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Quand le premier album de Ghost débarqua, d'abord, personne n'y prêta grande attention. Et puis, le bouche à oreille, une promo larvée finalement bien orchestrée, l'aura de mystère autour de la réelle identité de musiciens voilés d'un attirant anonymat firent leur office. Il faut dire que l'album, sans être exactement renversant, fonctionnait parfaitement. Tout ceci fit que, quand vint le second opus il y a quelques mois, Infestissumam, l'affaire prit des airs d'évènement. Mais, était-ce seulement mérité ou une énième resucée d'un stratagème marketing, d'une histoire qu'on a que trop entendu ?

Commençons par évacuer le premier malentendu, Ghost N'EST PAS un groupe de metal, plus un groupe de hard rock, en fait. Certes, il y a des traces mais c'est à peu près tout. Et profitons-en pour évacuer le second, Ghost N'EST PAS un groupe sataniste, tout au plus la formation joue-t'elle d'une imagerie se rapportant au culte du grand cornu et y a-t-elle trouvée, d'un même élan, un concept unificateur pour ses paroles, ses tenues et prestations scéniques et une bonne idée pour choquer les âmes (les plus) sensibles. Pas de grand méchant loup, donc, pas de Charles Manson ou de groupuscule procédant à des sacrifices de vierges, juste du bon vieux shock rock comme on en connaît depuis Screaming Jay Hawkins (père fondateur malgré lui), Arthur Brown, Alice Cooper, Kiss, Marilyn Manson et consorts. Du théâtre rien que du théâtre, alors rangez vos crucifix et vos bibles et ouvrez vos oreilles.
Parce qu'outre le concept malin fourbissant les armes d'impeccables performances scéniques, c'est de musique dont il s'agit, d'un rétro-rock mélodique emprunt aussi bien de rock gothique que d'influences metalliennes et hard-rockantes light, plus précisément. Un cocktail finalement tout à fait "ear-friendly" qui leur permit de passer de l'indépendant Rise Above à la grosse maison Universal qui a bien senti le potentiel d'attraction, et le potentiel commercial évidemment, de la formation. Parce que Infestissumam est rempli jusqu'à la garde de bonnes chansons bien interprétées et bien arrangées par des suédois (oui, encore des suédois !) qui, s'ils se cachent pour le moment, ont indéniablement une véritable expérience de la chose.
De bonnes chansons donc, et une influence si musicalement criante, quoique remise juste ce qu'il faut au (rétro) goût du jour par leur moderne production, qu'elle en deviendrait presque envahissante : Blue Öyster Cult, et pas seulement parce que la voix de Papa Emeritus rappelle étonnamment celle de Donald "Buck Dharma" Roeser, parce qu'il y a dans ce rock un peu hard, un peu métal, un peu théâtral, des similarités d'ambiance et d'approche mélodique qu'il est impossible de ne pas entendre. Passée cette évidente ressemblance, il reste donc de bonnes chansons donc, accrocheuses, excellemment troussées desquelles on ressortira particulièrement Per Aspera ad Infini et son côté riffu finalement pas si présent sur le reste de la galette, Secular Haze et ses parties d'orgue infectieuses, Jigolo Har Megiddo dont le refrain vous restera longtemps en tête, Year Zero et son esthétisme confinant au stadium rock ou le théâtral Monstrance Clock qu'on aurait bien imaginé, par exemple, dans le Phantom of the Paradise de Brian de Palma. En vérité, pas une chanson ne rate vraiment sa cible, les précitées étant juste les plus marquantes d'un album extrêmement professionnel et efficace... Réjouissant !
C'est encore plus le cas sur cette version "Redux" où, en plus d'un bonus casé à la fin du cd album classique (La Mantra Mori), on trouve une petite galette bonus où Papa Emeritus et ses goules anonymes rallongent la sauce à coup de reprises (et d'un titre live plus accessoire) aussi inattendues que bienvenues. Inattendues parce que aussi éloignées que possible d'une scène metal à laquelle ils sont sensés appartenir (Depeche Mode !, Abba !!, Army of Lovers !!!), bienvenues parce que rondement menées et explicitant finalement bien les inflexions pop ressenties sur tout l'album. Pour l'anecdote, on y croise même le Foo Fighter en chef Dave Grohl venu donner le rythme et produire sur un I'm a Marionette du plus bel effet.

