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4,3 sur 5 étoiles
35
4,3 sur 5 étoiles
Format: Blu-ray|Modifier
Prix:12,99 €+ 2,79 € expédition
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Adaptation hollywoodienne fastueuse du chef-d'oeuvre de Tolstoï, ce "Guerre et Paix" ne rend pas vraiment justice au roman. King Vidor semble trop soucieux de respecter l'oeuvre originale et en vient paradoxalement à la trahir. En voulant raconter l'ensemble du livre, il passe bien trop rapidement sur tous les événements et ne laisse pas aux personnages et aux situations le temps de se construire. Par exemple, André revoit Natacha à un bal, il vient ensuite lui rendre visite tout les jours puis lui explique qu'ils se marieront dans un an, le tout en moins de dix minutes... C'est bien rapide et assez artificiel.

Toutefois, malgré ce reproche, j'ai été extrêmement sensible au style de King Vidor, à sa vision des personnages et à la façon dont ils évoluent... Il y a beaucoup de fougue, d'élégance, de panache qui se dégagent constamment de ces trois heures trente loin d'être longues.

Certes moins impressionnante et moins fidèle au roman que la très belle version de Sergei Bondarchuk, « Guerre et paix » sauce hollywoodienne ne démérite pas pour autant, même si quelques conventions sont parfois pesantes et les scènes-clés moins réussies. Par exemple,on aurait aimé plus de figurants pour les scènes de bataille par ailleurs fort bien tournées.

Mais pourquoi quatre étoiles alors ? Eh bien à cause de la distribution éclatante: un vrai feu d'artifice! Les deux personnages les plus intéressants du film sont également ceux du livre : le tourmenté Pierre (excellent Henry Fonda au jeu tout en retenue) et la joyeuse et passionnée Natacha (toujours sublime Audrey Hepburn, resplendissante de talent, de grâce et de charme). Henry Fonda, trop âgé pour le rôle, compose pourtant avec beaucoup de métier un Pierre sensible, pas falot, qui s'étoffe au fil du récit. Audrey Hepburn, étourdissante de beauté et de joie de vivre, désarme toute tentative de critique dès son premier sourire. Quelle autre actrice dans l'Histoire du cinéma, a pu ce point susciter la sympathie dès son apparition à l'écran?

Ils sont entourés d'excellents seconds rôles, à l'image d'Oscar Homolka, extraordinaire Général Kutuzov; Mel Ferrer, mari à la ville d'Audrey Hepburn, est l'élégance même, avec un authentique air russe (à la différence d'Audrey) et cette pointe de mélancolie qui habite son visage; Anita Ekberg (4 ans avant sa fontaine de Trevi fellinienne), sobre et sculpturale; Helmut Dantine, superbe capitaine Dolokhov; Herbert Lom, Napoléon caractériel d'une grande puissance expressive; la très attachante famille Rostov... Seul Vittorio Gassman, loin de son répertoire naturel de la comédie italienne, n'est guère convaincant dans un rôle de bellâtre débauché.

On regrettera essentiellement deux choses: la musique incolore et inodore de Nino Rota (un comble, quand on pense à la beauté de la musique religieuse russe), et la qualité parfois discutable de l'image du DVD.

En conclusion, les puristes préféreront sans doute l'adaptation russe à ce spectacle légèrement édulcoré, mais les amateurs de fresques pleines d'intensité et d'émotions passeront un bon moment.

On attendait donc un Blu ray qui nous rendrait le film dans sa qualité originelle.

Il est arrivé. Et alors?

Alors, l'image du DVD était si "moyenne" (pour être gentil) que le Blu Ray n'a pas de mal à faire mieux. Notamment pour les couleurs, magnifiquement restaurées. Par contre, aucun nouveau master n'a été tiré, et l'ancien n'a été qu'imparfaitement nettoyé. On note ici et là des défauts résiduels, dont, à 1H 09, une ligne verticale blanche plus ou moins apparente au 1er tiers gauche qui persiste durant toute la séquence (environ 5 minutes ).

Ainsi l'image, seulement partiellement restaurée, nous donne de tout à voir, depuis une netteté au rasoir jusqu'à du lavis, et depuis une pureté cristalline jusqu'à un grain envahissant. Le générique d'ouverture donne le ton. Le Technicolor retrouve quelque peu de sa superbe, mais un certain nombre de petits points blancs ont survécu malgré le passage du Biactol numérique. Le piqué est aléatoire, tantôt acéré tantôt émoussé -parfois au cours d'une même séquence, les textures sont palpables, les noirs tirent sur le bleu. Les contrastes sont plutôt fermes, mais il n'empêche que certains flous demeurent, quelques scènes sombres restent marquées par des pertes de définition et des fourmillements sont notables sur les arrière-plans. La clarté est de mise en extérieur, la profondeur de champ est acceptable. Étrangement, ce sont les scènes d'intérieur qui s'en sortent le mieux, même si l'apport HD reste quand même limité et le codec AVC passe-partout.

Côté son, sans surprise, seule la version originale a bénéficié d'un traitement HD avec un bon mono Dolby True HD. Néanmoins, un souffle plus ou moins appuyé selon les séquences reste distinct, les dialogues manquent parfois de peps. Elle fait quand même mieux que la piste française mono où les voix des comédiens semblent sortir d'un tuyau, résonnent et sont soit couvertes soit trop aiguës. De plus, la langue de Molière est bien trop confinée et se concentre beaucoup trop souvent sur le rendu des dialogues, au détriment des effets annexes. La piste anglaise l'emporte donc largement sur son homologue, sans aucune commune mesure.

Côté bonus, c'est aussi désert que la taïga sibérienne. Il n'y en a aucun, parce que Paramount a choisi de faire tenir les 3h28 du film sur un seul disque. Mais bon, à part 2 bandes annonces, le DVD ne faisait pas mieux.

Bien que l'on soit à des années lumière des restaurations à la Ben Hur, Alien, Le Magicien d'Oz, Lawrence d'Arabie ou des Dix Commandements, je recommande quand même ce Blu ray d'une qualité honnête. Mais n'en attendez pas des miracles
11 commentaire| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 septembre 2013
Un film magnifique dont le passage en blu ray est une grande réussite sauf en ce qui concerne la bande son.
Là c'est un vrai scandale. La bande son de mon ancien DVD est meilleure que celle de ce blu ray.
On a droit à tout : au début du film, les dialogues se répètent une fois. Puis, par moment, lors d'un même dialogue, le son est clair puis devient d'un coup horrible à écouter. Un bruit de fond en permanence tout au long du film qui n'a pas été traité.
C'est lamentable qu'un tel film n'ait pas bénéficié d'un meilleur travail au niveau de la bande son.
55 commentaires| 32 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Attention si vous commandez ce DVD , version King Vidor , assurez vous auprès du service d'Amazon que l'on ne vous fournira pas la version récente de 2007. Ce film ancien est superbe et est sorti en 1956.

Superbe quant à la reconstitution historique,
Superbe quand à la distribution : Audrey Hepburn, la jolie Natacha, enfant puéril amoureuse... le Prince en Mel Ferrer sombre, digne, grand seigneur par excellence... Et Pierre l'officier avec Henri Fonda, qui reviendra vivant des ruines de la guerre, rendre l'espoir de paix à la cousine...
Superbe quand à la description de cette Guerre où personne ne fut vainqueur : l'armée de Napoléon battant en retraite, et Moscou détruite...

Le film ne se raconte pas, il faut avoir lu Guerre et paix, ou avoir un peu d'intérêt pour l'Histoire...mais en dehors des faits historiques, l'étude des relations entre les personnages est parfaite. Les valeurs de l'honneur, l'amour, le dévouement à la patrie sont particulièrement bien dépeintes.

un DVD grandiose.
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"War and Peace", King Vidor, 1955, version longue, couleur, belle copie.

A l'exception des rues de Moscou dont la reconstitution a quelque chose d'étriqué, tout est visuellement très beau (le duel de Pierre, par exemple, à l'aube, dans la neige, qui rappelle un tableau de Gérôme), tout est d'un bon goût irréprochable, même les scènes de bataille, ou les atrocités de la Retraite de Russie. Cela dit sans aucune ironie de ma part. On sent que Vidor s'est inspiré des peintres de l'époque, et si pendant les 3 h. 20 que dure le film, on sent parfois un peu de lassitude, c'est inévitable, le plaisir des yeux, lui, reste intact, et ravive toujours l'intérêt. Et on passera sur quelques erreurs de détails: certains uniformes, ou drapeaux des régiments, l'artillerie tirant des boulets explosifs, ce qui est un anachronisme, la légion d'honneur que Napoléon porte autour du cou, et non sur la poitrine, etc.

La distribution, qui a été très critiquée, me semble idéale pour un film qui, vu sa dimension et son coût, est autant une entreprise commerciale qu'une oeuvre d'art. Mel Ferrer fait un prince André de rêve : ce qu'il y a d'inquiétude, ou de regret, derrière l'allure impérieuse de l'officier allant toujours de l'avant, il l'exprime parfaitement. On ne peut imaginer Natacha plus crédible, et séduisante, qu'Audrey Hepburn, surtout dans les premières scènes du film, durant lesquelles la jeune femme perce sous la jeune fille avant d'à nouveau se renfermer en elle; Audrey rend très bien cette dualité. Par contre, et peut-être est-ce dû autant à la réalisation qu'à son physique qui reste très "gamine" tout au long des sept années que dure l'histoire, on ressent assez mal certaine de ces "intermittences du coeur" qui sont tout le drame de Natacha. Si on comprend bien son amour-admiration pour André, et à la fin, son amour-raison pour Pierre, figure paternelle restituée, le délire passionnel, et au sens propre totalement sexuel, que lui inspire Anatole (Vittorio Gassman), et qui la pousse à tout risquer pour le satisfaire, passe à la trappe. On y assiste, on ne l'éprouve pas avec elle. La fièvre manque.
Mais le personnage central du film, c'est Pierre, Henri Fonda, exemplaire comme dans chacun de ses rôles. Bien sûr, nous sommes loin du "gros Pierre" de Tolstoï, myope, maladroit, plein de scrupules excessifs, et ridicule dans son mariage mal assorti, face à une société, à la fois frivole et collet-monté, qui le juge. Mais quel beau personnage d'honnête homme, dans toute l'acception du mot! Oui, un honnête homme qui, comme Montaigne, doute de tout, même de son doute, qui comprend de moins en moins les choses au plus il les étudie, scrupuleux au point de vouloir assister à une bataille de peur de médire de la guerre sans savoir de quoi il parle... En un mot une admirable leçon d'homme ! C'est pourtant d'un simple moujik illettré, rencontré en prison, qu'il recevra sa meilleure leçon de philosophie, à savoir que "la paix intérieure ne dépend pas des choses".
Pierre est ce qui a le moins vieilli dans le film, et ce qui vieillira le moins, l'honnêteté intellectuelle étant la vertu par excellence, mère de toutes les autres, et la plus difficile à atteindre et à conserver.

Cette grande production est-elle représentative de l'oeuvre de King Vidor? On a répondu non. Mais un grand artiste fait toujours passer ses préoccupations profondes dans ses oeuvres, quelles qu'elles soient. Et on retrouve ici, comme ailleurs, en la personne de Pierre, et de Koutousov, bien sûr, ce triomphe de la volonté (non du volontarisme, plutôt représenté par Napoléon), de l'honnêteté intellectuelle, de l'individu donc, sur ses défaillances physiques ou sur les accidents de la vie qui sont la trame de tant de films de Vidor. Et c'est une leçon qui n'est pas mauvaise à prendre. Pour cette "morale", pour l'inestimable incarnation du personnage de Pierre que donne Henri Fonda, pour la beauté de Natacha, la noblesse du prince André, ce film, au-delà de ses qualités purement cinématographiques, doit demeurer, et demeurera.
22 commentaires| 21 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 novembre 2007
La version nord-américaine me paraît un peu plate et sans grand élan, un peu fade. Elle pêche par son côté scolaire qui devait probablement passer inaperçu à l'époque où le film est sorti sur les écrans mais qui semble dépassé aujourd'hui. L'accumulation des moyens ne suffit pas à faire un grand film. Par comparaison, la version russe paraît toujours inégalée encore aujourd'hui. On y sens le bruit et la fureur, le souffle épique, un élan romantique et guerrier qui emportent le spectateur. Les reconstitution des batailles (Austerlitz, Borodino) sont sidérantes de vérité, si tant est que l'on puisse se faire une idée d'une bataille aussi épouvantable que celle de Borodino (80.000 hommes mis hors de combat en 10 heures d'affrontement). Il s'en dégage une énergie et un souci du détail qui devraient ravir les amateurs d'épopée napoléonienne. Malheureusement, la victoire russe de 1812 sur la Grande Armée n'est pas développée dans ses implications politiques mais ce n'était pas là le thème de l'oeuvre de Tolstoï.
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le 2 octobre 2006
Bon d'accord, peut-être que mon intérêt pour l'épopée napoléonienne y a joué un rôle. Mais n'empêche. Quelle superbe adaptation de l'oeuvre de Tolstoï (je ne sais pas ce que vaut la réalisation russe, je ne l'ai jamais vu). Une distribution sublime (Ferrer, Hepburn, Fonda, Ekberg, Gassman et Holm en Napoléon) et des scènes qui ne peuvent être oublié telle la scène du bal (grandiose), les batailles (Austerlitz, Moskova) et l'épouvantable retraite de Russie (magnifiquement dramatique). Des milliers et des milliers de figurants (le film a figuré dans le Guiness des records en 1987 pour celà). 3 nominations aux oscars, 10 ans de préparation et 2 de tournage pour une des histoires d'amour les plus belles et ambitieuses portées à l'écran, à travers les campagnes de Napoléon de 1805 à 1812. La version longue est selon moi indispensable pour bien suivre le court du film, la version courte pouvant paraître quelque peu déconcertante à certains passages. Signé Vidor, du très très grand spectacle.
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le 1 juin 2004
Sans aucun doute l'un des films les plus méconnus d'Audrey Hepburn, et pourtant, quelle magnifique adaptation haute en couleur du chef d'oeuvre littéraire du même nom! Les scènes de combat sont très réalistes, les décors sublimes ainsi que les costumes. Chaque scène semble avoir fait l'objet d'un travail minutieux. On se plonge très rapidement dans l'ambiance du film, avec l'aide du jeu très pertinent des acteurs comme Mel Ferrer ou Audrey Hepburn.
Sans aucun doute, il s'agit là d'un film à voir et à revoir!
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Très belle adaptation pour le cinéma : Distribution de star, décors et costumes fabuleux, belle musique, très bon scénario, belles scènes de batailles, et surtout ce petit quelque chose qui fait d'un film un GRAND FILM qui vous fait vous frissonner et vibrer avec les héros.

