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A propos des chefs-d'oeuvre: Collection Bleue Broché – 9 janvier 2013

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Extrait

Forme de nos vies, forme de nos livres

Le mot «chef-d'oeuvre» a sauf erreur été appliqué à la littérature vers le milieu du XVIIIe siècle, en tout cas la plus ancienne expression que j'en ai trouvée est de Voltaire dans Le Siècle de Louis XIV (1752) :

Mais on ne juge d'un grand homme que par ses chefs-d'oeuvre, et non par ses fautes.

C'est à peu près le moment où apparaît la notion de littérature, qui dégageait les écrivains du divertissement. Il existait des chefs-d'oeuvre avant la littérature, mais innommés comme elle. C'est en se donnant simultanément un nom qu'ils se sont sauvés. C'est toujours par la dénomination que l'on se sauve. On sort du placard des Innommables où les puissances préfèrent laisser toute nouveauté. Si elle avait du talent ? Si elle réclamait des places ? La littérature n'aurait probablement pas pu se constituer de manière autonome sans la notion de chef-d'oeuvre. Elle s'en est saisie pour devenir plus admirable. Petit garçon moulant des tours sur la plage, elle a posé Homère, han ! Dante, han ! Goethe, han ! et bien d'autres, han ! han ! han ! pour se faire une muraille. Ne me touchez pas, pouvoirs, les chefs-d'oeuvre sont là ! Cela fait trois siècles. Trois siècles de chefs-d'oeuvre. Et, sauf erreur là encore, pas un livre sur le chef-d'oeuvre en littérature. De là les erreurs qu'il y aura dans celui-ci. Jardinier, je débroussaille.

L'homme aime mieux se créer des évidences que des réflexions, semble-t-il. Son besoin de foi est insatiable. Et nous nous sommes constitué une conception aussi imprécise qu'inébranlable du chef-d'oeuvre littéraire.

Statique. Laborieuse. Correspondant à la conception idéale de l'écrivain. Elle a été perfectionnée au XIXe siècle, c'est celle d'un homme assis. Dans la position de l'artisan, il écrit comme au polissoir. Le dieu en est Mallarmé, et sa chaise, sa simple et émouvante chaise de travail, un siège de scribe, de reproducteur de gestes, de modeste qui s'élève à force d'application. Enfin, simple. Je l'ai montrée en 2010 à l'exposition d'ouverture du Centre Pompidou-Metz, cette chaise qui appartient au musée de Valvins. Je m'occupais de la partie littéraire, Laurent Le Bon le directeur du musée m'ayant confié une salle, ce que j'ai trouvé, si je peux le dire, avisé, moi qui crois à la correspondance entre les formes de la création. Dans une cérémonie japonaise tout à fait rare en France où nous n'avons pas le sens de ces choses, j'ai vu s'avancer le manuscrit d'À la recherche du temps perdu. La Bibliothèque nationale qui avait prêté le premier volume relié du manuscrit de Proust l'apportait en la personne d'un manutentionnaire et d'une conservatrice. Le désordre d'un musée au moment de l'installation, même s'il n'est qu'un ordre éparpillé, est peu propice à l'admiration. Un grand tableau de Hantai s'appuyait contre une cloison, l'air d'un enfant oublié à la sortie de l'école. Sur le sol, des outils pareils à des poissons frôlaient des croix de papier collant. Des caisses éparses attendaient, comme délaissées par un très gros bébé qui aurait joué aux cubes. Des chaussons en plastique bleu emmaillotant leurs souliers, de petits groupes d'êtres humains marchaient en silence, chacun à sa tâche, avec application. Quand À la recherche du temps perdu est arrivé, il y a eu un arrêt, un silence et un mouvement. Tout le monde a regardé. À plat sur ses mains gantées de blanc, le manutentionnaire portait un coffret. La conservatrice lui a donné très poliment et très fermement des instructions auxquelles il a obéi avec un sérieux et un mutisme admirables. Il a ouvert le coffret. Sorti le manuscrit. Cela peut donc être ça, matériellement, un chef-d'oeuvre de la littérature ! Cet artichaut de feuilles qui ne demandent qu'à s'ouvrir pour bavarder !