Avec tout ça, vous vous dites qu'on tient là un album majeur... Et non. Parce que, fondamentalement dérivatif, pour talentueux qu'il soit (et il l'est !), le recyclage de Ghost reste du recyclage. Du bon recyclage qui, espérons-le, donnera envie à quelques jeunes pousses d'aller creuser dans les références du passé et de découvrir quelques légendaires formations leur étant encore inconnues (dont Blue Oyster Cult, évidemment !). Ceci dit, avec un concept malin et des chansons de qualité, Infestissumam (encore un peu plus dans sa version Redux, donc) demeure un album recommandé et une des plus belles offrandes de ce revival occult/shock rock si actif ces derniers temps.

Album
1. Infestissumam 1:42
2. Per Aspera ad Inferi 4:09
3. Secular Haze 5:11
4. Jigolo Har Megiddo 3:58
5. Ghuleh / Zombie Queen 7:29
6. Year Zero 5:50
7. Body and Blood 3:43
8. Idolatrine 4:24
9. Depth of Satan's Eyes 5:25
10. Monstrance Clock 5:53
11. La Mantra Mori 5:19 (bonus track)

Bonus disc
1. If You Have Ghosts (Roky Erickson cover) 3:34
2. I'm a Marionette (ABBA cover) 4:52
3. Crucified (Army of Lovers cover) 5:13
4. Waiting for the Night (Depeche Mode cover) 5:37
5. Secular Haze (Live) 5:27

Papa Emeritus II ' vocals
Nameless Ghouls - all instrumentalists: lead guitarist, bassist, keyboardist, drummer, rhythm guitarist
&
St. Trident Tenors of Tinseltown - backing vocals
Dave Grohl - drums, production on "I'm a Marionette"
Derek Silverman - organ on "Waiting for the Night"
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le 5 mai 2017
Concerne la version vinyle

Il y a de tout dans Ghost. Du métal, du hard, des inspirations "des Doors" (claviers) jusqu'au rythme "des Beatles".
Vous aimez le Métal, vous allez adorer Ghost. Au contraire vous n'aimez pas le Métal, vous allez écouter avec attention ce mélange de genre et vous allez adorer aussi. Ghost joue sur tous les flans. Mélange de riff, de rock année 70, cette voie claire envoûtante...impossible de ne pas accrocher !!!

1 étoile en moins comme précédemment dit : l'enregistrement hyper saturé entendu des le 1er son de batterie (même sur une chaîne haut de gamme)
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le 30 décembre 2016
Le deuxième opus du groupe Ghost est un tout simplement un bijou. Rien n'est à jeter dans cet album. Je l'avais déjà en version redux cd, il me fallait donc absolument la version vinyle ! N'hésitez pas à l'acheter !
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le 19 mars 2017
Un groupe qui n'en fini pas de surprendre avec des titres plus excellents les uns que les autres. Qu'on se le dise, le monde du métal compte un nouveau maître.
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le 20 août 2014
si vous ne connaissez pas GHOST B.C., procurez-vous cet album, certains vous diront, beurk, ce n'est pas du metal, mais pour avoir eu l'occasion de les voir au Zenith (avec Mastodon et Slayer) je vous assure que si !
Et ce cd en est un digne représentant.
oui c'est le même commentaire que pour ghost B.C. ^^
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Ghost. Voilà le dernier phénomène de la sphère metal à découvrir impérativement.
Déjà, le concept du groupe est assez original. Et des concepts originaux à base de maquillage et de déguisements, ce n'est plus évident d'en trouver après Kiss, les Misfits, King Diamond, Slipknot, Lordi, tout le Black Metal ou Gwar... Chez Ghost, le chanteur porte un maquillage évoquant une tête de mort, une soutane et une tiare pontificale. Il porte d'ailleurs le nom d'un pape (Papa Emeritus). Derrière lui, une bande de musiciens arborant des masques noirs et dissimulés sous des capuches de moines avec un pendentif énorme autour du cou (style culte sataniste) et portant tous le nom de "A Nameless Ghoul". Des musiciens dont l'identité est gardée secrète même si des rumeurs avancent le nom de Tobias Forge, ex-chanteur de Repugnant et ayant joué avec les Crashdiet, sous la toge du pape (ces groupes n'ont musicalement rien à voir avec Ghost mais quelques similitudes subsistent au niveau du look qui en jette).

