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le 3 décembre 2006
Ce qui, en pré-production, se destinait à n'être qu'un film de monstre de série B s'est transformé, avec l'arrivée de Ridley Scott sur le projet, en la plus formidable franchise du cinéma fantastique. Les talents conjugués des scénaristes, de Scott, de Giger, des acteurs et de Jerry Goldsmith tirent la production vers des sommets. Alien fait date. Rares sont les films fantastiques qui atteignent ce degré de qualité.

Le scénario possède plusieurs niveaux de lecture : la peur du noir et de l'inconnu propre à chacun de nous, la découverte et la traque du monstre protéiforme dans ce lieu clos, la révélation des individus dans des conditions extrêmes et la coexistence entre Eros et Thanatos au sein même de la créature.

Mais son point de vue prend aussi et surtout le contre-pied des deux succès récents au moment de sa sortie : 2001, l'Odyssée de l'espace et La Guerre des Etoiles. A la froide propreté de l'esthétique de 2001, l'Odyssée de l'espace, il oppose son univers sombre et sale. A la précision mathématique du film de Kubrick, il place ses personnages face à une mort inéluctable mais opportuniste dans son schéma d'éradication systématique. Enfin, à la naissance d'une nouvelle humanité, Alien n'offre qu'un sursis face à une menace qui la dépasse. Si le mal est extérieur à l'homme dans le film de Lucas, au point qu'il se pare d'un costume soustrayant le corps au regard, c'est du cœur même de notre organisme que surgit la pulsion destructrice, la bête, l'alien. L'immédiate identification du « coté obscur de la force » est remplacée dans Alien par un monstre à la forme parasitaire évolutive dont le stade final disparaît dans les recoins du vaisseau spatial grâce à une formidable capacité de mimétisme.

Le film apporte aussi un éclairage nouveau à la science fiction en lui adjoignant de l'horreur gothique. Gothique qui s'exprime aussi bien dans la conception du Nostromo, que Scott voulait semblable à une cathédrale, que dans le monstre lui-même (sans négliger le formidable travail de conceptualisation de Giger), évolution terrifiante et paroxysmique des gargouilles de ces mêmes édifices.
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le 12 février 2006
Ridley Scott plonge la SF dans un suspense horrifique. L'homme face à l'extra-terrestre le plus terrifiant jamais conçu et pourtant pondu, engendré en lui, par lui, fruit de ses entrailles. Créature indéstructible, parfaite, d'une transformation et d'une rapidité stupéfiante ; son adaptation à l'entourage, son intelligence aigüe, nous rend son image aussi effrayante que fascinante. Le film se déroule dans une ambiance claustrophobe et tragique : un équipage dans un vaisseau en prise avec une agression d'abord très concrète puis de plus en plus abstraite, irrationnelle, et proprement terrorisante.
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le 11 avril 2004
Quelle joie de retrouver ce film culte dans une sompteuse version!
Point de vue technique, cette édition est irréprochable. Un grand soin a été apporté à l'image ainsi qu'au son. L'intéractivité et les bonus sont au rendez-vous donc tous les fans se réjouiront de revoir ce grand classique dans de telles conditions. Quant au film, il n'y a rien à dire car vous l'avez tous déjà vu...non? Qu'attendez vous alors?
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le 28 février 2013
Alien, le huitième passager (Alien) est un film américano-britannique d'horreur science-fiction réalisé par Ridley Scott, sorti en 1979. Le titre du film se réfère à l'antagoniste principal, une créature extraterrestre très agressive qui chasse et tente de tuer les sept membres de l'équipage d'un vaisseau spatial, interprétés entre autres par Sigourney Weaver, John Hurt et Ian Holm.

