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500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 27 mars 2014
Il s'agit du sixième et dernier tome de la série qui forme une histoire complète ; il faut donc impérativement commencer par le premier tome : Welcome to Lovecraft. Ce tome contient les 5 épisodes de la minisérie "Omega", et les 2 épisodes de la minisérie "Alpha", initialement parus en 2012/2013, écrits par Joe Hill, dessinés et encrés par Gabriel Rodriguez, les auteurs de la série depuis le début.

Dodge a réussi à récupérer plusieurs clefs et il prépare une petite fête dans la grotte, là où se trouvent les noms gravés de Rendel Locke, Erin Voss, Kim Topher, Ellie Whedon, Mark Cho et Luke Carravaggio. Scot Kavanaugh réalise un projet vidéo : ils demandent à plusieurs de copains de faire une déclaration comme s'ils s'adressaient à eux-mêmes plus jeunes de quelques années. Il filme en particulier Jordan Gates, Jackie Veda, Jamal Saturday, Tyler Locke et Kinsey Locke. Scot se fait également faire un nouveau tatouage. Rufus Whedon est placé dans une institution spécialisée, la même que celle qui accueille déjà Erin Voss. Tyler répare une vieille voiture avec Duncan Locke. La fête de fin d'année scolaire est pour demain.

Dès le premier tome, Joe Hill et Gabriel Rodriguez emmenaient le lecteur dans une histoire à l'ambiance spécifique, auprès de personnages immédiatement attachants, dans un thriller avec un tueur psychopathe des plus terrifiants et un titre "Bienvenue à Lovecraft) qui semblait un peu trompeur (l'influence d'HP Lovecraft ne transparaissant pas). Au fil des 4 tomes suivants, le lecteur a appris à connaître chaque membre de la famille Locke comme un individu à part entière, avec ses qualités et ses défauts, ses espoirs et ses peurs. Il a découvert une composante fantastique mêlant parfaitement merveilleux et horreur (et justifiant le titre du premier tome petit à petit). Il a été transporté dans un roman d'une grande ampleur, ne perdant jamais de vue l'humanité des personnages, avec une dimension divertissante d'une grande intensité. Toutes les bonnes choses ont une fin : il est temps pour les auteurs de conclure leur récit. Il va sans dire que les attentes du lecteur sont très élevées.

Outre l'hommage à l'imagination d'Howard Philips Lovecraft (les inquiétantes plaines de Leng), Hill et Rodriguez insèrent une ou deux références facilement identifiables telles que le facsimilé d'une couverture de comics de guerre, ou une variation sur l'une des scènes les plus mémorables (et visuelles) de Carrie de Brian de Palma (1976). Il y a également cette scène de cérémonie funèbre qui fait écho à celle célébrée pour le décès de Rendell Locke dans le premier tome, avec la même mise en scène (Hill et Rodriguez installant ainsi une forme de boucle) : un individu assis sur un banc recevant les marques de réconfort de ses amis.

Ce tome démarre très fort avec les agissements de Dodge qui arrivent à terme, une révélation d'un sentiment de culpabilité déchirant en lien avec le meurtre de Rendell Locke, et le dispositif des personnages s'adressant à la caméra pour donner un conseil virtuel à l'adolescent qu'ils ont été. Joe Hill n'a rien perdu de son adresse pour faire apparaître la personnalité de chacun de manière naturelle, avec des expressions de visage et un langage corporel adéquat. La complémentarité d'Hill et Rodriguez permet de réaliser une blague très drôle sur la fontanelle en tant qu'élément obscène.

Puis vient le temps de la résolution de l'intrigue, d'amener les personnages vers une fin en bonne et due forme, de raconter l'affrontement final. Étrangement Hill et Rodriguez semblent alors perdre leur adresse narrative pour aligner l'une après l'autre chaque scène, fortement chargée en dialogues (chaque personnage souhaitant exposer son point de vue définitif), portée par des mises en scène manquant parfois d'imagination. L'amalgame entre intrigue et interaction des personnages donne l'impression de ne plus pouvoir se faire naturellement, les auteurs agrégeant artificiellement ces composantes (en particulier actions visuelles et dialogues explicatifs). Pourtant Rodriguez n'a rien perdu de sa capacité à dessiner les décors (le manoir de Lovecraft conserve ses caractéristiques) et les accessoires (la Couronne des Ombres est toujours remarquable, ainsi que les manifestations des ombres). Joe Hill n'oublie ni ses personnages, ni leurs motivations. Mais lorsque le criminel expose ses motivations, il s'agit d'une scène artificielle où il prend le temps de se justifier avant d'achever ses ennemis, comme le premier supercriminel venu, au lieu d'agir et d'assurer sa victoire en achevant ses ennemis. Pourtant Hill réalise un premier tiers exceptionnel, il utilise des éléments qu'il avait développés précédemment de manière magistrale (l'oiseau), leur faisant prendre une autre signification. Il n'oublie pas de faire apparaître une dernière fois les personnages restants. Sur ce dernier point, le lecteur reste également un peu sur sa faim, en particulier pour la participation de l'inspecteur Daniel Mutuku qui n'apporte rien au personnage.

Qui aime bien, châtie bien. Les 5 premiers tomes de la série sont exceptionnels, d'une richesse et d'une habilité hors du commun. Le dernier tome peut sembler juste excellent. Il n'est pas bâclé. Il n'y a pas de ressorts narratifs relevant du deus ex machina exaspérant. Il n'y a pas de baisse de qualité dans les dessins. Mais il est possible de ressentir comme une maladresse dans la narration, Hill et Rodriguez casant tout ce qu'ils ont encore à dire au fur et à mesure, comme ils peuvent, de manière presque détachée de l'intrigue.
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