Le groupe a été découvert en 2010 avec son premier album simplement intitulé "Opus Eponymous". Prestations théâtrales (le chanteur déguisé en évêque sataniste avec son visage de mort et les musiciens tous dissimulés sous des capuches, ça marque !), album encensé par la presse et aussi par divers artistes tels que Fenriz (Darkthrone), James Hetfield ou Phil Anselmo, tout cela a contribué à faire le buzz autour du nom du groupe.
Pour son second album, Ghost a subi une petite transformation. Le chanteur Papa Emeritus a laissé sa place à Papa Emeritus II (en fait, il s'agit exactement du même chanteur mais le changement de pape a dû les inspirer) et surtout, le groupe s'est laissé pousser un B.C. derrière son nom. Celui-ci n'apparaît toutefois pas partout, c'est surtout aux USA que le nom du groupe posait problème, pour des raisons juridiques. Ceci dit, cela n'a en rien changé le logo du groupe sur la pochette... et surtout, cela ne change pas le contenu... et c'est une bonne chose. C'est donc avec plaisir que l'on retrouve l'univers mystérieux et mystique de Ghost. Infestissumam reprend le délire où "Opus Eponymous" l'avait laissé il y a trois ans.
L'album commence évidemment comme une messe... qui tourne vite façon comédie musicale à la "Hair" ou "Tout le Monde il est Beau"... (je ne sais pas pourquoi j'ai tout de suite pensé à cette dernière... le côté psyché délirant peut-être). En tout cas, des comédies musicales des années 70, évidemment. Les vraies ! Je ne parle pas des pseudo comédies musicales de variétoches actuelles dont l'intérêt culturel avoisine le néant.
Après cette mise en condition, Papa Emeritus II entre en scène sur le second morceau, "Per Aspera Ad Inferi", et commence son sermon. La voix est enjôleuse, point de cris ni de hurlements. De même, ne vous attendez pas à de la grosse sature ou à de la rythmique qui bétonne. L'ambiance est assez feutrée sur cet album mais le tout reste assez électrique et les riffs sont suffisamment gras pour que l'on puisse parler de Metal. En tout cas, le charme opère. Les synthés d'une autre époque résonnent alors dans l'église ("Secular Haze"). Ils sont bien plus présents que sur l'album précédent et construisent habilement l'ambiance vintage. Leur son particulier me fait penser à la B.O. du film culte de Brian De Palma, "Phantom Of The Paradise". Je ne sais pas pour vous mais moi, ça me parle carrément car c'est sans doute mon film préféré (et j'adore évidemment la B.O.). D'ailleurs, l'ambiance qui se dégage de cet album peut rappeler celle du film. C'est encore plus évident avec le morceau suivant, "Jigolo Har Megiddo" avec son refrain très pop et ses guitares très seventies. On sent une musique propice à toute une mise en scène en live.
"Ghuleh / Zombie Queen" commence comme une ballade très douce au piano et évolue vers un morceau entraînant dont le refrain va vous marquer un moment. Les quelques notes de guitare du solo font penser aux Beach Boys. Mais à ce stade de l'écoute, on n'est plus à une surprise près.
Avec "Year Zero", re-changement de décor, on est plongé dans la messe noire avec les choeurs qui scandent des incantations démoniaques. Si l'ambiance occulte de l'album peut évoquer un groupe comme Mercyful Fate, la musique est, elle, très influencée par les années 70, un peu psyché sur les bords, un peu "kitsch" aussi parfois ("Body And Blood"). Une chose est sûre, il y a une vraie atmosphère qui se dégage de cet album, quelque chose de presque irréel, de magique. On devient vite accro. Cet album est un voyage dans une autre dimension.
Quand les derniers accords de "Monstrance Clock" retentissent, une formule de circonstance nous vient à l'esprit : "Ite missa est". La messe est dite. Papa Emeritus II et ses apôtres nous ont livré un sermon qui restera dans les annales.

