undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW Stockage illimité pour les photos et bien plus encore cliquez_ici Yamaha Day Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux en or rose

  • Démon
  • Commentaires client

Commentaires client

4,2 sur 5 étoiles
13
4,2 sur 5 étoiles
Format: CD|Modifier
Prix:19,99 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Tout bon disque de prog conceptuel comprend d'abord un sujet original. Et c'est le cas avec ce scénario basée sur le contenu d'un mystérieux manuscrit trouvé à Pragues dans les débris d'un appartement incendié. Ecrit par un ancien résident, ce livre bourré de diagrammes et d'obscures références fait état de la présence au cours des siècles d'une entité démoniaque dévolue à semer le mal dans le monde. Cette histoire étrange aux relents fantastiques, rapportée par le père du claviériste Thomas Andersen, constitue la base d'une oeuvre complexe et cohérente découpée en quatre parties. Le groupe a choisi d'en accentuer l'étrangeté en enrobant les textes, qui traduisent une fascination aussi bien pour le sujet du livre que pour son auteur à l'esprit dérangé, d'une musique semblable à une pulsion dantesque descendue des fjords nordiques. On y retrouve toujours cette propension du groupe à délivrer des mélodies oniriques et mélancoliques entre post-rock et rock alternatif à la Radiohead, marquées par quelques références au folklore nordique. Mais sur cet album, la musique est en plus épicée ici par un violon nostalgique échappé des steppes occidentales, là par un accordéon distillant une polka surréaliste, ailleurs par une voix fantomatique piquée des craquements typiques d'un 78 tours abimé, quand ce ne sont pas des bruitages ésotériques ou des riffs atonaux qui ouvrent de nouvelles possibilités sonores. Intitulée Death Room, la dernière longue pièce a quelque chose de malveillant, se prolongeant comme le cauchemar sinistre d'un patient psychiatrique. Le texte y est directement emprunté au manuscrit (apparemment toujours consultable dans la célèbre librairie du monastère de Strahov à Prague), les paroles étant amplifiées par des accords lugubres trafiqués par l'électronique qui conjurent une malédiction ancestrale issue du fond des âges. Demon est un disque magique, à la fois éthéré et perturbant, qui déroule ses fastes maléfiques à l'extrémité arty d'un rock progressiste vraiment créatif. Superbe !
0Commentaire| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 mars 2014
Mais jusqu'où s'arrêteront-ils ?
Ce Demon est digne des deux momuments que sont Night et Tick tock. Les Norvégiens de Gazpacho sont d'énormes compositeurs et ils ont pondu là un nouvel album monstrueux qui ne ressemble à rien d'autre. Tentez l'expérience : allongez-vous dans la pénombre, fermez les yeux et laissez-vous emporter à travers les mélodies toutes plus inspirées les unes que les autres. Il faudra un million d'écoutes pour saisir toutes les subtilités de leurs arrangements. Il semble que plus le temps passe et plus leur créativité monte en puissance. Comme d'habitude les lignes mélodiques sont imprévisibles mais elles trottent vite dans la tête. Les structures (à part The cage, calibré à la Winter is never) sont étranges, mais connaissez-vous beaucoup de groupes dont les morceaux soient si surprenants, si peu conformes aux structures habituelles, tout en étant des brûlots d'inspiration mélodique ? Ah nom de Zeux, ça faisait un moment que je n'avais pas pris un tel uppercut... Dis monsieur Amazon, on peut mettre dix ou vingt étoiles ?
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Je connaissais Gazpacho depuis pas mal de temps déjà. J’avais adoré les albums Night et Tick Tock, mais un peu lâché depuis. Ils sont norvégiens et proposent depuis 2003 une musique résolument progressive et particulièrement originale, mêlant parfois électronique et musique folklorique pour obtenir un savant mélange. Au final, leur seul but est la recherche d’un esthétisme absolu, souvent minimaliste, qui touche l’auditeur en plein cœur. Pour cela, le groupe bénéficie d’un certain nombre de cordes à son arc. D’abord un chanteur assez incroyable, Jan Henrik Ohm, à la voix plutôt basse et très émouvante. Pour l’épauler, on trouve Jon-Arne Vilbo (guitares), Thomas Andersen (claviers), Lars Erik Asp (batterie), Kristian Torp (basse) et Mikael Krømer (violon, mandoline). Sur cet album sont aussi crédités Stian Carstensen (accordéons et banjos) et Charlotte Bredesen (chœurs). L’autre aspect étonnant de Gazpacho est que chaque album, ou presque, aborde un thème. Ils parlaient de Saint-Exupéry dans Tick Tock, et cette fois-ci, pour leur huitième album, le thème est celui d’un vieux grimoire découvert en République Tchèque qui raconte la traque sur plusieurs siècles du "démon" ; ouvrage écrit par un auteur inconnu à la longévité surprenante. Une partie des paroles de l’album est carrément extraite du grimoire aujourd’hui conservé dans une bibliothèque de Prague, principalement pour les étudiants en psychiatrie (ah oui, quand même !). Vous l’aurez compris l’ambiance est des plus pesante, grave, noire, et même possédée sur le dernier morceau. En principe, il n’est pas facile de parler d’un morceau en particulier dans un tel album, pourtant je vais quand même essayer.

