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le 5 décembre 2013
Malheureusement boudé par la critique américaine à sa sortie, ce film est la vision de l'auteur sur la réalité des immigrants aux Etats Unis au 19ieme siècle, les éleveurs contre les colons. On comprend alors pourquoi ce film n' a pas eu le succès qu'il mérite, dès lors qu'il égratigne quelque peu la vision fantasmée de la conquête de l'Ouest. La version restaurée rend parfaitement hommage à ce grand film. Curieusement le film et les bonus sont éclatés sur deux DVD, n'était-il pas possible de réserver un DVD au film et un autre aux bonus ?
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Enfin le voici. Le film maudit de Cimino. Tout y est à la fois monumental et profondément humble. Je continue à lui préférer Voyage au Bout de l'Enfer pour sa maitrise narrative mais son ampleur et son ambition imposent le respect. Voici donc la director's cut ressucitée en HD. Un transfert Blu-ray identique à celui édité par Criterion. Une restauration supervisée par le réalisateur. Et le résultat dépasse toutes les espérances. Passer de l'indigne version ciné en dvd à celle-cie laisse sans voix. On en aurait presque les larmes aux yeux d'assister à un tel niveau de détail, malgré une photographie "vaporeuse" très seventies, quelques flous inhérents au tournage et un grain forcément très présent. Mais la précision et souvent au rendez-vous et l'étalonnage des couleurs est proprement stupéfiant! débarrassé de ce voile sépia qui nuisait à l'aspect naturaliste de l'oeuvre. Visuellement c'est une symphonie retrouvée. Sur le fond l'oeuvre retrouve son âme et son tempo et les personnages toute leur densité. Une marche funèbre. Une mise à mort du rêve américain ou les héros mélancoliques regardent s'envoler leurs dernières illusions. A la fois lent et emplit de fureur comme un roman Russe. Indispensable à toute Blu-raythèque digne de ce nom. C'est l'évènement HD de cette fin d'année. Le cadeau de Noël ultime fait à tous les cinéphiles. Merci Carlotta !!!!!

Blog Les chroniques ciné de Francisco
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le 17 juin 2013
Trop long, boursoufflé, trop noir, dispersé... La Porte du paradis est tout cela et beaucoup plus à la fois. Car on oublia lors de sa sortie de rappeler qu'il s'agissait d'une des œuvres les plus courageuses de l'époque, d'une ambition délirante, portée par une mise en scène qui a de quoi laisser bouche bée. Le public n'avait pas eu l'opportunité de découvrir le film autrement que dans sa version d'exploitation traditionnelle, amputée de plusieurs dizaines de minutes, et salopée par d'horribles filtres sépias.

Cette version restaurée et supervisée par Cimino permet enfin de réaliser combien le mythe entourant l'œuvre est légitime, et à quel point son auteur s'est lancé dans une fresque aussi pharaonique que géniale. Audacieux et follement interprété, ce récit d'un ouest basculant peu à peu dans la rage et la folie vaut aussi en tant qu'œuvre historique, puisqu'il coûta malheureusement la peau au regretté "Nouvel Hollywood".

