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C’est le 20 décembre 1600 à Florence que Giulio Caccini publia son "EURIDICE" agrémenté d’une préface dont les principes révolutionnaient le style des oeuvres musicales composées jusqu’alors.
Il devançait en cela Jacopo Peri, son rival, qui avait lui aussi composé et fait représenté le 6 octobre au Palazzo Pitti un opéra du même titre sur un même texte, l’Euridice d’Ottavio Rinuccini. Mais l’Euridice de Caccini ne fut créé qu’en 1602 (année de naissance de Francesco Cavalli) dans les mêmes lieux.
Mais ni l’un ni l’autre ne furent le tout premier opéra puisque Peri avait déjà composé un Dafne en 1597 (non retrouvé).
Caccini de son côté avait aussi composé « Il rapimento di Cafalo » (l’enlèvement de Céphale - nous n’avons a priori conservé que quelques extraits de sa musique) qui fut le point culminant des célébrations pour le mariage du roi de France Henri IV et de Marie de Médicis à Florence le 9 octobre 1600 dans la Sala delle Commedie dans le Palais des Offices devant un public de 3000 messieurs et 800 dames, trois jours après la représentation de l’Euridice de Peri ...
Caccini et Peri se connaissaient bien, ils avaient fait partie des auteurs des intermèdes de la Pellegrina (1589).

Mais la rivalité de Caccini et Peri ne s‘exprima pas que dans la chronologie de leurs productions mais aussi et surtout dans le style.

Car Giulio Caccini (1551-1618) fut un grand chanteur. Toute sa vie, il chercha à affiner son art afin qu'il réponde à son idéal d'homme. Ce qui lui fit notamment écrire « Cet art (le chant) ne souffre pas la médiocrité et nous devons retrouver, avec science et amour, toutes les finesses qui sont propres à son excellence. C'est cet amour qui m’a poussé à offrir ces quelques notices qui vont suivre pour montrer ce que doit faire qui professe le chant… » (préface à ses « Nuove Musiche » 1600).
Car Caccini a d’abord composé des chants pour voix seules (« car il me semblait qu’ils avaient plus de force pour charmer et toucher que plusieurs voix ensemble ») et il continua dans cette voie, encouragé par des gentilshommes romains qui n’avaient jamais entendu une harmonie émanant d’une voix seule qui « possédât autant de force pour remuer les passions de l’âme ».
Rupture avec la polyphonie « cette sorte de musique qui, ne laissant pas bien comprendre les paroles, gâte l’idée de vers, lacère la poésie ».

Chemin nouveau que Peri ne suivra pas. Et les détracteurs de Caccini qualifieront ses monodies de monotones alors que ce changement s’opère au service de l’émotion. Evolution qui sera approuvée par Descartes dans son « Compendium Musicae » : « la musique n’a plus pour finalité de refléter l’harmonie de la création mais bien de plaire et d’émouvoir en nous des passions variées ».

Passons pour abréger sur les divergences concernant l’interprétation, les différences entre le parlar cantando et le cantar parlando, souvent sujettes à confusion et diversement interprétées.

Mais revenons à notre Euridice : J’ai d’emblée été séduite par le prologue, en grande partie sans doute grâce à la voix de Silvia Frigato qui chante avec une projection qui a aussitôt emporté mon adhésion. De même pour les échanges entre les Ninfes, le berger et le chœur au début de l’acte unique. Et de fait j’ai aimé le reste même si cette musique n’est pas aussi variée que celle de l’Orfeo de Monteverdi composé 6 ans plus tard. Car …. il faut bien l’évoquer, cette Euridice de Caccini semble généralement très décriée du fait que 6 ans plus tard un opéra à la musique plus variée a fait l’unanimité. Eh bien personnellement tout le bien que je pense de l’Orfeo ne m’empêche nullement de goûter aux délices d’Euridice. Et d’ailleurs cette œuvre a nécessairement influencé Monteverdi.

Alors oui j’ai apprécié le Concerto Italiano dirigé par Rinaldo Alessandrini et je suis très satisfaite du choix de cette version de chez Naïve, interprétée avec plus d’engagement que la version antérieure chez Ricercar.
Je précise que l’Euridice de Peri, que j’ai écoutée, n’est pas pour moi inintéressant mais ne présente pas le même attrait.

Le livret comporte un texte de présentation bilingue (français, anglais) ainsi que le texte complet d’Ottavio Rinuccini et sa traduction bilingue.
22 commentaires| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 avril 2014
contemporain de l'orféo de Monteverdi, cet opéra de circonstance( joué lors du mariage d'henti IV et de Marie de Médicis, n'en possède ni la force ni la variété d'invention.
11 commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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