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le 11 juin 2009
Le film de Robert Bresson, adapté du roman éponyme de Georges Bernanos, montre de manière linéaire le court sacerdoce d'un jeune curé, tout frais émoulu du grand séminaire et nommé dans une paroisse rurale du nord de la France. Portant en lui une foi pure, exigeante et dogmatique, le jeune prêtre va très vite se heurter à l'incompréhension, voire à la haine de ses paroissiens. Malgré les bons conseils d'un curé plus expérimenté que lui (le curé de Torcy) et d'un médecin désabusé, il continuera à négliger sa santé, déjà pourtant très fragile, et s'entêtera à évangéliser de façon maladroite et dogmatique. Son « enseignement » sera fait de préceptes moraux ne cadrant parfois pas du tout avec la psychologie des personnages. Victime de moqueries, refoulé, méprisé, notre jeune curé va se retrancher dans l'écriture d'un long journal, racontant objectivement et sans concession les faits les plus marquants de sa vie quotidienne. Riche et simple à la fois, ce journal, en perpétuelle construction, va progressivement permettre au jeune prêtre de redéfinir son rôle et sa place dans une société sécularisée et qui attend d'un curé un discours et une pratique plus réalistes et, finalement, plus humaines. À force de se nourrir de vin sucré et de pain sec, le jeune prêtre succombera finalement à un cancer de l'estomac. Les quelques mots qu'il prononcera juste avant de mourir (« Qu'est-ce que cela peut faire ? Tout est Grâce »), empruntés à la parole de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, semblent apparaître comme l'aboutissement d'une perpétuelle remise en question, donnant ainsi au journal le rôle central de ce très beau film spirituel.
Le caractère logique du scénario est indéniable. Comment concevoir, en effet, que le jeune curé puisse nous rendre compte de son journal alors qu'il meurt avant de l'avoir achevé ? Le scénario nous présente alors deux personnages clés, le curé de Torcy qui peut témoigner sur la vie sacerdotale du défunt et l'ancien camarade de séminaire, présenté alors comme prêtre défroqué, qui pourra parler du caractère et du comportement de notre curé de campagne. Par ailleurs, le fait que notre « héros » ne soit pas nommé dans le film (ce qui nous oblige à le désigner chaque fois par sa fonction), n'est-il pas un signe selon lequel sa seule identité serait Dieu ?
Enfin, sur le plan esthétique, les paramètres me paraissent bien cadrer avec l'objectif fondamental : montrer tout au long du film une certaine alternance entre continuité (le curé s'entête dans ses démarches) et rupture (il se fait de plus en plus d'ennemis), mais aussi la lenteur dans l'évolution psycho-cognitive d'un homme (n'est-il pas encore un enfant ?) écartelé entre une théorie dogmatique et une pratique qui le laisse désemparé. L'image en noir et blanc révèle fort bien ces contrastes. Les plans fixes montrent bien l'arrêt sur réflexion et sur action. Enfin, les gros plans permettent de valoriser la pensée spirituelle (abstraite) par rapport aux personnages (concrets), qui ne sont là que pour servir de supports.
Film à voir et à revoir absolument.
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le 8 mars 2015
Un petit village du nord de la France, dans les années 1940. Un jeune curé (Claude Laydu), tout juste sorti du Séminaire, prend possession de sa première paroisse. Il se heurte d'emblée à l'hostilité des habitants, y compris des enfants. Il s'efforce pourtant d'accomplir correctement son ministère mais se voit bientôt reprocher d'être responsable des décès successifs d'un vieux médecin (Balpêtré) et de la comtesse (Marie-Monique Arkell) auxquels il venait de rendre visite... Triste, désespérément seul et gravement malade, il confie ses tourments aux pages de son journal. Si sa foi reste intacte, il ne parvient plus à prier, convaincu que "Dieu s'est retiré de lui". Quelle sera la prochaine étape de son douloureux chemin de croix?
Ce film de Robert Bresson est une admirable et émouvante transposition du roman de Bernanos dont il restitue à la perfection l'atmosphère lugubre et oppressante. Il doit beaucoup à la magistrale interprétation de Claude Laydu (qui créa, par la suite, les personnages de "Bonne nuit les petits"), pleine de sobriété dans l'expression d'une souffrance indicible. Bresson, pour ce film, s'est inspiré de l'expérience de Melville. On retrouve d'ailleurs le "héros" à la gare où avait été tournée une scène du "Silence de la mer" en 1947.
Film difficile, austère - comme l'œuvre de laquelle il est inspiré - "Journal d'un curé de campagne" est un véritable chef d'œuvre.
A voir absolument.
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le 8 avril 2014
Vieux film magnifique de vérité dans ce prêtre malade de ses parents qui lutte pour sa foi dans un milieu hostile qui le rejette sans comprendre son humanité et ses doutes.
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le 9 février 2014
En tant que catholique pratiquant et avec l'expérience d'un sexagénaire, je n'ai pas du tout aimé ce film. Le curé et ses problèmes sont d'une autre planète. Je n'ai à aucun moment reconnu les expériences traversées par les prêtres que j'ai connus ou connais. Le surnaturel n'apparaît à aucun moment ; on demeure à fleur de terre. Ce film pourrait être très intéressant pour des jeunes prêtres ou des séminaristes comme film expérimental.
Ma femme, par contre, a beaucoup aimé le film (5*****) dans sa dimension humaine et intimiste.
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le 10 février 2014
En tant que catholique pratiquant et avec l'expérience d'un sexagénaire, je n'ai pas du tout aimé ce film. Le curé et ses problèmes sont d'une autre planète. Je n'ai à aucun moment reconnu les expériences traversées par les prêtres que j'ai connus ou connais. Le surnaturel n'apparaît à aucun moment ; on demeure à fleur de terre. Ce film pourrait être très intéressant pour des jeunes prêtres ou des séminaristes comme film expérimental.
Ma femme, par contre, a beaucoup aimé le film (5*****) dans sa dimension humaine et intimiste.
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le 5 mai 2013
Comme d'habitude, le service est impeccable. cependant, je ferais une remarque concernant la qualité du son. Pour pouvoir écouter correctement, il faut que je "pousse" le son presque au maximum de mon lecteur, fonction inutile avec d'autre DVD
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le 3 juillet 2014
Le film est décevant, long , nonchalent, le jeu des acteurs est plus proche de l'amateur que du professionnel et la qualité du son laisse à désirer.
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