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Ce recueil est composé de deux nouvelles fortes, dans lesquelles s'exprime pleinement tout le talent de Stefan Zweig.

"Lettre d’une inconnue" constitue l’un des sommets de l’œuvre de l'auteur autrichien. A tel point qu’en ont été tirés film, téléfilm et pièce de théâtre. Une lettre absolument bouleversante, d’une grande pudeur et d’une intensité incroyable, dans un style ravissant et dont on pourrait authentiquement croire qu’elle est écrite par une femme, tant Stefan Zweig avait cette capacité à se projeter de manière parfaite dans la psychologie de ses personnages, y compris comme ici féminins.

L’histoire d’une femme tourmentée, sur le point de trépasser, quelques heures ou quelques jours après le décès de son enfant, suite à une très mauvaise grippe. Avant de disparaître, elle écrit une sorte de lettre testamentaire dans laquelle elle confie à un homme toute l’intensité de l’amour qu’elle lui a voué secrètement, sans qu’il le sache à aucun moment.
Cet amour a débuté à l’âge de treize ans, alors que lui en avait vingt-cinq. Il venait d’emménager dans l’appartement voisin, sur le même pallier. Homme de lettres très cultivé, riche et austère, et tout à la fois enjoué, ayant le sens de la fête et accumulant les conquêtes féminines, tout l’opposait à cette jeune adolescente, vivant recluse avec sa mère devenue veuve très tôt, vivant toutes les deux dans une certaine pauvreté.

Toute la force de cette lettre se trouve dans l’expression de la pureté absolue de ce cet amour originel, qui va demeurer intact au fil des années et des péripéties qui vont venir agrémenter ce brûlant secret (si je me réfère, en forme de clin d'oeil, au titre d’une autre nouvelle célèbre de l'auteur). Un amour résolu et hors du commun, touchant à l’obsession extrême, tant cette jeune femme voue sa vie entière à cet amour obsédant.

Dans "La ruelle au clair de lune", nous voici à présent plongés dans les décors d’un petit port français. Un homme, coincé pour vingt-quatre heures dans ce petit port, désireux de fuir un moment le tumulte des rues fréquentées, se balade à travers les ruelles étroites de la ville et ses bas fonds. C’est ainsi qu’il va assister à une scène assez glauque et pathétique, qui va pour le moins l’interpeller et attiser sa curiosité.
Quand l’amour, l’argent, le sentiment d’humiliation s’entremêlent et viennent gâcher une idylle qui s’annonçait pleine d’avenir, harmonieuse et authentique.
Une situation malheureuse où, par stupide vanité, l’amour peut bien virer à l’amertume et au cauchemar…

Deux nouvelles à la belle écriture, pénétrant au plus profond de la psychologie tour à tour féminine puis masculine. Tout le talent de Stefan Zweig à l’état pur.
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Je me souviens avoir découvert Stefan Zweig il y a maintenant plus de trente ans, à une époque où peu commençait à s’intéresser à lui grâce aux conseils avisés de ma respectée professeur de philosophie de Terminale Scientifique. Ce fut un choc et je me mis à dévorer tout ce qui devenait progressivement disponible en édition française.

Reprendre la lecture de cet auteur majeur du XXeme siècle classique allemand longtemps plus tard, la maturité venue, reste un régal pour l’esprit. Zweig avait un don incroyable pour faire d’une histoire simple un instant d’émotion, d’intensité dramatique en usant d’une langue belle sans être ostentatoire.

Dans ce court opus, c’est l’éternel ballet entre une femme aimante et un homme volage qui est mis en scène mais avec originalité, pudeur, sans le moindre esprit de revanche. Pourtant, cette inconnue qui se confesse en adressant une longue missive à un homme aurait bien des raisons d’en vouloir à celui qui fut, toute sa vie, son amant malgré lui.

Amant malgré lui car, bien que cette figure d’écrivain célèbre, double de l’auteur sans doute, collectionnât les conquêtes féminines, ce fut cette femme qui le choisit, l’aima en dépit de lui-même, en le lui dissimulant.

Arrivée au seuil de la mort, frappée trop tôt par la maladie et la mort de son jeune fils, cette femme décide de prendre la plume pour dire qui elle fut vraiment pour lui. Elle l’aima en silence et avec dévotion dès treize ans, adolescente indigne de son regard, maladivement obsédée par ce jeune voisin de pallier inaccessible. Elle devint sa maîtresse à dix-huit ans car ce fut elle qui provoqua la rencontre, suscita une conquête gagnée d’avance, sûre de sa beauté et de ses atours, cédant sans la moindre résistance quitte à passer pour une cocotte. Il ignorait déjà que la frêle voisine s’était transformée en femme fatale.

Quand, après quelques nuits d’amour, il reprit le cours de sa vie de dandy, elle disparut en silence, puis se résigna pour, à nouveau, plus tard, sans qu’il la reconnût, devenir une nouvelle conquête d’une nuit.

