa la Femme (1967), Le Retour de Frankenstein (1969) et Frankenstein et le monstre de l'enfer (1973). A part "L'empreinte de Frankenstein", réalisé par Freddie Francis, ils furent tous réalisés avec amour par Terence Fisher...
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