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4,6 sur 5 étoiles
40
4,6 sur 5 étoiles
Format: Blu-ray|Modifier
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Adam, un musicien reclus dans une maison de la banlieue de Detroit, et Eve, passionnée de littérature à Tanger, s’aiment depuis longtemps. Très longtemps. Très très très longtemps. Depuis des siècles, en fait. Adam et Eve sont des vampires, condamnés à vivre et errer éternellement sur Terre, sans jamais vieillir ni pouvoir prendre d’attaches dans un monde qui change sans eux. Oui, ils s’abreuvent de sang (avec une préférence pour le O négatif) si possible sans tuer afin de rester inaperçus et usent pour cela de divers procédés de substitution : deals de poches hospitalières, recel de dons volontaires, etc. Mais une pandémie mal identifiée contamine la plupart des humains et empoisonne leur sang.

L’intrigue se focalise sur les retrouvailles d’Adam et Eve après 80 ans de séparation, nous décrit leurs relations et leurs états d’âme face à un monde en complète déliquescence. Miroir de la santé déclinante du monde, le théâtre incroyable qu’est la ville de Détroit vaut le détour à lui tout seul. La faillite de la ville se retrouve dans tous les décors choisis, ruines déchues d’une prospérité révolue où nos protagonistes traînent leur mélancolie épicurienne et leur nostalgie résignée. Adam collectionne les guitares d’exception comme autant de reliques païennes tandis qu’Eve entretient un rapport quasi-charnel avec ses livres anciens et portent toujours quelques vêtements vieux de plusieurs siècles auxquels ils vouent un attachement quasi-fétichiste. Quand le présent n’offre que peu d’espoir, seuls les restes du passé apportent une illusoire consolation. Quel âge ont ces deux-là ? On ne le saura jamais ; même si Adam laisse entendre qu’il a connu Einstein, Byron, Pythagore ; même si le vieux « Kit », qui procure à Eve un sang d’exception, serait en fait Christopher Marlowe, contemporain et nègre de Shakespeare ; même si les prénoms « Adam » et « Eve » nous fournissent un indice vertigineux. Le plus important n’est pas leur histoire probablement immémorielle, ni leurs réalisations certainement innombrables, ni leur culture qu’on devine immense, mais le fait qu’ils soient des survivants. Ils aiment tant la vie qu’ils ne se résigneront jamais à perdre la leur. Leurs relations avec les humains sont compliquées. D’un côté nos vampires ont besoin d’eux pour leur nourriture et diverses fournitures (comme le fait le jeune Ian pour Adam). D’un autre, ils méprisent car êtres éphémères et incapables d’apprécier la vie à son inestimable valeur. Adam et Eve considérent les humains plus comme morts que vivants et les surnomment même « zombies ». Jarmusch nous parle en réalité d’un monde en décadence, à son crépuscule, et en même temps de la merveille de la vie, de l’art et de la beauté, de temps qui passe, et de l’importance du désir pour l’être.

Vous l’aurez compris, cette histoire de vampires minimaliste ne contient pratiquement aucun élément horrifique. D’ailleurs, plus personne n’ignorant aujourd’hui les universelles caractéristiques de ces créatures de la nuit, le film ne cherche pas à réinventer quoi que ce soit et se repose judicieusement sur les bases de cette mythologie éculée pour parler du désir épicurien d’apprécier la saveur de chaque jour. Une balle en bois semblerait capable de les tuer ; ils dorment le jour et ne sortent que la nuit, etc. Cela dit, Jarmusch essaie autant que possible d’éviter les poncifs du genre. Par exemple, alors que dans tout film de vampire qui se respecte on doit révéler la nature véritable des créatures de la nuit à travers une scène plus ou moins violente et brutale, un stratagème assez malin évite ici d’avoir à sacrifier aux codes incontournables du genre. Assez rapidement après avoir introduit ses personnages, le réalisateur nous dévoile leurs divers stratagèmes d’approvisionnement qui évitent, justement, de tuer. En lieu et place de plans convenus de jugulaires arrachées ou de cous déchiquetés, Jarmusch nous montre simplement la félicité qui envahit leurs visages après avoir humecté leurs lèvres aux élégants verres en cristal contenant le précieux fluide rouge, extase semblable à celle que l’on prête généralement aux poètes maudits accros à l’absinthe. Tout cela (et bien plus encore) est photographié par une caméra capable de saisir un nombre hallucinant de nuances dans les ombres comme dans les couleurs. Tournant exclusivement en conditions de basses lumières, Jarmusch se vit obligé d’avoir recours à la puissance du numérique pour obtenir ce résultat esthétiquement saisissant. Par-dessus le marché, il compose de superbes travellings, plans aériens ou tournants, les plus marquants restant probablement ceux de la somptueuse ouverture. Il y a une poésie désespérée dans le raffinement de cette caméra qui ne tombe heureusement jamais dans l’esthétisation gratuite et nombriliste.