Prise et délaissée, reprise et baisée, pour reprendre les termes de la belle préface d’E. Zylberstein, elle accepta tout par amour total, unilatéral jusqu’à lui cacher l’existence d’un fils qu’il ne connut jamais. Elle ne vivait que pour ses moments d’extase, de fusion charnelle avec un amant attentionné, jamais rassasié de trop de femmes.

On assiste à l’une des plus belles pages d’amour dans ce court roman, un amour qui pousse à toutes les folies, à tout abandonner en sachant qu’on le sera bien vite ensuite, sans espoir de retour mais sans rien demander non plus. Seule une femme peut être capable d’un tel sacrifice et c’est ce que Zweig a su si brillamment mettre en scène.

Publié aux Editions Stock – réédition 2009 – 106 pages

retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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Un auteur rentre chez lui le jour de son anniversaire et ouvre son courrier. Après l'avoir mise de côté, il finit par se plonger dans une lettre volumineuse sans signature et dont il n'est même pas sûr qu'elle s'adresse véritablement à lui...

Ce fut bref, mais intense! En effet, cette histoire n'est pas très longue et moi qui n'aime pas les nouvelles, cela ne m'a ici pas dérangé tout simplement parce que cela se justifie très bien: nous lisons une lettre. Quant à l'histoire, elle est dès le départ triste et extrêmement touchante mais ne manque pourtant pas de monter en intensité jusqu'au dernier moment. C'est très beau, en plus de m'avoir semblé différent de ce que j'ai pu lire.
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LA RUELLE AU CLAIR DE LUNE: Un marin parcourt les rues d'une ville inconnue et s'éloigne des tumultes et des rires pour entrer dans les rues sombres et y découvrir des histoires pathétiques.

L'écriture est toujours aussi entraînante et nous emmène jusqu'au tréfond des tourments de l'amour et de la passion dans ses plus tristes aspects. Même si j'ai apprécié cette histoire, mieux vaut être de nature optimiste pour se lancer dans ce genre de lecture qui ne laisse pas un rayon d'espoir auquel se raccrocher...

LETTRE D'UNE INCONNUE: Un auteur rentre chez lui le jour de son anniversaire et ouvre son courrier. Après l'avoir mise de côté, il finit par se plonger dans une lettre volumineuse sans signature et dont il n'est même pas sûr qu'elle s'adresse véritablement à lui...

Ce fut bref, mais intense! En effet, cette histoire n'est pas très longue et moi qui n'aime pas les nouvelles, cela ne m'a ici pas dérangé tout simplement parce que cela se justifie très bien: nous lisons une lettre. Quant à l'histoire, elle est dès le départ triste et extrêmement touchante mais ne manque pourtant pas de monter en intensité jusqu'au dernier moment. C'est très beau, en plus de m'avoir semblé différent de ce que j'ai pu lire.
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le 15 décembre 2013
Magnifique livre de Stefan Zweig, histoire poignante et bouleversante: un immense crie d'Amour.
Un amour secret, un amour absolu, un amour non partagé.
" La passion qui brûle les cœurs et détruit les vies..."
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le 28 décembre 2014
J'ai lu un grand nombre de livres de cet auteur et je finis, à force, par en confondre certains avec d'atures. En revanche, pour celui-ci, nul risque que je le confonde. C'est un petit chef d'oeuvre qui se lit très facilement. A la limite, il pourrait tout à fait être le premier pas dans l'univers de Sweig pour le lecteur ou la lectrice qui ne le connait pas. La qualité de l'écriture, précise sans être ennuyeuse, très imagée, très évocatrice et l'histoire en elle-même sont les valeurs de ce roman. Je recommande ++
En résumé et sans dévoiler la fin de l'histoire, il s'agit d'un homme qui reçoit un courrier d'une femme lui disant qu'elle a passé sa vie amoureuse de lui, à l'attendre qu'elle l'a cotoyé et que lui, n'a rien vu, rien compris.
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le 22 janvier 2014
Est-ce la deuxième ou peut-être la troisième fois que je lis ces nouvelles. La Lettre d’une inconnue est la première que j’ai lue de Stefan Zweig, c’est sans doute pour cela que j’y attache tant d’importance. Je pense que cette nouvelle serait mieux appréciée par les femmes, moi, j’y suis de moins en moins sensible.
Cela dit, accéder à l’oeuvre de Stefan Zweig par ses nouvelles est une bonne démarche car c’est là qu’il a été le plus présent.
Sans doute avons-nous un destin déjà tracé, mais n’avons-nous pas le choix ? N’avons-nous pas un libre-arbitre ? Que ce soit la Lettre d’une inconnue ou la Ruelle au clair de lune, les personnages dont il est question ne semblent pas pouvoir s’échapper, prisonnier d’un destin tragique. Ils prennent tout deux quelqu’un à témoin tout en sachant qu’il est déjà trop tard. Le soin qu’ils prennent à ne pas se voir sauver renforce l’aspect inéluctable de leur destiné. Ici, nous voyons au grand jour la force de l’auto-condamnation, celle du sacrifice et du fanatisme sentimental. Stefan Zweig nous place devant le spectacle amoureux dans son aspect le plus brut, le plus malsain, le plus misérable et le plus inquiétant.
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Stefan Zweig me surprend toujours.
La quinzaine de romans et biographies que j'ai lus et commentés sur ce site m'ont quasiment toujours saisi.
Peintre psychologique, créateur d'ambiances électriques, laissant craquer les éclairs de génie, Zweig s'attaque à ses sujets comme un bûcheron à une série d'arbres marqués en pleine nature.
Personne ne l'attend.
Personne ne l'entend.
Qui n'y prêterait garde.

