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17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 enfin Brendel des seventies, 30 mai 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brendel spielt Schubert (Coffret 7 CD) (CD)
Soyons bref, je raconte ma vie (je suis né très jeune dans un monde très vieux). Quand j'étais ado, personne ne connaissait par exemple Vivaldi, même si cela paraît incroyable aujourd'hui. Et te me voilà soudain que le grand public fait un tube des Quatre Saisons, le bon bourgeois se précipite pour acheter sa première chaîne Marantz (magnifiques tuners ventripotents aux lumières bleues) afin d'écouter ça, parmi ses deux seuls autres disques dont le faux adagio d'Albinoni et le Play Bach de Loussier. Le riche posait son vinyle sur sa platine Thorenz, le moins nanti des couches moyennes sur sa platine Dual, le fauché bricoleur sur sa platine Era au petit fil à plomb antiskating (on la commandait en solde via les annonces de la revue Haut-Parleur, on patientait trois mois). Tous les matins, France-Musique commençait par aider le mélomane à se rassurer sur son installation compliquée (et maintenant si le réglage de votre installation est correcte le son que vous allez entendre vous semblera provenir de la voie gauche tuuuutt, et maintenant si le réglage de votre installation est correcte le son que vous allez entendre vous semblera provenir de la voie droite tuuuutt, et maintenant si la balance de votre installation est correcte le son que vous allez entendre vous semblera provenir du centre de votre installation tuuuutt, ouf!).

Un peu plus tard à la Tribune des critiques de disques, pendant les années de plomb de la direction style Jochum voire Munchinger, Antoine Goléa vilipendait à chaque fois une erreur de diapason (mais che m'excusse, mes chers collègues!) et frôla l'apoplexie en entendant la première cantate de Bach baroquement dirigée (donc plus vite, plus saltatoire, plus jaillissante) par Harnoncourt : che m'excusse mes chers collègues mais une cantate de Bach ce n'est quand même pas un bal musette! (authentique juré craché).

Dire aussi que, dans l'histoire, le 19ème siècle oublia (enfin, quasiment, car on a un peu exagéré sur ce point) un certain... Jean-Sébastien Bach soi-même, justement (résurrection de grandes oeuvres chorales sous la baguette de Mendelssohn).

Quel rapport tout ça avec Schubert, sussurez-vous? Eh bien, que c'est kifkif bourricot. On a du mal à réaliser aujourd'hui que tout son piano quasiment a été méprisé, oublié, glissé sous le tapis. Il a fallu Arthur Schnabel pour nous le ressusciter. Ensuite (mais pensons aussi au viennois Badura-Skoda), bien sûr le gars Alfred, Brendel pour les non intimes. La première période fut celle des enregistrements Vox (ou Turnabout), où figurent ses plus grandes réussites déjà : les Moments musicaux, les Impromptus, les Drei Stücke opus posthume. Je trouve qu'il n'a jamais rejoué ça aussi bien.

La dernière période est celle des années 80, que l'on dit souvent la meilleure. Le coffret a déjà été republié deux fois en CD, dont tout récemment à prix éco. C'est toujours très beau, certes, mais je trouve avec un peu de dureté dans le jeu comme dans la sonorité. Certes, Brendel n'a jamais été un obsédé du beau son. Côté instrument, il paraît d'ailleurs qu'il fait régler son piano de façon telle que plus personne ne peut plus jouer dessus après lui (Attila Brendel, le pianiste par lequel le double échappement ne repousse plus après son passage).

Bref, m'est avis que son plus beau Schubert est celui des années 70, dont le présent coffret restitue le cycle uniquement en édition allemande (ce qui fait sans doute qu'on est passé à côté en France). On y a même rajouté un disque des années 80 (et du live, en public). Tout y est quasiment parfait, à quelques rares détails près (étonnant cette faute de goût du 3ème Moment musical, pris nettement trop vite, à savoir allegro mais en oubliant le moderato, cela casse l'essence même, la palpitation, la pulsation modérée imperceptible du morceau).

Mais bon, résumons : coffret à saisir, absolument, d'urgence. Vous êtes fauché? Pensez à la pension de reversion, mijotez votre alibi.

P.S. Lisez surtout les remarques à ce commentaire, formidable tuyau. Un excellent et très averti interlocuteur nous signale qu'anciennement sur Vox (comme les premiers Schubert de Brendel), l'intégrale du grand Wührer a été rééditée par une boîte je crois américaine assez confidentielle (sur son site, cherchez sous l'orthographe Wuehrer, sinon vous ne trouverez pas).
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Message initial: 31 mai 11 22:51:51 GMT+02:00
Titus dit:
Votre commentaire est à la fois informatif et drôle. Bravo !

Publié le 1 juin 11 12:40:55 GMT+02:00
Pour être juste, parmi les défricheurs schubertiens, j'oubliais évidemment... rien moins qu'Edwin Fisher!

