undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

4,5 sur 5 étoiles
10
4,5 sur 5 étoiles
Format: CD|Modifier
Prix:14,99 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Fait assez peu courant dans le monde du jazz, The Sirens est un vrai concept album comme on en rencontre plutôt dans le rock progressif. Inspirée par le récit d'Homère, L'Odyssée, la musique évoque des sentiments profonds et universels comme l'exaltation spirituelle qui précède un long voyage (Wine Dark Sea), le romantisme lié à la navigation sur des océans exotiques (Dawn With Her Rosy Fingers), le trouble naissant de rencontres mystérieuses (The Sirens), sans oublier les lamentations du navigateur solitaire (Penelope). A l'instar de Michael Brecker, Chris Potter sait tout faire et son saxophone exprime une gamme infinie d'émotions, traduisant avec une belle perspicacité la dimension épique du récit qu'il a choisi d'illustrer. Pour son premier disque en solo sur le label ECM, il s'est entouré de musiciens hors-pairs comme le pianiste virtuose à géométrie variable Craig Taborn, l'inamovible bassiste Larry Grenadier, et le batteur Texan Eric Harland. Plus un quasi inconnu nommé David Virelles, Cubain d'origine, qui ajoute un peu de poésie abstraite à l'ensemble avec son piano préparé, son harmonium et son célesta (un instrument hybride entre glockenspiel et piano). Il faut écouter en particulier l'interaction entre lui et Taborn sur Nausikaa et sur The Shades, un titre atmosphérique minimaliste et le seul qui ne soit pas de la plume de Potter. The Sirens est un album éclectique et original. Il témoigne que le jazz moderne peut aussi être un art dramatique qui permet, à travers la musique écrite et les échanges individuels spontanés, de partager les plus grands sentiments humains.
0Commentaire| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Cet album m’a permis de découvrir les qualités de compositeur de Chris POTTER (tous les airs sont de lui, à part le bref morceau final) : il me laisse une impression un peu mitigée car, malgré de très bons solistes, et, contrairement aux commentaires d’autres chroniqueurs, je trouve que cet album est un kaléidoscope d’airs très différents, plus ou moins réussis, sans liens particuliers entre eux. Je m’interroge également sur les raisons qui pourraient expliquer pourquoi ECM à mis plus d’un an avant de sortir ce disque.
Le premier morceau est une composition hypnotique grâce au bon travail à la fois du bassiste Larry GRENADIER et du batteur Eric HARLAND, complété par le jeu subtil du pianiste Craig TABORN qui permet au saxophoniste de développer un long solo au ténor, montant crescendo. Par contre le deuxième morceau, (intitulé assez ironiquement : « Way finder », car le compositeur-saxophoniste ne semble pas très bien où il va), commence de façon beaucoup plus décousue et confuse, avec un jeu assez free du pianiste accompagné de la pulsation assez répétitive du batteur et de l’intervention du célesta de VIRELLES : au bout de 4 min 20, Chris POTTER intervient au ténor en brodant sur un rythme assez soutenu à la manière d’un derviche tourneur et le morceau se termine assez brutalement en nous laissant un peu sur notre faim. Après une troisième composition assez contemplative, bien plus harmonieuse grâce notamment au jeu plus pondéré du saxophoniste, on a droit à deux splendides morceaux : « The sirens » tout d’abord que le saxophoniste aborde à la clarinette basse (avec une tonalité un peu à la John SURMAN) accompagné discrètement du piano de Craig TABORN, puis Larry GRENADIER nous gratifie d’un magnifique solo qui permet au saxophoniste de terminer le morceau magnifiquement au ténor, accompagné du batteur et de David VIRELLES à l’harmonium, puis « Penelope » où Chris POTTER joue (merveilleusement bien) du saxophone soprano, avec le soutien efficace du pianiste.
Passant rapidement sur « Kalypso », le morceau suivant, pour moi le point faible de l’album (longue mélopée free sans intérêt) et insistons sur « Nausikaa », où Chris intervient sobrement au soprano, avec le soutien magique à la fois du piano de Craig TABORN et du piano céleste de David VIRELLES.
Le saxophoniste reprend ensuite de son saxophone ténor pour se lancer de nouveau dans un long monologue (cette fois nettement plus inspiré que pour « Kalypso »), avant de laisser le couple TABORN/VIRELLES terminer en roue libre l’album…
Bel album tout en nuances et sonorités, interprété par un quintet inspiré, à consommer sans modération (en ce sens je confirme le commentaire de Qazor back : chaque nouvelle écoute permet de découvrir de nouvelles choses!), mais où il semble que Chris POTTER cherche, un peu laborieusement parfois, son inspiration : je préfère l’entendre interpréter des airs composés par des compositeurs plus expérimentés comme Kenny WHEELER dans What Now? ou David HOLLAND dans What Goes Around.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
C'est bien connu. Avant qu'Ulysse ne prenne la mer, le conseil de Circé était clair... En effet, ne mettait-elle pas en garde notre navigateur téméraire contre le chant des sirènes ? (1) De cet épisode de L'Odyssée d'Homère, le saxophoniste Chris Potter a été fasciné et en a tiré un grand disque, extrêmement lyrique... Ce récit dans lequel Potter a trouvé beaucoup d'inspiration aurait été une réponse à ses nombreuses interrogations (et aux nôtres du même coup), comme pour mieux comprendre les tentations et séductions de notre monde contemporain. En tout cas, c'était semble-t-il l'ambition du musicien que de donner ces impressions dans ce premier enregistrement en leadeur paru chez ECM qui, disons-le, est une grande réussite : la beauté du texte, son inspiration, on la ressent très fortement dans la musique ici présente. Quand la qualité musicale est là, inutile donc de faire la moue : dès le premier thème (« Wine Dark Sea »), les sonorités de Potter se font amples et volumineuses et très accrocheuses. Le vent souffle sur les voiles du collectif et quel collectif ! Tout au long de cet album généreux (un peu plus d'une heure de musique), on admirera et les qualités du musicien et celles du compositeur (il signe toutes les pièces hors mis la dernière qui est de la plume de Craig Taborn et David Virelles). Aussi, nul besoin d'être connaisseur pour savoir que l'on tient là l'un des disques instrumentaux les plus fascinants de ces trois dernières années... Les mélodies se font intimes, personnelles et majestueuses... Dans la discographie pléthorique (2) de ce jeune instrumentiste (il est né le 1er janvier 1971 à Chicago), « The Sirens » pourrait même se révéler comme son plus bel album à ce jour, le plus évident aussi...