"Lettre d'une inconnue" et "La ruelle au clair de lune" sont deux nouvelles publiées en 1922, ne laissant aucun espoir dans la mécanique du désir, du don total, de l'abandon de soi, par amour pour la première nouvelle, par méchanceté biaisée dans la seconde à laquelle, le roman d'Albert Camus, "La chute" fait écho.

Une centaine de pages de bonheur littéraire ne se refuse pas.
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le 14 septembre 2013
Ce livre est magnifique.. Les 2 nouvelles sont exceptionnelles. Payer à peine deux euros pour lire des nouvelles d'une qualité pareille c'est le top ! Merci Amazon !
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Stefan Zweig, né en 1881 à Vienne, en Autriche-Hongrie, et mort par suicide le 22 février 1942 à Petrópolis au Brésil, est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien. Stefan Zweig fit partie de la fine fleur de l'intelligentsia juive viennoise, avant de quitter son pays natal en 1934 en raison de la montée du nazisme. Réfugié à Londres, il y poursuit une œuvre de biographe (Joseph Fouché, Marie Antoinette, Marie Stuart) et surtout d'auteur de romans et nouvelles. Lettre d’une inconnue a été publié en 1922 et porté plusieurs fois à l’écran.
Vienne. Un romancier connu, mais qui n’est pas nommé (« R. »), reçoit une longue lettre de deux douzaines de pages, écrite par une femme qui ne donne pas son identité, et qui commence ainsi : « A toi qui ne m’a jamais connue ». La suite du texte c’est l’histoire d’une vie, celle d’une enfant de treize ans vivant dans la pauvreté qui tombe immédiatement amoureuse de son nouveau voisin montrant une image de luxe et qui l’ignore évidemment. Puis de leurs rencontres ponctuelles quand elle sera adulte, sans jamais qu’il la reconnaisse et dont l’une donnera un enfant qui décédera une dizaine d’années plus tard. Jusqu’à cette lettre testament où l’inconnue elle-même à l’article de la mort, révélera ce destin et avouera son amour.
Cette nouvelle de Stefan Zweig a quelque chose d’autobiographique car l’écrivain véhiculait une réputation de Don Juan, même si rien n’a jamais été prouvé stricto sensu concernant l’origine de cet écrit. Le texte est d’une grande puissance. Le lecteur est fasciné par l’amour insensé que cette femme porte à cet homme, toute sa vie elle n’aura pensé qu’à lui, jamais elle ne lui dira quoi que ce soit, jamais il ne la reconnaîtra quand ils se croiseront. Nulle part dans sa lettre elle ne se plaindra de son sort, pas même de ce à quoi elle a dû recourir pour élever son enfant seule. Sa missive se termine même par des mots d’amour enfin dits. Elle, ne lui a jamais rien dit car elle ne voulait pas entrer dans sa vie par effraction – ah ! si lui l’avait reconnue, peut-être que… Et lui ne l’a jamais remise à chaque rencontre car homme à femmes, une de plus ou de moins dans ce défilé…
Un texte d’une très grande beauté qui s’achève sur une note troublante, l’homme ne se souvient toujours pas vraiment de qui était cette femme mais il devine que sa propre vie en sera désormais affectée, « il lui sembla qu’une porte invisible s’était soudain ouverte et qu’un courant d’air froid venu d’un autre monde s’engouffrait dans l’espace paisible où il se trouvait. »

« Et puis, je te connais, je te connais mieux que tu ne te connais toi-même, je sais que pour toi, qui dans l’amour aime l’insouciance, la légèreté et le jeu, il aurait été embarrassant d’être soudainement père, d’être soudainement responsable d’un destin. Toi qui ne peux respirer que dans la liberté, tu te serais senti lié à moi d’une manière ou d’une autre. Tu m’aurais – oui, je sais que tu l’aurais fait, contre ta propre volonté – tu m’aurais haïe à cause de ce joug. Peut-être n’aurais-je été un poids pour toi et ne m’aurais tu haïe que quelques heures, quelques minutes furtives – mais je voulais garder ma fierté, tu devais pouvoir penser à moi toute ta vie sans l’ombre d’un souci. Je préférais tout supporter plutôt que d’être un fardeau, et être la seule, parmi toutes tes femmes, à laquelle tu penses toujours avec amour et reconnaissance. Mais, bien sûr, tu n’as jamais pensé à moi, tu m’as oubliée. »
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