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Annoncé comme une Woody Allen de très grand cru, « Blue Jasmine » déçoit finalement un petit peu. Le scénario nous fait suivre « la descente aux enfers » de Jasmine (Cate Blanchett) - de son vrai prénom Jeannette - depuis l'Upper East Side et Martha's Vineyard, où elle vit gâtée par son mari Hal (Alec Baldwin), jusqu'au tout petit appartement de sa soeur Ginger (Sally Hawkins) à San Francisco, où elle trouve refuge après la révélation des malversations de Hal et sa ruine complète.

Jasmine, en proie à une dépression tenace, refuse la vérité et s'aperçoit qu'elle va rebondir en devenant décoratrice d'intérieur sur Internet et en retrouvant un mari à la hauteur de ses ambitions. Entre deux martinis et trois xanax, elle se met également en tête de sortir sa soeur du milieu où elle se complait, et des amants qui d'après Jasmine ne sont pas à sa hauteur. Woody Allen se contente, avec beaucoup d'humour, de suivre les déboires - et les boires - de Jasmine, rappelant et expliquant son passé par des flashs back parfaitement rythmés. Cate Blanchett est tout bonnement géniale dans un rôle dont elle parvient à mettre en lumière toutes les nuances avec sensibilité (et cruauté). Sally Hawkins est elle aussi parfaite, même si elle fait un peu trop britannique pour une californienne. Alec Baldwin, de manière discrète, montre une nouvelle fois, après « To Rome With Love », qu'il est parfaitement compatible avec l'univers de Woody Allen.

Là où finalement le bât blesse, c'est avec la facilité dans laquelle le film finit par sombrer. Les bonnes idées qui dynamisent le film au cours de ses premières vingt minutes sont ensuite dupliquées sans vergogne. Woody Allen se complait également dans une vision sombre et négative, et plutôt manichéenne de son sujet. Faut-il que les deux soeurs si différentes soient issues d'une famille d'adoption pour prouver une quelconque prédestination génétique ? Fallait-il un traitement si noir des relations entre le fils d'Hal et sa belle mère ?

Finalement « Blue Jasmine » se révèle être un bon film, grâce à la qualité de ses acteurs principaux, la drôlerie des dialogues et quelques très belles scènes pleines d'humour et de dérision, mais on demeure très loin des meilleurs films de Woody Allen, même des plus récents comme « Match Point » ou « Midnight in Paris ». Le maître semble gagné par une certaine routine et un nihilisme qui nuisent à l'élévation de son travail au niveau qui était le sien il n'y a encore pas si longtemps.
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Après trois cartes postales européennes dont une calamiteuse escale à Rome, Woody Allen revient aux USA en forme avec une étude psychologique à la Henry James. C'est très bien écrit, quasi littéraire, Woody Allen excellant dans ce cinéma et dans ces dialogues pleins de finesse. Brillant, maîtrisé, impeccablement mis en scène avec une direction d'acteurs au cordeau et un scénario implacable, "Blue Jasmine" marque le retour du cinéaste à son meilleur - sans doute son film le plus abouti depuis "Match Point

On y retrouve quelques constantes du réalisateur: une réalisation très modeste, très profil bas (Woody, c'est vrai, n'est pas un styliste débridé), des dialogues qui font mouche et la musique de jazz.

En s'inspirant de la chute de Madoff et en imaginant ce qu'aurait pu être le destin de son épouse déchue, il nous propose un des plus beaux portraits de femme qu'on ait pu voir au cinéma. L'histoire est captivante, elle nous fait assister à cette lente et inévitable descente aux enfers avec des flash backs astucieusement placés qui nous promènent entre New York et la Californie.

Et, coup de génie, il choisit, pour incarner l'héroïne de cette tragédie moderne, la grandiose Cate Blanchett. En WASP désespérée, dans un étonnant numéro de funambule, elle passe du rire aux larmes, du mépris à la fausse naïveté, du registre burlesque à la noirceur la plus absolue. Dans son rôle de richissime psychotique déchue, névrosée et alcoolique, elle nous livre une performance de haut rang et mérite amplement l'Oscar qui a récompensé son incroyable composition. Tour à tour belle et élégante, laide et négligée, forte et détruite, elle fait un numéro d'actrice exceptionnel, ne surjouant jamais malgré les sautes d'humeur de son personnage déséquilibré.