À sa sortie, Alien, le huitième passager a reçu un succès critique et commercial. Il a remporté l'Oscar des meilleurs effets visuels, et a dominé les Saturn Awards remportant trois prix dont celui du meilleur film de science fiction. Il possède désormais le statut de film culte et a été sélectionné en 2002 par la National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès américaine pour être conservé comme étant « culturellement, historiquement ou esthétiquement important ». Le succès du film a engendré une franchise, dont trois suites directes appartenant à la saga Alien où l'on retrouve l'héroïne principale Ellen Ripley en confrontation avec la même espèce de créatures, appelées par la suite les xénomorphes. En 2012, Ridley Scott a réalisé Prometheus, initialement prévu comme une préquelle directe à Alien, mais le projet a évolué vers une histoire indépendante évoluant toutefois dans le même univers.

Synopsis :

En 2122, le vaisseau de commerce Nostromo retourne vers la Terre pour y rapporter des minerais lorsqu'un signal venant d'un planétoïde inconnu du système de Zeta Reticuli interrompt sa course. Réveillés de leur biostase par l'ordinateur de bord (appelé « Maman »), l'équipage composé de sept astronautes apprend qu'il est tenu par la société qui l'emploie d'enquêter sur toute possibilité de vie extraterrestre. Ils atterrissent alors sur la petite planète, endommageant leur vaisseau. Le capitaine Dallas (Tom Skerritt), le second officier Kane (John Hurt), et la pilote Lambert (Veronica Cartwright) s'aventurent à pied vers la source du signal alors que le lieutenant Ripley (Sigourney Weaver), l'officier scientifique Ash (Ian Holm), et les ingénieurs Brett (Harry Dean Stanton) et Parker (Yaphet Kotto) restent dans le vaisseau pour guider leurs coéquipiers et pour faire des réparations.

Dallas, Kane et Lambert découvrent que le signal provient d'une épave de vaisseau extraterrestre. En l'explorant, ils tombent sur une créature humanoïde fossilisée dont les côtes semblent avoir explosé de l'intérieur. Pendant ce temps sur le Nostromo, l'ordinateur de bord détermine que le signal est un message
d'avertissement. Continuant l'exploration du vaisseau extraterrestre, Kane se retrouve dans une grande salle contenant une quantité importante d'œufs. Alors qu'il en examine un, l'œuf éclot et éjecte une créature (Facehugger) qui s'agrippe à son visage.

Kane est ramené inconscient sur le Nostromo malgré les protestations de Ripley qui souhaite le maintenir en quarantaine. L'équipage s'ingénie en vain à détacher la créature du visage de Kane, découvrant que la créature maintient sa victime en vie, et que son sang est un acide très corrosif. Finalement, celle-ci meurt naturellement plusieurs heures plus tard et se détache de Kane qui se réveille péniblement mais apparemment en bonne santé.

Avant de se remettre en état de biostase, l'équipage décide de se restaurer. Kane est soudainement pris de violents spasmes qui se terminent lorsqu'une créature (un xénomorphe) s'éjecte violemment de sa cage thoracique et parvient à s'échapper, laissant son hôte mort sous les regards médusés du reste de l'équipage. L'équipage décide de retrouver l'alien, fabriquant des détecteurs et des armes rustiques. Brett suit le chat du vaisseau dans une grande salle où il est attaqué par l'alien, désormais mué en taille impressionnante, qui s'échappe en emportant son corps. Les astronautes réalisant qu'ils ont affaire à une bête dangereuse, Dallas s'équipe d'un lance-flammes et parcourt les conduits d'aération pour la tuer, mais il se fait prendre également. Lambert insiste alors pour que l'équipage restant s'échappe à bord de la navette, mais Ripley, désormais l'officier supérieur, explique que la navette ne peut pas transporter quatre personnes, mais seulement trois.

Ripley consulte l'ordinateur de bord et découvre que ses employeurs ont ordonné à Ash de ramener la créature, et que la survie de l'équipage est secondaire. Ash l'attaque et est finalement décapité par Parker, révélant qu'Ash est un androïde. Avant d'être incinéré par Parker, Ash, encore opérationnel, explique qu'il admire la créature et prédit la mort de l'équipage. Les trois membres restant préparent alors l'autodestruction du Nostromo et leur fuite dans la navette. Mais Parker et Lambert se font tuer par la créature. Ripley initialise la séquence d'autodestruction et tente de fuir vers la navette avec le chat mais son passage est bloqué par l'alien.

