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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Quand la musique est bonne, 4 janvier 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Singulier : 81-89 (CD)
TV : Emission Rapido (RA, RA, piiiido !) d'Antoine De Caunes. Interview de JJG.
A la question : rock ou variétés ? JJG prend une guitare, joue les accords éthérés de "Sister Jane", ce superbe slow, puis les solides riffs de " Quand la musique est bonne" et dit : voilà ; la 1ère on dit que c'est du rock, la 2ème, de la variété.

Toute l'ambiguïté JJG est là. Il devra se battre (et reconnaissons qu'il fournira parfois aussi des armes contre lui) contre les clichés qui vont l'assaillir de toutes parts, voilés ou amplifiés quand il sera devenu celui qui change tout en or.

Cette compilation est à son image et le retrace quasi-parfaitement.

D'abord, la présence sur le livret des extraits des coupures de presse assassines qui ont accompagné ses débuts, qu'il conclut juste d'un remerciement au public d'être venu vérifier par lui même. Il le fait de manière simple ; même pas narquois ou vengeur.

Ensuite, cette compilation fait la part belle à "Entre gris clair et gris foncé" et c'est normal. A l'instar de "Sarbacane" pour Cabrel, de "La Vie Théodore" pour Souchon ou de "Décibelle" pour Jean-Luc Lahaye (vous vous souvenez ? : "Décibelle, je t'appelle Décibelle, Parce que tu joues ta vie comme une symphonie"), il s'agit de son acmé. Il ne fera jamais mieux par la suite et son trop plein d'inspiration nécessitait ici, 2 disques (33 T).

Entrons un peu dans le détail : ça démarre avec "Il Suffira D'un Signe" et "Quand La Musique Est Bonne", 2 chansons où on peut entendre la face « rock » avec de grosses guitares. Dommage que les chœurs un peu lourds dans la 1ère et le refrain dans la 2ème, cassent un peu le rythme.
"Pas L'Indifférence" incarne de belle manière, la tendance de JJG - qu'on retrouvera assez souvent par la suite- à chanter la nécessité de vivre pleinement une vie.
Avec "Comme Toi", il est difficile de ne pas être ému devant le regard porté sur un enfant qui dort, tout en rappelant la tragédie (ici, clairement le génocide des juifs) vécue par d''autres qui ne sont pas nés "...Comme toi ici et maintenant".
"Etre Le Premier" et "Au Bout De Mes Rêves" sont un peu la suite de "Pas l'indifférence". Toujours la fuite vers le succès ou l'ailleurs, plutôt qu'une vie trop bien réglée.
"Je ne Vous parlerai Pas d'elle", texte assez sensible sur la pudeur entourant une relation, se révèle en même temps et de manière un peu inattendue, assez drôle : "..'et quand je ne suis pas là, elle met mes pyjamas".
"Si Tu M'emmènes", "Envole Moi" ont au fond, la même thématique et la musique elle, aurait gagné à des synthés plus discrets.
"Veiller Tard", "Dors Bébé, Dors" sont plus douces et empreintes de beaucoup de nostalgie et de quiétude (même si l'image "j'écoute les bruits de vos silences" n'était peut être pas indispensable).
"Encore Un Matin", est un titre bien énergique pour la France qui se lève tôt et illustre encore une fois, la volonté de "changer sa vie".
"Long Is The Road (Américain)" avec son refrain chanté en anglais et son tempo entraînant, raconte l'histoire des migrants aux Etats unis, partis plein d''espoir.
"Nous Ne Nous Parlerons Pas" et "Petite Fille" sont agréables sans plus. Dans la 2ème, les paroles "..'il n'y a pas de suicide au Sahel, pas de psychiatre en plein désert, pas d'overdose à Kinchasa" font au choix et au gré de son humeur, réfléchir sur leur justesse ou se désoler sans excès.
"Compte Pas Sur Moi" est assez réjouissante aussi bien au niveau de la musique énergique avec des guitares affutées, que des paroles où JJG se montre comme souvent un artiste assez politiquement incorrect : "..'Y'en a des bien plus gros, des bien plus "respectables" , Moins ringards et rétros, des bien plus présentables, Qui visiblement parlent à la postérité, Loin de mon éphémère et ma futilité" (et on revient à RApiiiido).
"Je Te Donne" ou le tribut que JJG verse à la voix de Michael Jones, est difficilement ré-écoutable aujourd'hui.
"Confidentiel" par contre, issue elle aussi de "Non homologué" est une chanson toute simple et très touchante, sur un amour qui se finit.