Pour servir ce beau film, Jim Jarmush a tout d’abord retrouvé celle qui n’avait qu’un tout petit rôle dans son précédent Broken flowers : Tilda Swinton. La majesté de sa prestation ne recèle aucune une surprise car Swinton ne déçoit jamais et l’on retrouve avec plaisir sa beauté froide et éthérée. Choix plus original, Tom Hiddleston se révèle excellent en rocker sans âge, se glissant sans effort dans un rôle exigent de cinéma d’auteur à mille lieues de son Loki dans l’univers Avengers de Marvel. Kenneth Branagh avait eu beaucoup de flair en le choisissant (dans Thor) et nous avait fait découvrir un futur grand. A ces deux grands interprètes, Jarmusch joint Mia Wasikowska (elle démontre une nouvelle facette de son talent après Alice au Pays des Merveilles et Stoker), le toujours génial John Hurt, et surtout le jeune Anton Yelchin. Celui-ci nous livre une belle interprétation pour un rôle assez différent de ce qu’il avait offert jusqu’ici (Coeurs perdus en Atlantide,Charlie Bartlett, Terminator 4, Star Trek, Le Complexe du castor, Fright night, Like Crazy, etc) et montre qu’il reste un acteur à suivre. Jeffrey Wright et Slimane Dazi complètent ce casting de premier ordre.

Au lieu d’être une n-ième variation du film de vampires, Jim Jarmusch, le cinéaste de l’errance (Ghost dog,Broken flowers), nous livre avec « Only lovers left alive » un film très littéraire dans ses thématiques, les situations, l’écriture des dialogues, la dramaturgie (éloignée de toute structure scénaristique classique), l’insistance sur les décors et leur allégorie. On n’est pas loin de Thomas Mann, un humour certain et décalé en plus. Le rythme assez lent et contemplatif réserve cependant ce spectacle à un public initié et aux palais apprivoisés pour ce type de groumandise. Pour ceux-là, le plaisir sera grand.
55 commentaires| 52 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 mai 2014
Mon coup de cœur de l'année, même si ce n'est que mon deuxième film vu cette année.
J'ai beaucoup aimé cette ambiance lente, ces personnages qui vivent décalés du reste du monde de par leur nature de vampire mais peut-être pas seulement. Jarmusch a créé des personnages d'un autre temps, vivant à l'écart et d'une érudition si profonde mais si naturelle, sans prétention, que ça en devient séduisant. Il ne se passe finalement grand chose au niveau "péripéties" mais ce n'est pas un problème : tout tient dans la relation profonde, évidente et si absolue entre les deux personnages principaux, dans une espèce d'aura prenante et magnétique et c'est parfaitement réussi en ce sens. On ne sait pas pourquoi ils sont séparés au début, il doit bien y avoir une raison pourtant, mais on ressent immédiatement le besoin qu'ils ont de se retrouver.

Évidemment, c'est aussi dû aux deux acteurs qui les interprètent, Tilda Swindon et Tom Hiddleston qui offrent à Eve et à Adam leur air éthéré, leur mélancolie et cet autre je ne sais quoi qui crée l'alchimie parfaite entre les deux.

Et il y a aussi ces plans magnifiques sur eux, ces mains qui se serrent, ces corps qui se touchent et dont on ressent le besoin vital de se toucher...

Enfin, Jarmush multiplie les références culturelles, comme Marlowe aka le nègre du "zombie" Shakespeare ("zombie" comme Adam nomme les humains, a priori, bien que ça ne soit jamais clair dans le film) ou la sonate qu'Adam a offerte à Schubert, le tout distillé à travers des dialogues subtils.

C'est beau, c'est hypnotique, c'est de l'amour intemporel.

