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Ce livre est une curiosité sans beaucoup d'égal, à part bien sûr la formidable série de Barry Hughart (La magnificence des oiseaux). Tout d'abord l'immersion est instantanée, sans cours d'histoire ennuyeux expliquant comment on en est arrivé là dans le futur (c'est d'ailleurs presque agaçant plus tard). Nous suivons un simple détective dans la fourmillante cité de Singapour 3, l'inspecteur Chen, dans ses missions de police. Sauf qu'il lui faut parfois réaliser un exorcisme ou deux et quand la femme d'un industriel cossu vient se plaindre que sa fille récemment décédée a été envoyé par erreur en Enfer, vous comprendrez que le contexte de cette drôle d'histoire n'a rien de ... standard !

L'inspecteur Chen est en effet l'officier de liaison accrédité par les services de Police pour Singapour 3 entre notre monde et Enfer et Paradis. L'auteur fait donc usage d'une culture de type chinoise (il semblerait que Singapour 3 soit une franchise de Singapour, comme un brevet, installé en Chine, sur la mer jaune) totalement interpénétrée de magie, de dieux et de démons. Pour le faible connaisseur des us et coutumes chinois que je suis, c'est un exotisme largement suffisant. De plus j'ai trouvé que le mélange apparemment indigeste science/magie/au-delà était remarquablement transparent, bravo !

Car l'auteur sait nous inscrire dans cet univers au travers d'actes du quotidien, comme l'envoi d'email en Enfer, ses visites régulières au Temple de Kuan Yin, la déesse Bouddhiste de la Miséricorde, et son attente d'un signe de celle-ci ou encore sa dispense spéciale lui permettant d'interroger les trépassés directement en leur lieu de résidence finale sans avoir à en payer le prix habituel (La Mort).

L'Enfer, justement, parlons-en, je ne connais pas grand chose de plus difficile à faire que de décrire ces lieux (euh, si en fait le Paradis c'est encore plus dur et ici l'auteur ne s'y est pas vraiment attaqué). C'est là que vit le Sénéchal Zhu Irzh, Démon de son état, officier du Vice, et contre-partie de l'Inspecteur Chen, chargé de faire respecter un certain nombre de règles qui s'appliquent même aux Enfers (pragmatiquement sans doute, histoire d'éviter une intervention divine avec des gros guns d'eau bénite).

Ce démon est particulièrement réjouissant, car il n'a rien de la simplicité que l'on associe souvent à des Démons perçus comme contraints par leur nature à faire le mal. Au contraire le Sénéchal expérimente régulièrement des bouffées de compassion et d'autres vertus particulièrement mal venues pour quelqu'un dans sa situation. Ce qui en fait un personnage à part entière dans un Enfer qui est présenté comme le reflet déformé de la société humaine locale.

Dans ce milieu de culture chinoise, vous aurez donc un surnaturel/religieux de même extraction. L'Enfer de Singapour III est donc chinois, une société de démons et d'âmes damnées vivant dans une société ultra-inégalitaire, polluée et caractérisée par une bureaucratie omnipotente, omniprésente et omnicorrompue.

Et avec tout ça je ne vous ai même pas parlé de la femme disons particulière de l'inspecteur Chen, qui le fragilise par rapport aux Enfers ... mais je fais trop long, je vous laisse donc la surprise, mais voilà qui permet d'obtenir les plus fortes émotions que de marier vie privée et enquête policière.

Cet étonnant milk-shake réussit en plus à enchaîner les scènes d'actions, que demande le peuple ? Hé bien une suite bien sûr ! Cette série est toujours vivante et en est même à son cinquième épisode, même si les deux épisodes suivants n'ont pas une histoire aussi forte que la présente.
Lu en américain.
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le 1 juillet 2014
La traite des âmes est un Objet Livresque Non Imaginable : l'auteur parvient à mêler avec grand talent enfer, paradis, fantômes, gens ordinaires, Dieux et autres démons, tous ces éléments s'entremêlant sur plusieurs plans dans une ville asiatique quasi contemporaine, une ville clone de Singapour. Le tout est réalisé avec énormément de réalisme et de solidité. Le mélange d'éléments à consonance chrétienne (l'enfer, le paradis) avec un univers asiatique légèrement futuriste est très réussi, surprenant et dépaysant.

On découvre cet univers qui sort vraiment de l'ordinaire avec des personnages atypiques et attachants (peut être pas toujours suffisamment fouillés). L'inspecteur Zhen, dont la femme est échappée des enfers avec son animal de compagnie / bouilloire, travaille au sein de la police de Singapour 3 : il y est chargé de toutes les affaires surnaturelles, celles dont ses collègues ne veulent pas entendre parler.
En l'occurrence, Zhen va devoir mener une enquête sur des jeunes filles qui sont envoyées en enfer contre toute logique, une enquête qui va vite devenir très personnelle. Il sera aidé dans sa tâche par un démon atypique, son pendant infernal, un sénéchal du bureau du Vice ! Un démon sympathique, affligé de coupables faiblesses, car il lui arrive d'être gentil, à sa grande honte.

Liz Williams a réalisé un univers très complet, très solide, drôle, avec de jolies trouvailles (les ministères des enfers valent le détour) et pas mal de second degré.
J'ai parfois regretté la multiplication des points de vue, quelques facilités dans la trame policière menée par les deux "enquêteurs", mais ce sont des détails au regard de l'excellente tenue de l'ensemble.
Les esprits chagrins dans mon genre pourraient aussi avoir l'outrecuidance de se plaindre de Deus Ex Machina un peu trop voyants dans la conclusion, mais je me dois de concéder que la présence avérée de Dieux dans ce livre n'est pas contestable.

Un livre très original, inventif, intelligent, solide et amusant.
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le 20 juin 2014
Le ciel et l'enfer comme vous ne l'avez jamais vu ni imaginé. Ce roman est très addictif, je ne l'ai pas lâché jusqu'à la fin. C'est très bien écrit, il y a de l'action des personnages originaux et un univers dépaysant. Ce que je retiens surtout c'est une grande originalité du thème qui renouvèle le genre et on ne s'ennuie pas. Surtout avec un premier chapitre qui vous met l'eau à la bouche.
A avoir dans sa bibliothèque et j'espère qu'il y en aura d'autre
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(Pour un résumé succinct, destiné à ceux pour qui l'argumentaire à moins d'intérêt que la conclusion, merci de vous reporter à celle-ci)

Quels sont les thèmes abordés dans le roman ?

- Une enquête policière, ce qui est archi-banal.
- La coopération entre deux flics de services / ethnies / états différents : idem, pensez au film Double détente avec Schwarzy par exemple, où il joue un flic soviétique qui vient enquêter aux USA.
- Le mariage inter-racial (archi-vu).
- La traite des blanches (comme dans le film Taken, pas franchement du jamais-vu donc).
- La mise au point d'une nouvelle drogue révolutionnaire (en matière de SF récente, de Dredd à Lucy, vous avez le choix de références...).
- Les magouilles de tel ou tel ministère (déjà vu à de multiples reprises).

Bref, rien de nouveau sous le soleil, ce roman doit être peu intéressant êtes vous en train de vous dire... Sauf que...

- L'enquête policière est menée par un flic d'une sorte de Brigade du surnaturel : comme dans X-Files alors ? Non, du tout, parce qu'ici le surnaturel est tellement avéré qu'on communique avec les déesses en se rendant dans leur temple et qu'on échange des e-mails avec... l'Enfer.
- Le policier avec lequel Zhen, l'humain, coopère, est... un policier du Bureau du Vice démoniaque, donc un... démon.
- Zhen est marié avec une... démone.
- La traite des blanches en question concerne... l'âme de pures jeunes filles humaines.
- La drogue est très loin d'une banale poudre blanche.
- Les ministères en question sont ceux de... l'Enfer (en gros, l'Enfer chinois est le reflet de l'organisation terrestre de ce peuple, bureaucratie omniprésente y compris).