Cette version affiche des couleurs, une netteté et un piqué absolument sublimes, ainsi qu'un travail salvateur de la bande-son. Les plus rigoristes tiqueront devant le re-travail de certains bleus qui gagnement énormément en profondeur et en intensité, mais conservent dans une poignée de plans un rendu un poil numérique.
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le 23 janvier 2014
Oui le film a ses défauts comme de gros trous dans la narration ( notamment sur les origines et les motivations de certains personnages) ou une articulation bancale de scènettes intimistes au milieu de plans grandioses . Pourtant ce film est superbe . Il relate un épisode méconnu sur l'histoire des États Unis qui a nettoyé ses migrants de la façon la plus abjecte et radicale , au mépris de la réflexion, de l'amour et de l'humanisme. Sorti au moment ou le cinéma américain lorgnait sur ''Starwars ''et autres ''Dents de la mer'' , ce fut un des échecs les plus cuisants de l'histoire de 7 eme art... Pourtant le romantisme mélé à la violence sur une musique faisant parti intégrante de l'action dans les moments les plus importants de l'histoire en font un chef d'oeuvre incontournable. Les américains n'étant pas prêts pour cette catharsis l'ont vilipendé lui offrant le statut de film maudit. Le bluray présente une copie nettoyée sans défaut même si le brouillard et le grain ne sont pas absents . Le son (VO uniquement car la version intégrale n'a jamais été doublée ) dans les scènes de bataille est bien encodé. Le coffret collector comporte un livret de tournage malheureusement non traduit en français , un beau portfolio , une analyse du film passionnante , le cd de la musique et le double DVD . La boîte en feutre rouge est du plus bel effet . Un bel objet que tout amoureux du film se doit de posséder . Rien a voir avec l'horrible DVD en format 4/3 de la version tronquée
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le 23 décembre 2013
J'attendais ce film dans une version restaurée depuis des années, et bien enfin il est arrivé !
Alors bien sur l'image n'est pas ex ante de petits défauts mais il faut bien reconnaitre que cette version vidéo du chef d’œuvre maudit de CIMINO est bien plus regardable que toutes les versions précédentes....et de très loin , vu la texture et le grain de pellicule du film je ne croit pas qu'ils auraient pu faire mieux sans dénaturer celui-ci !
Comment un tel film à pu être descendu par la critique à son époque...un mystère
Enfin quand on voit le nombre de bouses de nos jours ceal fait du bien de ce regarder un tel film !!!!!.
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le 12 février 2014
Que dire ? c'est trop bien. Cette toute nouvelle version supervisée par Michael Cimino himself et remastérisée est splendide, surtout la première partie (c'est aussi le cas dans voyage au bout de l'enfer !). Oh, la scène de danse en patins à roulettes, quelle poésie. Un très grand film épique, lyrique, poétique. Une réalisation magistrale. Et l'héroïne, c'en est vraiment une. Une tranche d'histoire inconnue qui vous emporte dans son souffle. La "réception" de ce film à l'époque, ne s'explique que par le malaise des américains à voir s'écrire cette histoire qui n'est pas leur honneur.
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le 7 avril 2014
Ce film restauré et dans sa version Blu-ray (à défaut de le voir sur un très grand écran) est, pour moi, incontestablement, une très grande révélation. La beauté des images, l'accompagnement musical, certaines scènes d'une force inouie en font un des plus beaux que j'aie vu depuis longtemps et que je reverrai pour le plaisir des yeux et l'émotion qu'il exprime. Il n'y a pas de mots assez forts pour dire ce que j'ai ressenti. Chef d'oeuvre, merveille, film inoubliable à voir, revoir, faire connaître...
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Grâce à cette édition Blu-ray tant attendue des cinéphiles, "La porte du Paradis /Heaven's Gate" passe enfin du statut de "film maudit" à celui de "film miraculeux" et ce, grâce à une entreprise de restauration 2K réalisée par Criterion l'éditeur américain, sous la supervision directe de Michael CIMINO. Résultat, l'image a des couleurs magnifiques et offre un excellent piqué (sauf parfois en scènes d'intérieur). D'un point de vue technique quelques petits défauts subsistent qui, en aucune façon, porte atteinte à la qualité du travail de restauration rendu qui reste inégalé. Ce Blu-ray, au niveau du son, profite essentiellement à la qualité des belles compositions musicales de David MANSFIELD. Quant aux scènes de foule et/ou les séquences d'action celui-ci sert de façon assez marginale pour les enceintes arrières du Home cinéma. Le son stéréophonique avant est net, donc parfait. Les dialogues et les ambiances ont également bénéficié de cette restauration, c'est appréciable. En résumé, un certain équilibre qualitatif entre l'image et le son est donc plus ou moins probant.

Ce master Haute Définition présente une version originale en anglais VOST, DTS-HD Master Audio 5.1 avec sous-titrage français. Le film a une durée de 217 mn et compte tenu de sa durée pour le moins exceptionnelle, les suppléments sont présentés par Carlotta sur deux Blu-ray distincts. Blu-ray 1 : Introduction de Michael CIMINO (1'32"-HD) et Bandes-annonces d'époque (1'21") et de 2013 (1'32"- HD). Blu-ray 2: Retour au paradis (50'-HD)une interview de Michael CIMINO par Michael Henry WILSON, critique et historien du cinéma. Quatre interviews exclusives HD de Kris KRISTOFFERSON (9'20"), de David MANSFIELD (8'43"), d'Isabelle HUPPERT (24'18") et de Jeff BRIDGES (17'53"). Tous offrent un certain intérêt. Elles s'accompagnent de nombreux extraits de films et d'émouvantes photographies permettant à ces acteurs d'évoquer leurs souvenirs sur ce tournage si particulier, et de rendre hommage à son réalisateur. La Restauration du film : (2'30" HD), ce document rend compte brièvement de la formidable entreprise de rajeunissement du film, de la colorimétrie d'origine jusqu'au nettoyage complet de la pellicule. Enfin, ce beau Blu-ray contient un à-propos sur "La Porte du Paradis" - "Illusions Perdues et Retrouvées", un livret de 36 pages avec photos et rédigé par Jean-Baptiste THORET, défenseur du cinéma américain des années 70 et auteur tout récemment de l'ouvrage "Michael Cimino, les voix perdues de l'Amérique paru chez Flammarion.