Elle retourne désespérée pour annuler la séquence mais il est trop tard. Elle décide de se rediriger vers la navette, et l'alien est visiblement parti. Elle décolle in extremis échappant à l'explosion du Nostromo. Se croyant sauvée et préparant sa biostase, Ripley découvre que l'alien se trouve également à bord de la navette. Elle met discrètement une combinaison spatiale et ouvre la porte de la navette, précipitant la créature dans l'Espace. Elle se met ensuite en biostase avec le chat pour le retour vers la Terre.

Fiche technique :

Titre original : Alien
Titre français : Alien, le huitième passager (titre secondaire)
Titre québécois : L'Étranger : Le Huitième Passager
Réalisation : Ridley Scott
Réalisateur seconde équipe : Paul Ibbetson
Scénario : Dan O'Bannon et Walter Hill (non crédité), d'après une histoire de Dan O'Bannon et Ronald Shusett
Photographie : Derek Vanlint
Montage : Terry Rawlings, Peter Weatherley ; David Crowther (pour la version director's cut)
Décors : Michael Seymour
Directeurs artistiques : Roger Christian et Leslie Dilley
Designer conceptuel : Ian Whittaker
Superviseurs des effets spéciaux : Nick Allder et Brian Johnson
Maquillage : Tommie Manderson
Costumes : John Mollo
Son : Derrick Leather
Musique : Jerry Goldsmith
Producteurs : Gordon Carroll, David Giler, Walter Hill
Producteurs exécutifs : Ivor Powell et Ronald Shusett
Sociétés de production : Brandywine Productions, Twentieth Century Fox Film Corporation (États-Unis)
Société de distribution : Twentieth Century Fox
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni
Langue originale : anglais
Format : Couleurs (DeLuxe) Panavision :
Version 35 mm — 2,35:1 — Dolby-stéréo
Version 70 mm — 2,20:1 — son stéréo 6 pistes
Genre : film d'horreur science-fiction
Durée : 117 minutes / Director's cut : 116 minutes
Budget : 11 000 000 $
Classification : R (Restricted) aux États-UnisNote 2, X au Royaume-Uni, interdit aux moins de 12 ans en France, et 13+ au Québec.

Dates de sortie :

- États-Unis, Canada : 25 mai 1979
- France : 12 septembre 1979
- Belgique : 13 septembre 1979
- Royaume-Uni : 1er novembre 1979

Distribution :

Sigourney Weaver (VF : Tania Torrens) : Lieutenant Ellen L. Ripley
Tom Skerritt (VF : Jean Roche) : Capitaine A. J. Dallas
Veronica Cartwright (VF : Monique Thierry) : J. M. Lambert
Harry Dean Stanton (VF : Alain Dorval) : S.E. Brett
John Hurt (VF : Bernard Murat) : G. W. Kane
Ian Holm (VF : Jacques Thébault) : Officier Ash
Yaphet Kotto (VF : Georges Aminel) : J.T. Parker
Bolaji Badejo et Eddie Powell (non crédité) : l'alien
Helen Horton (VF : Perette Pradier) : voix de Maman

Casting :

Avec uniquement sept ou huit rôles à distribuer, Ridley Scott souhaitait
initialement les meilleurs acteurs possibles qui toutefois n'avaient pas besoin de lui pour lancer leur carrière, étant donné qu'il souhaitait se concentrer sur l'aspect visuel du film. Ainsi il ne souhaitait pas non plus une star reconnue du cinéma. Mary Selway s'est occupée du casting car elle avait déjà travaillé avec Scott pour Les Duellistes. Le casting pour Alien était cependant très différent car il ne nécessitait pas d'acteurs de genre. Le scénario demandait toutefois à ce que les rôles soient vivants et clairement définis puisqu'il s'agit essentiellement d'un huis-clos avec peu de personnages.