Publié le 19 juin 11 19:34:30 GMT+02:00
Quand meme l'ancienne tribune des critiques de disque c'était quelque chose : A Panigel , toujours très policé ; J Bourgeois , un peu ch...; A Goléa , naturellement pénible quand à son opposition frontale aux baroqueux mais passionnant sur d'autres plans ( musique du XXème siècle ) et ne maniant pas la langue de bois ( je me rappelle une émission consacrée à la 4 èmè symph de Bruckner , oeuvre qu'il détestait et il ne s'en privait pas au micro ) ; J Roy , toujours très consensuel mais un peu neutre .....

En réponse à un message antérieur du 22 juin 11 17:28:51 GMT+02:00
L'éternel problème de Goléa était, n'allant jamais, le diapason!

En réponse à un message antérieur du 9 nov. 11 02:50:02 GMT+01:00
[Supprimé par l'auteur le 3 juil. 13 16:24:01 GMT+02:00]

En réponse à un message antérieur du 10 janv. 12 20:07:37 GMT+01:00
Le grand découvreur de Schubert au piano a été en fait Sviatoslav Richter qui a commencé a enregistrer ses sonates dès les années 50. Il avait 12 sonates de Schubert au répertoire, et il jouait toutes les reprises, LUI.

En réponse à un message antérieur du 19 déc. 12 02:30:06 GMT+01:00
Richter le grand découvreur de Schubert? Fort curieuse assertion. Bien avant lui, assurément, c'est de toute évidence Schnabel!

En réponse à un message antérieur du 15 sept. 14 03:28:51 GMT+02:00
marsupial2 dit:
... et Eduard Erdmann...

En réponse à un message antérieur du 15 sept. 14 11:15:06 GMT+02:00
Absolument, vous avez raison, ne pas l'oublier.

En réponse à un message antérieur du 17 sept. 15 15:44:11 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 17 sept. 15 16:30:56 GMT+02:00
Pour les sonates, dans les années 30 il y avait Schnabel (les sonates D859, D959, D960) et Erdmann (D840 - il n'en existe pas d'enregistrement, mais c'est pour lui que Krenek a réalisé la version complétée - , D894, D958, D959, D960 en bandes radio). En Russie il y a eu un peu plus tard Sofronitzky (D784, D960), mais c'est Richter qui a commencé à les jouer et à les enregistrer systématiquement (à son répertoire quand même D459, D566, D575, D625, D664, D784, D840, D845, D850, D894, D958, D960, donc plus que pour Schnabel et Erdmann, qui de Berlin ont mieux fait connaître et apprécier Schubert que tous les Viennois de l'époque). Comme Erdmann et Schnabel, Richter a imposé les sonates de Schubert au concert; la plupart de ses enregistrements étant d'ailleurs des live.
Le premier enregistrement "intégral" est celui de Wührer dans les années 50 en studio pour Vox. Une intégrale plus complète que nombre de celles qui viendront ensuite car elle a déjà D566 en trois mouvements et D840 en quatre (version Krenek)
À cette époque Ray Lev enregistre D840 aux États-Unis (version Krenek), dans les années 60, toujours aux US, c'est Gary Graffman avec D958. J'allais oublier Serkin avec une D958 sur rouleaux et d'autres enregistrements à partir des années 50.
Les années 70 ont vu les "intégrales" de Klien, Badura-Skoda (RCA, au piano), Haebler, Kempff. Et Noel Lee en France (comme Badura-Skoda avec les sonates inachevées dans sa propre version complétée).
Les Impromptus, Moments Musicaux et autres n'ont jamais été vraiment absents du répertoire - au salon comme au concert. Paderewski et Rachmaninov p.ex. les jouaient déjà; Edwin Fischer les a enregistrés dès les années 30. La Wandererfantasie (aussi enregistrée en 34 par Fischer) était fréquemment jouée, le plus souvent d'ailleurs dans la version de Liszt pour piano et orchestre, même si celle-ci est devenue une rareté maintenant. De même les danses, jouées dans leur version originale ou dans les "soirées de Vienne" de Liszt, n'ont jamais vraiment "glissé sous le tapis".
Tout cela pour dire que le rôle de pionnier, vite reconnu à Brendel, est tout de même à relativiser.
Dans sa période Turnabout il n'a enregistré - en ce qui concerne les sonates - que D840 (en deux mouvements) et D958. Deux oeuvres donc déjà présentes au catalogue. Dans les années 70 il s'est cantonné aux oeuvres de la période 1822-1828 (donc à partir de D784 pour les sonates) et par la suite il n'a jamais enregistré certaines oeuvres comme D566, D568 ou D625.
L'intégrale de Wührer mériterait d'être rééditée correctement, celle de Klien l'a été, celle de Badura-Skoda est nettement moins intéressante que sa seconde intégrale sur pianos historiques. Le Schubert de Richter est documenté dès les années 50 et couramment disponible.
Le marketing a mieux marché pour Brendel que pour les autres, indépendamment de son indéniable talent.
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