Maintenant à propos de "La Porte du Paradis/ Heaven's Gate", (1980), Michael CIMINO nous dépeint une Amérique brutale, intolérante et prête à tout pour défendre ses propres intérêts. On rappellera que "Porte du Paradis" a subi un échec commercial si retentissant, lors de sa sortie aux USA, qu'il marqua l'histoire du cinéma américain mettant de fait en grand péril les studios d'United Artists qui furent à cette occasion rachetés par la MGM. Ce long métrage s'inspire vaguement d'évènements historiques : un épisode relativement peu connu rappelant au passage que la violence a toujours été omniprésente dans la construction du pays et que ce film a partiellement contribué à mettre en lumière : l'action du "Johnson County War/La guerre du comté de Johnson", au Wyoming.

Historiquement, en 1889, la "Stock Growers Association/Association des producteurs de bétail", composée d'importants éleveurs du Wyoming, des "cattle barons/barons du bétail", forma une milice de mercenaires dont la mission essentielle était de poursuivre et d'abattre les voleurs de bétail. En 1892, après l'entrée du Wyoming dans l'Union et la déclaration par le Bureau du Recensement de la fermeture de la Frontière, ladite "Association" établit une liste noire de plus d'une centaine de personnes toutes soupçonnées de vols de bétail et, à ce titre, condamnées à mort par les "cattle barons"; ainsi firent-ils envahir le Comté de Johnson par une cinquantaine de mercenaires venus du Texas, avec l'accord tacite de diverses autorités, y compris du président républicain Benjamin HARRISON. Mais les petits fermiers immigrés prirent les armes, et la cavalerie fut obligée de s'interposer "pour éviter un bain de sang"...

Quant à la version du film que Michael CIMINO nous propose, globalement il est resté dirons-nous assez proche de l'histoire à ceci près qu'il fît, vous allez le constater, quelques changements d'importance au scénario par rapport à la réalité : notamment, le trio des protagonistes que nous retrouvons ici dans cette fiction de "Heaven's Gate/La Porte du Paradis" : James Averill/Kris KRISTOFFERSON, personnage central du film est l'oeuvre de Michael CIMINO qui en fit un fils de grands bourgeois que l'on voit en 1870, dès le prologue du film, se joindre en compagnie de William Irvine /John HURT aux festivités couronnant la fin de leurs études au collège d'Harvard. Jim deviendra vingt ans plus tard le marshal du Comté de Johnson - alors qu'il ne fût historiquement qu'un commerçant, propriétaire d'un bar et de conditions assez modestes; Ella Watson/ Isabelle HUPPERT, la maîtresse de James Averill est ici présentée comme une prostituée du Kansas à laquelle l'Association des éleveurs lui reprocha de faire payer ses faveurs en têtes de bétail volé. Son histoire est relativement plus proche de la réalité historique (même si Cimino en fait ici une tenancière de bordel, et la transforme du fait de la nationalité d'Isabelle Huppert, en une émigrée d'origine française). Mais la plus grande modification que livre ce scénario réside en fait dans l'impossible participation de ces deux personnages à la "Johnson County War" de 1892. Et oui ! c'est de la pure fiction sortie de l'imagination de M.Cimino. Pourquoi ? Parce que historiquement les faits parlent d'eux-mêmes : par un matin d'été de 1889, tous les deux furent lynchés, pendus au même arbre, certes pas pour les mêmes raisons, par un certain Albert Bothwell, gros éleveur aussi riche qu'arrogant de la région de Sweetwater, aidé en cela par cinq hommes de main des "cattle barons". Ainsi donc, ni Jim, ni Ella ne purent prendre part ni au soulèvement ni à la riposte des petits fermiers. Mais le personnage du film le plus proche de la vérité historique est celui de Nathan D. Champion dit Nate Champion/Christopher WALKEN. Il était un homme de main de l'Association des éleveurs. Les circonstances de sa mort sont assez conformes à celle-ci : il fut bien assassiné en 1892 devant sa cabane, assiégé pendant toute une journée par 50 membres du comité de surveillance, mis en place par ses employeurs convaincus qu'il était lui-même un occasionnel voleur de bétail.