Revue de presse

Comment être sûr qu'un livre est un chef-d'oeuvre  ? Quelles sont les recettes pour en créer un  ? Mystère. Pourtant, sur ce sujet comme sur mille autres, Charles Dantzig a des lueurs. Rassurez-vous, il n'est pas du genre à pontifier. C'est une sorte de normalien farceur, lettré, cocasse et facétieux. Rien de pédant avec lui. Plus « pieds sur la table » que « coude sur la cheminée », il ne vénère pas la culture mais la chatouille. Il peut se le permettre car, la tête encombrée comme un grenier, il la connaît mieux que personne...
Et c'est un délice. A croire que la culture est un plaisir. (Gilles Martin-Chauffier - Paris-Match, février 2013)

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Format: Format Kindle Achat vérifié
J'ai bien aimé certaines oeuvres critiques de C. Dantzig, j'ai lu celui-ci mais sans vraiment y prendre plaisir, un petit ronronnement, quelques effets de style intéressants, mais encore une fois du péremptoire fréquent, le présent de vérité générale ne garantit la profondeur ou la certitude de la vérité surtout en littérature et au-delà en arts.Les généralisations sont d'ailleurs de mise et leurs fréquences fait que l'argumentation de l'auteur tourne à vide comme un tambour de machine à laver qui n'en fait qu'à sa tête L'auteur me fait de plus en plus penser à ces censeurs académiques du siècle de Molière qui distribuaient les bons points en fonction de leurs humeurs physiques ou morales. Parlez donc de ce que vous aimez et laissez les autres en paix, voilà le modeste d'un conseil d'un modeste lectophage.
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Par lila le 23 mai 2017
Format: Format Kindle Achat vérifié
Une lecture transversale de la création artistique qui rend terriblement moderne le dialogue de la littérature avec les arts, et l'art comme monde entre les mondes.Ce livre ressemble à une danse. Il en a les glissements hasardeux qui font les rapprochements inatendus, la rapidité puis la lenteur souple de certains exemples qui parfois peuvent désarçonner, comme le montre l'autre versant critique d'Amazon. Mais c'est rare le mouvement dans l'écriture. .
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Par Tom93 le 19 février 2013
Format: Broché
Dantzig, je le suis depuis le Dictionnaire égoïste et il n’a rien perdu de sa verve et de son insolence. Ca nous change des pensums de mille pages qui enchaînent les banalités. Le chapitre sur Joyce est un chef-d’œuvre dans ce livre sur les chefs-d’œuvre.
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Format: Broché
Personne ne parle de la littérature et des écrivains comme Charles Dantzig. On pouvait le voir dans son roman Dans un avion pour Caracas, dont le personnage principal était un écrivain absent. Dans A propos des chefs-d’œuvre, les écrivains sont présents – et proches, tellement proches. Qu’il les aime ou pas – pour moi je ne serais pas une aussi ardente avocate de Nabokov, il nous les rend toujours familiers. On a rarement aussi bien parler d’Emily Dickinson, dans un chapitre qu’à mon avis n’aurait pas renié Borges. Et la tendresse qu’il a en écrivant sur Proust est bouleversante. Je me demande qui pourrait, comme lui, mêler dans un même livre les réflexions sur les plus grands livres à des considérations sur Walt Disney sans démagogie. Enfin, j’ai été touchée par les images. ‘‘Un chef-d’œuvre est un fracas, mais c’est le fracas d’une fleur ’’, cela mérite de s’y attarder…
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Format: Broché
Dans ce premier livre sur le chef-d’œuvre en littérature, j’ai appris quantité de choses. Par exemple le fait que la première bibliothèque publique il est été dans l’Antiquité pour recueillir l’Iliade et l’Odyssée, ce qui est à l’origine de l’idée de chef-d’œuvre, le mot lui-même ayant été inventé par Voltaire.
L’intelligence de Dantzig crépite à chaque page. Points de vue inattendus, images brillantes. Le Finnegans Wake de Joyce écrit pour ne pas être lu, qui y avait pensé ? Un chef-d’œuvre.
Un penseur qui ne pense pas que la pensée doive être triste.
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Format: Poche
Dans ce live passionnant, j'ai passé mon temps à … écrire. J'ai pris des notes à toutes les pages, soulignant les pensées toujours inattendues de Dantzig (ah, le chapitre sur "Les Enfants terrible" de Cocteau et celui sur le "Finnegans Wake" que Joyce a écrit pour ne pas être lu!). Relever tous les livres à lire, aussi, car "A propos des chefs-d'œuvre", avec l'érudition et la générosité habituelle de Dantzig, est aussi un livre qui donne envie de lire d'autres livres. Une ruine, cet écrivain!
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