Le scénario était initialement écrit pour des hommes uniquement, mais au cas où la production souhaiterait que le film soit plus commercial, les scénaristes ont précisé que l'équipage du vaisseau serait « unisex » ; les rôles « interchangeables » entre hommes ou femmes. Les scénaristes n'avaient pourtant jamais considéré faire du personnage principal Ellen Ripley une femme, chose jamais vue dans un film d'horreur et de science-fiction, jusqu'à ce que David Giler le propose, estimant que ça rendrait le personnage plus intéressant. La production a accepté souhaitant jouer sur cette originalité. À l'époque, Sigourney Weaver était une actrice de théâtre montante, à Broadway. Elle a reçu le scénario et était initialement dubitative, puisqu'elle avait en tête une vision cliché de film de monstre coloré.

Finalement, elle fut convaincue par son agent de passer une audition à New York, et en la voyant Ridley Scott était immédiatement séduit par sa carrure haute et son caractère. Comme elle était la dernière auditionnée, elle a pu faire des auditions directement dans les scènes en construction. Les producteurs ont montré les essais de Sigourney Weaver à leur secrétariat féminin pour avoir une opinion féminine sur sa performance, et avec la réaction positive de celles-ci ils ont décidé de la choisir pour le rôle.

Une actrice pour interpréter Lambert était plus difficile à trouver. Veronica Cartwright fut auditionnée initialement à Los Angeles pour jouer le rôle de Ripley. L'équipe de casting était impressionnée par son intensité et son physique peu conventionnel, et elle fut finalement choisie pour jouer Lambert. Elle n'a toutefois pas été mise au courant avant les essayages de costumes, et elle était au départ agacée de devoir jouer le rôle d'une femme faible, constamment en pleurs, mais la production l'a convaincu en lui expliquant que Lambert représentait le public, notamment sa frayeur.

Dès les premières phases du projet Tom Skerritt était intéressé mais estimait que le film devait avoir un budget suffisant pour que la vision soit réalisée. Lorsqu'il apprit que Ridley Scott le réaliserait avec un budget acceptable il était immédiatement convaincu, et a été choisi pour le rôle du Capitaine Dallas.
John Hurt a d'abord été approché pour jouer le rôle de Kane toutefois il était commis à un autre projet, ainsi son rôle fut d'abord donné à Jon Finch, qui avait impressionné Ridley Scott par sa performance dans Macbeth de Roman Polanski. Toutefois, au premier jour de tournage John Finch a eu une crise de diabète et a dû quitter le plateau. Scott a alors pu retrouver John Hurt qui était désormais disponible et l'a convaincu en une soirée d'accepter le rôle. Hurt a commencé le tournage le lendemain matin.

Ian Holm était surtout connu pour des rôles de théâtre, et a finalement été choisi pour jouer le rôle de l'androïde Ash, qui ne ressemblait à aucun rôle qu'il ait joué auparavant.

Enfin, Bolaji Badejo, un étudiant londonien en design graphique originaire de Somalie, est l’acteur qui s’est glissé dans le costume de l’Alien dans le film, et c’est Ridley Scott qui l’a repéré dans un bar de Londres en 1978 à cause de sa taille ( il mesurait 2m18 ) et de sa minceur qui lui donnaient des mensurations parfaites pour le rôle: le réalisateur voulant donner l’impression qu'aucun humain « normal » ne pouvait rentrer dans le costume.

Box-office initial :

Avec un budget d'environ 11 000 000 US$, Alien était un succès commercial en salles. À sa sortie initiale, il a réalisé 102 944 891 US$ au box-office mondial, dont 78 944 891 US$ aux États-Unis et au Canada et 24 000 000 US$ à l'étranger. Le film est sorti en Amérique du nord le 25 mai 1979 et était numéro 1 au box-office dans son premier week-end, distribué dans 91 salles et remportant 3 527 881 US$. Alien a alterné entre la première et la troisième place durant plus de vingt semaines consécutives. Alien a rapporté 4 727 920 US$ en France (2 809 875 entrées) et 228 889 US$ en Belgique, où il est sorti respectivement les 12 et 13 septembre 1979.

Box-office pour la version director's cut (2003) :

La version director's cut d'Alien est sortie dans les salles américaines le 31 octobre 2003, remportant 1 986 910 US$ supplémentaires, augmentant le total du box-office nord-américain à 80 931 801 US$, soit 329 504 entrées supplémentaires. Lors de sa première semaine, il était diffusé dans 347 salles, et est resté au grand écran pendant 5 semaines.

En France, la version director's cut a d'abord été projetée au Festival du cinéma américain de Deauville le 13 septembre 2003, puis dans d'autres salles françaises à partir du 12 novembre 2003, faisant 76 243 entrées sur un total de 6 semaines de projection, augmentant le total d'entrées françaises à 2 887 121. Autrement, la version director's cut a obtenu 113 678 entrées au Royaume-Uni où il est sorti le 31 octobre 2003, 4 149 au Québec et 9 504 en Belgique où il est sorti le 22 octobre 200310.
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le 25 avril 2007
"Alien le 8e passager" est une vrai merveille. Il est terriblement effrayant et ceux pour plusieurs raisons: Déjà l'ambiance, tout est sombre et offre ainsi de nombreuses cachettes à un monstre biomécanique quasi-indestructible. Ensuite le réalisateur a opté pour des prises de vues suggérant juste la bête au lieu de montrer une stupide marionnette de monstre aucunement effrayante comme c'est le cas dans certains films d'horreur. Ce qui fait de cette production un des films d'horreur les plus terrifiant.
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Qui ne connaît pas encore cette histoire mythique du Nostromo, vaisseau spatial accueillant sept voyageurs, sept routiers de l'espace, qui doivent interrompre leur voyage pour débarquer sur une planète mystérieuse inexplorée. L'ordinateur de bord, Mother (" Maman " si vous préférez), réveille l'équipage, jusqu'alors en état d'hibernation, parce qu'il a capté un SOS, qui s'avèrera (trop tard) être une mise en garde. Le capitaine emmène une patrouille partir à la découverte de la source de l'émission.

Ils tombent alors sur une épave abritant un ensemble d'oeufs bien étranges. Un des hommes, Kane, s'approche d'un peu trop près et est attaqué par une créature du genre pieuvre qui fracasse son casque et se colle à son visage . De retour au vaisseau, l'officier scientifique (en fait un androïde) va délibérément violer le règlement qui impose, dans un tel cas, une mise en quarantaine dans le sas d'entrée. Il ne fait qu'appliquer le protocole secret qui prévoit que le retour sur Terre d'une forme de vie extra-terrestre a priorité sur la survie de l'équipage. Le module d'exploration décolle et se réamarre au vaisseau principal.

Pas moyen d'ôter la bestiole du visage de Kane. Et puis, miracle, elle finit par se détacher d'elle-même, visiblement morte. L'équipage se prépare à rentrer en hibernation pour terminer le voyage vers la Terre, et se réunit auparavant pour un repas .

Alors, l'improbable survient : une créature immonde s'extrait du ventre de sa victime et commence, une fois sa croissance ultra rapide terminée, à traquer un par un les membres de l'équipage dans un huis clos glauque à souhait à travers les sombres labyrinthes du Nostromo.

Le tout finira très mal pour le vaisseau et pour tout son équipage, sauf pour Ripley-Sigourney Weaver (qui nous offre tout à la fin une séquence en petite culotte pour prouver qu'elle est aussi belle fille qu'une excellente et intelligente actrice, la suite de sa carrière le prouvera)...) et pour le chat Jones.

Ambiance de science-fiction, à la fois fantastique et réaliste (les astronautes ne sont que des salariés chargés de convoyer une cargaison de minerai), atmosphère morbide teintée d'un fort pouvoir symbolique dans la catégorie "Tous les ET y sont pas forcément beaux, Tous les ET y sont pas forcément gentils" , Alien s'est imposé comme une incontestable réussite. Fallait-il en faire toute une série, je n'en sais rien, je n'ai vu que le premier.

Une comparaison avec le DVD (fourni avec le Blu-ray) permet de facilement apprécier l'apport de la haute définition et du travail de restauration qui a été effectué. On peut aisément parler d'une redécouverte: copie irréprochable compte tenu de l'âge , qui permet de rédécouvrir totalement les cadres, jeux d'ombre et de lumière, l'atmosphère flippante et parfois vaporeuse du film de Ridley Scott. Les différents plans tirent profit d'un très élégant niveau de définition, bien souvent très stable, malgré quelques fluctuations intrinsèques à la photographie. Les scènes sont remplies de détails, et le piqué est souvent excellent . L'image conserve une fine granulosité argentique, avec des contrastes souvent optimaux, extrêmement lisibles, avec des noirs solides.

Dès la scène d'ouverture, les longs couloirs du vaisseau paraissent infinis tant la profondeur du champ visuel est énorme (on distingue nettement les second, troisième et quatrième plans). La HD rend parfaitement hommage à la minutie de la mise en scène de Ridley, détaillant chaque image, chaque élément de décor !

Sur la planète maudite, la séquence - à couper le souffle- du squelette de géant extra-terrestre fossilisé, cloué aux commandes de son canon, ressort d'une manière absolument éblouissante par rapport au DVD.

En ce qui concerne le son, la VO DTS-HD ne déçoit pas, bien qu'il ne semble pas y avoir eu de restauration comparable à celle de l'image. Elle voit ses effets réinventés : voix qui se baladent de gauche à droite en frontal, Stéréo Surround probante, graves insoupçonnés sur le DVD, dynamique plus que correcte, musique sublime, bien ouverte sur les canaux et mixée avec tact, petits détails sonores (bruit d'un bouton qu'on pousse sur le poste de pilotage par exemple). Bref, du tout bon. La VF est un peu en retrait, mais reste convenable. A noter une interface très originale et ludique.

Et en plus, on peut acheter ce Blu ray pour une poignée de cacahouètes!
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le 24 avril 2010
"2001" a été le 1er film de S.F. qualifié "intelligent". Soit. Il est vrai qu'après les séries B et Z produites à la chaîne et livrées par cargos entier, ça faisait un changement !
"Star Wars" a été le premier western galactique qui depuis près de 35 ans arrive encore à faire rêver les gamins, malgré les effets de moins en moins concurrentiels face aux CGI et autres bidules informatisés.

Venons en à "Alien", je vais parler d'un temps que les moins de 45 ans ne peuvent pas connaitre (20 ans, c'est pas assez, désolé, Charles).
Ce film est sorti sans promo, sans matraquage médiatique. Et pour cause, il n'y avait que 3 chaines TV, pas beaucoup de radio, très peu de presse cinéma, et pas d'internet.
Il n'y avait aucune vedette dans ce film. Juste quelques seconds rôles que les plus âgés de l'époque ont reconnu : Tom Skerrit et Harry Dean Stanton.
Schwartzy tournait encore ses nanars, Stallone s'en était pris plein la tronche dans Rocky, et Bruce Willis ne sauvait pas encore le monde.
L'affiche était on ne peut plus mystérieuse : un oeuf flambé à l'absinthe (...ben, il est vert, l'oeuf, alors, ça doit être de l'absinthe, non ?). Un sous-titre inquiétant : "dans l'espace, personne ne vous entend crier".

J'y suis allé par curiosité, ayant passé de peu l'interdiction aux moins de 13 ans.
Début, lent, très lent, avec des personnages qui ont tout sauf du héros. Routiers de l'espace qui dorment et laissent conduire leur cargo par un ordinateur bienveillant : "Maman". C'est déjà plus rassurant que "CARL" ou "HAL"...
L'atterrissage du module sur la planète n'a rien de glorieux. C'est bien moins classieux que "Star Trek" ou "Star Wars". Leur machin, c'est une Lada de l'espace !!!

Là où ça commence à chatouiller les neurones, c'est la visite de l'épave du vaisseau. On n'avait jamais vu des décors pareils. J'ai découvert par la suite ce génie torturé de Giger et son concept de bio-mécanique où les machines ont l'air vivantes et les créatures font mécaniques.
L'oeuf gluant, un éclair qui saute à la figure de John Hurt. Il en restera défiguré jusqu'à "Elephant man", le pauvre.
Retour au vaisseau principal, ... beurk... la pieuvre collée au visage. Elle se détache, on tente de la disséquer, du sang acide.
Plus rien ne se passe.

Mais on est où là ? A ce stade du film, on sent que ça va démarrer, mais aucune des ficelles scénaristiques bien connues n'apparait.
Accouchement rapide mais avec beaucoup de douleur d'un serpenteau vilain-pas-beau ("Flèche bleue" était bien plus sympa).
Le père-mère est mort, l'enfant se porte bien, la preuve, il a quitté tout de suite le domicile familial pour aller vivre sa vie plus loin.

Là, on commence à flipper. On ne crie pas encore, mais on passe en apnée (bien avant le "Gros bleu").

S'en suit une partie d'échecs et morts entre une créature à peine aperçue (pléonasme, certes, mais tellement pratique pour décrire la fulgurante fugitivité de l'Alien).
On pense que le capitaine barbu va dégommer la Bête, ben, non, il termine en hamburger comme ceux d'avant et après.

Ash se révèle ensuite un androïde pas du tout bienveillant et parfaitement collaborant d'une multinationale sans scrupule. L'ordinateur central "Maman" itou, c'était en fait une mauvaise mère. On passe au film politique qui dénonce avant l'heure le capitalisme broyeur d'individus. Alien est aussi un film social. Ne rigolez pas, ya de ça !

Ne reste à la fin que la grande et belle Sigourney Weaver (j'en suis tombé amoureux depuis ce film).

On s'attend à un carnage. Point de happy end hollywoodien: "tout le monde y passe, les hommes, les femmes, pas le vautour" (une version gothique à la Cradle of Filth d'une chanson de Cabrel).
Et après un strip-tease d'anthologie qui émoustilla le puceau que j'étais (je sais, vous vous en moquez), la Belle Grande Brune éjecte la grosse vilaine Bébète in the space.

Peut-on respirer monsieur Ridley Scott ? Après tout ce qu'on a vécu, on finit par en douter...

Oui, le film est fini. On en sort déboussolé...

Alien signe la fin :
- des films SF gentils tout plein
- des happy end "tout est bien qui finit bien"
- des monstres en caoutchouc mal fichus
- des héros tout puissants
- des rôles de femmes potiches, tout juste bonnes à crier et se faire découper, ou attendre que le beau héros vienne les sauver.

En plus de la dimension sociale évoqué plus haut, Alien est un film féministe. Pour la première fois, on a une héroïne, une vraie.
Une veine que Ridley Scott explorera plus tard avec "Thelma et Louise".

