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Bonjour ou bonsoir, c'est selon.
De prime abord, je ne referai pas le débat sur l'authenticité de l'attribution de cette nouvelle oeuvre, en première mondiale, à Pergolèse.
En effet, vous trouvez tous les renseignements indispensables dans la presse, sur internet et dans le très beau livret qui accompagne ce CD qui m'a été offert par un mien ami avant que je l'achète (Le cd !)...Et cet ami a eu une excellente idée!
Première mondiale, concernant l'interprétation, ce n'est pas tout à fait la vérité, puisque René Jacobs et son équipe ont donné la primeur de cet Oratorio atypique au festival de Beaune en Juillet 2012...la découverte des premières partitions manuscrites datant de 1930 (Hermann Sherchen).
Il faut reconnaître que cette "première" a soulevé beaucoup d'enthousiasme et, à ma connaissance, pas de contestations concernant l'attribution de l'oeuvre par les musicologues de tous poils et de toutes obédiences.
On trouvait encore, il y a quelques jours, une belle captation vidéo et audio de l'évènement sur You Tube...Le récitatif et l'aria de la première cantate (verbum) sont saisissants....et le reste suit.
Venons en donc à cette nouvelle oeuvre du Baroque tardif.
Elle se compose de 7 "verbum", en fait des cantates, divisées elles mêmes au total en 5 "récitatif" et 14 "aria" inégalement répartis.
A l'écoute, il apparait évident qu'existe une proximité, voire une "extimité", entre la 1er et la dernière cantate. Elles "architecturent" ainsi l'ensemble en forme d'un arc de cercle ouvert...ce qui est d'une haute valeur symbolique.
Jésus, cloué à la croix, et une entité mystérieuse nommée "Anima" dialoguent sur les affres et les espoirs de la délivrance durant cet oratorio.
En première analyse, et en se fiant à la traduction littérale, "Anima" semble bien être une âme, la sienne ?. Mais des esprits aiguisés y verront tout autre chose...mais il s'agit de théologie, donc d'une autre histoire.
La partition de Jésus est chanté par une basse (Konstantin Wolf) et un ténor (Julien Behr), celle de l'"Anima" par une soprano (Sophie Karthäuser) et le remarquable contre-ténor Christophe Dumaux.
Ce jeu de chants de tessitures différentes est à la fois subtil et pertinent: il permet de moduler au plus près les nombreuses et diverses émotions ressenties et/ou exprimées par les deux "protagonistes".
René Jacobs ne s'y est pas trompé.
Il en va de même concernant la direction et la composition de "l'Akademie für Alte Musik Berlin".
L'orchestre est majoritairement composé de "cordes" (14)dont une harpe (dimension séraphique et apaisante) auxquelles s'ajoutent un orgue ou un clavecin (tenu par le même interprète), deux cors et une rutilante trompette qui sait se faire entendre.
L'addition de ces 18 superbes musiciennes et musiciens contitue un emsemble cohérent, agile et réactif. Leur plaisir de jouer est nettement perceptible. Sous la houlette de René Jacobs, complètement investi, ils construisent la poutre maitresse colorée, boisée et moirée des nuances d'espoir, de souffrance, de foi, de gravité propres à l'oeuvre.
En seconde écoute, vous serez surpris par des fulgurances de pure grâce et d'une grande complexité subtile mais parfaitement assimilables.
Par exemple, un solo de cor va dignement représenter la royauté du Christ, la trompette bouchée symbolisera sa divinité pour l'instant voilée en contraste avec la souffrance et l'humiliation du corps nu crucifié...les violons alto, eux, soulignent les aspects mélancoliques. Une merveille.
Dés lors, autour de cette solide charpente, les solistes, rassurés et soutenus, s'en donnent à coeur joie..et expriment toutes les facettes de leurs talents respectifs
Un commentateur peut toujours louvoyer devant une telle nouveauté, mais il vaut bien mieux s'engager.
Donc, nous sommes en présence d'un pur chef d'oeuvre proche du niveau du "Stabat Mater" et avec un potentiel d'interprétation que n'épuise pas la présente version ..mais, comme moi,je l'avoue, il vous faudra peut-être deux écoutes avant d'en saisir une part de l'essence et du sens profond.
L'oeuvre est originale, surprenante mais surtout belle, sublime même et d'une grande richesse spirituelle toutes convictions religieuses ou athées éloignées.
Plus que chaudement recommandé...Mais ça, vous l'aviez deviné!
Bonne écoute.
1111 commentaires| 34 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 2 décembre 2013
La paternité de l’oratorio « Septem verba a Christo in cruce moriente prolata » (Les Sept Paroles du Christ expirant sur la croix) paraît toujours douteuse. On voudrait croire, on aimerait croire qu’il s’agit d’une composition de Giovanni Battista Pergolesi possiblement composée entre 1730 et 1736. Rappelons-nous que ce dernier est décédé à l’âge de 26 ans et que pendant longtemps on lui a attribué jusqu’à 150 compositions !
Nous ne disposons toujours pas de preuve formelle. René Jacobs, dans son excellent texte de présentation écrit : « Je suis … disposé à croire, en vertu notamment des arguments stylistiques (avancés par Reinhard Fehling, l’éditeur des Septem Verba) que cet oratorio a été correctement attribué à Pergolèse ». Restons en là pour l’instant.
On se trouve en présence d’un enregistrement qui aurait dû susciter énormément plus d’enthousiasme de la part de la critique internationale (premier enregistrement, première publication d’une œuvre composée au 18ème siècle, et en plus, par un certain Signor Pergolesi…). Les réactions sont généralement positives mais nullement élégiaques. Et pourtant on ne trouve aucune faille majeure à l’enregistrement que réalisent René Jacobs, l’Akademie für Alte Musik Berlin, une brochette d’excellents solistes et Harmonia Mundi.

