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le 15 février 2006
Si l'on devait résumer la discographie du grand Moz, on pourrait distinguer deux catégories : d'un côté, les albums calmes et contemplatifs, avec à leur tête le majestueux "Vauxhall & I" ; de l'autre, les albums énergiques, dont le meilleur représentant est sans conteste ce "Your Arsenal". Superbement produit par l'ex-guitariste de Bowie, Mick Ronson (qui devait disparaître peu après), cet opus allie à merveille la voix chaude et inimitable de Morrissey avec des compositions rageuses, parfois teintées de rockabilly, aux refrains imparables ("We hate it...", "Certain People...", "You're the one...", "National Front Disco"). Trois ballades littéralement belles à pleurer permettent d'aérer l'ensemble ("Seasick...", "We'll let you know", "I know it's gonna happen", repris ensuite par Bowie !). Un des deux on trois albums essentiels de Morrissey. Indispensable !
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Voici le premier volet de l’exploration, avec le recul des années, d’une sélection des disques de mon adolescence. Des disques qui ont façonné mon univers musical et pour lesquels je me demande : sont-ils aussi bons ou même meilleurs que dans mes souvenirs ou vont ils désormais me paraître décevants, alors que je ne les ai pas écoutés pendant 10,15 ou 20 ans et que mon univers musical est, comme le vrai, toujours en expansion depuis le big-bang initial, ici la découverte des Pixies à 14 ans, en 1991 ?

Dans mes souvenirs, Your Arsenal avait été mal reçu par ma Bible de l’époque, j’ai nommé les Inrockuptibles, qui étaient alors encore un (très) bon magazine culturel. 1992, la fin des Smiths n’est pas très lointaine et les plaies sont encore béantes. Je n’ai pas (encore) retrouvé la chronique de l’époque mais quelques années plus tard, en 1995, dans son avis sur l’album Southpaw Grammar, le désamour voué à cet album était encore très présent sous la plume de JD Beauvallet : “Sur Your Arsenal, Morrissey avait ainsi jeté l’éponge et nivelé par le bas avec son groupe approximatif de rockabs au glamour crado : tatouages et concours de b***s à tous les étages, indigne”.

Alors très influençable, j’ai du je pense me conformer à la doxa, et vouer aux gémonies le son gras et luisant de Your Arsenal en lui opposant la grâce toute smithienne de Vauxhall and I, écouté des centaines de fois en pâmoison (et auquel je réserverai bientôt la même exploration).

Pourtant, venons en enfin au fait et à la musique, Your Arsenal est un excellent album. Je parlerai ici de la version remastérisée, mais je ne pense pas que les différences soient suffisantes pour justifier un tel écart d’opinion quant à la qualité du disque.

Deux énormes influences, imposantes, se dégagent sur cet album : celle de Bowie, période glam, et celle des Smiths, qui hantent les arrangements de ces chansons.

Dans la case Bowie, il y aura le son, celui du glam rock un peu sale, bien sûr la présence de Mick Ronson, guitariste de Ziggy à l’époque Spiders From Mars à la production (rien que ça), et le clin d’oeil plus qu’appuyé à la fin de Rock’n’Roll Suicide dans I know it’s gonna happen someday. La boucle sera bouclée quand Bowie reprendra cette chanson avec Tin Machine !

Pour les Smiths, évidemment il y a la voix les paroles et les intonations de Morrissey, mais cela va plus loin : le riff et l'esprit de Panic recyclés sur Glamourous Glue, les arrangements de guitare sèche sur les ballades qui rappellent Well I Wonder ou That Joke isn’t funny anymore, l’intro de Last Night I Dreamt that somebody loved me revisitée dans l’esprit sur I Know It’s gonna happen someday, etc.

Chacun peut l’interpréter à sa guise, manque d’inspiration ou hommage, nostalgie ou volonté de séduire les fans. Moi je trouve que cela fonctionne très bien. Groupe pas subtil ? Attaque personnelle non fondée selon moi, en réalité le groupe assure bien, faisant preuve de muscle quand c’est nécessaire et de finesse sur les morceaux lents et émouvants. Le niveau n’atteint peut-être pas les vertigineux sommets de l’œuvre des Smiths, mais par rapport aux chansons les plus rock du groupe (Panic, Sheila Take a Bow ou London), celles de Your Arsenal n’ont pas vraiment à rougir.

Je pense en fait que la presse française n'a pas digéré les sorties douteuses de Morrissey de l’époque, la pilule “National Front Disco” a eu du mal à passer et on le lui a fait payer en descendant injustement son disque. Son “England for the English” déclamé au sein de cette chanson a fait passer le chanteur pour un affreux nationaliste raciste (ce qu’il est peut-être, mais qu’on peut difficilement déduire de paroles à la seconde personne) , surtout qu’il vient après d’autres constatations / atermoiements sur l’état de l’Angleterre et la disparition des derniers véritables britanniques (We are the last of the truly british people you’ll ever know chante t-il, de manière magnifique, sur l’excellent We’ll let you know).

