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58 internautes sur 61 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un livre essentiel et intemporel, 14 septembre 2009
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Comme son titre l'indique, ce livre est l'histoire d'un homme étranger au monde. Si étranger, en fait, qu'il en est pour ainsi dire absent. Certes, il accomplit tous les gestes de la vie quotidienne, mais sans jamais se préoccuper de leur donner une véritable signification. Homme sans qualités, sans caractère, sans profondeur, Meursault est le prototype de l'Homo Absurdus. Il mène tel un robot une existence dénuée d'enjeu et de finalité, une existence purement organique, réduite à ses fonctions primaires: manger, dormir, copuler. Jusqu'au jour où, sans vraiment savoir pourquoi, il tue un homme. Commence alors son procès, qui le confronte à sa propre vacuité et le somme de s'en expliquer.

Ce qui fait la force de ce roman, c'est bien sûr qu'il traite d'une des questions essentielles de la philosophie: la vie a-t-elle un sens? Mais le plus intéressant, c'est peut-être la manière dont il la traite. En effet, non seulement Camus traduit admirablement l'absence au monde de son narrateur en usant d'une langue blanche et neutre qui tue dans l'oeuf toute émotion, et ce dès la première page du livre où Meursault rapporte la mort de sa mère avec toute la froideur d'un procès-verbal. Mais de surcroît son récit a la forme d'un diptyque dont les deux volets se répondent comme deux miroirs parfaitement symétriques. La seconde partie de "L'étranger" reprend en effet un par un les événements relatés dans la première et les relit à la lumière de la morale commune qui prend ici l'aspect comminatoire d'une cour d'assises.

Par moments, ce livre m'évoque un peu "Erostrate" de Sartre. J'y entends aussi des échos du "Procès" de Kafka. Il m'arrive même, parfois, d'apercevoir derrière la silhouette de Meursault celle, furtive, du Lafcadio de Gide. Mais l'oeuvre de Camus possède sa propre cohérence et, contrairement à ce que d'aucuns prétendent, n'est en rien nihiliste. C'est en fait un constat doublé d'une mise en garde. La vie, en soi, n'a pas de sens, nous dit Camus, c'est donc à nous qu'il revient de lui en donner un, faute de quoi, nous aussi, nous deviendrons des Meursault, des étrangers au monde.

Message finalement très humaniste qui fait à la fois la grandeur de ce livre et celle de son auteur.
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Afficher les messages 1-4 sur 4 de cette discussion.
Message initial: 11 oct. 13 12:04:16 GMT+02:00
Fanida dit:
Le commentaire de Gwen est superbe. On ne peut rien y ajouter...ni retrancher !!! Je vais le garder Fanny

Publié le 30 sept. 14 19:28:25 GMT+02:00
Pastenague dit:
Je suis toujours stupéfait par ces commentaires qui écrasent littéralement ce qu'ils déclarent aimer. Comment peut-on parler aussi lourdement d'une texte à l'écriture aussi légère ? Pourquoi utiliser un vocabulaire aussi pédant pour évoquer un style aussi simple ?
Lisez l'Etranger. C'est beau et dérangeant. Laissez de côté "l'Homo Absurdus", "l'aspect comminatoire" et tout ce fatras verbeux à ceux qui dissèquent ce qu'ils ne savent pas aimer.

En réponse à un message antérieur du 1 oct. 14 11:42:24 GMT+02:00
M. Jean dit:
Depuis quand un commentaire doit-il s'aligner sur le style de l'oeuvre qu'il commente ? Et depuis quand certains mots doivent-ils être bannis de notre vocabulaire parce qu'ils seraient "pédants" ?
Laissez-donc les gens écrire de la façon dont ils ont envie sur les livres, disséquer n'empêche pas d'"aimer".

Publié le 23 oct. 15 17:05:10 GMT+02:00
Selon vous Meursault est un homo abrutus semblable à la plupart des citoyens lambda qui ne font que manger, dormir, copuler, et "occasionnellement" s'abrutir dans un travail qui disons le n'élève pas spirituellement.
Moi, il me fait plus penser à un Ted Bundy, la nana qui court après Meursault en attendant désespérément de se faire épouser par lui, pour donner un véritable sens à sa vie, me parait plus correspondre à une homo abrutine, !
Vous êtes trop dans le "paraître" à mon gout.
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