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le 27 juillet 2017
Génial++++++++. Le plus bel album de Nick Cave. Je me disais : Mais comment Nick Cave va t'il faire pour continuer ! Quand on atteint un sommet pareil, ll n'y a qu'un seul chemin ! Hélas, il aura fallu le plus terrible des drames pour contrecarrer mon propos, ....si juste pourtant.
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le 14 février 2014
Majestueux, somptueux, magnifique, unique, beau, maîtrisé, incontournable, hors du temps... à vous de choisir... un vrai beau disque à conseiller chaudement.
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le 13 mai 2013
un beau moment, je l'écoute et réécoute d'autres cd du bonhomme, c'est vraiment envoûtant comme style c'est encore autre chose plus profond que ces précednets albums...
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le 6 janvier 2017
Disque magnifique, mais je voudrais attirer l'attention des usagers d'Amazon sur le fait que la photo de la couverture de l'album a été floutée afin de ne pas faire apparaître le corps dénudé de Susie Bick, la compagne de Nick Cave. Où comment la pruderie et la pudibonderie sont rentrées dans les mœurs d'Amazon. Lamentable!
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le 28 juin 2017
CHRONIQUE DE HUGO CASSAVETTI MAGAZINE ROCK&FOLK
555 DISQUES, 1954-2014 SOIXANTE ANS DE ROCK'N'ROLL (Rock & Folk HS n° 30 décembre 2014-janvier 2015) - Page 191
A 57 ans, Nick Cave ignore la baisse de régime, maintient rigueur et puissance en enrichissant ses textes, sa musique et son chant de la vitale nécessité de ne jamais capituler face au vieillissement, à la maturité.
De ses débuts enragés avec Birthday Party en 1978 à la déflagration néo-primitive de Grinderman, de ses reprises enfiévrées de chansons de Johnny Cash ou d'Alex Harvey à ses séduisantes et sanglantes "Murder Ballads", le sauvage crooner australien n'a jamais exploité une tranquille formule éprouvée... "Rush The Sky Away" se hisse au niveau de "Let Love In" ou de "The Boatman's Call", deux sommets de l'enivrante discographie des Bad Seeds, gang de virtuoses durs à cuire, toujours prêts à malmener leurs instruments au service des visions de leur chanteur habité. Il provient du même arbre, est taillé dans le même bois, comme une branche qui s'élèverait toujours un peu plus vers le ciel. Ce ciel, tantôt orageux, tantôt d'un calme aussi radieux qu'inquiétant, que le résident de Brighton, avec femme, enfants et éternels démons, s'est juré de repousser. Pour s'interdire toute limite et refuser d'admettre que tout serait déjà joué...
Mick Harvey parti, le plus littéraire des bluesmen scelle définitivement son union créatrice avec Warren Ellis, brillant façonneur de paysages sonores. "Les arbres se moquent bien du chant des oiseaux..." Ainsi démarre ce sinueux mais harmonieux recueil de ruminations d'un Cave voyeur, observateur de la vie qui passe, notamment sous ses fenêtres : le rituel de séduction, sexuel, auquel se livrent les gamins d'aujourd'hui, gavés de modernité et de téléréalité. "On devient vieux, on devient froid", soupire le chanteur, entre regrets, douleur et soulagement. Tel un séisme en suspens, la basse fait vibrer le fragile édifice de claviers, de percussions ou de violons crissants tissés par Ellis et ses acolytes, tout au long des délicatement apocalyptiques "Wateris Edge", "Jubilee Street" ou l'incantatoire "Higgs Boson Blues". Cave grogne, gémit, déclame ou chantonne avec une sensibilité neuve jusqu'à l'ultime soupir de l'album, conclusion d'un récit fragmenté et trouble sans message ni morale :
"Ce n'est que du rock'n'roll, mais ça touche directement l'âme"... Nick Cave est bien le chaînon manquant entre Robert Johnson et Leonard Cohen.
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Le consensus est général et, en vérité, tout à fait mérité : Nick Cave avant ou après, avec ou sans ses Mauvaises Graines est un grand artiste. Il aura fallu ramer longtemps et enchaîner moult albums prodigieux pour que l'australien en arrive là.

En 2013, un nouvel album des Bad Seeds et de leur ténébreux leader est un évènement, d'autant plus qu'on attend ça depuis quasiment cinq ans. Certes, Grinderman, versant rock déjanté de la formation, est passé par là mais, c'est entendu, si le line-up en était similaire, le propos était tout autre. On peut d'ailleurs attribuer à l'existence même de cette formation alternative l'assagissement notable d'un Push the Sky Away pas exactement serein mais audiblement moins tendu que ne le furent les précédentes livraisons du combo.