Chez Diapason (#612, 04/2013), nous avons droit à une critique bien élogieuse de la part de Bernard Schreudeurs qui souligne le travail méritoire de Jacobs qui « … sait révéler, à la tête des forces berlinoises, la variété dramatique de l’œuvre et magnifie la théâtralité des tableaux les plus saisissants ». Quant aux interprètes vocaux, le critique écrit d’eux : « Autour du Christ de Konstantin Wolff, désarmant d’humanité, Sophie Karthaüser, Christophe Dumaux et Julien Behr traduisent avec une éloquence remarquable les élans d’une âme inquiète et fervente ». Et malgré tous ces commentaires, le disque se mérite seulement une note de 4 diapasons !
Chez Classica (#151, 04/2013), Bertrand Dermoncourt écrit laconiquement : « … tout cela s’écoute avec attention…, notamment grâce aux interprètes, à la délicatesse de Sophie Karthaüser ou à la souplesse de Julien Behr, soutenus par l’Akademie für Alte Musik Berlin à son meilleur ici. Comme toujours, René Jacobs assure la cohérence et scrute la partition dans ses moindres détails ». Encore une fois, une note de 4 !
Chez Opera Magazine (#85, 06/2013), on est encore plus frileux. Romain Feist trouve à redire de la prestation de la basse Konstantin Wolff qui « … pose problème du fait d’une intonation trop souvent incertaine et surtout, d’une difficulté manifeste à maîtriser l’exécution des coloratures, qui fleurissent un peu partout dans la pièce. Ce critique trouve que nous avons tout simplement ici « … une découverte intéressante… » et il attribue une note de 3.