En presque 3 heures, King Vidor a su tirer l'essentiel du roman retranscrivant à la perfection cette période troublée de l'histoire, faite de périodes de guerre et de paix. La retraite de Russie est également très émouvante. Audrey Hepburn incarne Natacha à la perfection communiquant sa fraicheur, son charme, son romanesque, son envie de vivre. Mel Ferrer et Henry Fonda sont parfaits respectivement en prince André homme d'honneur, peu à l'aise dans l'expression de ses sentiments et un Pierre Bézoukhov humaniste et pacifiste.

Un seul bémol, la restauration du son n'est pas à la hauteur de celle de l'image. Le film a 50 ans ...
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le 10 janvier 2014
Un grand film, très beau, que j'adore. King Vidor a réussi à adapter à merveille l'oeuvre de Tolstoï. Audrey Hepburn est absolument parfaite dans le rôle de l'héroïne. Aucune autre actrice n'aurait pu mieux convenir qu'elle. Mel Ferrer et Henry Fonda sont également très bien choisis. La Russie est très bien recréée et les quelques scènes de batailles sont belles à voir. Un film un peu trop mésestimé qui reste un des plus beaux exemples de superproductions hollywoodiennes adaptés d'oeuvres phares de la littérature classique. Il ne fait pas du tout déshonneur à l'oeuvre de Tolstoï. La fin est juste parfaite avec cette citation : "le plus difficile, mais le plus important c'est d'aimer la vie, même dans la souffrance."
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Adaptation hollywoodienne fastueuse du chef-d'oeuvre de Tolstoï, ce "Guerre et Paix" ne rend pas vraiment justice au roman. King Vidor semble trop soucieux de respecter l'oeuvre originale et en vient paradoxalement à la trahir. En voulant raconter l'ensemble du livre, il passe bien trop rapidement sur tous les événements et ne laisse pas aux personnages et aux situations le temps de se construire. Par exemple, André revoit Natacha à un bal, il vient ensuite lui rendre visite tout les jours puis lui explique qu'ils se marieront dans un an, le tout en moins de dix minutes... C'est bien rapide et assez artificiel.

Toutefois, malgré ce reproche, j'ai été extrêmement sensible au style de King Vidor, à sa vision des personnages et à la façon dont ils évoluent... Il y a beaucoup de fougue, d'élégance, de panache qui se dégagent constamment de ces trois heures trente loin d'être longues.

Certes moins impressionnante et moins fidèle au roman que la très belle version de Sergei Bondarchuk, « Guerre et paix » sauce hollywoodienne ne démérite pas pour autant, même si quelques conventions sont parfois pesantes et les scènes-clés moins réussies. Par exemple,on aurait aimé plus de figurants pour les scènes de bataille par ailleurs fort bien tournées.