"Infestissumam" est encore plus varié et plus abouti que l'"Opus Eponymous" qui avait surtout le défaut d'être bien trop court. Ce second album est carrément irrésistible. Ces Suédois ont trouvé le truc. C'est si rare de nos jours...
Laissez-vous envoûter par Ghost !
19 / 20

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".
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le 9 septembre 2013
Bon cet album tiens la route mais l'effet de surprise est passé et l'ensemble de l'album est beaucoup plus gentillet que l'énorme premier album "OPUS EPONYMOUS" à se procurer à tout prix.

Cela dit, travail tout à fait honorable...A ne pas louper en concert si il passe dans l’hexagone.
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le 18 janvier 2014
Bonnes compositions mais attention : album presque inécoutable pour cause de volume non maîtrisé. On se rappelle de l'écoute douloureuse du death magnetic avec sa prod infame. On est ici dans l'inacceptable à ce niveau (sterling sound) : aucune dynamique, de la saturation dans tous les sens, au secours... une vrai déception quand on voit le potentiel artistique du groupe.
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le 27 juin 2013
Après la monstrueuse claque infligée par Opus Eponymus, Infestissumam est instantanément devenu un des albums les plus attendus dans la sphère metal.
Soyons cash : l'album tient toutes ses promesses et nous offre une heure de TRES BONNE MUSIQUE. La formule est la même : de bons riffs, une voix envoûtante, une imagerie forte. Pas d'arnaque, tout est bon du début à la fin. Même au delà, si vous avez la chance de les voir en concert : ces types sont des bêtes de scènes, définitivement un des groupes les plus excitant de ces dernières années.

Je lâche un bon 18/20 à cet album (dans sa version avec les 2 chansons bonus).
Le 19 de l'excellence ou le 20 de la passion était proche, malheureusement la production de cet album laisse à désirer (problème dans le Mastering? Quoi qu'il en soit, problèmes de saturation et très forte distorsion dés qu'on pousse le volume). Le problème n’apparaît pas sur "I am a Marionnette", produite par Dave Grohl.

Un album à conseiller à tous.
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NOTE : cette évaluation fait référence à l'édition "Redux" d'Infestissumam.
les titres bonus sont également disponibles dans le EP If You Have Ghost.

Quand le premier album de Ghost débarqua, d'abord, personne n'y prêta grande attention. Et puis, le bouche à oreille, une promo larvée finalement bien orchestrée, l'aura de mystère autour de la réelle identité de musiciens voilés d'un attirant anonymat firent leur office. Il faut dire que l'album, sans être exactement renversant, fonctionnait parfaitement. Tout ceci fit que, quand vint le second opus il y a quelques mois, Infestissumam, l'affaire prit des airs d'évènement. Mais, était-ce seulement mérité ou une énième resucée d'un stratagème marketing, d'une histoire qu'on a que trop entendu ?