Doté d'un son très identifiable et d'une technique exemplaire (puissance dans les graves comme dans les aigus, avec cette faculté de sauter trois octaves en l'espace d'une mesure...), Potter est un musicien que nul ne peut ignorer. Ici, le lien avec le jazz contemporain est on ne peut plus clair (métriques, cadre harmonique) et les références au saxophoniste Michael Brecker (1949-2007) sont totalement justifiées : Potter s'affirme vraiment dans la continuité de son aîné (même approche de l'instrument : clarté et netteté du phrasé, technique sans faille, précisions'). Le travail du saxophoniste est tout à fait remarquable : il atteint même une perfection qui ne laisse pas de place au doute... Au ténor, comme à la clarinette basse ou au soprano, la voix de Potter s'inscrit merveilleusement dans les couleurs qu'elle génère (chatoyantes, monochromes).

« The Sirens » repose donc sur des compositions très marquées sur le plan littéraire (lyrisme, poésie et écriture serrée) et le titre me paraît ici complètement assumé dans la mesure où Potter se fait très séducteur... Oui, ce qu'il fait est très beau et même ensorcelant... Pour cet album concept comme le remarque si bien Pierre Dulieu (lire son com' ci-dessus), on reste impressionné par la beauté de l'entreprise et par cette grande unité qui se dégage de l'ensemble. Capté au studio Avatar de New-York en septembre 2011, l'enregistrement est également évocateur d'un univers d'une puissance peu commune, dans lequel Potter tient une place centrale. Mais dans toute sa cohérence, « The Sirens » laisse également la place à ses différents interlocuteurs (Craig Taborn limpide et lyrique au piano, Larry Grenadier et Eric Harland impeccables à la rythmique, ce dernier faisant preuve d'imagination dans ses relances, et enfin David Virelles au céleste, au piano préparé et à l'euphonium, d'une discrétion et d'un raffinement sans pareil). Les écoutes successives de cette Oeuvre (à goûter plutôt le soir pour ses ambiances paisibles et mystérieuses) vous laisseront un souvenir impérissable et un sentiment d'atemporalité, dans la mesure où il ne semble exister ni passé ni futur, simplement le moment présent... Seul petit regret mais là encore ça n'engage que moi, c'est la place laissée à l'improvisation libre : elle m'apparaît ici très limitée. Vous me direz, ce n'était pas le but de la démarche (volonté d'une structure solide de la part de Potter ; et puis soyons honnêtes, l'essence du jazz ne se réduit pas à la seule improvisation...). Quant à savoir si ce disque deviendra un grand classique, la question ne se pose même pas' 4 étoiles pour un disque grandioooooose...
_________________________________________________________________________

(1) Comme chacun sait, le poème d'Ulysse raconte ce voyage dans un monde étrange fait d'obstacles qui s'opposent à la volonté de l'homme (celle d'exister et de trouver sa place dans la réalité). Et quand Ulysse rencontre des Sirènes qui l'attirent en chantant ses louanges et en s'adressant à ses émotions et souvenirs les plus personnels, que se passe-t-il?... Ô douces tentations, ô douces séductions' Sur notre condition moderne ou appelée comme telle, cette œuvre, donc, ne manquera pas de nous interpeller'

(2) Depuis une bonne quinzaine d'années, de quel projet n'a-t-il pas été? Des personnalités musicales comme Steely Dan, Scott Colley, Paul Motian ou encore Dave Holland ont souvent fait appel à ses bons et loyaux services. Ainsi, après avoir fait partie du quintette du contrebassiste anglais (on réécoutera par exemple le très bon Prime Directive paru chez ECM en 1999) puis expérimenté la formule du trio aux côtés du pianiste Jason Moran et du batteur coloriste Paul Motian (Lost In A Dream, un des derniers disques du batteur...), Potter nous revient chez ECM pour ce qui constitue son premier album en leadeur sur le label de Manfred Eicher.
11 commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 février 2013
Ce disque tourne en boucle sur ma platine depuis quelques jours : chaque écoute enrichit la précédents car la musique ici proposée est d'une richesse et d'une originalité qui faisait parfois défaut aux précédents disques de Chris Potter ( en leader ) ! Si la puissance mélodique accroche l'oreille dès la première écoute, les suivantes révèlent l'interaction entre cinq protagonistes qui étant chacun à leur meilleur niveau proposent un jazz de très haute volée ! Un des meilleurs disques ECM de ces dernières années !
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 juin 2013
Il est peut être le king du sax ténor à l'heure actuelle. Je n'ai quasiment aucun doute là-dessus. Techniquement, il va plus loin que n'importe quel autre saxophoniste (en terme de clarté, de sonorités et surtout de jeu). Chris Potter a pu agacer par le passé (je n'ai jamais été fan de ce côté premier élève de la classe de toute façon) mais ici, force est de constater l'intensité et la sincérité de l'ouvrage. Avec The Sirens, le saxophoniste ténor semble se distinguer de toute sa production antérieure, ou serait-ce tout simplement une maturation exceptionnelle de sa part? Dans ce disque, on ressent vraiment une honnêteté artistique, une construction loin du chaos environnant... Jouant aussi du soprano et de la clarinette basse (notamment sur le titre éponyme), Potter domine l'ensemble au point de briller comme un gros rubis. La puissance de ses mélopées, le paroxysme de ses envolées lyriques (sur "Wayfinder" par exemple), cette façon aussi de laisser pas mal de place à ses comparses (Craig Taborn en tête et le batteur Eric Harland, à la fois fin et percussif comme c'est pas permis), cette façon de déambuler, de nous perdre aussi, tout cela est prodigieux! Les élans de free jazz dans certains passages ne sont pas gênants dans la mesure où ils servent le discours de la Musique. A la fois inspirée et profonde, cette musique est essentielle pour qui en douterait encore. D'une force et d'une puissance sans commune mesure, The Sirens possède aussi un côté épique, aventurier (et même cinématographique, comme dans le très beau "Sirens", sorte de soleil levant, ou de mer tranquille, qui débute telle une complainte au fin fond d'une terre abandonnée). L'ensemble nous prend forcément les tripes. Alors bien sûr, il faut aimer la Musique et un peu le jazz aussi (même s'il n'y a pas vraiment de blues ni de swing ici). Dans la musique contemporaine, ce disque est appelé à devenir essentiel. La suite, vite !
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 mars 2013
Très homogène, ce cd me semble un aboutissement de l'art du saxophoniste. Ici il alterne le sax tenor et soprano avec un égal bonheur.Accompagné de Craig Taborn,David Virelles, Larry Grenadier et Eric Harland je trouve ce cd un des très bons achats de 2013. A écouter d'urgence.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 novembre 2013
Oui, je ne suis pas entièrement convaincu par cet album malgré de nombreuses écoutes et les critiques généralement dithyrambiques. Tout d'abord le concept amlbum sur le thème de l'Odyssée me parait éventé car je ne trouve par cet essai particulièrement homogène et encore moins évocateur du voyage d'Ulysse. Ceci n'est pas bien grave en revanche je ne suis pas convaicu que le son typiquement ECM de cet album (jusqu'à la jaquette hideuse, mais c'est une abitude maison) convienne à C POTTER. Les compositions manquent de groove et de la chaleur du phrasé unique de ce formidable musicien. La tonalité est dans l'ensemble trop "nordique" et intellectuelle à mon goût. Attention, cela reste toutefois un très bon album avec des morceaux bluffants telles que Wine dark sea (ma préférée) et The Sirens, mais également quelques compos plus banales.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 avril 2013
rien n'est décevant dans cet album que je vous recommande vivement,une sonnorité,une technique et un lyrisme que l'on aimerait trouver plus souvent.J'adore la sonnorité et la technique de craig tabor qui fait exactement ce qu'il faut tout en douceur et avec sa sonnorité tout à fait personnelle.Je ne connaissait pas potter mais il a réuni ici une très belle équipe(on retrouve sur cet album larry grenadier,contrebassiste du trio meldhau,c'est vous dire la qualité de ces musicien)super
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 mars 2013
Magnifique album de Chris Potter, plus sage peut-être que Underground mais avec des compos trés belles et un jeu toujours remarquable, à signaler le son " dirigé" ECM
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 avril 2013
Je recommande cet album du merveilleux saxophoniste Chris Porter accompagné par une formation de haut vol.
Bel enregistrement typique du label ECM dont j'aime la prise de son.
11 commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

14,99 €
15,99 €
13,57 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici