Cliquez ici Cliquez ici cliquez_ici. GNOXmas Cloud Drive Photos En savoir plus En savoir plus Cliquez ici En savoir plus En savoir plus cliquez_ici cliquez_ici Jeux Vidéo



le 12 décembre 2017
Autant de descriptions, de précision dans les détails, autant de liberté dans le texte et l'écriture, en font un livre-chevet que l'on a envie de lire à nouveau à peine achevé, nourri par la crainte d'être passer à côté de quelque chose...merci (maintenant je peu voir le film)
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
le 15 novembre 2017
Je recommande ce livre aux amoureux de belles histoires dans l'Histoire. Il n'a pas reçu le Goncourt pour rien. Même si d'habitude je ne me fie pas au Prix reçu avant de l'acheter, celui-ci le méritait amplement. Je suis ensuite allée voir le film. Ce sont deux univers bien différents. Ils sont excellents tous les deux.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
le 14 décembre 2017
Très belle lecture. Mérite sont Goncourt . Bien écrit. Émouvant, je recommande vivement ce livre. Il nous permet de ne rien oublier de ce qu’ont vécu ces soldats
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
le 1 décembre 2017
Impeccable tant en ce qui concerne l'état du livre que l'emballage et les délais d'expédition.
À lire même si on a vu le film.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
le 9 mars 2014
"Je m'amuse beaucoup". C'est Pierre Lemaitre qui le confie dans un papier du journal Le Monde
Et moi donc! ... Avec son dernier livre, quel plaisir macabre et jubilatoire!

Dans les derniers combats de la Grande Guerre, deux jeunes poilus, improbables frères d'armes, se sauvent la mise mutuellement. A la démobilisation et au difficile retour à la vie civile, ils ne sont que des rébus pour une société désirant tourner le dos aux années noires.
Le combat pour la survie continue, entre secrets, regrets, blessures du corps et de l'âme. Quelqu'en soit le prix, le désir de revanche sur les hommes et la vie est le plus fort et va être le terreau d'une magistrale et cynique escroquerie.

Dès les premières pages, la lecture se fait avec un creux à l'estomac, car combien effrayant est le destin de ces jeunes hommes dans l'affreuse tuerie de 14/18!
Vacarme des armes, odeurs pestilentielles, blessures atroces des gueules cassées, horreur de soi, incurie des gradés et misère du trouffion, toute la guerre est là, dans son carnage de machine infernale. Dans la réadaptation si difficile, c'est tout le désenchantement et la détresse d'une génération sacrifiée en "chair à canon", instrumentalisée par la raison d'état, ses affidés et leurs excès.

Réquisitoire envers l'administration, l'armée, les turpitudes opportunistes de la société d'après-guerre, le frénétique commerce de la mort et de la commémoration, face à l'indifférence de la nation pour les rescapés.
C'est aussi une réflexion sur le patriotisme, le courage, la couardise, la loyauté.

Pierre Lemaitre, en conteur magistral, nous fait changer d'époque, avec une écriture vivante et des portraits hauts en couleur, au plus près du réel. Ca secoue, fait vibrer, fait trembler et compatir. Ca se lit comme un carnet de soldat avec le langage coloré et gouailleur de ce début de siècle. L'auteur a le sens de la formule et joue joliment avec les mots.
C'est à la fois d'une tristesse infinie et d'une cruauté glaçante mais aussi une chronique ironique aux personnages et situations croqués avec humour.

Après ce livre, je ne verrai plus monuments aux morts et cimetières militaires de la même manière...
11 commentaire| 57 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
le 18 mai 2017
Excellent ouvrage. Ces soldats et surtout cette hiérarchie militaire sont pathétiques souvent, grands parfois.
On rit, on pleure, c'est tellement proche de nous 100 ans après. Démystification de la Première Guerre Mondiale, description des trafics sordides, exploitations des uns par les autres. On en apprend beaucoup sur l'époque pour se rendre compte que les mêmes causes engendrent les mêmes effets, car nous, nous savons que 20 ans plus tard, ils remettaient le couvert et la suite dans les colonies comme on disait dans ce temps-là.
Ce livre nous les rend vivants nos poilus, ils ont vingt ans et ils veulent vivre ou survivre. Le style est époustouflant : on sent que l'auteur se régale à brosser des portraits qui rappellent ceux de La Bruyère. Un grand livre.
0Commentaire| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
le 18 novembre 2017
Difficile de passer à côté de ce roman couronné du prix Goncourt en 2013 et porté à l’écran par Albert DUPONTEL pour une sortie en salles datant de cette année. Après avoir longtemps arpenté les ruelles crépusculaires du polar (genre auquel ses romans précédents se rattachent), c’est finalement dans le sillon de la littérature blanche que l’écrivain accède à la notoriété en signant un roman qui ancre son action dans le contexte de l’après-guerre 14-18.

Albert Maillard et Edward Péricourt sont des poilus parqués depuis le début de la guerre dans les tranchées du front nord. Nous sommes en novembre 1918, et la perspective d’un armistice n’a jamais été aussi proche. Une histoire de jours, tout au plus, pour sortir du charnier macabre de la Grande Guerre… Mais le Lieutenant Henry d’Aulney-Pradelle, officier affecté à la côte 113, voit les choses autrement. Il souhaite s’illustrer dans un dernier fait d’arme car il pense à l’après-guerre. Il pense à la suite de sa carrière. A son statut d’aristocrate à reconquérir. L’offensive est donc lancée contre les allemands, dans des circonstances douteuses. Edward et Albert sont aux premières lignes. Sous le déluge des balles et des obus, Edward s’effondre, fauché à la jambe. Albert, quant à lui, élucide l’indicible en comprenant que cet assaut ultime, qui aurait pu être évité, incombe à son lieutenant et à lui-seul. Lorsque le Lieutenant Pradelle réalise qu’il est compromis par l’un de ses subordonnés, c’est sans pitié qu’il le précipite dans un cratère. Albert dans son trou. Pradelle au-dessus. Il faut croire que la chance ne sourit que d’un côté. Lorsqu’un obus de 45 s’en mêle, une vague de terre déferle et ensevelit le malheureux Albert. Enterré mort, passe encore… Mais vivant ! Si le lieutenant Pradelle n’a plus de souci à se faire, il ne sait pas qu’Edward a assisté à toute la scène. Bien que diminué par sa blessure, le jeune soldat déploie toute son énergie pour porter secours à son camarade. Pour lui sauver la vie.

Mais à quel prix ?

La scène d’ouverture pose d’emblée le décor. Elle constitue le seul élément du roman qui nous immerge dans la violence des combats. Tout le reste du récit se consacre à l’après-guerre. Dès les premières pages, Pierre LEMAÎTRE opte pour un ton caustique, truculent, grinçant, souvent facétieux, assurément cynique, qui n’en omet pas pour autant richesse des descriptions et justesse des situations. La narration est à la troisième personne, et les points de vue (ou focalisations) alternent entre les différents personnages mis en scène. Mais l’écrivain se fend d’une technique narrative qui participe à la gouille générale dont tout le texte est empreint : la fonction phatique (le fait d’interpeler, en tant que narrateur, le lecteur). Par ce procédé, sa voix devient un organe à part intérieur, l’instrument d’une petite musique intérieure qu’il distille à son lecteur pour amenuiser les distances, pour mieux le rapprocher de l’action qu’il convoque sous sa plume.

Au niveau de sa construction, le roman est divisé en trois grandes parties qui couvrent autant de périodes. La première, « Novembre 1918 », se consacre à la fin du conflit et à la convalescence d’Albert, mais surtout Edward. A l’issu du dernier assaut de la cote 113, Edward, défiguré par un éclat d’obus, devient une « gueule cassée ». Désireux de ne plus avoir de contact avec son ancienne famille, il parvient à acquérir une nouvelle identité. La seconde partie, « Novembre 1919 », s’attache à la réinsertion civile de ses protagonistes. Le lieutenant d’Aulney-Pradelle s’y illustre par son ascension fulgurante dans la haute société, puisqu’il se marie à Madelaine Péricourt, sœur d’Edward, elle-même fille du président Péricourt qui appartient aux hommes d’affaire les plus influents de la capitale. En parallèle, le Lieutenant Pradelle monte une entreprise à but hautement lucratif dont les bénéfices exponentiels reposent sur une escroquerie de grande ampleur qui exploite les subsides alloués par l’Etat pour réaffecter aux soldats tombés au combat une inhumation décente dans des cimetières militaires dont il faut intégralement superviser la construction. LEMAÎTRE est un maître, à n’en pas douter. A la réussite inique du lieutenant Pradelle dont le succès semble déterminé par le hasard le plus propice, il confronte la trajectoire erratique et miséreuse de ses laissés pour compte, de ses « petits », Albert et Edward, soldats fracassés par la guerre et délaissés par la société. Edward, défiguré à vie, ne sort pas de la pièce d’entrepôt que lui et Albert occupent. Il reste cloîtré entre son lit et un chevalet à dessin. Albert, n’ayant pu réintégrer le poste de comptable qu’il occupait avant le conflit, multiplie les petits boulots pour subvenir à leurs besoins et offrir à son camarade les doses de morphines dont il dépend. La dernière partie, « Mars 1920 », signe le renversement de la situation, avec la mise en place d’un plan échafaudé par Edward pour se venger de la guerre, de l’Etat, mais aussi de son père. L’idée est de proposer aux villes, emportées par un élan de patriotisme posthume, un catalogue factice de monuments aux morts. Bien sûr, tout est fictif, et la société du « Souvenir patriotique » montée par Edward et Albert ne sera jamais capable d’honorer ses commandes. Simplement d’empocher les gains.

Le roman brille par bien des qualités : la générosité de sa prose, l’équilibre de sa construction, la dynamique de ses intrigues, le réalisme de ses situations qui lui confère un côté éminemment visuel, son ton tout particulier. Ce qu’on retient surtout, c’est la galerie de personnages hauts en couleur qu’il nous brosse. Si le pathétique est omniprésent, il se teinte d’une réelle empathie, d’une fibre humaine vibrante et vibrionnante. Car Albert est un personnage pathétique. Pleutre, indécis, naïf, maladroit, mais aussi généreux, d’une fidélité à toute épreuve et d’une morale absolue, avec un cœur gros comme ça, il incarne l’humanité dans toute la beauté de sa simplicité, rémanence de ces « petits » que l’on pouvait trouver au détour des romans picaresques. Edward, en artiste de génie et en homosexuel rejeté, en homme déchu physiquement et socialement, oscille entre le grotesque et le pathétique. Issu d’une famille richissime, c’est bien en rupture avec ses pairs – et avec son père – qu’il part à la guerre. Son talent lui promettait un avenir florissant : c’est sur lui que reposera le succès de son entreprise vengeresse. Personnage fantasque, extravagant, volubile et lunatique, amoché autant, finalement, par la guerre que par la vie, il incarne l’axe de convergence autour duquel tout le roman gravite. Au chapitre des personnages prisonniers du marasme de leur précarité, il y a aussi Louise, onze ans, fille de la veuve de guerre qui cède pour une somme dérisoire à Albert et Edouard la location de l’étage qu’ils occupent. Personnage attendrissant, elle est la seule à comprendre Edouard. Mais le pathétique caractérise aussi certains des personnages associés aux « puissants ». C’est indéniablement le cas du président Péricourt, père d’Edouard, décrit par LEMAÎTRE comme un homme hiératique, impénétrable, dénué d’émotions comme de scrupule. Il incarne la fortune, l’opulence, le pouvoir. Politiques et puissants le côtoient et lui mangent dans la main. Il n’a jamais toléré l’homosexualité de son fils non plus que sa vocation d’artiste. Leur relation a toujours été conflictuelle, aussi ténue que leur capacité réciproque à se comprendre. Et pourtant, toute statut peut choir de son piédestal. Lorsque le président Péricourt est rattrapé par les regrets, lorsqu’il tente de réhabiliter un fils malaimé qu’il croit tombé pour la patrie, ses sentiments tardifs mais authentiques le font glisser dans le registre de l’émotion, et donc du pathétique.
A ces personnages pathétiques, le roman confronte des personnages aux traits accentués qui confinent parfois au burlesque. Comment, en effet, ne pas sourire devant la description qui nous est faite du personnage de Joseph Merlin, envoyé du ministère, chargé d’enquêter sur les pratiques suspectes de l’entreprise du lieutenant Pradelle ? Cet escogriffe dégingandé, atrabilaire et antipathique, atteint d’acromégalie – et librement inspiré du personnage de Cripure dans le roman « Le sang noir » de Louis Guilloux – se dévoile, sous la plume espiègle de LEMAÎTRE, comme le parangon du bureaucrate pointilleux et monomaniaque, à cheval sur les principes de la République, fonctionnaire incorruptible qui ne succombera à aucune tentation. Pradelle en fera les frais. Le lieutenant Pradelle : second protagoniste qui fera sourire le lecteur, avec son caractère autoritaire de salopard intégral, son arrogance et son arrivisme, homme à femmes, prêt à tout pour parvenir à ses fins. M. Labourin, Maire du 8ème arrondissement de Paris, en politique médiocre dépourvu d’intelligence, obséquieux et misogyne, complète la galerie de ces personnages croqués sous la plume de l’écrivain avec un sens consommé de la carricature.