Musicalement, on peut, donc, facilement assimiler l'album à un recueil de ballades. Il y a bien quelques montées de sève (Water's Edge, We Real Cool), plus dans la tension que dans l'électricité d'ailleurs, et quelques bizarreries (We Real Cool où Tom Waits n'est pas très loin et Finishing Jubilee Street et son ambiance à la Scott Walker), tout ceci de fort belle tenue, précisons-le, mais l'ensemble, indéniablement, tend au calme et à l'épure... Pas à la facilité, cependant. Parce qu'il y a les arrangements et là, vavavoom !, c'est du velours, de la soierie fine... Pour un résultat qui tutoie souvent la perfection auquel il faut évidemment associer Warren Elis, directeur musical/arrangeur à l'emprunte bien marquée.

Des exemples ? Le Gainsbarrien et cotonneux We No Who U R déjà, tout en délicatesse et en détachement. Le rock retenu et presque gospelisant de Wide Lovely Eyes, ensuite. Le folko-classisant Jubilee Street où l'arrangement roots'n'rock est glorieusement pondéré par des cordes évocatrices. Mermaids, éthéré, ambien à l'implaccable mélodie où la belle voix basse de Nick fait vraiment un effet baeuf. Higgs Boson Blues où on a presque l'impression de croiser Neil Young et son Cheval Fou dans un de leurs exercices de rock faussement calme, sous tension. Et encore la chanson éponyme pas si éloignée (ne fuyez pas !) des ambiances parfois tressées par un Peter Gabriel... Un vraie belle collection qui ne souffre aucunement des tempi généralement ralenti, sa dynamique est dans la grâce, pas dans l'excès.

Il y en aura, forcément, qui regretteront que ça ne s'énerve pas plus souvent... On leur conseillera les deux Grinderman. Les autres peuvent y aller les yeux fermés (et les oreilles grandes ouvertes) parce que, définitivement, Nick Cave est un grand artiste et qu'ici particulièrement, il donne le meilleur de lui même, un peu comme sur les cultes Murder Ballads, ceci dit pour situer l'exquise qualité de l'objet Push the Sky Away. La grande classe, quoi !

Nick Cave: vocals, piano, electric piano,
Warren Ellis: violin, viola, tenor guitar, flute, synthesizer, electric piano, loops, backing vocals,
Martyn P. Casey: bass (1-6, 8), backing vocals
Barry Adamson: bass (7, 9), backing vocals
Conway Savage: vocals, backing vocals
Thomas Wydler: drums, backing vocals
Jim Sclavunos: percussion, backing vocals
&
George Vjestica: twelve-string guitar (4, 5), backing vocals (5, 8)
Chris Dauray: saxophone (8)
Jessica Neilson: bass clarinet (8)
Ryan Porter: trombone (8)
Antonio Beliveau: backing vocals (1, 3, 7, 9)
Aya Peard: backing vocals (1, 3, 7, 9)
Jason Evigan: backing vocals (1, 3, 7, 9)
Natalie Wilde: backing vocals (1, 3, 7, 9)
Martha Skye Murphy: backing vocals (1, 3, 7)
Children Of Ecole Saint Martin: backing vocals (4, 8, 9)
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Il semblerait que Nick Cave ait entrepris de se dédoubler : le groupe Grinderman hérite de sa rage, tandis que les Bad Seeds conservent les ballades. Personnellement, cela ne me dérange pas, préférant de loin le crooner de Boatman's Call à l'énervé de Your Funeral...My Trial. Cela dit, force est de reconnaître qu'il manque un petit quelque chose ici. Certains titres, comme Jubilee Street, esquissent des envolées, mais sans folie, comme si le chanteur était sous médicaments, incapable de laisser le fauve s'exprimer. Quand on compare cet album avec No More Shall We Part, qui demeure, selon moi, son chef d'oeuvre, on a un sentiment d'anesthésie, de castration, que la pochette, froide et maîtrisée, retranscrit à sa façon.

Sinon, le livret contient une dizaine de pages, avec des photos en couleurs, ainsi que les textes des chansons, raturés et datés, à la façon de brouillons originaux. Comme d'habitude, Nick Cave signe les paroles, mais il partage désormais la paternité de la totalité des musiques avec Warren Ellis, l'effrayant barbu qui l'accompagne aussi sur des BO, notamment celle, particulièrement réussie, de The Assassination Of Jesse James.

En ce qui me concerne, je suis déjà séduit par cet album, mais sa retenue ennuiera à coup sûr les fans de la première heure, qui trouveront, à raison, que tout cela ne ressemble plus guère à du rock.
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Nick cave a tellement navigué entre plusieurs styles, qu'il est difficile de savoir si ce disque le montre prenant une direction définitive.