Ajoutez à cela un contexte asiatique forcément exotique pour nous, occidentaux (avec un usage assez bien dosé de termes chinois, ni trop, ni trop peu, assez souvent explicités pour que le lecteur ne se frustre pas et parfois laissés tel quels histoire de faire un peu plus mystérieux ou exotique), et (et c'est là que ça devient très intéressant) mêlez tout ça avec un contexte... futuriste. Oui, vous avez bien lu, l'histoire ne se passe ni dans le passé, ni dans le présent, mais dans un futur proche (on ne saura pas quand, une seule date est citée, 2017, mais on ne sait pas si c'est la date actuelle ou une date plus ou moins antérieure). Les technologies ont évolué, on se sert par exemple de nano-ordinateurs ayant un aspect liquide, de nano-filaments pour interdire les scènes de crime, il y a un bio-réseau qui se sert de cerveaux humains comme nexus de contrôle, on envoie des mails en Enfer, etc.

Bref, ce mélange chine + nanotech / biopunk + surnaturel, s'il n'est pas à proprement parler du jamais vu (Si je me souviens bien, le roman le Goût de l'immortalité de Catherine Dufour reprend certains de ces éléments mais sous une forme / un ton très différents, et l'Age de Diamant de Neal Stephenson reprend les deux premiers dans une ambiance très proche -le surnaturel en moins), est en tout cas très réussi, très réaliste et très cohérent. Notez, pour ceux que ça peut gêner, que la genèse des relations enfer / terre et la mise en place des e-mails par exemple n'est jamais clairement expliquée, l'auteur demande un peu au lecteur de l'accepter comme conséquence inévitable de la modernité (avant, la parole des dieux venait par des présages ou des prophètes, maintenant, c'est par e-mail).

Globalement, les personnages sont réussis et attachants, les dialogues assez savoureux (surtout lorsqu'ils impliquent les ministres de l'Enfer), et l'humour présent sans donner dans le loufoque. Personnellement (mais c'est entièrement subjectif), j'ai irrésistiblement pensé à Deux Flics à Miami, avec Zhen dans le rôle de Crockett (il vit sur un bateau, après tout...), Ju dans celui de Tubbs, Ma dans le rôle de Zwitteck, et le supérieur de Zhen dans le rôle du Lieutenant Castillo. Il faut dire déjà que Ju est fréquemment décrit comme un beau gosse séducteur de l'Enfer, et puis il est du Bureau du Vice (en VO, c'est Miami Vice), alors... Toujours au chapitre références, un petit point de détail m'a rappelé l'univers d'Hypérion, mais on va éviter de dire lequel pour ne pas spoiler. Enfin, les amateurs de Jeu de rôle jouant à in Nomine Satanis / Magna Veritas seront aux anges (^^), on a l'impression de voir une version asiatique de l'univers du jeu.

EN CONCLUSION :

Si le fond est une enquête policière à ramifications politiques classique, la forme, entre exotisme asiatique, surnaturel et nanotech, est hautement exotique. Au final, il s'agit d'un roman qui, sur une base classique, en devient franchement original, avec des personnages attachants et un contexte fort intéressant. Seul petit regret : quelques Deus Ex Machina qui me paraissent un peu faciles sur la fin. En bref, si vous n'avez pas peur de sortir des sentiers battus, vous pouvez acheter ce roman sans crainte, il reste facile à lire malgré la présence de termes chinois, un contexte mythologique que nous connaissons peu en Europe et un mélange magie / technologie qui, sous la plume d'un auteur moins doué, aurait pu être indigeste mais qui, ici, passe parfaitement.
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 26 décembre 2014
Inspecteur de police dans un univers fantastique, peuplé de démons, dieux, et autres... il y a le monde, le paradis et l'enfer, avec des passages très strictes entre tous ces univers. un crime est commis qui les concerne tous, l'inspecteur en charge tente de le résoudre... C'est bien, mais parfois trop simple, une situation est complexe et hop comme par "magie" les protagonistes s'en sortent... et ainsi plusieurs fois de suite. du coup difficile de suivre, tout va très vite et les situations inextricables sont résolues très vite...
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