Morrissey, en effet, est égal à lui même. Il chante divinement bien, sans en faire des tonnes pourtant, et se révèle à parts à peu près égales narquois, plaintif, nostalgique et provocateur. Il est régulièrement très drôle, ce que les fans adolescents des Smiths avaient parfois tendance à sous-estimer. Il ne se renouvelle pas beaucoup certes, et ressasse ses thèmes de prédilection :

* le manque d’amour et l’auto dépréciation (No one has ever given me anything - personne ne m’a jamais rien donné ; but you see I’ve got no charm - mais voyez vous je n’ai pas de charme ; something that you’ll never do put your arms around me and tell me that you love me - quelque chose que tu ne feras jamais, mettre tes bras autour de moi et me dire que tu m’aimes)
* la perte d’identité de l’Angleterre (We look to Los Angeleez for the language we use - nous nous tournons vers Los Angeles pour le langage que nous utilisons (nous nous américanisons donc) - à noter que Morrissey vit désormais et depuis des année en Californie ; London is Dead - Londres est morte ; et donc le polémique England for the English - l'Angleterre aux Anglais)
* mais le plus amusant ce sont ses vacheries du genre We hate it when our friends become succesful and if they’re northern that makes it even worse - nous détestons quand nos amis ont du succès et s’ils viennent du Nord c’est encore pire !

Il y a deux types de morceaux sur l’album :
* les chansons rock, accrocheuses, un peu glam et sales, dans lesquelles le groupe fait le boulot et Morrissey assure le spectacle. Nommément, ce sont You’re gonna need someone on your side, Glamourous Glue, The National Front Disco, Certain people I know (en fait intermédiaire, assez légère et entrainante), We hate it when our friends become successful. Il y a également You’re The One for me fatty, totalement dispensable, un peu facile, dont les paroles tournent en boucle et qui faisait un piètre single. Tomorrow elle clôt le disque de belle manière, avec un Morrissey déprimé qui réclame de la tendresse et une musique qui joue du delay pour lorgner un peu vers How Soon is Now et en tout cas une ambiance un peu plus psychédélique, avec une ligne de basse énorme mise très en avant.

* Il y a aussi les morceaux dont les fondations reposent sur une guitare acoustique, et qui sont à mon sens les chefs d’œuvre du disque. We’ll let you know est une longue chanson à tiroirs avec de sublimes parties instrumentales, très bien arrangée, l’intrusion de chœurs au milieu est excellente et me transporte à chaque fois. Seasick Yet Still Docked rappelle les Smiths, dans son thème comme dans ses sonorités, c’est une vraie réussite aussi. I Know it’s gonna happen someday est à fendre le cœur, avec des thèmes battus et rebattus par le chanteur mais qui ne peuvent pas laisser insensibles présentés dans un tel écrin et avec une voix à tomber.

En résumé, Your Arsenal est un excellent disque de rock porté par un chanteur exceptionnel, si l’on accepte dans son jugement de mettre de côté la rancœur, le passé et les déclarations ambiguës de son interprète. Il a très bien vieilli et il me semble plus juste de le considérer comme un des meilleurs albums solos de Morrissey (Alllmusic.com) que comme un échec bas du front et bourrin.

Verdict : meilleur que dans mon souvenir.
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le 6 juin 2015
quel personnage et quel disque ! difficile de résumer en quelques mots ce qu'il représenta en grande bretagne pour sa génération, la mienne au demeurant... tout cela est tellement loin maintenant, mais par ci, par là, quelques flammèches dans le fond de notre coeur, même si est venu le temps des éternelles brumes...
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le 7 avril 2014
Morrissey reste lui même toujours avec de bonne aroles et une bonne presence sur scene quand on le voit n concert à travers le monde il est toujjours possible d assister à un concert
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le 9 avril 2014
Sans doute le meilleur album de Morrissey pour moi, entourer d excellents musiciens qui donnent a cet album un air rockabilly...
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Sûr de lui, Morrissey ouvre cet album avec un titre au riff très Batman: on ne convoque pas impunément le super-héros mais le fait est là: voilà bien un grand album et assurément l'un des meilleurs de son auteur. Pas moins de deux guitaristes: visiblement, il fallait bien ça pour remplacer Johnny Marr. Mick Ronson assure la production et, sans sonner rétrograde, confère un parfum intemporel classic rock à l'ensemble (plus de vingt ans après, l'album n'a pas pris une ride) et contrebalance idéalement un Morrissey qui reste bien lui-même, son chant affecté, ses paroles décalées, son sens de la composition légèrement ampoulée. Qui alterne ici rocks solides, ballades majestueuses et même un hit single imparable (dans un monde idéal): "You're The One For Me, Fatty". Les compositions sont donc soignées et l'album est très très bon. Pas fan des Smiths, c'est l'album qui m'a fait aimer le garçon et réessayer son ancien groupe. Pour moi, cela reste cependant son meilleur disque. Et, désolé pour les puristes, Morrissey se révèle plus intéressant et brillant avec sa carrière solo qu'avec son groupe mythique.
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