Mais la modification vraiment la plus significative qu'a apportée Michael CIMINO est contenue principalement dans le déroulement même de la "Johnson County War" lors de l'affrontement final entre petits fermiers émigrants et mercenaires recrutés par les "cattle barons", qui en réalité n'a pas eu lieu de la manière dont M. CIMINO l'a magnifiquement mise en scène : la "Johnson County War" selon la chronique de l'époque, ne fit en elle-même que deux morts (Nate Champion et Nick Ray l'un de ses amis voleur de bétail, tué avec lui). M. CIMINO, lui, dans son long métrage nous livre une bataille d'une telle intensité et d'une violence inouïe, dans laquelle périt la plus grande partie des petits fermiers et des mercenaires texans.

Ainsi donc parce que ce film montre l'opposition entre les petits fermiers venus de l'Europe de l'Est et les grands éleveurs du Wyoming comme une authentique lutte de classes au temps du Far-West, il a été dit et écrit que le long métrage de M. CIMINO était "un western d'inspiration marxiste", loin d'un simple western qui sort fort justement des sentiers battus du genre.

A voir avec délectation des scènes magnifiquement tournées, dans des décors naturels grandioses. Le jeu des acteurs principaux cités ci-dessus et secondaires ainsi que la mise en scène sont excellents. Les belles scènes intimistes et aussi les photographies des paysages du talentueux Vilmos ZSIGMOND donnent à ce film une grande force émotionnelle. La bande-son offre une musique fort belle signée David MANSFIELD qui, faut-il le rappeler joue lui-même dans ce film (le jeune violoniste chauffant la salle de "La porte du Paradis", en patinant et jouant une musique endiablée, puis dirigeant l'orchestre c'est lui, le chaperon d'Ella c'est aussi lui). D'autres séquences, telles que celles-ci où tous les immigrants patinent gaiment au son de la musique sont "d'une beauté plastique et d'une puissance émotionnelle qui confèrent à cet anti-western une dimension poétique", ou encore lorsque enfin seuls, Ella et James, valsent ensemble lentement et admirablement bien au rythme du violon (David MANSFIELD). M. CIMINO use beaucoup des mouvements en rotation dans son film, la notion de cercle est prédominante ici et s'en explique dans sa longue interview. Parmi les autres acteurs, je citerais dans le rôle du sinistre Franck M. Canton/ Sam WATERSTON, John Bridges/ Jeff BRIDGES, du vieux révérend/Joseph COTTEN, Mickey ROURKE ou Brad DOURIF. A propos de Franck M. CANTON, ce personnage sévère a bien existé, de son vrai nom Joseph HORNER. Il fut un individu au passé trouble qui fut bien, lui, le shérif du Comté de Johnson de cette époque.

Pour l'ensemble de ses thèmes développés et pour sa grandiose mise en scène c'est le Blu-ray que l'on doit trouver dans une DVD-thèque de connaisseurs.

Classé au rang de chef-d'oeuvre, ce film méritait sa restauration et réhabilitation aux yeux du public en ressortant en salles et en Blu-ray. Bon cinéma !
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Impossible de décrire, en tout cas de critiquer ce monument. Laissez-vous porter par la narration limpide, le charme de la musique et des images merveilleuses. L'histoire est romancée, privilège du poète. Elle est bien racontée, les acteurs sont crédibles, alors souffrez avec eux de devoir supporter l'insupportable jusqu'au moment où le choix devenu impossible il ne reste qu'une option, mourir, mais en se battant, mourir debout en somme. Car la vie au delà du combat n'est plus une vie, c'est la mort lente, le néant pour Kris Kristofferson, sans remède. Magnifique, cinq étoiles.
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le 18 juin 2013
Au travers du destin de 3 personnes (Walken, Kristofferson et Huppert), Cimino brosse une violente critique social de son pays en nous contant une page, peu glorieuse, de l'histoire des Etats Unis.
A savoir le massacre, commandité par l'état américain, de 125 immigrés Européen.
Comme Coppola avec Apocalypse Now, et après le succès de Voyage au bout de l'enfer, Cimino se lance dans ce qui est certainement son projet le plus ambitieux.
Un film au scénario béton, des acteurs excellents et justes, des décors gigantesques (la construction entière et grandeur nature d'une église) et les paysages sublimes du Montana
A découvrir, enfin dans sa version intégrale supervisée par Cimino lui-même. Merci Mr Carlotta.
Un seul mot, Chef d'Oeuvre
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