On trouve quatre morceaux, pour une durée de (seulement) quarante-cinq minutes avec un placement assez surprenant puisque le morceau fleuve I've Been Walking est découpé en deux parties, placées en première et troisième position avec, au compteur, respectivement neuf minutes et quarante-sept seconde et douze minutes et trente secondes. Le dernier morceau, le tout aussi essentiel Death Room, pèse dix-huit minutes trente alors que le deuxième morceau, The Wizard Of Altai Mountain et ses quatre minutes cinquante-deux reste à mon goût le maillon faible de l’album et la seule raison qui me fait hésiter sur la note à attribuer.

I’ve Been Walking Part 1 et Part 2 sont des morceaux superbes. La voix de Jan Henrik est assez basse, mélancolique à souhait, il est souvent à l’unisson du violon de Mickael ou des sons profonds de violoncelle qui ponctuent le morceau. Un des passages les plus émouvants dans la Part 1 est proche de Steve Hoghart et Steve Rothery dans Marillion, on jubile. J’attribue aussi un prix spécial à Kristian et à son jeu de basse, qui nous prouve qu’on n’est pas obligé de faire compliqué pour faire du prog et que son jeu, souvent simple, n’a qu’un seul but : ajouter de la profondeur à la beauté du morceau. Dans Part 2, la mélancolie passe à une étape supérieure, inquiétante, lourde et les extraits d'une cantatrice sur vieux gramophone ne sont pas là pour égayer les choses. On frissonne presque. On note aussi plusieurs interventions de chœurs bien placés qui viennent accentuer cette ambiance étrange et dérangeante. Le final au violon seul, comme déjà entendu sur Night par exemple, est magnifique.

Deathroom, est la dernière étape, le Malin semble posséder cet album, d’ailleurs des bruitages vous font sursauter à plusieurs moments-clefs. C’est un magnifique moment, assez solennel dont les paroles sont extraites du grimoire. L’intro minimaliste est constituée d’un riff de banjo lancinant, de clappements de mains et d’interventions de violons dissonants. Le tout à écouter fort ! Alternance de passages flippants et de passages d’une grande beauté faisant par moment penser à du Radiohead, et à d'autres encore à du Muse. Dans tous les cas, c'est très inspiré.

Reste donc le second morceau The Wizard Of Altai Mountain. Si les deux premières minutes sont passables, le reste est assez difficile à accepter. On semble tout à coup plongé dans le quartier juif de Prague, mêlé à la foule dans un bar à écouter de la musique folklorique yiddish, une polka où violon et accordéon se partagent la scène. Je dois avouer que j’ai plusieurs fois passé le morceau pour retrouver au plus vite le Part 2 de I’ve Been Walking, ô combien jouissif. Je dois avouer je ne suis pas très polka comme mec.

N’êtes-vous jamais allés dans un musée d’art moderne ? A contempler des œuvres en vous disant que n’importe quel gamin de maternelle pourrait faire un barbouillage pareil, alors qu’à côté de vous certains sont en extase et peuvent vous parler de ce "Carré blanc dans un cercle bleu" de quatre mètres sur cinq pendant des heures avec des larmes aux yeux ? Eh bien Gazpacho, c’est pareil. La plupart des gens vont passer à côté et ne pas avoir la patience nécessaire. Je vous confirme qu’à la première écoute, je n’ai pas accroché et que deux semaines plus tard, après une bonne vingtaines d’écoutes, certains passages de I’ve Been Walking me font carrément monter les larmes aux yeux. Inexplicable effet Gazpacho !