Dans le rôle de sa demi-sœur, prosaïque, mais honnête et réaliste, Sally Hawkins, grande actrice déjà multi récompensée pour d'autres rôles, ne démérite pas face à Cate Blanchett. À leurs côtés, Bobby Cannavale, Alec Baldwin, Peter Sarsgaard et Michael Stuhlbarg offrent quelques moments savoureux

Bien que le sujet semble inspiré de "Un tramway nommé Désir" (Ruinée et aux abois, Jasmine, comme Blanche, débarque chez sa prolétaire de sœur qui vit chichement avec un homme rustre qui la répugne), le traitement qu'en fait Allen est brillant. Le contexte est différent, il colle à notre époque, le mari homo est remplacé par un mari Madoff. De plus grâce à son humour caustique habituel, il parsème la tragédie de moments de comédie hilarants (la scène de jalousie du fiancé de la sœur dans le supermarché) auxquels tous les comédiens participent. Il y distille aussi des thèmes plus personnels comme la problématique de l'adoption ou celle de l''adultère.

En 1h38, que de sentiments exprimés, de dialogues percutants, de situations cocasses ou tragiques servis par d'excellents acteurs !
11 commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Jasmine (Cate) est mariée à un homme d'affaires très riche (Alec Baldwin ) bien sous tous rapports en apparence , qui se révèle être un escroc (volage) de la trempe d' un Madof.
Un beau jour son " monde parfait " s'écroule....Elle se retrouve confrontée à la sombre réalité,elle ne peut plus feindre de ne rien voir...
Veuve ,fauchée, Cate " marche " à la vodka et au xanax,elle parle toute seule .
Obligée de quitter New York, elle débarque alors chez sa soeur à San Fransisco,
Soeur qu'elle méprise,à qui elle reproche son manque d'ambition ses amours ordinaires alors qu'elle même est tombée si bas. Elle la snobe, l'humilie....
Cate Blanchett est sublime dans ce rôle à " contre emploi " de femme dégradée qui a perdu son faste matériel,mais qui est toujours empreinte de son chic naturel. Pathétique ou à claquer elle est totalement borderline mais toujours "criante" de (sa) vérité .

Elle se voit déjà décoratrice de renom avec le standing assorti à sa profession. Dans le déni total,elle est persuadée vivre un incident de parcours, que son existence se trouve dans les hautes sphères qu'elle pense avoir tutoyé si longtemps .
Ce qu'elle oublie c'est que le bling-bling et la condescendance ne sont en aucun cas un sésame pour jouer dans cette "cour " où elle rêve d'accéder.
Elle est parfois touchante,car même horripilante il subsiste en elle une âme de pauvre petite fille... riche. Petite fille mal élevée qui a des sursauts d'humanité....D'où la dualité de son personnage...
J'ai adoré ce film qui est avant tout un portrait de femme décadente en pleine déliquescence et pourtant somptueuse.
.Tous les seconds rôles sont comme à l'habitude de Woody Allen " triés sur le volet " ,il n'a pas son pareil pour trouver les personnages qui " collent " à ses scénarios avec autant d'à propos et de justesse.Un film qui m'a fait penser pour sa " logique " à "vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu" du même auteur.La vérité n'est surtout pas là où on la croit !!!
Bon je m'arrête le but n'est pas de vous raconter cette fiction....n'est ce pas ? Mais de vous donner envie d'aller voir ce petit chef d'oeuvre décapant.
22 commentaires| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 novembre 2015
Les films de Woody Allen, parfois j'aime, parfois pas. Celui-ci ne m'a pas déçu.
Il est accessible, drôle et fait réfléchir, un bon Woody Allen quoi.
Mon mari et moi avons beaucoup ri. Les personnages sont décapants.
Cate Blanchett est excellente en diva qui perd les pédales.
Les autres personnages aussi méritent le détour tant ils sont attachants et drôles.
Seule la fin m'a peut être un peu laissé sur ma faim...
Ceci dit, je conseille ce film.
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le 9 septembre 2014
un très bon Woody Allen (il était temps!) et une sublime Kate Blanchett; l’histoire de la déchéance d'une femme décrite avec beaucoup de pudeur et de tendresse; un petit bijou
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Je pense que le succès du film repose avant tout sur la formidable prestation des deux actrices. Faut les voir jouer ces deux personnages aussi différents. Cate Blanchett s'en sort à merveille dans ce rôle de femme désorientée. Elle n'est pas la seule. Sally Hawkins est très naturelle, je l'ai trouvée excellente. Réunies par un même talent, Cate Blanchett (Blue Jasmine) et Sally Hawkins (Ginger) campent deux personnages en complète opposition.
Lorsqu'elle voit son mariage partir en fumée, Jasmine est paumée et désemparée, portée sur l'alcool, limite névrosée, elle se retrouve chez sa demi soeur Ginger qui a accepté de l'héberger. Va falloir composer avec sa sœur et ses fréquentations.
« Blue Jasmine » c'est l'histoire de la dégringolade d'une riche New Yorkaise, snob, superficielle, habituée au luxe, aux mondanités. Elle voit sa vie basculer à cause de son homme d'affaire de mari. Pas facile de tout perdre, mari, argent, bijoux, réputation, pour se retrouver en bas de l'échelle. Ce film est le portrait d'une femme qui n'assume pas la déchéance sociale, perd pied avec la réalité et se réfugie dans ses illusions. Elle est à plaindre, elle n'a rien fait pour en arriver là, elle a du mal à l'accepter et le réaliser et c'est bien ce qui la rend attachante.
Le sujet en lui-même est assez ordinaire, fait de contrastes permanents. Ce sont les acteurs, premiers et seconds rôles qui en font un film qui se laisse apprécier.
review image
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le 8 juillet 2015
Il y a des films littéralement portés par leurs interprètes principaux, où le jeu d'acteur parvient à insuffler une dimension que l'ouvrage n'aurait sans doute jamais atteint sans celui-ci, et c'est assurément le cas de ce « Blue Jasmine », servi par une magistrale interprétation de Kate Blanchet. Après deux derniers films plutôt « carte postale » sur Paris et Rome, Woody Allen signe son retour avec une comédie de mœurs au ton résolument dramatique, narrant l'histoire d'une ex-femme de la haute société, Jasmine, qui se retrouve sans le sou après l'arrestation pour malversations financières de son mari entrepreneur, et la main basse de l'état sur les biens du ménage. Commence alors un dur mais inévitable retour à une réalité longtemps ignorée, celle d'une vie « normale », où gagner sa croûte devient le fruit d'un travail à prester. Jasmine retrouve, plus par nécessité que par envie, une sœur issue d'un milieu social bien plus modeste, et doit composer avec les devoirs d'une vie ordinaire à laquelle elle ne parvient jamais réellement à s'identifier. « Blue Jasmine » est un récit dramatique sur le basculement forcé d'un milieu social vers un autre, et la lente descente aux enfers d'une femme qui a tout perdu mais tente néanmoins de se retrouver une dignité et un niveau de vie égaré. Kate Blanchet parvient à susciter une réelle empathie pour ce personnage attachant par ses difficultés à se mouler dans une vie qui n'est pas la sienne tout en tentant également d'y échapper. Woody Allen signe là une excellente comédie dramatique où la détresse du personnage central émeut autant qu'elle interpelle, roseau déraciné en perdition dans une société ultra-matérialiste qui est finalement la cible première dénoncée avec talent par le metteur en scène.
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Je ne suis pas une fan de Woody Allen mais j'ai apprécié certains de ses films.
Même si je ne comprends pas toujours l'engouement de la critique pour une œuvre que je trouve assez répétitive, j'apprécie ses qualités de réalisateur.

J'ai regardé Blue Jasmine pour son actrice principale. Si j'ai été bluffée par le jeu de Cate Blanchett, j'ai été gênée par le caractère redondant de l'histoire. J'ai eu le sentiment de voir une histoire qui tourne en rond, prisonnière de clichés. Mon attention et mon intérêt se sont émoussés après un tiers de film.

Ce qui m'a particulièrement déçue, c'est qu'il n'y a aucune évolution au niveau du personnage principal. Je m'attendais à une évolution, à une prise de conscience mais non. Allen conserve à son héroïne toutes les caractéristiques négatives de ses débuts. Aucune rédemption n'est possible pour Jasmine. Bourgeoise snob, coincée, égoïste et imbuvable, tu es. Bourgeoise snob, coincée, égoïste et imbuvable, tu resteras.

Cette absence d'évolution est peu vraisemblable.
De plus, entre un monde coupé en deux: entre des riches prétentieux, cultivé et snobs et des pauvres incultes, vulgaires et débiles...Allen n'est-il pas trop manichéen?
Dans ce scénario à la "un Tramway nommé désir" où une jeune femme se retrouve chez sa sœur pauvre, Jasmine se retrouve dans un milieu de prolétaire qui l'insupporte. A l'instar de Blanche, Jasmine refuse d'accepter la réalité et son passé. En même temps, malgré son caractère hautain, peut-on lui jeter la pierre face à des personnages masculins stéréotypés, lourds, à la limite du vulgaire parfois?

Cette vision manichéenne de l'univers de Blue Jasmine et l'enfermement de son personnage féminin m'ont détournés de ce film pourtant prometteur.
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le 27 octobre 2014
Certainement pas du grand Woody Alen mais une Cate Blanchett parfaite et magnanime en Jasmine.

