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De l'amphore à la production en série de bouteilles, Robert Pitte qui est un grand connaisseur de l'histoire de l'oenologie, décrit l'histoire de cet objet devenu si banal aujourd'hui. Bien sur, l'histoire de la bouteille recoupe beaucoup celle du verre. Mais on apprend bien des choses sur les divers types de bouteilles (carrée, Frontignac...). L'essor de la bouteille doit beaucoup au progrès des bouchons et au Champagne, avec des persistances anciennes en Italie avec les bouteilles entourées de pailles qui devait protéger des chocs une matière encore trop peu résistante. L'usage de la carafe est bien expliqué et a répondu aux questions que je me posais. Que de souvenirs d'enfances à l'évocation des bouteilles de vins avec leurs capsules en plastiques qui nous servaient à décorer les roues de nos vélos. Le dernier chapitre sur les rapport entre l'érotisme et les bouteilles m'a semblé un peu court, un peu bâclé. Quelques longueurs aussi sur l'histoire du verre. Manque enfin un chapitre sur la publicité, évoquée par endroits. Un cahier central de photos commentées assez riche complète ce livre bien agréable à lire.
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le 1 août 2013
L'ouvrage de J.-R. Pitte se divise en 6 chapitres: (1) avant la bouteille de vin; (2) de la carafe à la bouteille; (3) le triomphe de la bouteille de verre; (4) la naissance des grands modèles de bouteilles de vin en Europe; (5) les niches régionales et (6) 30 milliards de bouteilles de vin par an, suivis d'un épilogue. Les 70 illustrations en couleur sont regroupées en un cahier, au milieu du livre.
S'il faut résumer l'ouvrage en un mot, c'est incontestablement le mot "léger" qui vient à l'esprit. Léger par le style, facile à lire, et le propos, badin et touche-à-tout.
Mais pour un collectionneur averti ou un chercheur, "léger" sonne aussi comme un couperet: l'ouvrage est plaisant mais on n'y apprend pas grand-chose. Disons que quelques grands classiques de la verrerie d'usage (le Bellanger ou le Van den Bossche ou encore la Cave de Joséphine) y sont gentiment mis en mots et illustrés par la collection personnelle de l'auteur. C'est charmant, c'est plein de cet esprit si parisien, mais c'est aussi terriblement creux - à l'image de ces si intéressantes bouteilles. L'auteur manque de rigueur, sa base documentaire est légère, ses suppositions infondées ou mal démontrées, ses repères chronologiques chaotiques. Il y développe quelques idées personnelles, comme les surprenantes "bordelaises protestantes" opposées aux "bourguignonnes catholiques" ou celle d'un hypothétique et unique modèle anglais à la foisonnante et exubérante production française de la 2ème moitié du 18ème siècle. Des bouteilles complètement anecdotiques font l'objet d'un paragraphe ou d'une section, manifestement parce que l'auteur en a sous la main, sur ses étagères.
Le bouquin n'est pas cher et donc il n'est pas déraisonnable de l'acheter, de le parcourir et de le ranger. Pour trouver des informations de première main et fiables, il reste les trop rares - et souvent exorbitants - ouvrages sérieux sur le sujet!
Thierry De Putter
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le 3 juillet 2013
Jean-Robert Pitte est un universitaire renommé, académicien, qui présida la Sorbonne. Plus précisément encore, c’est un géographe spécialiste de l’histoire du paysage et de la gastronomie. Son livre, abondamment illustré, nous fait comprendre l’extraordinaire destin historique, technique, humain et économique d’un objet aussi banal que possible …. la bouteille de vin. Et, une fois que vous aurez refermé l’ouvrage, vous ne pourrez plus jamais vous promener chez un caviste ou au rayon des vins d’une grande surface comme avant.

Imaginons d’abord qu’il se débouche chaque année dans le monde environ 30 milliards de bouteilles … Quand, comment et par qui cela a-t-il commencé ?

Avec l’invention du verre, immémoriale certes, mais surtout grâce à l’intercession des Anglais. Ce sont de grands amateurs de vins et ils en importent de toutes les contrées, car depuis le XVIIème siècle, les variations climatiques – ce qu’on appelle le petit âge glaciaire – leur interdisent d’en produire sur leur sol. A cette époque, les vins sont transportés en futs et soutirés au fur et à mesure des besoins, chez le débitant ou chez le destinataire. Les bouteilles en verre sont fragiles. Soufflées à la bouche, elles sont de contenance irrégulière – un défaut inacceptable en France où la réglementation est déjà très stricte – on sait mal les boucher, on ne peut les stocker couchées. En outre, leur fabrication requiert la déforestation de grands espaces et est sujette à beaucoup de casse.

C’est un anglais, Sir Kenelm Digby qui va mettre au point en 1642 un four à charbon et à soufflerie qui permet de fabriquer des bouteilles en verre noir épais, permettant le transport, le stockage et un bouchage efficace. Ce sont aussi les Anglais qui découvrent au Portugal les vertus du liège et qui « inventent » le Champagne : ils ont l’idée d’y introduire du sirop de sucre de canne pour le faire mousser … Il faut ici une bouteille de verre très épais, de contenance garantie et d’une qualité suffisante pour contenir une pression de 3 atmosphères, ainsi qu’un solide goulot capable de supporter l’enfoncement d’un bouchon 1,5 à 2 fois plus large que son diamètre.

Bref, ce n’est qu’au milieu du XVIIIème siècle que l’on découvre en France les mérites du vieillissement du vin en bouteille … Et le choix d’une forme selon le terroir plutôt qu’une autre n’est pas le fruit du hasard : la champenoise-bourguignonne aux épaules tombantes répond à la nécessité de laisser glisser le dépôt des levures mortes sur le bouchon tandis que la bordelaise d’origine anglaise (qui représente aujourd’hui 2/3 de la production mondiale) est dotée d’un fort épaulement afin de pouvoir être décantée avant dégustation.

Une lecture délicieuse donc, qui se termine sur des notes coquines … un ouvrage étonnant, indispensable pour tout amateur de bonne chère.
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le 24 juillet 2013
A recommander à des personnes cultivées, curieuses et aimant leur patrimoine. Je l'avais commandé par erreur, me trompant sur une liste, mais j'ai té heureusement surprise.
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