Une chose est sûre : il est la parfaite bande son d'un univers situé quelque part entre "True Detective", "Soprano", Pink Floyd ("High Boson Blues") et le Lennon de "Working Class Hero" ("We Real Cool"), à mi-chemin entre chant et registre parlé, entre éther et tension.

En dépit de toutes ces réminiscences, Nick Cave parvient à rendre l'ensemble cohérent et personnel.

Les chansons pénètrent dans le cerveau immédiatement ("We No Who U R" -et le chœur de Marha Skye Murphy, "Push The Sky Away"...) ou seulement après plusieurs écoutes ("Wide Lovely Eyes"...), mais tout est réussi.

Les Bad Seeds habillent ce disque à la perfection. Nous sommes loin des stridences à la Grinderman (conséquences du départ du guitariste Mick Harvey ?), c'est un Cave plus énigmatique, plus lent, mais tout aussi puissant finalement, comme un ciel chargé d'orages qui n'éclatent jamais mais menacent toujours.

Au niveau des textes, Cave privilégie souvent le climat à la compréhension immédiate et on oscille entre fulgurances poétiques et rivages obscurs baignés de religiosité, sans que cela nuise à l'écoute. Il y a même un moment étonnant où Cave rejoint Capdevielle (non, non, ne fuyez pas). Sur "High Boson Blues", en entendant "Et si je meurs ce soir / enterrez-moi dans mes chaussures jaunes préférées en cuir verni / avec un chat momifié et un chapeau en forme de cône / que le califat forcé sur les Juifs", j'ai de suite pensé à "Fantôme de Fortune" sur Vertigo : "Mettez deux pièces sur mes paupières/ Quatre roses rouges sur ma bouche/ Vendez mes rêves aux enchères/ Tirez mes dernières cartouches/ Donnez mes doutes à mes fils/ Et que la fanfare joue plus fort".

Un disque d'ambiance(s) très recommandable dans une discographie touffue.

A noter l'incroyable caractère pusillanime du site qui floute le corps de Mme Cave (Susie Bick, loin d'en être une !) qui orne la couverture.
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15è album studio de Nick Cave et les Bad seeds, le premier depuis cinq ans, et c'est un grand cru !
Une pochette magnifique, pour une fois, et qui rappelle un peu la session photo de The Madcap Laughs (mais c'est Mme Cave en personne qui pose) et un album enregistré au soleil de Saint-Rémy de Provence : voilà pour l'emballage. Pour ce qui importe, c'est-à-dire les chansons, je ne partage pas les avis lus ici ou là d'une évolution vers un son plus "atmosphérique". Avec son compère Warren Ellis - mais sans Mick Harvey -, Cave me semble en fait être revenu aux fondamentaux. A la première écoute, on craint que Cave ne soit reparti sur la période piano-intimiste de Boatmans Call et on note l'absence des accès de furie si coutumiers du bonhomme. L'album est certes intime et joué sur des tempos lents mais on y retrouve toute l'intensité des premiers Bad Seeds ('Water's edge' ou 'We real cool', avec leur basse spectrale et leurs superbes arrangements auraient pu être sur Tender Prey) et l'ampleur et la sensibilité de ses chefs d'oeuvre de la maturité (l'extraordinaire 'Jubilee Street', son lancinant violon, son crescendo de cordes, ou le subime chanson-titre auraient eu leur place sur Let Love in). Bref, du pur Nick Cave qui ravira les aficionados et une oeuvre qui ne cède pas à la facilité, un de ces albums qui se méritent, maturent et refusent un avis précoce et tranché.
Un regret toutefois : la voix est moins mise en valeur qu'à l'accoutumée et des textes assez plats au regard de ce que le bonhomme est capable de faire (même si le titre 'le blues du boson de Higgs' est sans conteste le meilleur de l'année)...
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le 7 avril 2013
Nick Cave sait toujours ciseler de jolies mélodies et leur donner une belle ampleur. Sauf qu'il semble désormais se préoccuper de soigner ses fans, de faire du Nick Cave pour fidèles, alors que la rébellion et l'ironie ne sont plus là.
Il y a bien son trip religieux, récurrent, qui lui donne un petit air de Leonard Cohen ou de Neil Young (ces gens pleins de talents qui ont su faire naître la ferveur, chez leurs fans comme dans leur esprit), et qui lui confère un semblant de profondeur, il y a aussi des ballades pas trop mal, comme dans Abattoir Blues - The Lyre Of Orpheus.
Mais cela fait longtemps, 10 ans au moins, que Nick Cave ne nous a pas surpris par sa créativité explosive, ses rythmiques chahutées comme dans "Papa Won't You Leave Henry (2010 Digital Remaster)", ses errements hors des sentiers battus et sa liberté de ton.
Dommage.
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