Chez les Anglais, on ne donne généralement pas de note, sauf chez BBC Music Magazine. Kate Bolton s’enthousiasme pour cette réalisation (note de 5) et souligne que « … René Jacobs dépeint un climat de concentration passionnée mettant en relief le drame quasi « opératique » et les effets en clair-obscur qui reflètent de façon si poignante la transition entre vie et mort ».
David Vickers écrit pour Gramophone (05/2013) : « Fascinating stuff, whoever composed it » (En tout point fascinant, quelqu’en soit le compositeur). Pour lui, les quatre solistes sont excellents de même que l’Academie für Alte Musik Berlin.
C’est Simon Heighes d’International Record Review (04/2013) qui rédige l’article le plus élaboré et le plus intéressant. Il nous fait une mise en garde fort judicieuse. Selon lui, il ne faut en aucune façon comparer les « Septem verba » au « Stabat Mater Mater » car « … la musique est moins charmante d’un point de vue mélodique mais elle nous interpelle davantage du point de vue dramatique ». Ce qui rend cet enregistrement si intéressant à ses yeux « … c’est l’extraordinaire instrumentation et la richesse expressive des accompagnements qui apportent toute sa couleur et son attrait dramatique aux arias du Christ ». René Jacobs, écrit Simon Heighes, « … nous donne une performance qui profite de chaque opportunité pour accentuer l’effet dramatique… » à tel point que « … par moment la musique semble ‘surdramatisée’ … comme si une telle approche nerveuse … semblait requise pour soutenir notre attention ». Nous sommes en présence d’une importante découverte interprétée d’une façon intensément dramatique ».
Chez Fanfare #36 :6, 07-08/2013), J.F. Weber signe un court article dans lequel il souligne la qualité des quatre solistes « … (who) do justice to this music ». Celui qui retient d’avantage son attention est le ténor Julien Behr qui selon Weber « … is highly accomplished, with a warm voice and an intelligent projection of the texts… ». Un chanteur dont on entendra parler sous peu…
Sur la Toile, c’est Steven Ritter qui rédige la critique la plus chaleureuse. « Je suis d’accord, écrit-il, avec Scherchen. Cet oratorio… est une trouvaille extraordinaire, superbement ciselée et tout simplement splendide (gorgeous) à écouter… Il faut reconnaître ici le mérite de René Jacobs qui nous la fait découvrir par cet enregistrement – fortement recommandé tant pour la musique que le son et l’interprétation ». (Note de 5).

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement – Avril 2013 ». Il vous suffit d’effectuer une recherche au moyen des deux expressions suivantes « classicalacarte + ID318 ».
0Commentaire| 12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 mai 2013
Cet album est magnifique!
Un pur moment d'extase et de bonheur.
Tout y est en harmonie, les voix, les instruments.
Je suis enchantée par cet album.
22 commentaires| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 mai 2013
Comparer cette œuvre au Stabat Mater est sans objet: la musique contrastée du baroque lyrique, avec un panel entraînant de coloris parfois très enlevés, nous apporte ici une sorte de complément , de revers de la médaille musicale de Pergolese! Merci aux interprètes: ça vaut plus que les 4 diapasons chichement attribués par les spécialistes!
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le 24 août 2015
Comme à chaque fois qu'il sert une oeuvre, René Jacobs fait preuve d'un honnêteté et d'une rigueur sans faille. Ce disque est un pur délice, tant au niveau de l'orchestration que du chant. A écouter sans modération, et à offrir à ceux qui savent apprécier les belles choses.
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le 14 avril 2013
Ce disque à été enregistré dans les semaines qui suivirent un concert auquel j'ai eu la chance d'assister à Beaune en juillet 2013. Je dois dire que nous étions particulièrement excités à l'idée de la découverte d'un "nouveau" Pergolesi et la soirée à été à la hauteur des attentes des amateurs de cette belle musique.
René Jacobs, son ensemble, et les chanteurs, très investis, ont donné une splendide soirée baroque.

Mais au delà de la nouveauté, est-on vraiment là devant un chef d'œuvre ?
Est ce que cette pièce de Pergolesi entrera "au répertoire de l'humanité" comme on peut considérer que c'est le cas de son Stabat Mater ?
Je n'en suis pas sûr.

Une pièce intéressante, que tout amateur de Pergolesi se doit d'avoir écouté, mais qui ne me semble pas apporter une contribution majeure à la musique de ce début de XVIIIeme.
Seul l'avenir et l'histoire nous diront si elle figurera dans quelques années au panthéon des œuvres baroques au coté de l'Orfeo de Monteverdi, Matthäus-Passion de Bach, Messiah de Haendel,... la barre est haute !
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le 6 juin 2013
Ce commentaire n'est pas celui d'une oeuvre de Pergolèse mais d'une composition de René Jacobs d'aprés Pergolèse !
Ce n'est donc pas la même chose ;certaines pièces recueillies dans des bibliothèque conventuelles d'Italie du Nord où d'Europe centrale sont de qualité incontestable , pouvant avec quasi certitude être attribuées à Pergolèse .
D'autres en revanche sentent le contrefait et rejoignent la cohorte des milliers de pièces spirituelles composées par des moines à la fin du XVIII ème d'aprés .... L'instrumentation sonne également faux pour des compositions de Pergolèse qui pronait l'économie de moyens ,la somptuosité sent plutot son René Jacobs que son Napolitain !
Ne boudons pas notre plaisir à l'écoute de certains passages élevant le discours par la qualité de l'interprétation si ce n'est par la réalité musicologique .
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