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le 21 décembre 2013
Voici cette intégrale des Symphonies de Beethoven par le grand Bruno Walter.
Très bonne nouvelle ! Le chef a de l'envergure, le son est très bon compte-tenu des dates d'enregistrements : de 42 à 52 + une autre version des 3ème et 5e en 1941. Donc pourquoi s'en priver ? d'autant + que le prix est alléchant.
Bruno Walter fait parti des très grands chefs, comme Furtwaengler, Toscanini, Mengelberg, Klemperer, Reiner, Mitropoulos, Munch, Stokovski. Bien connu comme humaniste, il a laissé de formidables enregistrements qui sont pour quelques'uns des références. Les symphonies de Beethoven par Bruno Walter, c'est le mouvement perpétuel, jamais on ne s'ennuie à l'écoute, concentration du chef du 1er mouvement de la 1ère jusqu'au final de la 9ème. Joie, souplesse, le discourt évolu au bon tempo comme si cela coulait de source. Il n'y a pas le côté que l'on peut trouver effrayant de Toscanini, Reiner ou Mengelberg. Une autre integrale suivra en 1958/59 avec le Columbia Symphony.
Fantastique et à recommander vraiment ; à mettre aux côtés de Furtwangler, Klemperer et Toscanini.
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Beethoven, Bruno Walter, intégrale des symphonies, New York Philharmonic, Philadelphia Orchestra; supplément : une Héroïque et une 5e de 1941.

J'ai connu cette intégrale beethovénienne à l'époque du 33 tours, quand elle faisait partie de l'Edition du Centenaire (Bruno Walter était né en 1876). Quand un peu après j'ai eu l'occasion d'écouter la deuxième intégrale en stéréo, de 1958-1959, avec le Columbia Symphony Orchestra, du moins certaines symphonies, j'ai été déçu malgré la relative modernité sonore, en particulier pour l'Héroïque, la 7e et la 9e. Je n'ai pas à ma disposition toutes les symphonies de l'intégrale stéréo, mais quand je les ai je continue à préférer la première, alors que ce n'est vraiment le cas pour Brahms (intégrale mono en 1951-1953, stéréo en 1959-1960). Je suppose que l'évolution de Bruno Walter vers une direction plus pacifique et plus spiritualisée, au tempo instable, ne convenait pas autant à l'œuvre rugueuse de Beethoven.

United Archives, une société apparemment parisienne, a réalisé un travail remarquable à partir de ces vieux enregistrements, dont le son n'est pas appauvri par des manipulations destinées à éviter les bruits parasites. Le niveau de sortie n'est pas très élevé (ce qui ne conviendra pas à certaines installations bon marché), sans doute pour ne pas "durcir" le son. On utilisera donc le potentiomètre. Dans le cas de l'Héroïque, la vitesse est moindre que chez Sony Beethoven: Symphony No. 3 in E-Flat Major, Op. 55 "Eroica" & Symphony No. 5 in C Minor, Op. 67; mais ce n'est pas le cas de la 5e, donc on peut en tirer de conclusions générales. La notice traduite en anglais donne des informations de nature historique, notamment sur les liens entre Bruno Walter et le New York Philharmonic.

En dehors du CD supplémentaire contenant des enregistrements plus anciens, les enregistrements datent de 1942 (8e), 1946 (6e, la seule avec l'Orchestre de Philadelphie, qui est aussi une excellente formation), 1947 (1ère), 1949 (Héroïque, trois premiers mouvements de la 9e), 1950 (5e), 1951 (7e), 1952 (2e, 4e), 1953 (4e mouvement de la 9e; le premier enregistrement de 1949 ne convenait pas à Bruno Walter, qui a obtenu de le refaire; Music & Arts a publié le Finale d'origine dans son intégrale ASIN B00ICPFEJW, lien indisponible; consulter le dos du coffret sur le site américain pour vérifier).

La première différence entre l'intégrale mono et celle stéréo vient de la qualité de l'orchestre : le Columbia Symphony Orchestra (CSO) était un orchestre formé pour l'occasion quand CBS avait besoin de faire un enregistrement (les musiciens de l'intégrale stéréo sont de la côte ouest, notamment des membres de l'Orchestre philharmonique de Los Angeles). Son niveau tel qu'on peut l'entendre est inférieur à celui du New York et Bruno Walter n'avait sans doute pas la force d'y faire quelque chose. D'autre part, Bruno Walter était habitué à travailler avec les musiciens du Philharmonique de New York et ce travail suivi, cette entente ont sans doute profité à la qualité des enregistrements.

La deuxième est le tempo : Bruno Walter était plutôt un chef rapide et les tempi de la fin de sa vie s'étaient considérablement ralentis. Ce n'est pas forcément vrai des mouvements lents : ceux de cette intégrale mono étaient déjà très lents, à la manière romantique, et Bruno Walter n'a pas systématiquement ralenti encore dans son intégrale stéréo.

En même temps que le tempo se ralentissait, une bonne partie de l'énergie et de la force du chef étaient perdues en raison de l'âge et des difficultés de santé. Il est vrai qu'à la place, la suavité et la poésie que le chef savait tirer de la musique étaient comme exaltées et sa bonté devenait plus apparente. Quelque chose, d'une nature éthérée, compensait la perte de la vigueur et la puissance instinctive, la tendance contemplative prenait plus de place. Mais ces qualités, merveilleuses par exemple dans Mozart ou à la fin du dernier mouvement de la 3e de Brahms, trouvaient moins bien leur emploi dans la virilité rugueuse de Beethoven. C'est aussi pourquoi cette intégrale mono, aux articulations plus robustes, vaut mieux que la suivante.

D'autre part, le travail de Bruno Walter avec le CSO privilégiait souvent la ligne mélodique aux dépens des accompagnements. C'était beaucoup moins vrai dans ses enregistrements plus anciens, qui sont bien mieux équilibrés sous ce critère.

Une autre différence tient à la stabilité du tempo. Dans cette intégrale, Bruno Walter utilisait beaucoup le rubato; c'est le cas aussi dans l'intégrale tardive. Pourtant, il y a une différence. Dans l'intégrale stéréo, la souplesse et l'instabilité du tempo donnaient le mal de mer; Bruno Walter semblait tirer et pousser, sans qu'il y ait vraiment quelque chose de stable. Ici, les variations de détail sont subordonnés à une pulsation d'ensemble, et tout "tombe" juste, sans qu'il y ait quelque chose à rattraper. Pourtant, c'est la souplesse qui caractérise la direction de Bruno Walter aux alentours de 1950.

Pour les deux 5e et les deux Héroïques, je développe un peu plus dans le commentaire du disque suivant Beethoven: Symphony No. 3 in E-Flat Major, Op. 55 "Eroica" & Symphony No. 5 in C Minor, Op. 67. Pour la 9e, consulter aussi Symphonie n°9 ou Bruno Walter, 1953 - Symphonie N 9. J'avertis qu'il y aura des redites. Je donne ici quelques brèves indications sur certaine des autres symphonies. Elles contribueront à préciser l'art de Bruno Walter.

SYMPHONIE N°1
Le premier mouvement, comme dans les autres symphonies, ne fait pas la reprise de l'exposition. L'Andante cantabile est vraiment molto cantabile. Que de charme, dont le rubato, qui ne corrompt pas l'avancée, est un des moyens. Le Menuetto, dont l'avancée est presque furieuse, devient ici vraiment un scherzo. Le trio n'apaise pas cette harmonieuse violence.

SYMPHONIE N°2
Plus que la majesté et la tension, le rebondissement et la souplesse marquent l'Adagio molto, qui acquiert quelque chose de rayonnant. L'Allegro con brio, assez original dans les détails, est plein de malice et de tendresse. Mais l'andante est vraiment trop long, à la limite de la décomposition.
Le menuet est effervescent, plein d'élan, ses coups de boutoir sont bien marqués (plus tard, Bruno Walter ne le dirigera probablement pas avec autant de vigueur et de vie). Fort contraste avec le trio, beaucoup plus pacifique. L'agitation du Finale est cependant bien modérée.

SYMPHONIE N°4
Mystère de l'introduction adagio, vigueur et aussi souplesse de l'Allegro vivace. A priori, ce mouvement, de nature plutôt phallique, ne semble pas convenir à Bruno Walter; mais c'est parce qu'on pense à ses enregistrements des dernières années. L'Adagio suivant a une vraie force instinctive. Dans le Menuetto, la vigueur rythmique s'allie avec la souplesse, malgré les coups de boutoir. Allégresse du rythme et de la danse dans le Trio. Dans le Finale, forts contrastes entre les passages virevoltants et les passages forte.

SYMPHONIE N°6
Le seul mouvement où Bruno Walter ne dépasse pas son célèbre enregistrement avec le CSO est le premier, qui aura ensuite plus de charme. Mais la supériorité de l'orchestre s'imposera ensuite. L'Andante émerveille autant que celui de la deuxième version et on est vraiment à la campagne. Les mouvements suivants ont plus de vigueur qu'en 1958, ce dont l'Orage, assez sacrifié dans la version stéréo, profite; les réjouissances campagnardes aussi, mais il y aura plus de poésie en 1958. Finale chaleureux, rayonnant, puissant, original, pas dépourvu d'une tendance réflexive, très supérieur à la version suivante.

SYMPHONIE N°7
A priori, elle convient moins bien au chef que la précédente. Pourtant...
Le Poco sostenuto est plein de poésie, de mystère, d'un "au-delà des notes". Le Vivace montre que malgré le legato, le chef à l'époque n'était pas embarrassé par le rythme. L'Allegretto, une fois de plus, est très lent; mais il "fonctionne" mieux que celui de la 2e Symphonie. Mêmes capacités rythmiques dans le Presto, que le rubato ne contrarie pas trop. L'Allegro con brio, étonnamment rapide et dynamique, ne peut évidemment avoir en plus beaucoup de nuances.

SYMPHONIE N°8
Un des triomphes du chef dans l'intégrale suivante, avec la Pastorale (deux symphonies paires, ce n'est pas un hasard). Ici, elle est plus vigoureuse, plus contrastée que celle en stéréo, plus rapide aussi, sauf dans le premier mouvement, qui a presque le même minutage. L'Allegretto scherzando est peut-être mieux articulé, il a plus de nuances et une souplesse mieux intégrée à l'ensemble. Dans les deux mouvements suivants, apparaissent avec le CSO ces phrasés typiques du vieux chef que Jean-Michel Damian, à propos du mouvement initial de la Symphonie Résurrection, trouvait d'une lourdeur "éléphantesque". Et c'est vrai qu'avec le New York, tout semble plus fin, plus subtil.
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