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Commentaire client

le 26 octobre 2011
Cette autobiographie se lit comme un roman : c'est fréquemment passionnant. Une œuvre où, aux détours des pages, on est au café avec J.-P. Sartre ou S. de Beauvoir, où l'on croise les grands intellectuels de la 2ème moitié du siècle (mais pas tous ...), où la politique est totalement imbriquée dans la vie de ces gens. Malheureusement si l'on croise maintes grandes figures : P. et H. Lazareff, J. Cau, Merleau-Ponty, A. Cohen, Melville, Vergès, F. Fanon - que j'ai découvert-, des figures algériennes telle Boumédienne (et de quelle manière !) ou tunisiennes, c'est souvent trop fugitif, on ne découvre que peu de détails, d'anecdotes, de vécu, de réel. Curieusement aucune figure de la gauche ou de la droite politique française n'apparait véritablement. C'est frustrant.
Le style est limpide, tout se lit très facilement. C'est une grande page d'Histoire que nous vivons. On y découvre aussi la Corée du Nord, un des meilleurs passages du livre, avec celui sur Deleuze et la sœur de C. L.
J'agrée à l'avis de quasiment tous les commentateurs : la partie concernant la naissance de « Shoah » est la meilleure (la paluche !): elle fait d'autant plus regretter sa relative brièveté et, rétrospectivement, le "temps perdu " auparavant. Aurait-il donc fallu écrire deux tomes ?
Toutefois on peut aussi faire des reproches : aucun mot sur son frère Jacques ! Des passages plutôt complaisants, "auto-complaisants" (si le mot existe); des moments, sinon arrogants, du moins, immodestes. Il semble avoir connu à peu près tout le monde intellectuel de l'époque. Quelques longueurs, mais n'est-ce pas normal en 760 pages !
Plus grave : AUCUN mot, ou presque, sur la Palestine, bien peu sur le communisme (d'autant plus que l'auteur a été membre du PC), rien sur les drames de la Hongrie 1956 ou de la Tchécoslovaquie 1968. On trouve des accusations, peu étayées (et assez peu claires) sur le Commandant Cousteau (page 524), sur la productrice de « Pourquoi Israël » " Mlle C.W.", sur Hannah Arendt (page 612). La fin de sa vie avec J. Magre est totalement passée sous silence; d'autres allusions peu amènes à des hommes, ou femmes, que je n'ai pas reconnus laissent coi. Dommage : on dit ou on ne dit pas : on assume ou non. Et enfin, aucun mot sur les États-Unis !
La fin est quelque peu décevante, et trop abrupte.
À lire, évidemment. D'urgence. De tels livres manquent cruellement.
Un index, pour retrouver des personnages, ou des moments, aurait été bienvenu.
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