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4,5 sur 5 étoiles
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4,5 sur 5 étoiles
Format: Blu-ray|Modifier
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Réalisé trois ans après The Front page, Fedora (1978) était une oeuvre dont Billy Wilder gardait un souvenir amer allant ainsi à confier dans ses conversations avec Cameron Crowe :" l'idée du film a été mise kaput dès le moment où nous avons commencé les tests à Munich (...); ce n'est jamais devenu un second Boulevard du crépuscule". La mention à son chef d'œuvre de 1950 où un jeune scénariste tombait sous l'emprise d'une ancienne star du muet donne une idée du niveau qu'espéraient atteindre Wilder et son vieux complice I.A.L Diamond. Le problème posé par le personnage principal féminin ainsi que les différents avatars auxquels dut faire face Wilder durant la préparation et le tournage peuvent expliquer cette déconvenue qu'un succès au box-office aurait vraisemblablement effacé. Il n'eut pas lieu et on peut le regretter tant la structure en flashback du scénario sert magistralement cette fable sur la célébrité et le temps qui passe : le producteur Barry Detweiler se remémore,lors des funérailles de la mythique actrice Fedora,les circonstances de leur dernière rencontre en Grèce où il était venu la convaincre d'opérer son retour sur grand écran pour une nouvelle adaptation d'Anna Karenine. Recluse sur une île, surveillée par un entourage inquiétant, arborant des lunettes noires et des gants blancs, l'actrice lui avait semblé quasiment inchangée. Outre ses opérations de chirurgie esthétique quel secret ses sautes d'humeur et ses discours paranoïaques pouvaient-ils bien dissimuler ? A l'heure où Hollywood considère comme retraitée toute comédienne ayant plus de trente ans et où les vedettes se façonnent à coups de bistouris des visages lunaires au lissage glaçant, Fedora apparait comme une charge prémonitoire sur les effets dévastateurs de la célébrité mais aussi comme une réflexion nostalgique sur le culte du jeunisme qu'entretient notre société et dont Wilder dans les années 70 eut personnellement à subir les conséquences ("des gamins barbus dirigent les studios" fait-il dire au producteur sans le sou que joue Holden). La force de la mise en abime est telle qu'elle atténue l'aspect un peu trop explicatif et théâtral de la partie autour de la dépouille de l'ancienne Aphrodite d'Hollywood. Last but not least,Fedora permet de retrouver, dans un troublant jeu de miroirs, l'acteur principal de Sunset boulevard qui représenta pour Wilder,dans les années 50, un interprète privilégié( Stalag 17, Sabrina). Présenté par Carlotta dans un nouveau master restauré (vost ou vf,format 1.85 respecté 16/9 compatible 4/3) l'éditeur a vraiment mis les petits plats dans les grands en livrant un deuxième dvd qui relate, durant pas moins de 87 minutes, la genèse de Fedora. Ce chant du cygne réalisé par Robert Fisher constitue un reportage des plus éclairants: outre le témoignage très franc de Marthe Keller relatant ses difficultés sur le tournage de l'avant dernier opus de Wilder, il permet de retrouver Michael York qui apporte une contribution des plus émouvantes.
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le 31 janvier 2015
On associe le nom de Billy Wilder aux comédies qui ont fait sa célébrité, "Certains l’aiment chaud" en tout premier lieu. C’est négliger une partie importante de son œuvre, composée aussi de films noirs (à commencer par "Assurance sur la mort", son premier grand succès) et oublier la part de tragédie et de cynisme qui s’immisce dans la plupart de ses comédies. La frontière entre drame et burlesque est parfois ténue, c’est le cas notamment dans "Sunset Boulevard". On a souvent voulu voir dans "Fedora" une sorte de remake de cet autre grand succès de Wilder, et un remake raté par un réalisateur fini. Il y a effectivement des points communs, mais ces deux films sont fondamentalement différents. L’un se voulait encore comique, l’autre est exclusivement tragique, et ils suivent un processus narratif totalement différent. J’étais curieux de découvrir "Fedora", cette dernière réalisation parfois si décriée de Wilder (son dernier film, "Buddy, Buddy" a répondu à une demande plus qu’à un désir de création). Surprise, "Fedora" est un film magnifique, probablement son meilleur, et à coup sûr l’une de ses œuvres majeures. Je l’ai vu, j’ai été secoué ; je l’ai revu peu après, il m’a à nouveau bouleversé, et m’a offert une vision différente, enrichie, qui m’a à nouveau permis de me poser beaucoup de questions, car ce film fait partie de ceux qui ne se terminent pas quand apparaît le mot fin. Tout cela, peu de films le permettent. En général, c’est sitôt fini sitôt oublié, et une nouveau visionnage est source d’ennui. "Fedora" serait inférieur à "Sunset Boulevard" ? Ce n’est vraiment pas mon avis. Le premier est une tragédie pure, là où le second mêle burlesque et drame. Est-ce une qualité ? J’ai vu et aimé "Sunset Boulevard", je l’ai revu plusieurs années après, et il m’a été difficile de rentrer dedans, car le comique très lourd du début m’a profondément gêné. Gênante aussi a été tout au long du film l’exagération dans le jeu de Gloria Swanson, censée rappeler qu’elle était une vedette du muet, mais exaspérante dans sa vraie vie. À l’inverse, tout est parfaitement comme il faut dans "Fedora". Le découpage est plus complexe, la tension plus intense car elle ne se laisse pas distraire. Et le drame est encore plus dramatique. Pourquoi