Commençons par évacuer le premier malentendu, Ghost N'EST PAS un groupe de metal, plus un groupe de hard rock, en fait. Certes, il y a des traces mais c'est à peu près tout. Et profitons-en pour évacuer le second, Ghost N'EST PAS un groupe sataniste, tout au plus la formation joue-t'elle d'une imagerie se rapportant au culte du grand cornu et y a-t-elle trouvée, d'un même élan, un concept unificateur pour ses paroles, ses tenues et prestations scéniques et une bonne idée pour choquer les âmes (les plus) sensibles. Pas de grand méchant loup, donc, pas de Charles Manson ou de groupuscule procédant à des sacrifices de vierges, juste du bon vieux shock rock comme on en connaît depuis Screaming Jay Hawkins (père fondateur malgré lui), Arthur Brown, Alice Cooper, Kiss, Marilyn Manson et consorts. Du théâtre rien que du théâtre, alors rangez vos crucifix et vos bibles et ouvrez vos oreilles.
Parce qu'outre le concept malin fourbissant les armes d'impeccables performances scéniques, c'est de musique dont il s'agit, d'un rétro-rock mélodique emprunt aussi bien de rock gothique que d'influences metalliennes et hard-rockantes light, plus précisément. Un cocktail finalement tout à fait "ear-friendly" qui leur permit de passer de l'indépendant Rise Above à la grosse maison Universal qui a bien senti le potentiel d'attraction, et le potentiel commercial évidemment, de la formation. Parce que Infestissumam est rempli jusqu'à la garde de bonnes chansons bien interprétées et bien arrangées par des suédois (oui, encore des suédois !) qui, s'ils se cachent pour le moment, ont indéniablement une véritable expérience de la chose.
De bonnes chansons donc, et une influence si musicalement criante, quoique remise juste ce qu'il faut au (rétro) goût du jour par leur moderne production, qu'elle en deviendrait presque envahissante : Blue Öyster Cult, et pas seulement parce que la voix de Papa Emeritus rappelle étonnamment celle de Donald "Buck Dharma" Roeser, parce qu'il y a dans ce rock un peu hard, un peu métal, un peu théâtral, des similarités d'ambiance et d'approche mélodique qu'il est impossible de ne pas entendre. Passée cette évidente ressemblance, il reste donc de bonnes chansons donc, accrocheuses, excellemment troussées desquelles on ressortira particulièrement Per Aspera ad Infini et son côté riffu finalement pas si présent sur le reste de la galette, Secular Haze et ses parties d'orgue infectieuses, Jigolo Har Megiddo dont le refrain vous restera longtemps en tête, Year Zero et son esthétisme confinant au stadium rock ou le théâtral Monstrance Clock qu'on aurait bien imaginé, par exemple, dans le Phantom of the Paradise de Brian de Palma. En vérité, pas une chanson ne rate vraiment sa cible, les précitées étant juste les plus marquantes d'un album extrêmement professionnel et efficace... Réjouissant !
C'est encore plus le cas sur cette version "Redux" où, en plus d'un bonus casé à la fin du cd album classique (La Mantra Mori), on trouve une petite galette bonus où Papa Emeritus et ses goules anonymes rallongent la sauce à coup de reprises (et d'un titre live plus accessoire) aussi inattendues que bienvenues. Inattendues parce que aussi éloignées que possible d'une scène metal à laquelle ils sont sensés appartenir (Depeche Mode !, Abba !!, Army of Lovers !!!), bienvenues parce que rondement menées et explicitant finalement bien les inflexions pop ressenties sur tout l'album. Pour l'anecdote, on y croise même le Foo Fighter en chef Dave Grohl venu donner le rythme et produire sur un I'm a Marionette du plus bel effet.

Avec tout ça, vous vous dites qu'on tient là un album majeur... Et non. Parce que, fondamentalement dérivatif, pour talentueux qu'il soit (et il l'est !), le recyclage de Ghost reste du recyclage. Du bon recyclage qui, espérons-le, donnera envie à quelques jeunes pousses d'aller creuser dans les références du passé et de découvrir quelques légendaires formations leur étant encore inconnues (dont Blue Oyster Cult, évidemment !). Ceci dit, avec un concept malin et des chansons de qualité, Infestissumam (encore un peu plus dans sa version Redux, donc) demeure un album recommandé et une des plus belles offrandes de ce revival occult/shock rock si actif ces derniers temps.

Album
1. Infestissumam 1:42
2. Per Aspera ad Inferi 4:09
3. Secular Haze 5:11
4. Jigolo Har Megiddo 3:58
5. Ghuleh / Zombie Queen 7:29
6. Year Zero 5:50
7. Body and Blood 3:43
8. Idolatrine 4:24
9. Depth of Satan's Eyes 5:25
10. Monstrance Clock 5:53
11. La Mantra Mori 5:19 (bonus track)

CD Bonus
1. If You Have Ghosts (Roky Erickson cover) 3:34
2. I'm a Marionette (ABBA cover) 4:52
3. Crucified (Army of Lovers cover) 5:13
4. Waiting for the Night (Depeche Mode cover) 5:37
5. Secular Haze (Live) 5:27

Papa Emeritus II ' vocals
Nameless Ghouls - all instrumentalists: lead guitarist, bassist, keyboardist, drummer, rhythm guitarist
&
St. Trident Tenors of Tinseltown - backing vocals
Dave Grohl - drums, production on "I'm a Marionette"
Derek Silverman - organ on "Waiting for the Night"
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