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4,5 sur 5 étoiles
8


MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 17 février 2018
Charlie Buffet raconte la vie du célèbre alpiniste suisse, 3ème homme à avoir gravi les quatorze 8000m et décédé d’un accident banal dans les Alpes en 2011. Le livre est agrémenté de nombreuses photos bienvenues, en noir et blanc et en couleurs.

On apprend beaucoup Erhard Loretan, qui ressort comme un personnage assez obstiné, et en même temps très peu sur l'alpiniste. Son enfance et sa passion très tôt pour l’alpinisme, son choix du style alpin accéléré… Loretan apparaît ainsi comme le précurseur et le quasi mentor du regretté Ueli Steck. Un des premiers à avoir inauguré la course de vitesse comme moyen de réduire l’exposition au danger. Mais l’ouvrage est aussi et surtout centré sur des aspects familiaux et de vie privé. Il laisse un sentiment d’insatisfaction tenace.

Charlie Buffet a beau être un alpiniste chevronné, il a écrit un livre de journaliste. Il a beau se défendre de verser dans le pathos, il met surtout en scène un héros pudique avec ses drames personnels, bien plus que ses ascensions qui sont parfois racontées à la vitesse d’un TGV (quinze lignes pour le premier enchaînement de trois 8OOO en 1983), et globalement sans véritable ressenti. Voici un exemple : « Avec un seul piolet chacun, Erhard et Norbert poursuivent leur descente sur le pilier « vache » en glace alternativement bleue et très dure, ou farineuse. Les heures passent vite, il fait toujours aussi froid ». C’est presque aussi palpitant qu’un compte rendu de procès-verbal ! C’est vraiment étrange qu’un alpiniste fasse si mal passer le ressenti de la montagne ou d’une ascension. Pour l’Annapurna il se contente de recopier le carnet de Loretan. En quoi ces notes en style télégraphique, peuvent-elles faire sentir au lecteur ce que fut cette traversée ? On en apprendra presque plus sur le style et le personnage de Loretan, en tant qu’alpiniste, dans le livre d’Ed Viesturs sur l’Annapurna, que dans cet ouvrage plutôt intéressé, bien qu’il s’en défende, par le côté people et vie privé.
Les remerciements finaux expliquent cet état de fait: « Plusieurs de ses proches ont essayé de me dissuader de raconter sa vie. Erhard avait (…) publié un livre qui lui plaisait et lui ressemblait, les 8000 rugissants, (…). Qu’ajouter d’autre, alors que l’essentiel de sa carrière s’y trouvait, et qu’en plus elle était racontée avec humour ? » Charlie Buffet a voulu se distinguer de ce livre, un livre dans lequel Loretan s’exprimait lui-même (avec un co-auteur). Ce livre était, jusqu’à récemment, épuisé est introuvable, mais Viesturs l’a trouvé aux USA et se l’est fait traduire. Il insiste et met en valeur l’humour et l’understatement qui nourrit ce livre. Avec Buffet, il faut attendre la toute fin de son propre ouvrage pour découvrir ce trait caractéristique du Loretan alpiniste conquérant. Où est l’humour trompe la mort de Loretan dans le livre de Buffet, un livre qui se trouve phagocyté par une perception a posteriori, vue à travers les drames finaux ? « (…) la dernière partie de sa vie était plus sombre (…) il faudrait pour la raconter remuer des souvenirs douloureux ». Mais qui donc obligeait Buffet à commencer son livre de façon journalistique et sensationnelle, par un chapitre sur le décès final ? Le livre n’est forcément ensuite qu’un long flashback nostalgique et lugubre. C’est le style convenu et formaté des écrits journalistiques modernes. Comment alors en effet pouvait-il ne pas « parler à la place d’Erhard ? Entrer par effraction dans son monde intérieur ? », en reconstruisant sa vie à l’envers, en commençant par les drames finaux ? Loretan n’a pas vécu sa vie en connaissant sa fin ! Pourquoi ne pas avoir débuté par un chapitre qui aurait représenté le couronnement de son art : l’ascension qui a bouclé les quatorze 8000m ?

