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Ce que j'appelle oubli Poche – 3 mars 2011

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Extrait

et ce que le procureur a dit, c'est qu'un homme ne doit pas mourir pour si peu, qu'il est injuste de mourir à cause d'une canette de bière que le type aura gardée assez longtemps entre les mains pour que les vigiles puissent l'accuser de vol et se vanter, après, de l'avoir repéré et choisi parmi les autres, là, qui font leurs courses, le temps pour lui d'essayer - c'est ça, qu'il essaie de courir vers les caisses ou tente un geste pour leur résister, parce qu'il pourrait comprendre alors ce que peuvent les vigiles, ce qu'ils savent, et même en baissant les yeux et en accélérant le pas, s'il décide de chercher le salut en marchant très vite, sans céder à la panique ni à la fuite, le souffle retenu, les dents serrées, un mouvement, ce qu'il a fait, non pas tenter de nier lorsqu'il les a vus arriver vers lui et qu'ils se sont, je ne dirais pas abattus sur lui, parce qu'ils étaient lents et calmes et qu'ils n'ont pas du tout fondu comme l'auraient fait, disons, des oiseaux de proie, non, pas du tout, au contraire ils se sont arrêtés devant lui et c'était très silencieux, tous, ils étaient plutôt lents et froids quand ils l'ont encerclé et il n'a pas eu un mot pour contester ou nier car, oui, il avait bu une canette et aurait pu les remercier de la lui avoir laissé finir, il n'a pas dit un mot et dans ses yeux il a laissé le jeu ouvert de la peur mais c'est tout, tu comprends, il avait juste envie d'une bière, tu sais ce que c'est l'envie d'une bière, il voulait rafraîchir sa gorge et enlever ce goût de poussière qu'elle avait et qui ne le lâchait pas, va savoir, un jour comme aujourd'hui, un après-midi où la lumière était blanche (...)

Revue de presse

Librement inspiré d'un fait divers, le percutant récit de Laurent Mauvignier évoque la mort violente d'un jeune homme dans un supermarché, pour le vol d'une canette de bière. Il fut une époque, antique, où l'on nommait «barbares» les hommes issus d'un peuple dont on ne comprenait pas la langue. Un glissement sémantique s'opéra en même temps que les moeurs évoluaient, et les barbares devinrent ces étrangers habitant hors des frontières. Les siècles s'écoulèrent sans changer la nature profondément brutale d'une partie de l'humanité, et de Grèce on passa en Rome, les jeux du cirque laissèrent place aux guerres modernes sans que l'ennui des hommes et leur besoin de divertissement gratuit soient jamais rassasiés. Alors on qualifia de barbares ceux dont les valeurs différaient tant des valeurs locales qu'elles menaçaient l'ordre établi. Puis vint un temps, plus récent, où le terme s'appliqua à des individus sans pitié, voire assoiffés de sang. Étonnant de se remémorer cette évolution à la lecture du très bref et saisissant livre de Laurent Mauvignier, où l'on trouve réunies au XXIe siècle toutes les acceptions successives du mot. (Sabine Audrerie - La Croix du 2 mars 2011 )

La phrase dévoile les moments d'une existence et suggère un monde cabossé alentour, qui s'incarne dans les vigiles. On ne distingue personne d'autre dans le magasin ni dans l'annexe, comme si les bourreaux et leur proie, à eux seuls, tenaient lieu d'allégories des désordres ambiants. Laurent Mauvignier produit dans ces cinquante-cinq pages un effet de densité extrême. Le texte avance sous la pression d'une énorme poussée de sens, faisant sauter les barrières de la ponctuation, rendant inutiles paragraphes et chapitres. Et se charge aussi de tout un non-dit qui par furtives échappées se signale. On se situe ici, par-delà le dehors de spontanéité, dans une élaboration savante. La voix qui raconte restitue ce parcours humain jusqu'au dernier souffle de vie sur le ciment. Cela tient ensemble du rythme de l'information en continu et du déversement d'un flux de conscience. Un étonnant mariage de non-littéraire et de sophistication de l'écriture. Un simple tiret à la fin laisse le flot langagier reprendre son écoulement souterrain. Après ce saisissant jaillissement. (Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 3 mars 2011 )

Pour avoir volé une canette, un SDF a été roué de coups jusqu'à la mort par des vigiles. De ce fait divers, Laurent Mauvignier tire un bref roman, aussi étouffant qu'émouvant...
Comme pour Dans la foule (inspiré par la catastrophe du stade du Heysel), Mauvignier utilise une tragédie du quotidien pour apposer une voix, un regard, dépassant les seuls faits, et pour transcender une réalité en véritable fiction (à l'image de certaines digressions sur les personnages). (Baptiste Liger - Lire, mars 2011 )

Ce cri de révolte contre l'effervescence des existences que la misère a rendues transparentes est d'une insoutenable stridence. Mais l'écriture est là, attentive, suspendue, pour offrir des parenthèses de réconfort. En signe de résistance, ce que Mauvignier appelle l'oubli, c'est le souvenir, ce droit à continuer de vivre dans le havre des têtes accueillantes. (Marine Landrot - Télérama du 23 mars 2011 )

Deux ans après ce meurtre, qui n'a pas fait la une des journaux, Laurent Mauvignier, le romancier saisissant de la tragédie du Heysel, donne à entendre, plus encore que sa douleur, le silence tombal de la victime. Et c'est un bruit insoutenable. (Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 24 mars 2011 )

Au magasin Carrefour de Lyon Part-Dieu, le 28 décembre 2009, quatre vigiles ont tué Michaël Blaise, 25 ans, martiniquais. Une caméra de surveillance a tout enregistré, ils l'ont traité de pédé, pas de sale Noir, il est mort la cage thoracique enfoncée, le procureur a vraiment dit qu'un homme ne devait pas mourir pour si peu. De cette histoire, Mauvignier fait un portrait oblique, touchant, ce n'est pas la victime qui parle mais curieusement on entend son silence, le peu qu'il a à dire, son regret de mourir maintenant, on comprend qu'avec la mort s'achève la peur de mourir. Il n'est pas dit que quelqu'un est noir, il n'est pas dit que personne n'est pédé, le Rhône est loin, on parle de bords de Loire, de Paris, de détresse, d'hommes. Des hommes était le titre du dernier roman de Mauvignier, en voici d'autres, désolés et désolants, humains et inhumains, comme vous et moi. (Jean-Baptiste Harang - le Magazine Littéraire, avril 2011 )

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