Passons au 2ème disque, principalement basé sur "Non homologué" et "Entre gris clair et gris foncé". Il contient beaucoup de chansons aujourd'hui un peu datées, la faute en revenant pour beaucoup, aux synthés peu subtils (Romanelli a déjà eu la main moins lourde que là), mais aussi à la thématique assez proche sur beaucoup de titres : la vie semble se décomposer entre gens qui subissent ("La vie par procuration", "Elle Attend") et ceux qui agissent (l'artisan décrit sous forme d'exemples assez simplistes dans "Il Changeait La Vie", la laide de "c'est ta chance" ou l'homme quittant tout, comme Marius, pour vivre son rêve dans "Là Bas". Passons rapidement sur "Je marche seul" à la pesante rythmique, "Elle a fait un bébé toute seule" inattendu succès country ou "Parler d'ma Vie" intimiste mais sans relief particulier. Plus intéressants, les titres "Famille" (celle que l'on se choisit), "Doux" beau texte plein de malice sur les séducteurs qui ne roulent pas les biscottos, "Il y a" et "Reprendre c''est voler", belles chansons aux textes tendres et sensibles et "Puisque tu Pars" avec sa chorale finale.
Mais les perles du disque sont incontestablement pour moi : "Pas toi" et l'intervention d'une guitare rageuse pour évoquer la difficulté inégalement partagée de tourner la page d'une histoire, "Peur de rien blues" dans sa meilleure version, c'est à dire en live, qui donne vraiment l'envie de prendre sa guitare à la main pour faire reculer la peur et le blues.
Et enfin, de loin, la plus improbable mais aussi la plus charmante : "Filles Faciles". Texte bourré d'humour et paradoxalement, de beaucoup de tendresse, alors qu'il s'adresse aux filles faciles qui ne font pas de manières. Il faudra attendre Bénabar pour avoir à nouveau un aussi beau texte sur "elles".
Voilà, le tour est fait, il y a du bon, du moins bon, mais le tout est cohérent et hautement recommandable.
Un regret personnel toutefois, il manque "Ton autre chemin" dont les paroles sont profondément touchantes et dures ("...que doit-on lire dans ton sourire idiot"...), même si le texte qui parle de la lente dérive d'un ami est suffisamment sibyllin pour évoquer aussi bien l'homosexualité que la drogue.
Ceux qui ont aimé JJG doivent avoir ce disque, les autres qui ne connaissent pas doivent tenter l''expérience. Quant aux fans, ils l'ont sans doute déjà depuis longtemps.
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Message initial: 23 janv. 12 12:29:55 GMT+01:00
Le Goldman que je continue d'aimer est le versant dépressif : Pas l’indifférence , Pas Toi , Ton autre Chemin , Veiller Tard restent des compositions solides qui continuent de tenir la route . Autre crédit au Rock de Goldman . La présence de Claude Gassian , photographe Rock s'il en est .
Dommage que ce type aura fait tous les mauvais choix : Celine Dion , Pagny , Obispo . Toute cette racaille ....
Tiens ! Un truc que personne ne semble n'avoir jamais remarqué : l'intro de Puisque tu pars , piquée à "Is Ther Anybody Out There de The WAll. Sans aucun Crédit . Une préfiguration des histoires d'enfoirés ?

En réponse à un message antérieur du 23 janv. 12 12:38:35 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 24 janv. 12 11:06:48 GMT+01:00
ecce.om dit:
Pour le Floyd, c'est sûrement un hommage (hum !).
Je serai plus indulgent sur Céline Dion car je trouve que Goldman est le seul à avoir su la faire chanter correctement (c'est à dire sans excés et avec l'impression qu'elle comprenait les paroles) et même si aujourd'hui, elle est difficile à ré-écouter, j'avais bien aimé ses albums français, avant qu'elle ne devienne cette bécasse Las Vegassienne insupportable qui nous inciterait à partir illico à la chasse au carribou niaiseux devenu son emblème.

Publié le 13 févr. 15 13:37:31 GMT+01:00
Lynette dit:
Purée le com d'enfer lol ! Bravo ! VU +
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