PS. Le titre est peu inspiré et surtout commercial : « une vie suspendue », comment ne pas penser au best-seller « la mort suspendue ». Il n’y a pourtant aucun rapport entre les deux, ou alors c’est une plaisanterie de très mauvais goût. Espérons que l’éditeur est responsable de ce choix bien pauvre pour rendre hommage à Loretan.
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le 10 novembre 2013
Livre dont on doit freiner la lecture pour ne pas aller d'une traite à son terme au risque de se sentir frustré d'avoir déjà fini !
Extraordinaire parcours d'un pur montagnard dont la simplicité ,l'humilité et l'humanité n'ont d'égal que ses exploits à la limite du possible. Charlie Buffet semble avoir reçu de cette simplicité tant son écriture, en plus d'être très précise quant à la biographie, se révèle fine et pudique concernant Erhard.
Vraiment un ouvrage à recommander aux puristes de la montagne comme à ceux n'y ayant jamais mis un pied , simplement pour l'aventure humaine exceptionnelle .
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le 7 septembre 2016
La vie d'un homme, la vie d'un grand alpiniste. Un très beau récit pour une vie bien pleine avec de l'engagement mais aussi beaucoup de raisonnement...
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le 9 août 2013
Un très bon résumé de sa vie, sans exagération, un reflet super de sa carrière d'homme et d'alpiniste. C'est une personne que j'ai connue un tout petit peu. Vraiment un bon livre
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le 4 août 2013
Très intéressant et bien écrit. Mon mari qui lit très peu, l'a lu en quelques jours ! Je le conseille vivement.
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le 8 novembre 2014
On lit avec grand intérêt l'histoire de ce grand alpiniste, une personnalité simple et passionnée par les montagnes. À conseiller
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le 13 juin 2014
Erhard Loretan est à la fois une légende et un homme comme tout le monde. L'ouvrage est très bien écrit et révèle un peu cette personnalité complexe mais qui restera dans l'histoire de l'alpinisme et de l'aventure humaine en générale.
Une inspiration pour tout alpiniste (je n'en suis pas un) et toute personne qui aime la Vie.
Bravo à cette belle édition (le livre de Lafaille est aussi magnifique).
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 5 juin 2013
Sachant qu'il est très difficile de se procurer le remarquable Erhard Loretan. Les 8000 rugissants. (illustré de photos vraiment sensationnelles), l’amateur d’alpinisme moderne pourra se rabattre sur cet ouvrage qui salue la mémoire d’Erhard LORETAN, le troisième alpiniste à avoir bouclé en 1995 le challenge mythique des 14 sommets de plus de 8000m après Reinhold MESSMER (1986) et Jerry KUKUCZKA (1987).
Ecrit par Charlie BUFFET qui a depuis plusieurs années suivi le parcours de cet alpiniste suisse de haut niveau, ce livre, malgré quelques imperfections (quelques fautes d’orthographe indignes d’une maison d’édition de qualité) et un manque évident d’illustrations photographiques, nous dévoile le parcours hors-norme d’un alpinisme discret et exigeant qui a réalisé « une révolution copernicienne » de l’alpinisme de haute altitude, comme le souligne très bien l’auteur.
Auteur en octobre 1984, avec Norbert JOOS, d’une extraordinaire première traversée de l’arête EST de l’ANNAPURNA (cinq jours à plus de 7000m, exploit répété quelques années plus tard par Jean Christophe LAFAILLE et Alberto INNURRATEGI), il prend en effet conscience du danger de rester trop longtemps en haute altitude et décide dorénavant de réaliser des ascensions express d’un seul jet. Pour cela, il faut avoir une condition physique exemplaire et disposer d’un complice partageant cette philosophie… Il le trouvera dorénavant en Jean TROILLIET, son fidèle compagnon et compatriote dont je vous recommande l’ouvrage Un homme : des 8 000. Le meilleur exemple du fruit de cette collaboration est l’ascension éclair de l’EVEREST par la face NORD (chinoise) en août 1986 par le couloir HORNBEIN en 43H aller-retour !
Le livre a d’autre part un côté très humain, car l’auteur n’a pas hésité à contacter les nombreux proches de l’alpiniste pour expliquer en particulier comment il a été soumis à la pression médiatique en vue de la réalisation du challenge des 14 sommets de plus de 8000m : il retrace en particulier l’incroyable ascension du KANGCHENGJUNGA, sinistre épilogue de la compétition qui s’était installée avec Benoit CHAMOUX… Il revient également, avec pudeur, sur le drame personnel qui a touché l’alpiniste ces dernières années et précise les circonstances de sa disparition lors de l’ascension d’un des sommets suisses où il a passé l’essentiel d’une vie très remplie …
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