alors ce discrédit ? Peut-être justement parce que l’on attendait du comique chez un auteur trop connoté à tort comme comique. Certainement parce qu’il a été réalisé hors du système hollywoodien, et hors de ses budgets promotionnels, qui plus est en Europe, où cette histoire d’Américains vivant hors de leur sphère, filmée qui plus est par un autre Américain, est forcément un peu déplacée, d’autant plus que l’Américain qui filme est un Européen de souche revenu après plusieurs décennies d’exil dans son territoire natal qui lui est devenu et où il est devenu terriblement étranger. Certainement parce que les vedettes sont une vieille gloire tombée dans l’oubli (Holden) et deux actrices européennes à la carrière étincelante mais discrète. Il est difficile d’imaginer une actrice plus merveilleusement adaptée à son rôle que Marthe Keller, d’une beauté éblouissante et d’un jeu profondément juste. Elle est d’autant plus parfaite que, après s’être fait remarquer dans des grands succès du nouveau cinéma américain (Marathon Man, Bobby Deerfield) où on faisait appel à un jeu très spontané, elle se trouve ici confrontée à des directives très strictes qui mettent un peu mal à l’aise une actrice peu habituée à un tel traitement, comme Antonia est très gênée dans le rôle qu’on lui impose. On a enfin reproché à ce film (et à Wilder) d’être une résurgence anachronique du cinéma d’antan. Wilder filme à l’ancienne, c’est vrai, accompagné par une équipe qui réunit l’élite si admirée (Alexander Trauner, Mikos Rozsa !) du cinéma européen, puis de la grande époque d’Hollywood, devenue un peu obsolète, ce qui ne gâche en rien ses qualités. Le travail à l’ancienne, rigoureux et précis a fait place à un cinéma plus spontané où "des jeunes barbus ont la cote, ils se passent de scénario et préfèrent les caméras légères" (comme le dit le héros principal), mais il serait quand même incroyable de démolir "Fedora" sous ce prétexte alors qu’on continue d’encenser "Sunset Boulevard", réalisé selon les mêmes méthodes par une équipe beaucoup moins prestigieuse (Waxman n’est pas Rozsa, Dreier, Meehan, Comer et Moyer sont restés d’obscurs anonymes, alors que Trauner - L’Âge d’or de Bunuel, À nous la liberté de René Clair, Remorques de Grémillon, Quai des brumes, Le jour se lève, Les Enfants du paradis de Carné, L’Homme qui voulut être roi de Huston, Don Giovanni de Losey, Coup de torchon de Tavernier, Tchao pantin de Berri, et jusqu’à Subway de Besson en passant par certains des films majeurs de Wilder ! – est toujours considéré comme le plus grand maître décorateur de son époque).

Un film marquant, donc, réalisé par une équipe de rêve et des acteurs formidables. Une mention spéciale pour Marthe Keller, immense actrice alliant charme et intelligence, volonté et fragilité, classe et discrétion, et un grand bravo pour la restauration et l'édition du bluray,qui nous offre à côté du film deux compléments très intéressants.
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le 14 juin 2014
je l'attendais depuis longtemps, enfin ce chef d'oeuvre est édité en dvd et n'a pas pris une ride. Ce film nous replonge par flash-backs dans le Hollywood de l'âge d'or. Marthe Keller est sublime, William Holden plus vrai que nature en producteur désabusé. En prime, des bonus très intéressants sur le making off. A ne rater sous aucun prétexte
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le 3 janvier 2015
Dernier chef d'oeuvre de Billy WILDER, FEDORA est un méta film du niveau de Sunset Boulevard (de wilder également), une étoile est née de Cukor, Mulholland Drive de Lynch ou encore Lylah Clare d'Ulrich. Mélancolique, tragique et émouvant, on regrettera juste que le personnage principal feminin n'ait pas été interprété par une authentique star ce qui aurait (comme pour Sunset Blvd) approfondi la mise en abîme suggérée par exemple par la présence d'Henry Fonda dans son propre rôle. Une édition Carlotta absolument parfaite avec un documentaire passionnant.
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le 22 décembre 2014
Un grand Billy Wilder... un scénario superbement ficelé... William Holden, Marthe Keller, Hildegard Kneff et José ferrer.... Un grand film noir sur les mirages de Hollywood, et une déclaration d'amour désespérée au cinéma.... Envoutant et vénéneux...
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le 3 mai 2014
Sans doute pas le meilleur Billy Wilder, mais après "Sunset Boulevard" la boucle est bouclée sur les illusions perdues du cinéma! William Holden est toujours extraordinaire malgré l'âge!
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le 9 mars 2014
Dernier grand film de Billy Wilder, invisible depuis longtemps, une réflexion sur le cinéma qui fait écho à "Sunset Boulevard" ; Décors magnifique d'Alexandre Trauner.
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le 23 janvier 2014
Great movie, nowhere available but in France on Blu ray.
So can anyone who will buy/has bought this product tell me if the French subtitles can be switched off??
Thanks for that!
77 commentaires| 9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 octobre 2015
Tout est parfait et même après la fin du film on reste envoûté
Merci aussi à Marthe Keller qui est toujours aussi gracieuse et subtile dans son jeu
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le 18 mai 2014
un très bon film réalisé par Billy Wilder et très bien interprété par Marthe Keller , malheureusement trop peu employée, excellente comédienne Solange
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