L’une des autres qualités indéniables du roman de LEMAÎTRE est qu’il nous donne à voir les coulisses inavouables de tout un pan de notre Histoire. Si l’intrigue du récit contentera les plus jeunes, son rayonnement social interpellera les plus âgés. Car sous l’épopée des désavoués en quête de réhabilitation et de vengeance, sous l’intrigue étagée digne d’un bon polar, l’écrivain nous assène un pamphlet aussi sec qu’un coup de trique. L’ancrage historique permet de mettre en lumière l’opportunisme sans vergogne des industriels et des politiques de l’époque, leur collusion, leur connivence. Les premiers auront tôt fait de faire des cadavres des soldats de la Grande Guerre la matière première d’un commerce juteux (l’escroquerie fomentée par le Lieutenant Pradelle et ses proches collaborateurs) quand les seconds privilégieront la grande pompe d’un hommage national consacrant leurs morts, au dépend de leurs vivants, ces « gueules cassées » abandonnées à un dénuement abject (Labourdin Maire du 8ème arrondissement et le président Péricourt). Contemplons l’injustice, car elle est criante. Le roman ne se veut pas moraliste pour autant, mais le constat – sans aller jusqu’à parler d’examen de conscience – est inévitable. Derrière cette injustice, des rapports de forces, bien sûr, mais surtout, des rapports de classes. Et sous la plume maligne de LEMAÎTRE, c’est un modèle sociétal qui se dévoile, dans toute la perfidie de son système, avec l’effrayante contemporanéité qu’il revêt lorsqu’on le place au regard de notre actualité…

Derrière qualité, la force des sentiments qui lient certains personnages. L’amitié indéfectible et réciproque d’Albert et d’Edward, bien que complexe (matinée de culpabilité pour l’un, d’obligation pour l’autre) se pose comme l’une des rares lignes de stabilité du roman puisqu’elle reste intacte jusqu’à son dénouement. De même, la relation opposant Edward à son père… La guerre casse les gueules. Mais les carences brisent les cœurs. Edward est un écorché vif à tous les niveaux. Meurtri dans sa chair par la guerre, mais dans son âme par l’absence de ce père qui l’a réprouvé. La déréliction est double : affective et sociale. Et la réconciliation, si elle est possible, dépendra forcément de la réhabilitation. Limite de toute espérance ?

Dans l’oralité de la narration, les lecteurs retrouveront du CELINE et du ARAGON. Dans le caractère épique de la vengeance fomentée par Albert et Edward, certains penseront à DUMAS. Dans la majesté de la fresque et la construction de l’intrigue, on pourra voir du TOLSTOI. Mais ce ne sont sûrement pas ces références qui consacrent « Au-revoir là-haut ». Au-delà de ce Goncourt qui l’institutionalise, le roman de LEMAÎTRE acquiert ses lettres de noblesse peut-être et avant tout parce qu’il est susceptible de contenter le public le plus large, le plus hétérogène qui soit, par les différents niveaux de lecture qu’il propose. Lecture sociale, lecture ludique, lecture historique, lecture littéraire… Une définition satisfaisante du roman populaire ?

« Le véritable danger pour le militaire, ce n’est pas l’ennemi, c’est la hiérarchie. »

« À la guerre, on veut des morts franches, héroïques et définitives, c’est pour cette raison que les blessés, on les supporte, mais qu’au fond, on ne les aime pas. »

« Le cœur affolé dans la poitrine, le voici dans le hall haut comme une cathédrale, des miroirs partout, tout est beau même la bonne, une brune aux cheveux courts, rayonnante, mon Dieu, ces lèvres, ces yeux, tout est beau chez les riches, se dit Albert, même les pauvres. »

« Même les grandes joies vous laissent un peu de regret, il y a un fond de manque dans tout ce qu’on vit. »

« Le pays tout entier était saisi d’une fureur commémorative en faveur des morts, proportionnelle à sa répulsion vis-à-vis des survivants. »