(Pour une critique parfaite qui dit ce que je pense mais en mieux, vous pouvez lire ici celle de FX de Vasselot)
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le 15 septembre 2014
Excellent film qui se positionne dans une psychologie plus profonde que les films de vampires classiques. Là le vampire n'est qu'un critique acerbe et écolo de l'humanité détruisant la planète. Ajoutez des images soignées, la sensualité des deux protagonistes, et la magie opère.
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le 17 juillet 2014
Univers très particulier pour ce film que j'ai pourtant adoré. Cette petite merveille est avant tout une grande histoire d'amour entre deux vampires ne pouvant vivre l'un sans l'autre. Les deux acteurs principaux, Tilda Swinton (Eve)
et Tom Hiddleston (Adam) composent de façon magistrale ces deux personnages, malgrès tout, très attachant.
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le 26 décembre 2014
wouah !!
un film de presque deux heures que tu ne vois pas passer.
une bande son géniale.
un Tom Hiddleston qui montre tout son talent.
un film noir sur un futur vu en noir, des vampires qui meurent faute de sang non contaminé..en fait c'est une vision de ce qui est entrain de ce passer sur notre belle terre qui meurt petit à petit à cause de la pollution et qui du coup entraîne notre mort à tous....
j'ai aussi eut le plaisir de trouver de bonus sous-titré en français et dans lequel on peut voir le travail d'un réalisateur ouvert sur son équipe....
vraiment un dvd qui offre un plaisir à ne pas bouder.
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le 28 novembre 2014
Gros coup de coeur pour ce film! Jim Jarmush m'a littéralement transportée dans son univers troublant et entêtant.
Cette lenteur langoureuse qui nous enivre tout au long du film, cette danse indolente, ces personnages d'un autre temps, sensuels et mystérieux, c'est du grand art.
Gros coup de coeur aussi pour la musique.
Tilda Swindon et Tom Hiddleston sont majestueux et d'une justesse inouïe.
A voir et revoir.
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le 28 août 2014
Ce film de Jim Jarmusch est d'une beauté époustouflante. Une vision de vampire novatrice et particulièrement artistique et original avec en plus une bande sonore captivante.
En bonus, les scènes coupées très cool et le making-of. Pour moi c'est un chef-d'œuvre!
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le 3 novembre 2015
Sacré Jim ! Dans un monde qui brocarde de plus en plus la culture, l'intelligence, la sophistication, dans un monde qui est nettement moins rock'n'roll à chaque jour qui passe, on peut toujours compter sur lui pour porter bien haut l'étendard de NOS valeurs (les miennes en tout cas !) face à la bêtise et à l'abrutissement général. Il l'a déjà fait, et brillamment, avec "Ghost Dog" et plusieurs autres pépites de sa filmographie nonchalante, mais c'est sans doute la première fois que l'un de ses films est une déclaration d'intention aussi belliqueuse, même si - inévitablement - pessimiste et dépressive. L'univers des humains, ici qualifiés de "zombies", est une horreur, et les gens intelligents ne peuvent que se désespérer de cet abandon des valeurs intellectuelles et morales qui nous ont permis, il y a déjà bien longtemps, de briller. Marrant aussi que cette prise de position coïncide avec bien des discours sinistres de nos minables fascistes de 2015, alors que fondamentalement, elle en est aussi l'exact opposé : Jarmusch prône bien sûr comme voie de sortie la mixité des cultures (plutôt Tanger que Detroit, quand même, c'est le sens des dernières scènes), l'abandon des barrières (plutôt Eve qu'Adam, dont la supériorité arrogante ne peut conduire qu'au suicide), et au final le retour à la réalité, quels qu'en soient les risques (le vampire, pour survivre, doit accepter ses instincts et le risque de la "contamination"). Le discours de Jarmusch est puissant, et il est porté par deux interprètes parfaits et une image magnifique (quelles photos sublimes de notre monde en pleine décomposition !). Bien sûr, certains se chagrineront de la divine lenteur extatique du film, et de l'absence de réel scénario, comme si les machines hollywoodiennes avaient définitivement gagné la partie dans nos cerveaux : tant pis pour eux. Cerise délicieuse sur le gâteau : "Only Lovers Left Alive" est formidablement drôle, même si, pour en apprécier l'humour, il faut quand même un minimum de culture ! (et la boucle est bouclée).
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le 16 juillet 2014
J'en sors à l'instant. Un opus gorgé de blood addiction. Une bande son envoutante et visuellement auditive, une photographie classieuse, un rythme d'arachnide, des couleurs qui dansent avec la lumière et les black pupilles, avec au centre deux fantômes charismatiques. Transcendant...
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le 23 octobre 2014
La mélancolie du vampire revisité et transcendée par l'amour. Entre un mystérieux Tanger et une ville américaine abandonnée, une balade sentimentale mêlée de sang et de zombies à l'image de ce que l'Amérique fait des ses villes quand elle ne rapportent plus d'argent... Tom Hiddleston, génie pur, donne une vérité bouleversante à son personnage.
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