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le 30 septembre 2013
Du roman au grand écran :
1936, à Genève, une histoire d'amour sous fond de prémices de guerre et de montée du nazisme. Solal, chef au bureau des Nations Unies, succombe au charme d'Ariane, l'épouse d'un de ses subalternes. Une histoire d'amour extrême entre un intellectuel du début du siècle et une petite bourgeoise conformiste. Un Méditerranéen d'origine et une Suisse. L'alliance incongrue de la carpe et du lapin, tous les deux fruits de leur culture et dans l'incompréhension de l'autre.

Une femme et un homme confrontés à la fulgurance de l'amour dans une époque aux moeurs encore tamisées et qui chacun avec sa nature ira au bout du bout de ce qu'il est, jusqu'à la perte de soi, la perte du corps, la mort, prouvant, ô merveille, que l'Amour si destructeur soit-il, est toujours Amour.

Un livre de l'amour controversé, violent, désespérant et somptueux, égal au Cantique des Cantiques pour certains, et terrible pour d'autres qui ne voient en Solal qu'un monstre d'égoïsme incapable d'aimer, pervers et manipulateur.
Mais de l'amour au désamour, au non-amour, c'est toujours d'amour dont on parle. De cette quête commune et parfois absolue dont A. Cohen a écrit des pages si parfaites pour livrer une magie-chimie sensuelle, érotique et terriblement amoureuse, la passion d'un amour lunaire. Des pages qui nous approchent d'un seuil derrière lequel rien ne peut exister, où l'on pourrait mourir ainsi que ses héros, Ariane et Solal, si la puissance des mots ne nous enracinait à la vie.
Incandescence, foisonnement d'une écriture qui bouscule les adverbes et les qualificatifs, ouvre le chant de la musique à des syntaxes désaxées, des relations verbales et des formulations... Cohen réinvente l'alphabet.

On ne peut parler de « Belle Du Seigneur » sans parler de cette écriture-là qui contient ce que les profanes nomment dysfonctionnements, distorsions ou complaisances littéraires, alors qu'elle ne recouvre en fait et magistralement qu'un caeur épris de mots, de musique, d'amour, que la pluralité, la religiosité passionnée d'un homme, ont désigné pour transmettre et porter à leur apogée dans un roman, des mots qui s'entrechoquent et font mal.

Ce lyrisme-là n'est pas palpable à l'écran. Cette alchimie exprimant les sentiments intenses où se mêlent le désespoir et les exaltations du coeur. Cette intensité dramatique. Cette musique où l'on voit naître, se développer et nourrir une passion hors du commun, agrémentée de multiples détails intimes. Pour la confrérie des lecteurs du roman, la déception sera sans doute au rendez-vous. Mais certains oublient trop vite qu'un film n'est pas un livre.

Alors, qui jettera la première pierre ? Celui qui possède le mode d'emploi pour condenser 106 chapitres en moins de 2heures. Celui qui aura trouvé le clone d'Albert Cohen pour réécrire le scénario sans doute. On aurait aimé, en revanche, que la partie politique et sociale soit davantage développée. On regrettera aussi les découpages malhabiles. Le rythme accéléré du film fait perdre la substance de sa substantifique moelle, élevée notamment par le rythme lent du roman.
La belle image de fin des deux amants décrite et imaginée par A.Cohen n'est pas non plus reprise à l'écran. Là réside ma véritable déception.

Mais si on oublie le livre, Belle Du Seigneur-le film possède un souffle indéniable, une poésie palpable. Toutefois, son esthétique de papier glacé peut séduire aussi bien que déplaire. La première scène de confrontation entre Ariane et Solal est vraiment superbe. L'ambiance de l'époque est justement retranscrite, la photographie est belle, trop belle que certains en seront agacés se remémorant le contexte, l'interprétation est réussie.

* Jonathan Rhys Meyers porte le film sur ses épaules et campe un Solal des Solals flamboyant, trouble, tantôt ténébreux, superbe et torturé, tendre et cruel. Le rôle est taillé à sa mesure.
Un héros magnifique et de désespoir, qui veut que l'amour soit au-delà de la chair et des compromissions. Là est le drame, la tragique beauté du combat, si c'est ainsi qu'il faut nommer l'implacable recherche de Solal dans Belle Du Seigneur.
* Natalia Vodianova personnifie une Ariane bourgeoise et conformiste, tragique, amoureuse et soumise. Et l'on se surprend à souffrir avec elle, elle qui se donne sans compter, à un amour qui est de l'innocence et de l'enfance. Pour son premier grand rôle au cinéma, son interprétation parvient à émouvoir. Ses émotions passant par son regard avec un naturel déconcertant. Des moments de grâce et d'intimité d'un couple charismatique et glamour.
Le film livre une effervescence certaine et illustre comment la recherche de l'absolu en amour conduit à la destruction.

Solal demeure unique, mais c'est Ariane qui porte l'amour. Albert Cohen les a magnifié l'un et l'autre, mais il a donné à Ariane la seule qualité qui vaille la peine de vivre et de mourir peut-être, l'amour. L'amour sans lequel aucune ligne de force ne peut se dessiner et qu'elle partage avec Solal, jusqu'au bout du désespoir.

Le film, réalisé dans l'urgence, fut le projet d'une vie (combat de 20 ans)et Glenio Bonder ne l'a pas vu abouti.
Au cours du montage, il décède à 55 ans d'une maladie du sang. Une histoire parallèle aussi fantastique et romanesque que celle de ses héros...
Pour sa détermination exceptionnelle et rare, son courage indéfectible pour adapter à l'écran ce roman singulier, la belle interprétation de ces "deux amants sublimes", l'esthétique dorée des décors, ce film mérite qu'on s'y attarde malgré ses imperfections scénaristiques, et convaincra sans doute les non-lecteurs de découvrir enfin le livre qui traumatisa des générations entières.
Et parce que Glenio Bonder, ayant nourri un amour sans borne pour ce film jusqu'à sa mort et après toutes ses batailles menées de front, mérite lui aussi le titre de "héros tragique" et son oeuvre vaut amplement qu'on lui rende hommage.

Le cinéma est le reflet du monde, donc celui des hommes.
33 commentaires| 26 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 janvier 2014
Ce film est pas mal ; néanmoins, ayant lu le livre il y a quelques années, je m'attendais à autre chose ; le film n'a pas su traduire et retranscrire la beauté magnifique du livre d'Albert Cohen. Un peu déçue mais c'est un film qui se laisse regarder
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le 20 janvier 2016
Bon, d'accord, il y a des raccourcis mais à moins de faire un film de 5 heures, il était impossible de transposer entièrement ce livre merveilleux. Mais c'est une façon agréable de replonger dans l'atmosphère du livre d'Albert Cohen sans avoir à relire les 1000 pages du roman.
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le 26 mai 2014
Malgré la beauté des acteurs et la qualité de la mise en scène, l'ambiance du film est pesante. Rien de transcendant dans l'histoire qui nous est présentée. Il est nettement préférable de lire le livre.
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le 19 mai 2015
beaux décors, beaux personnage tout est idyllique, mais la personnalité ambigüe de Jonathan Rhys Meyers peut être déconcertante.
Don Juan bipolaire on ne peut que prévoir que cet amour ne pourra pas durer .
Et cette femme si belle qui s'ennuie à l'attendre dans les splendides paysages du lac majeur et qui n'a pas la force de le quitter.
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le 4 janvier 2014
Très bon film pour celui qui n'a pas lu le roman. Le personnage d'Adrien n'a aucune ressemblance aussi bien physique et comportement, avec la description faite par Albert Cohen, dommage !... D'autre part quelques scènes sont absolument inutiles (ex:le lâcher de bombes pour tuer les poissons ) et pour en finir, certains vêtements et décors ne sont pas contemporains à 1935. à voir et à revoir quand même.
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le 10 octobre 2015
BIEN FAIT MAIS J AI PREFERE LE LIVRE MAIS CELA RESTE UN BEAU FILM QUAND MEME DE PLUS IL N EST PAS CHER
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le 17 janvier 2014
mais à part cela, belles images et personnages fascinants. Natalia Vodianova n'est pas, à mon avis, assez "aristo" pour le rôle.
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le 7 décembre 2014
Impeccable.
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le 27 janvier 2014
ce film correspond parfaitement à l"immense succès du livre et les personnages sont très bien interprétés par des acteurs touchants et superbes
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