« Labourdin concoctait des phrases avec des syllabes, rarement avec des idées. D’ailleurs, M. Péricourt ne s’y attarda pas, Labourdin était un imbécile sphérique : vous le tourniez dans n’importe quel sens, il se révélait toujours aussi stupide, rien à comprendre, rien à attendre. »
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
le 3 décembre 2017
Une arnaque aux monuments aux morts à la sortie de la grande guerre, il fallait y penser ! Montée par Albert Maillard, sauvé in extremis par Edouard Péricourt, un autre soldat qui en l’aidant sur le champ de bataille, se retrouve atrocement mutilé. Albert, redevable, le prend en charge et c’est ensemble qu’ils vont monter cette escroquerie en créant le Souvenir Patriotique. Toujours du côté des arnaques, le commandant d’Aulnay-Pradelle, ennemi juré de nos 2 compères, s’est reconverti en directeur de cimetières et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne respecte pas les morts.
Nous avons donc d’un côté un pauvre diable qui a peu d’estime pour lui et fait peine à voir (Albert), un homme désespéré et défiguré qui n’a plus le goût de vivre (Edouard) et de l’autre, un commandant détestable à souhait et prêt à tout pour arriver à ses fins (d’Aulnay-Pradelle). L’écriture est magnifique, l’émotion, bien réelle et la fin … à l’image du livre, magistrale.
J’ai eu la chance de voir l’adaptation cinématographique le jour même où j’ai terminé ma lecture et ai pu constater les quelques différences notables que s’est accordé le réalisateur. Le parti pris de mettre le paquet sur l’aspect fantastique est très réussi ! Dans l’ensemble, les personnages restent manichéens mais profonds et sont admirablement bien campés par les acteurs. Je ne vous en dis pas plus et vous invite fortement à découvrir ce chef d’œuvre !
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
le 25 septembre 2017
J'ai beaucoup aimé ce livre. J'ai trouvé qu'il était bien écrit, qu'il y avait du suspens, beaucoup de fantaisie. Je me suis aussi posé des questions : est-ce que cette arnaque au monument au mort a réellement existé ? est-ce qu'un scandale sur les contrats des cimetières a eu lieu ? J'ai trouvé très triste le quotidien des héros de guerre après leur retour à la vie normale, tout cela est-il vrai ? J'ai trouvé ce livre distrayant, même si je ne me suis pas attachée aux deux héros qui sont un peu borderline, mais j'ai aimé tous les caractères très différents des personnages décrits dans le livre. j'ai passé un bon moment à lire ce livre.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 11 janvier 2014
Mais quelle galerie de portraits ! Car c'est bien avant tout de cela qu'il s'agit. Albert, le bon soldat pétri de conscience, de morale, dont la vertu sert la chance lorsqu'elle s'avère nécessaire ; Edouard, la gueule cassée, fracassée, l'inimaginable et l'indicible que l'on prend en pitié au point de lui pardonner toute son amoralité ; Aulnay-Pradelle, ce nouveau riche dégoulinant d'arrivisme, que l'on aime haïr et dont la réussite machiavélique nous irrite ; la douce cruauté de Madeleine ; le doux-acide Péricourt ; l'obséquieux-minable édile ; l'inspecteur méticulo-crasseux ; l'enfant innocent ; la compagne bonne et simple... La liste est sans fin et la précision du trait au rendez-vous de chaque page. On en redemande car tout est vrai, même si rien ne l'est ; on a croisé chacun, pourtant ces portraits sont uniques, nouveaux, osés, irrévérencieux, anti-académiques.

C'est le Goncourt pour ceux qui ont peur du Goncourt (à l'image du finaliste de l'an passé, La vérité sur l'affaire Harry Québert, finalement distingué par les lycéens), le roman sur la Grande guerre destinés à ceux que le sujet n'attirerait pas nécessairement de prime abord dans un roman. Car il est impossible de le refermer !

L'entrée en matière est un peu longue (mais c'est absolument nécessaire, il ne faut surtout pas se décourager !). Les personnages mettent du temps à s'installer mais la greffe prend, durablement. Le factuel donne la matière, la construction patiente et d'une efficacité redoutable donne le corps du récit, son déroulement implacable. Reste l'ironie, le cynisme brûlant, absolument décapant, qui augmente au fil des pages et offre à cette fresque le poids du chef d'oeuvre. Bien plus que la critique d'une époque, c'est celle d'une civilisation, l'affrontement des à-pics, le champ de bataille de la guerre qui, une fois les fusils remisés, voit se déchirer les arêtes les plus sombres des caractères humains, ces facettes obscures que l'on sait, que l'on sent, qui font splendeurs et misères de notre espèce.

Alors on jubile, mais en lisant de biais : il est impossible de rire avec légèreté. On dévore d'un oeil seulement, mais d'un oeil affamé et insatiable ! Tout est vrai car tout est tellement humain. Jusqu'au plus improbable. Quelle réussite ! On en a jamais assez...
11 commentaire| 88 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

Au revoir là-haut
9,99 €
Alex
8,99 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)