Jasmine, mariée à un homme très riche et très puissant, est habituée à vivre dans le luxe. Ce n'est pourtant pas de ce milieu qu'elle est issue, mais cela lui convient parfaitement et elle est prête à fermer les yeux sur bon nombre de choses, estimant remplir son rôle de "femme de" en courant les associations d'aide aux défavorisés et les courses huppées de chevaux ainsi que les grands galas en robe haute couture. Elle évolue dans ce monde sans nuage, aidée par quelques petits anxiolytiques voire quelques cocktails, jusqu'au jour où son mari est inquiété par malversation et se suicide.
Et là commence sa descente. Que faire ?
Ni une ni deux, elle n'a pas le choix que de faire ses bagages Louis Vuitton, son sac Hermès sous le bras, pour partir demander de l'aide à sa soeur Ginger.
Cette chère soeur est, quant à elle, abonnée aux loosers, vit avec son fils dans un appartement très bohème, mais l'accueille malgré ses déboires anciens auprès de feu son mari, et désire l'aider.
Jasmine ne lâche rien, secrétaire de dentiste, qui n'en fait qu'à sa façon, elle suit une formation informatique, bien trop complexe pour elle, et se rend bien vite compte que le meilleur moyen de s'en sortir est de rencontrer la bonne personne. Et voilà qu'elle se rend à une réception et se fait accoster par un homme riche, veuf, qui vient de s'offrir une villa en bord de mer, et souhaite rencontrer une femme avec laquelle construire son avenir. Evidemment, elle s'invente des talents de décoratrices d'intérieur, esquive son fils, et les déboires de son mari et son allure chiquissime lui suffit à décrocher le gros lot.
Jusqu'au jour où...

Cate Blanchett et Saly Hawkins (Ginger) sont toutes les deux remarquables. Je salue leur jeu parfait.
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Jasmine arrive à New York et débarque avec ses valises Vuitton chez sa sœur, qui l’héberge dans son petit appartement de banlieue pauvre. Elle a visiblement besoin d’un nouveau départ dans sa vie (une série de flashes-back répartis tout au long du film nous expliqueront pourquoi), et sa sœur semble la seule personne vers qui elle puisse se tourner. Non contente de s’incruster pour une durée indéterminée, elle commence à influencer le monde autour d’elle, et pas forcément en bien.

Dès les premiers plans, le personnage de Jasmine est campé : une femme extrêmement élégante, avec un besoin vital d’attention et d’admiration, et gérant très difficilement une visible déchéance sociale. Son alcoolisme apparaît vite à l’écran, son décalage par rapport au réel aussi (le billet d’avion en première classe !). La façon dont elle embellit ou déforme spontanément la réalité (cf la rencontre avec Dwight, ou son changement de prénom) est absolument désarmante, tant cela est devenu une seconde nature pour elle ; Jasmine est une illustration extraordinaire du fait que la sincérité n’est absolument pas un gage de vérité. Il faut voir la conviction avec laquelle elle annonce à ses neveux (dans le restaurant) qu’elle a changé et conclut sa phrase par un sourire convaincu et une grande lampée d’alcool. Woody Allen nous dresse ici le portrait d’une femme habitée en permanence par les dissonances cognitives entre la réalité et la perception qu’elle en a, et ne résout ses conflits intérieurs que par divers moyens de fuite : le culte de l’apparence, l’alcool ou le déni absolu.

Et pourtant, cette femme profondément malheureuse parvient à rester attachante, le spectateur aimerait vraiment qu’elle s’en sorte, qu’elle s’adapte, que sa situation s’améliore. Là réside le double tour de force du film : l’écriture du personnage par Allen et son interprétation par une Cate Blanchett dont l'Oscar (meilleure actrice) est amplement mérité. Sur ce dernier point, d’ailleurs, il convient de remarquer que les familiers de l’actrice (ceux qui ont vu ses deux portraits de la reine Elizabeth, Chronique d'un scandale,Heaven ou Intuitions) ne seront pas surpris outre mesure, mais seront néanmoins enchantés de voir éclater toutes les (nombreuses) facettes de son talent. Son sens de l’ironie, de la comédie, du drame, tout est servi avec un registre de nuances peu commun et un charme quadragénaire éblouissant. Les seconds rôles, parce qu’ils sont impeccablement tenus par Alec Baldwin, Sally Hawkins et Bobby Cannavale (mais on n’en attend pas moins d’un Allen qui a toujours beaucoup aimé ses interprètes), ne font que mettre encore mieux en valeur sa prestation, comme un bel écrin fait éclater les feux d’une pierre précieuse.

Je suis loin d’être un fan de Woody Allen, à vrai dire j’aime surtout les films atypiques de sa filmographie (comme Match Point ou Vicky Cristina Barcelona). Celui-ci en fait partie et je vous le recommande chaudement.
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