Retrouvez cette chronique, et bien d'autres, sur notre webzine auxportesdumetal.com
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 avril 2014
Je découvre ce groupe avec cet album et voilà une excellente surprise! Décontenancé à la première écoute, j'ai failli renoncer. Mais j'ai insisté et grand bien il m'a pris! En effet ce disque se dévoile après de longues écoutes attentives (OK c'est ce qu'on recherche avec le rock progressif de toute façon), les structures des morceaux assez complexes font que l'on apprécie ce "demon" sur la durée. Toutes les chansons sont très travaillées. Elles s’enchaînent et s'accordent bien au fil de l'histoire du disque. C'est beau et prenant et ce skeud fini par être addictif. Seul bémol à mon goût, la musique de ce groupe est un peu trop minimaliste et peut rebuter les auditeurs qui, comme moi, aiment les chansons un peu plus "épicées". Si vous aimez passer du temps à écouter un disque avant qu'il ne révèle toute sa saveur, foncez sur Gazpacho (le groupe, hein, pas le plat!), Demon est fait pour vous!
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 mars 2014
En 2014, après déjà huit albums au contenu très évolutif, "Gazpacho", le groupe au nom le plus inapproprié de l'histoire du rock, signe un disque en forme de boucle bouclée depuis son incontournable Night sorti en 2007.

En retournant à une structure très progressive, telle qu'ils en construisaient du temps de "Night" et Tick Tock (2009), avec peu de titres, mais étirés sur une durée de cinq à presque vingt minutes, nos musiciens norvégiens donnent effectivement l'impression d'un retour en arrière. Pourtant, à bien écouter ce dernier album en date, il est possible d'y déceler très vite la marque de l'évolution musicale entamée avec Missa Atropos (2010) et March Of Ghosts (2012). Ouverte sur le monde caucasien, la musique de Gazpacho s'est peu à peu teintée de multiples influences à travers le temps, ici régurgitées de manière magistrale. De cœurs lyriques en viole baroque, de harpe mystérieuse en orchestre bavarois, toutes les références utilisées par nos musiciens augurent de la portée postmoderne d'une musique riche et ambitieuse.
Et parallèlement, la parenté avec des groupes de britpop comme Radiohead est toujours de mise.

La recette de "Gazpacho" (sic !) est désormais parfaitement rodée : Une rythmique lente, dure et épurée, sur laquelle se détache l'interprétation lumineuse du chanteur qui assure quasiment toute la partie mélodique (ici épaulé par le violon, davantage présent que sur les albums précédents), dont les accents s'imposent un peu plus à chaque écoute, jusqu'à devenir entêtants. Après tant d'albums, la capacité du groupe à produire autant de mélodies inspirées relève de la prouesse !
Et puis il y a les thèmes. Chaque album étant construit sur une trame narrative au contenu onirique, "Démon" ne fait pas exception à la règle avec son histoire de livre démoniaque tout droit sorti de l'univers d'H.P. Lovecraft ! L'atmosphère de l'album est ainsi teintée d'une patine ténébreuse peut-être déroutante, qui surprend à la première écoute (en particulier lors des 18,30 minutes du quatrième titre), mais qui finit par disparaître peu à peu, derrière la beauté hypnotique des volutes entonnées par le piano, le chant et le violon.
Encore un album somptueux, peut-être plus opaque que les précédents, mais qui mérite plusieurs écoutes avant de délivrer tous ses mystères...
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 août 2014
N'ayant à ma sensibilité, pas le titre de "perle", d'album parfait, de ceux qui restent votre top toute une vie; il reste que DEMON est du très bon Gazpacho, oscillant entre style aérien, atmosphérique comme ils savent si bien le faire et passages un peu plus énergiques avec des originalités qui leur permettent de se renouveler. Un son toujours très bon; pour les intrigués, n'hésitez pas à jetter une oreille dessus!
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 août 2015
Mais je ne mets pas 5 étoiles. Il me manque toujours un je ne sais quoi avec Gazpacho. Cela dit, quels musiciens. Disons que je chipote et que c'est vraiment une appréciation personnelle. On est vraiment et malgré tout dans le très beau. J'imagine que les vrais fans doivent adorer.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 août 2015
Gazpacho déçoit rarement... Eh bien sur cet album le seul passage que je trouve décevant est le petit passage de musique tzigane, dont je ne voit pas l'intérêt dans le reste de l'album. Pour le reste, une fois de plus, que c'est beau!
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 juillet 2015
JE SUIS FAN DE CE GROUPE. TRES BELLES COMPOSITIONS. J ATTEND TOUJOURS AVEC IMPATIENCE LES NOUVEAUX ALBUMS DE GAZPACHO.
A DECOUVRIR ABSOLUMENT POUR CEUX QUI NE CONNAISSENT PAS ENCORE NOS AMIS NORVEGIENS
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 août 2015
Gazpacho représente le fleuron du Néo-Prog venu du froid. "Demon" est une réussite exemplaire, une de plus, de ces surprenants norvégiens.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

16,42 €
20,37 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici