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A l'instar de Vijay Iyer et Matthew Shipp (même si ce dernier est un peu plus âgé), Craig Taborn creuse l'un des plus beaux sillons dans le circuit jazzique actuel. Voici plus de vingt ans que ce pianiste originaire du Minnesota continue de nous surprendre avec son énergie brute et contagieuse, l'air de rien, proposant une musique sortant des sentiers battus, une musique qui se rit des codes et des conventions. N'y cherchez pas du Bill Evans ou je ne sais qui, vous seriez déçus. Et puis de toute façon, le trio de piano jazz ne se résume pas à Bill Evans, Keith Jarrett ou Brad Mehldau. S'y cantonner serait réducteur et surtout ressemblerait à une paresse intellectuelle ayant pour cousins l'indigence et le déni. Aussi disons-le sans vergogne: il y en a un peu marre d'entendre toujours des clones jouer de « belles » choses avec si peu d'originalité et si peu de création. Ici, c'est tout le contraire. C'est la raison pour laquelle, je comptais en dire deux, trois mots. Parce que « Chants » est vraiment un album à part dans la configuration du trio de piano jazz (piano, contrebasse batterie). Le pianiste offre ici une Œuvre discrète et paradoxalement fondamentale. Une sacrée évolution dans l’esthétique jazz et des musiques improvisées. Certes, il avait déjà enregistré dans cette configuration au milieu des années 90 (après un passage au sein du quartette de James Carter). Puis vinrent ses albums publiés essentiellement sous le label AUM Fidelity. Le nom mystérieux d’un collectif baptisé « Farmers by Nature » réunissait Craig Taborn, William Parker et Gerald Cleaver (Love and Ghosts par exemple).

« Chants » est l'album de la maturité. Et sans doute déjà un classique! Point d'expérimentation comme dans « Farmers by Nature », mais un épanouissement harmonique de trois esthètes de renom. Alors, bien sûr, Taborn n'enregistre pas des centaines d'albums (cinq en leadeur jusqu'à présent...), mais il en a enregistré suffisamment auprès d'artistes de grande renommée: Chris Potter, Tim Berne, David Binney et Dave Holland tout récemment pour ne citer qu’eux (1). Et avec ce titre, une chose est sûre, il va falloir compter sur ce pianiste qui a connu une sacrée reconnaissance en 2013. Dit comme ça de façon très triviale, dans les années 40, comme révélation, on a eu Bud Powell, dans les années 50 Monk, dans les années 60 Bill Evans, dans les années 70 Keith Jarrett, dans les années 80 on se le demande encore, dans les années 90 Brad Mehldau et Bill Carrothers, dans les années 2000 Vijay Iyer, et dans les années 2010, et bien voilà, je vous lâche le nom de celui qui est en passe de révolutionner le piano jazz: Craig Taborn. Ne cherchez pas d'autre nom... Taborn est déjà, de mon point de vue en tout cas, l'un des pianistes les plus originaux ayant quelque chose à dire (les deux albums parus l'année dernière, The Sirens de Chris Potter (chez ECM) et Prism de Dave Holland sont là pour en témoigner). Son jeu, très en marge, hors des sentiers battus, relève donc du mystère mais surtout d’un long travail sur les harmonies. Quelque part, j'ai envie de dire qu'il est au piano ce que Paul Motian a été à la batterie: un superbe coloriste. « Chants » est important à plus d'un titre donc, parce qu'il ne laisse planer aucun doute là-dessus: nul ne joue comme Craig Taborn. Il n'est pas comme tous ces nombreux pianistes qui nous font bailler aux corneilles en imitant Bill Evans, Keith Jarrett ou Ahmad Jamal.

Avec Craig Taborn, on est bel et bien en présence d'une voix singulière. Et son trio tout- acoustique le prouve de façon magistrale. Soutenu par une paire rythmique infaillible, l'une des meilleures du circuit actuel (Thomas Morgan à la contrebasse et Gerald Cleaver à la batterie), Taborn nous offre une heure de musique savante, oblique, surprenante et carrément organique. Triangle parfait (Cleaver ponctuant de façon magistrale les idées du pianiste, conversant, répondant, interrogeant, et Thomas Morgan, d'une robustesse et finesse sans limite), sens de l'espace, mélodies éthérées, attaques angulaires jamais entendus dans cette configuration, sens de la dramaturgie universelle, technique hallucinatoire (autonomie de la main droite par rapport à la main gauche), élasticité du tempo, tout contribue à faire de cet album une borne dans l'histoire du jazz. Quatre étoiles me paraissent vraiment réductrices dans la mesure où elles ne rendent pas bien compte du travail accompli par le trio qui intègre par ailleurs certains éléments de la culture japonaise (pas au niveau des mélodies mais en termes d'espace et de temps). Le mouvement de ce trio est tout simplement stupéfiant. Evitant l'ostentatoire, les trois hommes déploient des idées et des entrecroisements développées de diverses manières, mais toujours de façon homogène. Un trio soudé et structuré à ce point, avec une telle richesse en termes d'idées harmoniques, c'est si rare. L'admiration que suscite ce trio est somme toute personnelle, mais je ne pense pas me tromper en disant qu'il s'agit là d'un chef-d'œuvre atemporel. La muabilité et le sens du détail de chaque pièce sont à tomber parterre. Réécoutez cet album, et vous comprendrez. C'est un disque qui s'apprécie vraiment avec le temps, au fil des écoutes. Ne reste plus qu'à les voir en concert. A bon entendeur.
22 commentaires| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 27 septembre 2013
Craig taborn nous habitue à sortir des sentiers battus,hors des standarts habituels du jazz.Déja avec avengin angels,il nous avait montré une approche résolument moderne.Sur ce cd,il est accompagné ou plutôt complice de thomas morgan et de gerald cleaver à la batterie.Malgré une musique très peu conventionnelle faite de riffs dans des atmosphères éthérées,on sent une réelle complicité entre ces trois musiciens.Très bel album à conseiller
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