Mais pourquoi quatre étoiles alors ? Eh bien à cause de la distribution éclatante: un vrai feu d'artifice! Les deux personnages les plus intéressants du film sont également ceux du livre : le tourmenté Pierre (excellent Henry Fonda au jeu tout en retenue) et la joyeuse et passionnée Natacha (toujours sublime Audrey Hepburn, resplendissante de talent, de grâce et de charme). Henry Fonda, trop âgé pour le rôle, compose pourtant avec beaucoup de métier un Pierre sensible, pas falot, qui s'étoffe au fil du récit. Audrey Hepburn, étourdissante de beauté et de joie de vivre, désarme toute tentative de critique dès son premier sourire. Quelle autre actrice dans l'Histoire du cinéma, a pu ce point susciter la sympathie dès son apparition à l'écran?

Ils sont entourés d'excellents seconds rôles, à l'image d'Oscar Homolka, extraordinaire Général Kutuzov; Mel Ferrer, mari à la ville d'Audrey Hepburn, est l'élégance même, avec un authentique air russe (à la différence d'Audrey) et cette pointe de mélancolie qui habite son visage; Anita Ekberg (4 ans avant sa fontaine de Trevi fellinienne), sobre et sculpturale; Helmut Dantine, superbe capitaine Dolokhov; Herbert Lom, Napoléon caractériel d'une grande puissance expressive; la très attachante famille Rostov... Seul Vittorio Gassman, loin de son répertoire naturel de la comédie italienne, n'est guère convaincant dans un rôle de bellâtre débauché.

On regrettera essentiellement deux choses: la musique incolore et inodore de Nino Rota (un comble, quand on pense à la beauté de la musique religieuse russe), et la qualité parfois discutable de l'image du DVD.

En conclusion, les puristes préféreront sans doute l'adaptation russe à ce spectacle légèrement édulcoré, mais les amateurs de fresques pleines d'intensité et d'émotions passeront un bon moment.

On attendait donc un Blu ray qui nous rendrait le film dans sa qualité originelle.

Il est arrivé. Et alors?

Alors, l'image du DVD était si "moyenne" (pour être gentil) que le Blu Ray n'a pas de mal à faire mieux. Notamment pour les couleurs, magnifiquement restaurées. Par contre, aucun nouveau master n'a été tiré, et l'ancien n'a été qu'imparfaitement nettoyé. On note ici et là des défauts résiduels, dont, à 1H 09, une ligne verticale blanche plus ou moins apparente au 1er tiers gauche qui persiste durant toute la séquence (environ 5 minutes ).

Ainsi l'image, seulement partiellement restaurée, nous donne de tout à voir, depuis une netteté au rasoir jusqu'à du lavis, et depuis une pureté cristalline jusqu'à un grain envahissant. Le générique d'ouverture donne le ton. Le Technicolor retrouve quelque peu de sa superbe, mais un certain nombre de petits points blancs ont survécu malgré le passage du Biactol numérique. Le piqué est aléatoire, tantôt acéré tantôt émoussé - parfois au cours d'une même séquence, les textures sont palpables, les noirs tirent sur le bleu. Les contrastes sont plutôt fermes, mais il n'empêche que certains flous demeurent, quelques scènes sombres restent marquées par des pertes de définition et des fourmillements sont notables sur les arrière-plans. La clarté est de mise en extérieur, la profondeur de champ est acceptable. Étrangement, ce sont les scènes d'intérieur qui s'en sortent le mieux, même si l'apport HD reste quand même limité et le codec AVC passe-partout.

Côté son, sans surprise, seule la version originale a bénéficié d'un traitement HD avec un bon mono Dolby True HD. Néanmoins, un souffle plus ou moins appuyé selon les séquences reste distinct, les dialogues manquent parfois de peps. Elle fait quand même mieux que la piste française mono où les voix des comédiens semblent sortir d'un tuyau, résonnent et sont soit couvertes soit trop aiguës. De plus, la langue de Molière est bien trop confinée et se concentre beaucoup trop souvent sur le rendu des dialogues, au détriment des effets annexes. La piste anglaise l'emporte donc largement sur son homologue, sans aucune commune mesure.

Côté bonus, c'est aussi désert que la taïga sibérienne. Il n'y en a aucun, parce que Paramount a choisi de faire tenir les 3h28 du film sur un seul disque. Mais bon, à part 2 bandes annonces, le DVD ne faisait pas mieux.

Bien que l'on soit à des années lumière des restaurations à la Ben Hur, Alien, Le Magicien d'Oz, Lawrence d'Arabie ou des Dix Commandements, je recommande quand même ce Blu ray d'une qualité honnête. Mais n'en attendez pas des miracles
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