Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici RentreeScolaire Cloud Drive Photos En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaire client

Connaissez-vous le plus grand défaut de Fourth, quatrième album de jazzeux progressifs de Soft Machine ? C'est de suivre un Third légendaire, et rien plus que ça, j'vous jure ! Il faut dire que succéder à un des meilleurs albums de free jazz de tous les temps (hé oui !) tient de la mission impossible. Et pourtant, quel album, ce Fourth !

A tort, à mon avis, du fait de leur origine dans la Canterbury Scene, on assimile souvent la formation à l'explosion fusion/prog-fusion de la première moitié des années 70 où il voisineraient alors Mahavishnu Orchestra, Weather Report, Return to Forever et compagnie. Oui mais non, parce que les influences palpables, évidentes de Dean, Wyatt, Hopper et Ratledge tendent plus, nettement plus même !, vers John Coltrane, Ornette Coleman, Pharoah Sanders ou Albert Ayler soit une sorte de Who's Who du jazz 60s qui ose se jouer des structures et des mélodies dans ce que beaucoup considèrent encore comme un chaos nonsensique, les pauvres !
Or donc, sur ce Fourth, encore plus que sur Third où c'était pourtant déjà bien présent, Soft Machine apparaît comme un jazz band, quelque part entre hard bop et free avec un soupçon de fusion, c'est d'époque ! Sur l'album proprement dit, dans le canon des 7 premiers des divins angliches, on le situera comme celui de la plénitude, d'une formation enfin, semble-t' il, installée dans un panorama stablement confortable où chacun s'épanouit instrumentalement et où le tout (l'ensemble des performances sur le substrat compositionnel) satisfait pleinement sans, il est vrai, plus vraiment surprendre. L'album où la trajectoire musicale empruntée par ses protagonistes devait fatalement amener Soft Machine, très loin des douceurs psychédélico-progressives de leur tout premier opus donc, un sacré voyage !
Concrètement, album plus ramassé que son devancier, il propose des compositions plus courtes, plus structurées aussi qui ne manquent pourtant pas de la folie nécessaire à la réussite de pareille entreprise jazzistique. La face A, composée de 3 compositions indépendantes les unes des autres, vaut son pesant de cacahuètes en particulier pour un Teeth mordant (!) et mélodique, et un Fletcher's Blemish qui adorera vous vriller les neurones de ses exactions dignes des plus barjotants passage du Black Saint and the Sinner Lady de Mingus, diantre !, sans en avoir tout à fait la classe tout de même. La face B, décomposée en 4 pistes, propose la suite Virtually qui, malgré quelques petites longueurs, balade "agréablement" l'auditeur dans des paysages tour à tour orageux, accidentés, paradisiaques ou carrément zen (ce final !), une réussite signée Hugh Hopper, son compositeur.

Robert Wyatt, mécontent de la direction musicale prise par la formation, quittera bientôt le navire qui n'en coulera pas pour autant sortant encore quelques jolis albums avec un line-up en perpétuel mouvement. Ainsi, sur Fourth, se conclut l'aventure du "premier" Soft Machine, ou du moins, étant entendu que les changements de personnel n'ont pas attendu le nombre des années, la constitution référentielle des "canterburiens". Un final en beauté dont certains ont critiqué la captation sonore clinique, froide, défaut que je peine à entrevoir sur ce remaster de 2007. Recommandé, donc.

1. Teeth 9:15
2. Kings and Queens 5:02
3. Fletcher's Blemish 4:35
4. Virtually Part 1 5:16
5. Virtually Part 2 7:09
6. Virtually Part 3 4:33
7. Virtually Part 4 3:23

Hugh Hopper - bass guitar
Mike Ratledge - Lowrey organ, Hohner piano
Robert Wyatt - drums
Elton Dean - alto saxophone, saxello
&
Roy Babbington - double bass (1,3,4,6)
Mark Charig - cornet (2,3,4)
Nick Evans - trombone (1,2,4)
Jimmy Hastings - alto flute (6), bass clarinet (1,6)
Alan Skidmore - tenor saxophone (1,6)
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus| Lien permanent
Qu'est-ce que c'est ?

Que sont les liens vers les produits ?

Dans le texte de votre commentaire, vous pouvez faire un lien direct avec tous les produits proposés sur Amazon.com. Pour insérer un lien vers un produit, suivez les étapes suivantes :
1. Trouvez le produit que vous souhaitez référencer sur Amazon.com
2. Copiez l'adresse Web du produit
3. Cliquez sur Insérer un lien vers un produit
4. Collez l'adresse Web dans le champ
5. Cliquez sur Sélectionner
6. En sélectionnant l'article affiché, vous insérerez le texte qui prendra cette forme : [[ASIN:014312854XHamlet (The Pelican Shakespeare)]]
7. Lorsque votre commentaire sera publié sur Amazon.com, ce texte sera transformé en hyperlien, comme :Hamlet (The Pelican Shakespeare)

Vous êtes limité à 10 liens vers des produits dans votre commentaire et le texte du lien ne peut pas contenir plus de 256 caractères.

Veuillez écrire au moins un mot
Vous devez acheter au moins un article d'Amazon pour publier un commentaire
Un problème est survenu lors de la soumission de votre commentaire. Veuillez réessayer ultérieurement.

Un problème s'est produit lors du chargement des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.


Détails sur le produit

4,2 sur 5 étoiles
5
4,2 sur 5 étoiles