En son temps, une révolution.
Maintenant, un thriller toujours efficace, car sobre, bien écrit, bien réalisé.
Intemporel.
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le 8 février 2012
Qualité sublime de l'image restaurée, et du son HD en VO ! La scène de la découverte du Space Jockey dans l'épave du vaisseau reste mythique...
Ce film de R. Scott est prodigieux, tout comme Blade Runner... On attend avec impatience la sortie de Prometheus courant 2012.
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le 6 mai 2002
Très peu de film du genre fantastique/horreur peut se vanter d'avoir eut autant de succès qu'Alien, le 8e passager. Pour ma part un seul lui arrive à la cheville et c'est aussi pour moi le meilleur film de John Carpenter (disons même presque son seul bon film), je veux bien sur parler de The Thing. Mais laissons ce dernier de côté et parlons de ce qui nous intéresse : Alien, premier du nom et pour moi le meilleur volet de la série. Disons que s'il fallait les classer par ordre de préférence mon choix serait celui-ci : 1, 4, 2, 3L'HISTOIRE:Voici un bref rappel pour ceux qui auraient dormis 20 ans et qui se seraient un matin réveillé grâce au baiser de leur bien aimé(e). Tout commence lorsque l'ordinateur de bord du vaisseau commercial Nostromo, arrête prématurément le cycle de sommeil de ses 7 occupants à cause d'une transmission inconnue venant d'une planète isolée. Croyant à un SOS, l'équipage décide donc de se rendre sur la dite planète. Là, ils découvrent un vaisseau inconnu, comme une épave échouée sur la dunes de cette planète peu accueillante.
Ils font aussi la découverte des restes d'une vie extra terrestre et plus profondément dans les entrailles du vaisseau une sorte de nid. L'un des membre de l'équipage s'en approche et se fait attaqué par une sorte de parasite qui reste accroché à son casque. De retour dans leur vaisseau malgré les consignes de sécurité, l'équipage ne sait pas encore qu'ils vient de faire entrer le loup dans la bergerie, et quel loup ! C'est alors que commence le cauchemar…
LE DVD
Dès le départ tout est fait pour vous mettre dans l'ambiance, des messages informatiques vous parviennent et vous entrez dans une salle identique à celles qui se trouvent à bord du Nostromo, totalement en 3d. Un champ d'énergie au centre vous servira de menu interactif. En plus du chapitrage des scènes et du film en lui même de nombreux bonus sont présents :
Les bandes annonces française et américaine parues à la sortie du film ainsi que certains spots américains. La bande annonce américaine était vraiment impressionnante.
Vous y trouverez aussi de nombreuses galeries :
les esquisses réalisées pour faire le story board où vous pourrez admirer les talents de H.R. Giger (créateur des décors et de la créature), Ron Cobb, Moebius et Chris Foss.
Le découpage technique de Ridley Scott.
Les photos du tournage.
Les différents essais de création d'affiches et du titre Alien pour arriver à l'affiche que nous connaissons tous (cet œuf flottant dans l'espace) et cette phrase : Dans l'espace, personne ne vous entendra crier.
Tout ceci est agrémenté de commentaires écrits
Vous y trouverez aussi deux des scènes coupées au montage, jugées inutiles et une dizaine d'autres que le réalisateur n'a pas souhaité inclure pour arriver au résultat que l'on connaît. Chaque scène est aussi agrémenté de commentaires écrits expliquant pourquoi elle ne fait pas partie du montage finale.
Vous y découvrirez aussi le film commenté en VO par Ridley Scott lui même expliquant les problèmes rencontrés lors du tournage, les décors, la musique, l'univers de Giger, etc.
Je ne vous parlerais pas du film qui avec cette version DVD semble n'avoir pas prit une seule ride. La finesse des détails et des lumières m'ont permis d'apprécier à nouveau et même de redécouvrir ce petit bijou du genre.
Bref pour ceux qui ont aimé Alien (et en attendant le 5), il n'y a vraiment aucune raison de se priver
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le 12 septembre 2011
Voilà une oeuvre qui date et pourtant, et oui, et pourtant.....

La force de ce film est qu'il nous prend par les sens et les rend aiguisés. Et cela est du à la magie de l'atmosphère oppressante, froide et chaude en même temps.
La mise en scène est absolument prodigieuse à tel point que l'on se demande si Ridley Scott n'a pas touché la perfection même du genre. Une oeuvre modèle pour tous les futurs réalisateurs du genre. Et encore une fois, disons le et n'ayons pas peur de le faire : "Ce film est un chef d'oeuvre"
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